L'Etat est plus fort s'il fait moins de choses mais mieux. ”
Encore un déçu dans le cercle des chiraquiens ! Alors qu’il espère être reconduit dans son rôle de ministre des affaires étrangères, Michel Barnier est remercié en 2005 par
Dominique de Villepin lorsque celui-ci forme le quatrième gouvernement depuis 2002, après le « non » au référendum sur la constitution européenne.
Celui qui s’est attelé à la tâche pendant un an, le spécialiste des affaires européennes, l’ancien commissaire de l’Union, le charmant homme d’âge mûr aux yeux bleus se fait remplacer par
Philippe Douste-Blazy. Le médecin ignare en matière de relations internationales, au joli sobriquet de « Mickey d’Orsay ».
Comme
François Fillon, Michel Barnier ne contient pas sa colère. Il fait part de son incompréhension à la presse. Pour finalement, en 2006, rejoindre le camp des sarkozystes à l’UMP.
Michel Barnier est pourtant un gaulliste de la première heure. Allié de
Chirac dans les années 70 au sein du RPR, il fonde sa carrière locale dans sa région d’origine, la Savoie. Le jeune député et conseiller général croit en le potentiel de sa région. Et arrive, dans les années 80, à obtenir les Jeux olympiques d’Albertville, qu’il organise du début à la fin.
Michel Barnier devient ensuite un expert ès Union européenne. Ministre délégué aux affaires européennes et commissaire de l’Union, il ne lui manque plus que le Quai d’Orsay sur son CV. Quai obtenu en 2004, après la défaite de l'UMP aux régionales de 2004.
Son mandat est plus discret que celui de
Dominique de Villepin, qui a eu la chance de briller lors de la crise irakienne. Michel Barnier, lui, doit diriger les négociations pour les prises d’otages de journalistes en Irak et expliquer l’affaire Didier Julia à l’opinion.
Chirac ne lui pardonne pas, et l’évince du poste. Manifestement, Michel Barnier ne pardonne pas non plus.
Point fort : Une réelle intelligence des affaires étrangères
Point faible : Un peu trop France d'en haut