Jean-Pierre Chevènement



Jean-Pierre Chevènement Nationalité : française
Naissance : 09 March 1939 à Belfort
Age : 70 ans
Métier : Candidat aux législatives de Juin2007
Nous ne nous laisserons pas caricaturer par des lâches, des snobinards, des politiciens à bout de souffle suivis par des cohortes d'arrivistes prétentieux
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L'expression gaulliste de gauche a été inventée pour Jean-Pierre Chevènement. Dès 1976, il assure que si le Général était vivant, il soutiendrait le programme commun de la gauche (que JP himself a écrit). Depuis, quand Charles Pasqua critique la gauche, il épargne toujours Jean-Pierre Chevènement. A fortiori depuis le début des années 90 quand celui-ci fut d'accord avec lui sur les quotas d'étrangers. C'est d'ailleurs une des caractéristiques d'un homme qui, tout au long de sa carrière politique, sera tantôt d'accord avec les communistes, tantôt avec certains hiérarques de droite, parfois même avec les deux, comme quand il dit non à Maastricht (1992) puis non à la Constitution Européenne (2005). Dès 1981, Jean-Pierre n'avait-il pas proclamé la mort du clivage droite/gauche ? Et ce au nom d'un idéal républicain, jacobin et laïc selon ses amis, nationaliste de gauche selon les libéraux. Ces derniers rappelant ses alliances ponctuelles avec Christine Boutin et Philippe De Villiers sur le "problème de la nativité dans le pays". Pour tenir le cap d'une philosophie qu'il veut sans concession, Jean-Pierre Chevènement a deux techniques favorites: créer des partis à sa mesure et démissionner des gouvernements. En 1983, alors que le gouvernement Mauroy entame une politique d'austérité, Jean-Pierre quitte son poste de ministre de la recherche et de la technologie. En 1991, ministre de la défense, il démissionne pour protester contre l'engagement français dans la première guerre du Golfe. Enfin, en août 2000 il quitte le ministère de l'Intérieur pour protester contre les "accords matignon", qui reconnaissent les mouvements nationalistes corses sans que ceux-ci n'aient préalablement renoncé à l'utilisation de la violence. Depuis 1993, bien qu'il soit quasiment toujours resté dans le giron du PS, il a quitté officiellement le parti pour expérimente diverses structures : le Mouvement des Citoyens dont il assure la présidence et avec lequel il récolte 2, 5 % des suffrages aux Régionales de 1994. Il a même tenté sa chance à la Présidentielle de 2002, appuyé par son pôle républicain qui devient mouvement des républicains citoyens (MRC) et une fondation, Res Publica. Depuis il continue son bonhomme de chemin : oui à une alliance avec socialistes et communistes aux régionales, non au Traité sur la Constitution Européenne... Il a pensé fin 2006 à se présenter à l'élection présidentielle 2007 puis... a finalement rejoint le camp de Ségolène Royal, la meilleure solution pour mettre en avant  ses idées.

Atout : grosse crédibilité historique à défendre les valeurs républicaines
Handicap :
dur à suivre, en plus si c'est pour démissionner tous les six mois...

Carrière :

  • 1964 : adhère à la SFIO
  • 1971 : il est l'un des fondateurs du Parti Socialiste
  • 1973/1981 : député du Territoire de Belfort
  • 1981/1983 : nommé ministre d'État, ministre de la Recherche et de la Technologie. Il démissionne le 22 mars 1983 pour protester contre la "parenthèse libérale".
  • 1981/1982 : élu président du Conseil régional de Franche-Comté
  • 1983 : il est élu maire de Belfort. (Il l'est encore en 2006)
  • 1984 /1986 : nommé ministre de l'Éducation nationale
  • 1986/1988 : il est de nouveau élu député du Territoire de Belfort
  • 1988/1991 : nommé ministre de la Défense. Il démissionnera le 29 janvier 1991pour protester contre l'engagement de l'armée française dans la guerre en Irak.
  • 1991/1997 : il est de nouveau élu député du Territoire de Belfort
  • 1993 : le Mouvement des citoyens devient un parti dont il prend la tête
  • 1997/2000 : nommé ministre de l'Intérieur. Il démissionnera le 29 août 2000 pour protester contre les "accords matignon", qui reconnaissent les mouvements nationalistes Corse sans que ceux-ci n'aient préalablement renoncé à l'utilisation de la violence.
  • 2002 : candidat à l'élection présidentielle, il remporte 5,33% des suffrages et se place en sixième position sur les 16 candidats présents à ce premier tour.
  • 2004 : il se prononce contre le Traité établissant une Constitution pour l'Europe.

Personnalités associées à Jean-Pierre Chevènement

Inspirations Charles De Gaulle
Collaborations Ségolène Royal, Lionel Jospin, Dominique Noguez, Françoise Bouvier
Amis/Famille Georges Sarre, Max Gallo
Membres du groupe Mouvement Républicain et Citoyen

Jean-Pierre Chevènement : vos commentaires

grac (invité)   14 Juillet 2007 à 13:47   

vive lui cest un bon du franc parler il dit des vérités et c\\\'est celui qui a le plus raison (avec fabius). il a pris des decisions courageuses comme par exemple pendant la guerre du golfe, il était contre (un ministre ça ferme sa gueule où ca demissionne) il est pour le non a l\\\'europe. normalement cest lui, fabius ou melanchon ki devraient represente le ps

M.J.C. (invité)   19 Février 2007 à 22:40   

Contre ce que l'Espagne d'ancien régime (avant Franco) appelait "la politique de la côtelette" (côté pile -les conservateurs- au feu, puis côté face -les libéraux-, tous de droite...) une autre possibilité se fait jour, défendue par JPC d'abord, par Bayrou maintenant . JPC a eu le tort d'arriver le 1°. Bayrou ne marquera pas l'essai mais relèguera Le Pen. JPC a simplement ouvert cette voie et ne mérite pas d'être insulté. L'aventure continue, elle a sans doute un bel avenir et JPC a sa part du mérite.

JPL (invité)   24 Novembre 2006 à 19:40   

Enfin un réel débat va émerger à gauche. J\'espère qu\'il n\'est pas trop tard.

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