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Nationalité : française Naissance : 31 August 1959 à Luxeuil-les-Bains en Haute-Saône Age : 50 ans |
Laurence Parisot sort diplômée en 1981 de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris et obtient l'année suivante son DEA d'Etudes Politiques à l'IEP ainsi qu'une Maîtrise de Droit Public à l'Université de Nancy II. En 1985, elle entre à l'Institut de sondages Louis Harris en tant que chargée d'études, et devient dès l'année suivante directeur général. Puis en 1990, elle devient PDG de l'IFOP.
A côté de ce succès personnel, elle soutient l'entreprise familiale à la mort de son père en 2002. Pour relancer la société Meubles Parisot, elle rachète Optimum, leader de la porte coulissante en France. Il faut dire que la 76ème fortune de France aime lier l'utile à l'agréable: du sondage à la porte glissante, elle s'essaie aussi au loisir en intégrant le Conseil de Surveillance de Dysney SCA.
En 2003, elle rentre au MEDEF et devient la femme à poigne que l'on connaît. Digne héritière de son prédécesseur Ernest-Antoine Seillère, elle défend sans faille des intérêts patronaux, en ponctuant son action de déclarations chocs.
La liberté de pensée s'arrête là où commence le code du travail affirme la nouvelle présidente du MEDEF depuis le 5 juillet 2005.
En septembre 2007, une enquête révèle que Denis Gautier-Sauvagnac, le président de l'Union des industries et des métiers de la métallurgie, a effectué entre 2000 et 2007 des retraits financiers s'élevant jusqu'à 24 millions d'euros. Quelques mois plus tard, on apprend qu'il négocie avec l'UIMM un parachute doré d'un millions et demi d'euros. Laurence Parisot serait au courant de ces retraits de fonds selon l'UIMM. "Choquée", elle décide de porter plainte pour diffamation mais sa requête est déboutée par le parquet de Paris le 2 mars 2008.
A ceux qui s'égosillent à parler de collusion des pouvoir financiers et politiques, la présidente du MEDEF ne se manifeste pas toujours en faveur du pouvoir, et vice-versa.
Lors de son discours "face à la crise", Nicolas Sarkozy propose la loi des trois tiers pour redistribuer les profits d'une entreprise : un tiers pour les actionnaires, un tiers pour l'investissement et un tiers pour les salariés. Cette déclaration a provoqué l'ire de la présidente du syndicat patronal : "il faut avoir les idées claires: le travail est rémunéré par les salaires et le capital par les dividendes!".
Avoir les idées claires, une nécessité face à la conjoncture actuelle, car "il manque une vision de sortie de crise" s'inquiète Parisot.
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