La crise n’est pas comme une maladie dont ne ne peut sortir : elle est comme une sorte de nouvelle naissance ! ”
L’année 1973 est pour Pierre Mauroy le top de sa carrière. Devenu maire de Lille et député du Nord au même moment que le premier choc pétrolier. 1974 : Président du conseil régional du Nord Pas-de-Calais. Avec la puissante fédération PS de la région, Mauroy peut s’estimer comme l’homme fort venu du Nord.
Mitterrand s’intéresse donc particulièrement à lui, et s’en fait un partisan. Mauroy anime même son propre mouvement au sein du parti. En sept ans, les deux hommes travaillent à s’attirer les sympathisants au sein du PS. Les marxistes les rejoignent, le PCF aussi, mais les rocardiens sont sceptiques.
Elu en 1981, Mitterrand sait remercier Mauroy en le nommant Premier ministre. Le Lillois met en œuvre les promesses du candidat PS. Semaine de 39 heures, cinq semaines de congés payés, décentralisation, nationalisations, ISF. Mauroy travaille d’arrache-pied. La peine de mort est abolie, la retraite fixée à soixante ans et les radios deviennent libres.
La cheville ouvrière de la révolution rose doit néanmoins calmer son ardeur. L’inflation toujours aussi forte ainsi que le chômage poussent
Jacques Delors à le convaincre d’adopter une politique de rigueur économique. En juillet 1984, Pierre Mauroy n’est plus utile, François Mitterrand s’en débarrasse en nommant
Laurent Fabius.
Pierre Mauroy a connu son heure de gloire à une autre époque. L’une des victimes de Mitterrand, l’homme du Nord, a péché par fidélité.
Point fort : Toujours respecté au Nord
Point faible : Trop fidèle à Mitterrand