Frédéric Lefebvre



Frédéric Lefebvre Nationalité : française
Naissance : 14 octobre 1963
Age : 46 ans
Métier : Homme politique
Le vrai problème, c'est l'abus du droit de grève. (...) Surtout dans une entreprise comme la SNCF, dont le président ne peut pas être accusé de ne pas faire de dialogue social (...). On doit dans ce cas-là mettre en cause les gens qui prennent la responsabilité, comme dans les années 30, de mettre des citoyens dans le noir, de ne pas leur servir d'eau, c'est quand même ce qui s'est passé pendant des heures et des heures.
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Frédéric Lefebvre est de la trempe des grandes gueules sur RMC ou des grosses têtes de RTL, sauf que cet homme politique de 46 ans est député des Hauts-de-Seine et porte-parole de l'UMP. Une vrai perle.

Son parcours politique tient en deux mots: RPR (puis UMP) et Nicolas Sarkozy.
Après une licence de droit privé et un DEA de droit public interne, il débute dans la politique comme collaborateur du secrétaire général du RPR au Conseil général de Paris. Puis de 1988 à 1993, il est attaché parlementaire du député UMP des Hauts de Seine Patrick Ollier, avant d'être celui de Michelle Alliot-Marie. En 1989, il rentre au conseil municipal de Garches, puis devient adjoint au maire. En 1993, lorsque Nicolas Sarkozy est ministre du budget et porte-parole du gouvernement d'Edouard Balladur, Lefebvre devient son attaché parlementaire puis chef adjoint de cabinet chargé de la communication.

 

Communication et lobbying: le mélange des genres

Entre 1995 et 2002, Frédéric Lefebvre est attaché parlementaire de Sarko a mi-temps.
Le reste du temps, il en profite pour se lancer dans les affaires. Il crée en 1996 une société de communication institutionnelle avec Steven Zunz et Stéphane Desnoyés, anciens attachés parlementaires de Christian Estrosi. Perroquet Institutionnel Communication (Pic conseil) fait du lobbying pour des sociétés d'alcool, de tabac ou de communication auprès des institutions politiques. En 2005, Pic conseil et l'entreprise de conseil Causalis fusionnent et renaissent sous le nom de Domaine Public. Le lobby vante son savoir-faire dans la veille parlementaire, réglementaire et dans ses contacts avec les ministères. Ses clients ? Bouygues, Suez, le cigarettier Altadis, les casinos Lucien Barrière etc. Frederic Lefebvre détient toujours 51% des parts de Pic conseil, mais en a confié l'usufruit à Stephen Zunz jusqu'au 30 juin 2007. Il anticipait donc déjà un retour aux affaires en cas d'échec de Nicolas Sarkozy aux présidentielles de 2007. Par ailleurs, en 2005, il a aussi fondé une société de conseil en communication à son nom.

 

La campagne aux côtés de Nicolas Sarkozy

En 2004, Lefebvre devient chef de cabinet de Nicolas Sarkozy, devenu président de l'UMP. Il participe à la campagne présidentielle. Après la victoire, il prend du galon à l'UMP en tant que secrétaire national de l'UMP à l'économie, aux finances publiques et aux nouvelles technologies. Enfin, toujours grâce à Sarko, qui l'a nommé suppléant du député des hauts de seine André Santini, il devient député le 20 juillet 2007 quand ce dernier est appelé au gouvernement Fillon II. Il fait passer des amendements critiqués, notamment sur l'audiovisuel public, accusé de favoriser les chaînes M6 et TF1. Il parvient tout de même à faire voter 8 de ses amendements lors de la première session parlementaire de 2008.

 

Glossaire des sorties médiatiques les plus frappées

Ce n'est pas dans l'hémicyle mais bien dans les médias que Frédéric Lefebvre se forge un nom et une réputation: celle du "roquet de l'UMP" (Laurent Joffrin). Il faut dire que ses déclarations ont le chic de toujours faire mouche. Plus de 15 ans d'expériences dans la communication n'y sont pas étrangers. Le porte-parole de l'UMP se fait pourfendeur de la presse anti-sarkozyenne. Contre l'AFP en mai 2008, qu'il accuse de ne pas avoir relayé l'information sur la condamnation de Ségolène Royal à payer des indemnités à d'anciennes employées. Contre Libération en avril 2009, qu'il accuse d'avoir publié des déclarations de Nicolas Sarkozy contre José-Luis Zapatero: "vous êtes le premier journal d'opposition. Opposition je veux bien, journal, ça demande quelques règles déontologiques..." Parfois, Lefebvre rend copie blanche, comme face à Jean Jacques Bourdin lorsqu'il se trouve bien incapable de définir ce qu'est le web 2.0. Mais ce qu'il maitrise par dessus tout, c'est l'art de couper la parole à ses interlocuteurs et à revenir sur ses déclarations. Son culot aussi. Ségolène Royal a payé les frais de sa verve lorsqu'à deux reprises, elle demande ses excuses pour les déclarations de Nicolas Sarkozy: "je pense que Mme Royale a besoin d'une aide psychologique, ...c'est non assistance à personne en danger que de ne pas le faire".

Souvent exagérées ou pire, mensongères, ses sorties médiatiques sont en tout cas très bien reçues par les journalistes, devenus friands de chaque nouveau coup de culot. D'autres ont moins de distance. Le collectif en ligne Anonymous a ainsi envoyé un message de guerre médiatique à Frédéric Lefebvre le 20 avril 2009. Reste à espérer qu'ils sont bien armés.

Frédéric Lefebvre : dossiers et critiques

Zapping du 5 novembre 2009

Personnalités associées à Frédéric Lefebvre

Collaborations Michèle Alliot-Marie, Nicolas Sarkozy, André Santini
Ennemis Laurent Joffrin