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Nationalité : anglaise Naissance : 20 février 1951 à Glasgow (Ecosse) Age : 58 ans Métier : Ministre des finances |
Gordon Brown a grandi dans l’Ecosse du déclin de l’industrie minière et textile. Celle où le chômage augmente, celle dédaignée par le pouvoir tory. Le Chancelier de l’Echiquier a gardé de cette époque le profond désir de promouvoir le progrès social pour tous. Ce qui fait de lui un fringant travailliste. L’ancien étudiant en histoire et rugbyman est élu député en 1983. Il partage son bureau avec Tony Blair à Westminster. L’un est ombrageux mais efficace, l’autre souriant mais la tête vide. De là naît une collaboration prolifique.
Toute la presse britannique se fait l’écho, depuis plusieurs années, d’un dîner historique entre les deux hommes au Granita, à Islington en 1994. Le Parti travailliste n’a plus de leader depuis la mort de John Smith. Un accord a lieu avant le dessert : Tony Blair sera Premier ministre, Brown ira à l’Echiquier (le ministère des finances). Une décennie suffit à l'austère gestionnaire pour redresser l’économie du pays.
Celui qui est resté le plus longtemps Chancelier dans toute l’histoire britannique est aussi le fondateur d’une économie stable et en pleine croissance, une situation jamais vue depuis 1701. Le taux d’inflation n’augmente pas, le chômage non plus, alors que la consommation reste élevée. Huit années où Gordon Brown met son idéal en pratique. Un programme économique qui rassure la City tout en profitant aux classes laborieuses.
Des mesures rigoureuses entre 1997 et 2000, avec une augmentation discrète des impôts qui permet de stabiliser le budget. Des investissements énormes dans les pouvoirs publics les années suivantes, histoire de booster une économie qui donne ses premiers signes d’essoufflement. Résultat : 700 000 emplois créés en neuf ans. Aujourd’hui, Gordon Brown ne cache plus ses ambitions.
Fini le pacte de Granita avec Blair, le « Chancelier de fer » veut le 10 Downing Street. Même s’il a démontré ses capacités, le magnat des finances n’est pas populaire. Les travaillistes se plaisent à dire qu’il a « le charme et la conversation d’un coucou suisse ». La presse doute qu’il puisse réussir sans le Premier ministre. Et face au brillant conservateur David Cameron, le méritocrate risque de ne pas faire le poids.
Réponse en 2009, car Brown a pris le dimanche 24 juin, la tête du parti Travailliste et prendra celle du gouvernement ( en Angleterre le leader du parti majoritaire dirige le pays, on n'élit que le Parlement) trois jours plus tard.
Intérimaire du pouvoir, Gordon Brown n'a pas la prestance d'un Tony Blair et peine à susciter l'enthousiasme de la population. Il est régulièrement la cible des Conservateurs. En février 2008 les "Tories" vont jusqu'à exiger la démission du ministre des finances Alistair Darling suite à la possibilité d'une nationalisation de la Northern Rock.
En septembre 2007, cette banque spécialisée dans les crédits hypothécaires prend de plein fouet la crise financière américaine ( dite crise des "subprimes", crédits immobiliers à hauts risques) et n'a du son salut qu'à la rescousse de la Banque d'Angleterre. Nationaliser une entreprise d'une telle taille n'est pas arrivé depuis le rachat par l'Etat de Rolls Royce en 1971.
"Vous ramenez le pays aux années 1970" s'indigne-t-on à droite. Les années 1970 sont dans l'imaginaire collectif anglais une dure période de ralenti économique et de pertes de repères politiques qui entraîna en 1979... la victoire des conservateurs et de Margaret Thatcher. En se référant à ce passé, les Tories annoncent que la campagne pour les élections de 2010 a déjà commencé...
| Collaborations | Tony Blair, Peter Mandelson |
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mornings2
31 Mars 2009 à 00:40
Ah, Gordon, le plus grand premier ministre du 19e siècle. |
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