Léon Gambetta, avant d’être le fondateur de la IIIe République, est d’abord l’homme de Belleville. Un politicien convaincu, un réformiste ardent et un des plus grands partisans de la République. Les idées qu’il forme aux élections législatives de 1869, alors qu’il veut être élu à Belleville, sont celles qui resteront les plus fortes des partis politiques de la République d’avant-guerre.
Alors que le Second empire montre des signes de faiblesse et s’ouvre aux élections législatives, Léon Gambetta se fait remarquer par le peuple de Paris. Par ses idées innovantes. Liberté de la presse, séparation de l’Eglise et de l’Etat, impôt sur le revenu, élection des fonctionnaires. Le républicain intransigeant veut une école gratuite, laïque et obligatoire et que les associations puissent se réunir librement.
1870 est l’occasion de mettre en pratique ses idées. Napoléon III emprisonné, il fonde la République mais doit vite fuir Paris en ballon pour échapper à l’ennemi prussien. Contraint par les modérés d’accepter l’armistice et la répression sanglante de la Commune, Gambetta se compromet. Même s’il est réélu député en 1875 et 1877, les milieux populaires lui reprochent son indifférence à leurs conditions de vie et son refus de voter l’amnistie des anciens communards.
Pris en tenaille entre les extrémistes et les modérés, Gambetta doit se retirer. Il le comprend lorsque la foule le hue pendant une réunion électorale en 1881. Le républicain intransigeant abandonne la tribune.
Il meurt l’année suivante et ne constate donc pas que ses premières mesures proposées à Belleville sont toutes reprises après son décès. Malheureusement, nul n’est prophète en son pays.
Léon Gambetta : vos commentaires
Alexane (invité)
29 Août 2008 à 21:31
Mais que d'erreur!!!
Qui à écrit ce commentaire??? Que le coupable vienne donc me voir à la maison des jardies, musée Gambetta que je lui explique certaines choses. Notamment Gambetta n'a pas fuit de Paris en ballon pour échapper au Prussien, le ballon était le seul moyen de sortir de Paris assiégé pour qu'il se rende à Tours afin de coordonnée les armées.
Il est difficile de savoir l'avis de Gambetta sur la commune...
Léo (invité)
08 Octobre 2007 à 19:30
Ce commentaire est totalement faux, Léon Gambetta est pour l'amnistie des anciens communards, il suffit de lire son discours du 21 juin 1880 "Il n'y a Qu'une France et qu'une République".
Il faudrait corriger cette erreur monumentale et vite ...