Après le 21 avril 2002, j'ai compris qu'il fallait reconstruire à gauche quelque chose de nouveau. Qui transcende les formes traditionnelles des partis et propose une alternative à la planification et à la social-démocratie ”
Pour Patrick Braouezec, il a suffi d’un coup de fil. En 1991, il reçoit la proposition de construire le stade de France dans sa municipalité. Le maire de Saint-Denis saisit immédiatement l’aubaine, et en profite pour imposer ses exigences. Plus de gares, le prolongement du métro et la couverture de l’autoroute A1. Un grand projet est lancé.
L’ancien enseignant devenu maire adhère au PC dès 1972. Mais sa carrière commence au conseil municipal de Saint-Denis, où il se lie d’amitié avec son prédécesseur Marcelin Berthelot. Adjoint au maire en 1989, il gagne les élections municipales et devient maire en 1991.
Depuis, Braouezec voit grand. Elu député en 1993, au moment où les travaux pour le stade qui doit accueillir le Mondial commencent. Et en 1998, c’est la victoire. Le triomphe de la France black-blanc-beur et la banlieue sous les feux de la rampe. Les projets se multiplient à Saint-Denis. 95 000 m² de bureaux sur les anciennes friches industrielles de la Porte de Paris, les studios de
Luc Besson (un ami). Tout un nouveau pan économique pour la ville. Un défi pour le maire.
Pour assumer un tel projet, Patrick Braouezec fait appel à ses voisins. La communauté d’agglomérations Plaine commune, créée en 2004, réunit plusieurs villes comme La Courneuve ou Stains. Plus de 320 000 habitants, l’une des plus grandes communautés d'agglomérations de France. Patrick Braouezec en prend la présidence. Avec une telle expérience locale, il y a des chances que la politique nationale lui ouvre ses portes.
Point fort : Du talent
Point faible : Pas très charismatique