Gaston Defferre



Gaston Defferre Nationalité : française
Naissance : 14 septembre 1910 à Marsillargues (Hérault)
Mort le : 07 mai 1986

Autant Gaston Defferre s’est battu pour conserver la mairie de Marseille à tout prix, autant il a abandonné ses ambitions présidentielles au profit de François Mitterrand. Comme César, l’homme préférait être premier au village que second à Rome.

Car Gaston Defferre, c’est d’abord « Monsieur X ». L’hypothétique candidat à la présidentielle d’une gauche et d’un centre unis, inventé en 1963 par le magazine L’Express. Le fantasme médiatique s’incarne en lui, dont le bon bilan de ministre pendant la IVe République n’est plus à prouver.
Gaston Defferre s’allie donc à Pierre Mendès France en 1969 et écarte Mitterrand des élections. Mais c’est un échec : 5% des voix, le pire score de gauche de la Ve République. Gaston Defferre admet et soutient François Mitterrand dès 1971. Il dit de lui qu’ils sont « amis, sans adjectif ».

Cet acte de modestie lui vaut le ministère de l’intérieur en 1981. Gaston Defferre prépare ardemment la décentralisation et travaille d’arrache-pied. Jusqu’à ce que son mandat marseillais soit menacé.

C’est après un long combat dans la résistance qu’il réussit à conquérir la mairie de Marseille en 1944. A la tête du journal local et de la fédération SFIO, Gaston Defferre est omnipotent. Mais les communistes pèsent lourd, et lui ravissent la mairie en 1945. C’est en s’alliant avec les centristes que Gaston Defferre est réélu en 1953 et conserve Marseille jusqu’en 1986.

C’est l’époque où Marseille voit arriver les rapatriés d’Algérie par millions. La ville se développe dans l’urgence et les tours de béton fleurissent tout autour du centre historique, qui tombe en ruines.
L’adversaire, en 1983, est donc là où l’on ne l’attend pas : Jean-Claude Gaudin, de l'UDF, remporte l’élection municipale en nombre de voix, mais les règles électorales donnent raison au vieux lion.

Contesté par les siens, Gaston Defferre doit laisser s’échapper les rênes du pouvoir. Michel Pezet contrôle la fédération PS des Bouches du Rhône et conteste la liste des adhérents. Une lutte fratricide s’ensuit, et l'ancien chef est maîtrisé. Il meurt la nuit même d’une syncope. Finalement, en national ou en local, Gaston Defferre n’a jamais pu véritablement admettre qu’il devait abandonner le pouvoir.

Point fort : Un réel travailleur
Point faible : Ses concurrents

Personnalités associées à Gaston Defferre

Collaborations François Mitterrand, Pierre Mauroy, Pierre Mendès France
Amis/Famille Edmonde Charles-Roux

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