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Je suis calme et confiant par nature. Ce qui ne veut pas dire que je ne suis pas passionné et que je ne ressens pas les choses fortement ”
Si la Suède est perçue à l’extérieur comme le seul pays à savamment mélanger État providence et mondialisation, fortes charges et attraction de capitaux étrangers, les choses ne sont pas si roses au pays du Nord. Fredrik Reinfeldt vient d’être élu Premier ministre d’une coalition de centre-droit dans un pays qui n’a connu que la gauche social-démocrate depuis 75 ans.
Et s’il a réussi, c’est qu’il a surmonté bien des épreuves. Une ténacité qu’il tient de ses parents, tous deux entrepreneurs dans une Suède encore hostile au capitalisme. Lorsqu’il rejoint la Ligue des jeunes modérés en 1983, Fredrik Reinfeldt trouve une association où l’on préfère boire et fumer plutôt que de parler politique. Il y forme donc sa propre alliance, qui devient majoritaire en 1987. Il préside la Ligue de 1992 à 1995 en chassant l’ancien dirigeant après une longue bataille idéologique.
Une bataille qu’il mène également au sein du Parti modéré. Le chef, Carl Bildt, a trop d’ascendance sur le parti à ses yeux. Une autre bataille idéologique commence. Reinfeldt souhaite un virage à droite et multiplie les discours néolibéraux. La direction fait donc en sorte de l’ostraciser. Le jeune député n’entre dans aucun gouvernement jusqu’en 1999.
Mais le constat est là : la défaite aux élections législatives de 2002 est considérable. Reinfeldt devient Président du Parti. « Les nouveaux modérés » présentent bien et passent comme plus modernes que les sociaux-démocrates. Plus de réduction des taxes pour les classes moyennes et réforme de la Sécurité sociale au détriment des chômeurs.
L’alliance pour la Suède, qu’il dirige en octobre 2006, réunit donc le centre, la droite chrétienne et les libéraux pour changer une Suède que les Suédois considèrent à bout de souffle.
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