Pas besoin, pour la principauté de Monaco, d’un capital sympathie considérable : la jolie et souriante Stéphanie suffit au Rocher, malgré les airs moroses de sa sœur
Caroline et l’ennui que provoque son frère
Albert.
Née benjamine de la famille Grimaldi, Stéphanie se fait vite remarquer. Son père passe les lubies d’une jeune fille aux faux airs de garçon manqué, plongée dans son époque. En 1985, elle dessine sa propre ligne de maillots de bain, qu’elle porte volontiers pour en faire la promotion. L’année suivante, elle ouvre son café et son propre magasin à Monaco.
Mais c’est un
Ouragan qui la fait véritablement connaître. Le titre kitschissime reste en tête du top 50 pendant quatre mois. Après un deuxième album minable, Stéphanie quitte la chanson.
Et ce sont ses liaisons qui la mettent en une de la presse people. Les aventures de Daniel Ducruet avec son amante, la peine qu’elle confie à son idyllique garde du corps, et son énième bourde, un mariage avec un acrobate portugais qui finit par un divorce en 2004.
Chansons et vertiges de l’amour au placard, Stéphanie trouve enfin sa voie. Elle devient présidente de l’association Fight Aids Monaco. Elle montre tant d’intérêt dans la lutte contre le sida que l’ONU décide d’en faire une de ses représentantes en 2006. Et c’est encore contre le sida qu’elle décide de pousser la chansonnette à nouveau, dans un single commun notamment avec Kyo,
L’or de nos vies. D’aucuns diront qu’elle ne sait plus quoi faire, d’autres qu’elle s’est sans doute trouvée.