Jean-Marie Bockel



Jean-Marie Bockel Nationalité : française
Naissance : 22 March 1950 à Strasbourg
Age : 59 ans
Ca fait dix ans que j'oeuvre, que je milite sans grand succès pour la modernisation du PS, pour y prôner en tout cas des idées davantage sociales-libérales, blairistes, des idées qui peut-être nous auraient permis d'ailleurs de gagner la présidentielle si on avait su davantage les défendre
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S'il y a un homme que le parti socialiste méprise ostensiblement depuis des années c'est bien Jean-Marie Bockel. Déçu de n'être jamais reconnu pour ses convictions, il a rejoint Nicolas Sarkozy et obtient en mai 2007 un strapontin ministériel, le secrétariat d'Etat à la francophonie, dans le gouvernement Fillon.
Mais c'est déjà pas mal, au regard de la traversée du désert qui précéda.

Pourtant tout commençait bien : en 1973 le jeune avocat Bockel prend sa carte au parti socialiste et devient proche de l'aile gauche, représentée notamment à l'époque par Jean-Pierre Chevènement.
Jean-Marie Bockel qui dirige les jeunes socialistes du Haut-Rhin devient député à l'âge de 30 ans en 1981.

Trois ans plus tard il devient même secrétaire d'Etat puis ministre du commerce dans le gouvernement de Laurent Fabius.
1986 : la droite reprend les rennes du pouvoir et Jean-Marie devient le porte-parole de Jean-Pierre Chevènement et de son courant Socialisme et république.
Les idées des souverainistes de gauche promues par Chevènement ne fonctionnent guère au sein d'un PS européiste et plutôt libéral. Bockel réussit donc désormais sa carrière localement , dans le Haut-Rhin toujours et devient maire de Mulhouse à répétition depuis 1989.

La troisième voie blairiste

Etonnamment, à la fin des années 1990, Jean-Marie Bockel reprochera au parti socialiste d'être précisément trop à l'écoute de son aile gauche et de ne pas être assez libéral.
C'est qu'entretemps, Bockel a trouvé un nouveau mentor, de gauche tendance "libérale-autoritaire" :Tony Blair.
Le maire de mulhouse ne jure plus que par la troisième voie, philosophie politique pensée par Anthony Giddens et incarnée par Anthony Blair et qui propose d'abandonner les références marxistes et l'inspiration communiste pour imaginer une voie social-libérale, permettant de concilier capitalisme et justice sociale.

Alors que The third way assure un lifting de luxe au Labour anglais de Blair, les socialistes français sous la houlette de Lionel Jospin ne suivent pas ce qui est considéré tout de même comme un sacré virage idéologique à droite.

Jean-Marie Bockel est isolé au sein du parti où il tente d'imposer ses idées, d'abord par la contribution "Pour un socialisme moderne » au congrès de Dijon en 2003 puis deux ans plus tard par une motion au Congrès du Mans en 2005. Cette dernière obtient un score humiliant : 0,65 % des voix.

Du socialisme au sarkozysme 

C'en est trop. Las de ce qu'il considère comme un archaïsme, Bockel s'éloigne du parti même s'il soutient Dominique-Strauss Kahn à la candidature de l'élection présidentielle 2007. Nouvel échec, Ségolène Royal remporte les primaires. François Bayrou dont il est assez proche idéologiquement ne transforme pas l'essai malgré sa popularité.

Alors quelques mois plus tard, quand Nicolas Sarkozy lui propose un Secrétariat d'Etat dans le cadre de sa politique d'ouverture, il accepte, surtout qu'il approuva régulièrement la politique du Sarkozy ministre de l'intérieur.

Homme de gauche déçu, Jean-Marie Bockel tente de créer un parti progressiste appelé gauche moderne comme son camarade de jeu Eric Besson (secrétaire d'Etat à l'évaluation des politiques publiques) et son club de progressistes.
En 2008, Jean-Marie Bockel est candidat à sa succession à Mulhouse, soutenu par la majorité UMP au grand dam de la droite locale et singulièrement de la députée Arlette Grosskot qui l'affronta régulièrement dans le Haut-Rhin.

Photos de Jean-Marie Bockel


Personnalités associées à Jean-Marie Bockel

Personnalités Similaires Bernard Kouchner, Eric Besson, Jean-Pierre Jouyet
Inspirations Jean-Pierre Chevènement, Tony Blair
Collaborations Laurent Fabius, Michèle Alliot-Marie, Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux, Roselyne Bachelot, François Fillon, Xavier Bertrand, Rachida Dati, Rama Yade, Hervé Morin, Fadela Amara
Ennemis Ségolène Royal, Lionel Jospin

Jean-Marie Bockel : vos commentaires

Deleury Alain (invité)   10 Mars 2008 à 10:27   

Changer d'opinion est un droit.Mais négocier son ralliement, alors mème,que l'on fait campagne en temps que président départemental du comité à Ségolène Royale, cela s'appele de la traitrise. J'ai , avec des dizaines d'autres militants travailler, coller,afficher pour toi Jean Marie,tu as trahis tes amis et pire tu les dénigre aujourd'hui. Qui t'a fait roi, tu l'as oublié! Dimanche prochain, tes électeurs te le rappeleront.

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