Rachida Dati



Rachida Dati Nationalité : française
Naissance : 27 novembre 1965 à Saint Remy
Age : 43 ans
Métier : Femme politique
Est-ce la faute de ces étrangers, qui sont venus pendant la prospérité et qui, dorénavant, sont remis en cause quotidiennement ? Alors, je tiens à dire aux Français qui disent aux étrangers : Si tu n'es pas content, retourne dans ton pays où on crève de faim qu'ils sont ridicules.
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Rachida Dati est élevée avec ses onze frères et soeurs par ses parents d'origine marocaine pour son père et algérienne par sa mère. Issue d'une famille modeste et consciente de l'importance des études, elle choisit l'école comme moyen d'ascension.
Inscrite dans un lycée privé elle suit un parcours universitaire exemplaire et obtient une maîtrise de sciences économiques, une autre en droit public, un MBA financé par Mr Lagardère en personne lorsqu’elle travaillait pour lui chez Matra, et elle fera un passage par l’Ecole nationale de la magistrature sur les conseils de Simone Veil.

 

La success story Dati

Toute success story ayant son côté Cendrillon, elle commence les petits boulots très tôt et travaille comme aide soignante pour financer ses études.
Habitée par la certitude d'un destin atypique, elle sollicite directement ceux qui ont les moyens de l'aider à le façonner. Ainsi à 20 ans, elle se fait inviter à une réception et interpelle le ministre de la justice de l'époque, Albin Chalandon, qui lui offre sa chance.
Elle a su rencontrer et surtout convaincre les bonnes personnes (Simone Veil, Jacques Attali, Nicolas Sarkozy) qu'elle était motivée et prête à s'impliquer corps et âme dans une tache si celle-ci en vaut la peine.

Celle qui fut la porte-parole de Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle de 2007 fut d'abord comptable chez Elf, auditrice chez Matra et à la Berd (banque européenne pour la reconstruction et le développement à Londres) elle travaille aussi à la Lyonnaise des eaux ; après ce passage dans le privé, elle s’oriente vers une carrière dans le droit : en 1994 elle devient conseiller technique à la direction juridique de l’éducation nationale, auditeur de justice au tribunal de grande instance de Bobigny, substitut du procureur au tribunal de grande instance d’Evry. La liste est encore longue. Dès 2001 la collaboration avec Nicolas Sarkozy s’enclenche, et elle sera attachée au projet de loi sur la prévention de la délinquance en 2004.

Ses partisans estiment que sa détermination et son audace lui ont permis d'éviter un certain déterminisme social. Elle aurait fait sauter l’idée reçue selon laquelle les personnes issues de l’immigration seraient automatiquement acquises à la gauche, et elle montre que lorsque l’on est français à part entière mais « d’origine étrangère » on peut s’embarquer dans la vie politique. Forte de son expérience elle aspire encore à s'élever dans la hiérarchie républicaine. Son nom fut régulièrement évoqué pour le poste de ministre de l'intégration ou de l'immigration et identité nationale selon le vocable qui sera retenu.

 

Rachida Dati, Garde des Sceaux

Elle obtient finalement le 18 mai 2007 le poste de Ministre de la justice et de Garde des Sceaux. La réforme de la carte judiciaire (comportant la fermeture de nombreux tribunaux) et l'application de peines plancher pour les multirécidivistes lui valent de sévères critiques jusque dans son propre camp. La méthode de Rachida Dati, jugée autoritaire et trop interventioniste, ne fait pas l'unanimité chez les magistrats.

Lors des municipales de 2008, Rachida Dati est candidate UMP dans le 7ème arrondissement de Paris, c'est la première fois qu'elle affronte les urnes. Un "parachutage" qui n'est guère du goût des habitants de cet arrondissement, habitué à des candidatures plus "locales". Elle doit d'ailleurs affronter une liste dissidente à droite. Mais elle finit par s'imposer au second tour, sans grande difficulté. Elle obtient 57,69% des suffrages, 30 points devant la socialiste Laurence Girard.

 

Rachida Dati, d'un symbole l'autre

Première femme issue d'une famille maghrébine à être nommée ministre, Rachida Dati est passée de symbole de l'ascencion des minorités à celui d'ultime incarnation du bling bling sarkozyen.
Elle est d'ailleurs très appréciée de la presse people pour ses goûts vestimentaires classieux et ses mondanités. En décembre 2007, exemple parmi d'autres, Rachida Dati pose en Une de Paris Match, vêtue d'une robe Dior. En pages intérieures, les lecteurs peuvent découvrirent la Garde des Sceaux ( "à champagne" ajoutera Le Canard Enchaîné) en bas résille et bottes à talons hauts. La magistrature, habituée à des profils plus classiques, s'étrangle.

Outre son exposition médiatique digne d'une star, la ministre se singularise également par l'augmentation substantielle des frais de bouche. En mars 2008, le site Mediapart relève notamment " le 21 juin 2007, d’une Fête de la musique dans les jardins de la Chancellerie et d’une «garden party», le 13 juillet. Pour ces deux événements, les seuls frais de bouche (sans compter le personnel ou l’installation des tentes) ont, respectivement, coûté 26.832,49 et 57.467,51 euros.(...) D’autres dépenses ont aussi fait tousser certains hauts fonctionnaires du ministère : des notes de repas (1.730 euros le 10 décembre, au restaurant le Pasco) ou d’hôtel (3.903 euros laissés à l’hôtel Tilsitt, à Paris, le 17 octobre)"

Le train de vie de la Chancellerie est d'autant plus mal vécu qu'en pleine restriction budgétaire, la justice subit en France des coupes sévères. La réforme de la carte judiciaire entraîne la fermeture de 23 tribunaux de grande instance, de 176 des 473 tribunaux d'instance, de 63 des 271 conseils des prudhommes, et de plus 69 des 191 tribunaux de commerce (consultez les chiffres du Ministère). En réponse, Rachida Dati rappèlera qu'elle n'utilise ni l'appartement de fonction, ni la voiture avce chauffeur le week-end...

 

Des critiques sévères

L'opposition et la magistrature critiquent de plus en plus ouvertement la ministre. Du symbole méritocratique, Rachida Dati devient pour ses détracteurs la pire incarnation d'un Exécutif qui fonctionne comme une monarchie discrétionnaire où les ministres seraient nommés en fonction de leur proximité avec le Roi et non pour leur compétences.
Le député Arnaud Montebourg résume le sentiment (parfois partagé au sein même de l'UMP) quand il critique la réforme de la carte judiciaire sur Rue 89. « L'affront est liée à la bêtise de la ministre, à sa sottise (...) Cette réforme est aussi stupide que la ministre, excusez moi de vous le dire (...) Elle est totalement incompétente, elle n'a pas le niveau (...) Elle est soutenue à bout de bras par sa majorité, elle n'a que le soutien du monarque parce qu'elle est la courtisane, c'est grotesque, on mérite mieux en France, on ne mérite pas d'être dirigés par des gens aussi incapables ».

Autre "dérapage" largement commenté : Rachida Dati souhaite durcir les sanctions judiciaires à l'encontre des mineurs, et défend notamment le passage de la responsabilité pénale à 12 ans. Elle est désavouée sur ce point par François Fillon, ce qui l'oblige à faire marche arrière et à renier ces déclarations. Le tout sur fond de climat pénitentiaire déprimé, avec 115 suicides dans les prisons en 2008.

 

Peopolitique : Rachida Dati enceinte

Loin des turpitudes de l'actualité politique, Rachida Dati retrouve une place dans l'information people le 22 août 2008. Le site Purepeople remarque ses rondeurs
sur le perron de l'Elysée à la sortie d'un Conseil des ministres (voir notre photo) et assure que la ministre est enceinte. Rachida Dati attend un enfant pour janvier 2009. L'information est confirmée, mais il demeure un mystère savamment orchestré, qui fait courir les rumeurs les plus folles : qui est le père de l'enfant de Rachida Dati ? Cette question vient à point nommer, comme un écran de fumée, tenter de faire oublier les critiques de plus en plus nourries de la magistrature et d'une bonne partie de la classe politique. Organisée comme un véritable feuilleton, la grossesse de Rachida Dati a de nouveau focalisé l'attention des médias et du public en janvier 2009. 5 jours après son accouchement, revoilà la ministre dans les pas de Nicolas Sarkozy à l'Elysée. Mais le président a désormais d'autres vues en tête pour sa ministre. Il annonce le 21 janvier qu'elle sera candidate aux élections européennes sur la liste UMP d'Ile de france, et qu'elle quittera donc son poste à la justice en cas de succès. Réponse le 7 juin dans les urnes. Avant cela, les français ont déjà profité lors de son passage sur Europe1 de sa maîtrise du dossier européen: l'Europe "s'occupe de ce qu'on lui donne à s'occuper. Et puis elle s'occupe de ce qu'on lui donne à s'occuper avec les personnes qui peuvent porter ces affaires à s'occuper." (voir la vidéo) Tout un programme...

 

 

Photos de Rachida Dati






Rachida Dati : dossiers et critiques

Zapping du 19 octobre 2009
Entretien avec Patrice Bollon

Personnalités associées à Rachida Dati

Collaborations Christine Boutin, Michèle Alliot-Marie, Nicolas Sarkozy, Jean-Louis Borloo, Brice Hortefeux, Roselyne Bachelot, François Fillon, Xavier Bertrand, Christian Estrosi, Michel Barnier, Bernard Kouchner, Claude Guéant, Nathalie Kosciusko-Morizet, Rama Yade, Hervé Morin, Eric Besson, Christine Lagarde, Xavier Darcos, Christine Albanel, Martin Hirsch, Jean-Pierre Jouyet, Fadela Amara, Jean-Marie Bockel
Amis/Famille Cécilia Sarkozy
Membres du groupe Union Pour un Mouvement Populaire
Ennemis Ségolène Royal, François Hollande, Laurent Fabius, Arnaud Montebourg, Bertrand Delanoë, Jean-Marc Ayrault, Robert Badinter, Pierre Moscovici, Manuel Valls

Rachida Dati : vos commentaires

andre6668   09 Avril 2009 à 03:57   

Bonjour,
J'aimerais savoir ce que vous pensez de ma proposition (modulable) au sujet de l'argent:
http://aveniretpresent.centerblog.net/rub-Argent.html
Cordialement. André.

lavaqueta   24 Janvier 2009 à 15:31   

SUITE DU PRECEDENT COMMENTAIRE INTERROMPU PAR MANIPULATION MALADROITE : Simone Jacob-Veil qui a le même parcours de Magistrate : rarement en Juge et le plus en politique professionnelle si peu ... politique :organisation et fonctionnement de la Société. Mais elles ont une "aura" personnelle :1°) L'une en Rescapée des camps de la morts nazis - 2°) L'autre en Maghrébine qui a émergé du lot des Femmes soumises, ignares ! CQFD

lavaqueta   24 Janvier 2009 à 15:27   

Rachida Dati en Jeune femme, dirigeante politique professionnelle en mandataire = décideuse déléguée des électeurs mandants = décideurs basiques, ne me plait pas en Magistrate Judiciaire, car elle a choisi ce statut pour se donner une position sociétale de prestige et matérielle (si elle chute elle retombe dans son métier et perçoit un traitement financier mensuel). Car, remarquez bien : on ne la point vue ou peu en Juge de juridictions où un Magisdtrat a sa place. Elle se sent mieux en Cabinets, Directions au service des Elus, Elues. Elle possède le même profil que sa marraine Simone Jacob-Veil qui a le m^^eme p

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