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Nationalité : française Naissance : 25 mai 1951 à Bordères Age : 58 ans Métiers : Homme politique, Candidat aux législatives de Juin2007 |
La vie du petit François est toute entière placée sous le signe de la lutte ! D’abord celle contre le bégaiement qu’il gagne dans la ferme parentale de Bordères à côté de Pau.
Sa lutte surtout pour exister au centre de l’échiquier politique. A 30 ans, il est déjà député des Pyrénées Atlantiques. Big up !
Fédéraliste convaincu, il se sent plus proche de Jacques (Delors) que de Jacques (Chirac) et finit par émanciper l’UDF qu’il préside en 1998 de la tutelle RPR.
L’année suivante, il mène sa propre liste aux Européennes et obtient 9,3 % des suffrages.
Plus que jamais combatif, François Bayrou se prend à rêver d’un grand parti du centre mou avec lui au milieu.
Quand Chirac et Juppé créent l’UMP, Bayrou prend la tangente mais plus de la moitié des cadres de l’UDF décident de rester.
Pourtant François a fait plus de 6% au premier tour et continue à se battre avec les quelques amis qu’il lui reste. Faut pas l’embrouiller François : un jour il a même balancé une taloche à un gamin qui tentait de lui piquer son portefeuille sous l’œil des caméras. Non mais ! Il refuse tout participation au gouvernement de Raffarin puis de Villepin.
Il ne soutient pas la majorité lors du débat autour du contrat première embauche (CPE) et rapproche tant son discours de celui du PS que le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a failli comptabiliser son temps de parole dans celui de l'opposition pour la Présidentielle.
Pour décompresser de cette vie tumultueuse, François Bayrou fait du cheval et écrit à l'occasion des bouquins sur Henri IV. Le 02 décembre 2007, il est officiellement candidat aux élections présidentielles. Il annonce la création du Mouvement démocrate
Si son démarrage fut lent, François Bayrou capitalise beaucoup dès début janvier 2007 sur le recul de Ségolène Royal dans les sondages. Crédité de 20 à 24 % d'intentions de vote, il se pose en troisième homme de la campagne même si longtemps rien n'indique une baisse de Jean-Marie Le Pen dans les études d'opinions.
Le 21 avril, s'il ne parvient ni au second tour, ni à réunir les 20 % espérés, François Bayrou fait un très bon score : 18,8 % des voix. Il se pose en incontestable arbitre des élégances pour le second tour et fait durer le plaisir...Ségolène Royal l'invite à un débat d'entre-deux tours pour tenter de rallier ses suffrages.
Si le Béarnais accepte, elle ne parvient pas à nouer une alliance explicite. Plus tard dans son ouvrage Ma plus belle histoire, c'est vous , la candidate socialiste expliquera que Bayrou a loupé une occasion historique de changer le cours de la vie politique alors qu'elle lui proposait le poste de Premier ministre. Elle parlera de sa crainte comme celle d'un amant craignant l'adultère.
Après la présidentielle, l'aventure en solo de Bayrou renforce paradoxalement la bipolarisation de la vie politique française.
Aux législatives de juin 2007, Bayrou et ses troupes se rétament artistiquement et seuls quatre députés siègent dans la nouvelle assemblée nationale. François Bayrou isole son mouvement et finit par s'isoler tout court.
Jean-Marie Cavada, un des derniers à le suivre, le lâche fin novembre et prend la tête de liste UMP dans le douzième arrondissement de Paris pour les municipales de 2008.
Le 02 décembre dernier, un an jour pour jour après l'annonce de sa candidature à la présidentielle, il crée officiellement le Modem : 97 % des 3500 adhérents l'élisent président. La stratégie électorale du mouvement, dont le programme reste vague, est de former des alliances "au coup par coup" avec la droite ou la gauche selon les pesonnalités concernées.
Une stratégie qui est au coeur de la campagne menée par le MoDem lors des municipales 2008. Un quitte ou double qui ne fonctionne pas toujours. Ses militants reprochent à la tête du parti de ne pas donner de ligne de conduite claire. Il faut choisir entre la gauche et la droite.
François Bayrou c'est maintenu au premier tour dans la ville de Pau. Mais il perd au second tour face à la candidate socialiste.
C'est l'heure du bilan pour Bayrou et le MoDem, qui traîne maintenant une image de girouette, et d'opportuniste. C'est l'autre grand perdant, avec la droite, de ce scrutin municipal.
Un an plus tard, le centriste pense prendre sa revanche à l'occasion des élections européennes, où il n'est pourtant pas candidat. Auteur d'un livre anti-Sarkozy, Abus de Pouvoir, qui cartonne en librairie, le leader du MoDem se laisse griser par quelques bons sondages qui placent sa formation en troisième position derrière l'UMP et le PS. Rattrapé dans la dernière ligne droite du scrutin par la liste Europe-Ecologie, Bayrou craque en s'attaquant à Daniel Cohn-Bendit, lors de l'unique grand débat organisé à trois jours du vote. Auteur d'une campagne ratée, où il n'a évoqué que des questions nationales en rupture avec la tradition européenne de feu l'UDF, il voit son parti lourdement sanctionné dans les urnes : à peine un peu plus de 8% des voix, soit deux fois moins que liste écologiste.
Les ambitions présidentielles de Bayrou s'en relèveront-elles ?
Son atout : à force de taper sur le gouvernement, François est plus crédible que le parti socialiste au niveau centre gauche.
Son handicap : Avec qui ce type monterait- t-il un gouvernement ?
Député des Pyrénées-Atlantiques de 1986 à 1993
| Inspirations | Jean Lecanuet |
| Collaborations | Nicolas Dupont-Aignan, Gilles de Robien, André Santini, Christian Chavrier, Anne Marie Comparini, Marielle de Sarnez, Jean-Christophe Lagarde, Hervé Morin, Maurice Leroy, Jean Dionis Du Sejour, Pierre Menjucq, Jean-Marie Cavada |
| Amis/Famille | François Berléand, Vincent Lindon, Richard Bohringer, Patrick Sébastien, Jean-Christophe Rufin, Luc Ferry |
| Membres du groupe | Mouvement démocrate, Jean Lassalle |
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christian (invité)
23 Septembre 2008 à 21:52
Bayrou mene un combat courageux. Malheureusement ce combat ne servira à rien tant qu'il n'aura pas évolué sur l'Europe. La rupture avec Jean Monnet étant le préalable à toute politique nouvelle. |
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charogne (invité)
15 Mai 2008 à 12:38
il est embettant que certains dans l'indigence argumentative s'octroient le droit d'utiliser des invectives de plus je regardes les guignoles et pourtant je ne pense pas qu'il est intellectuellement deficitaires |
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Storm (invité)
13 Mai 2008 à 14:33
Incroyable de lire certains qui affirment tout de go que Bayrou n'a pas de programme ! Pas étonnant que la france fasse les mauvais choix avec une population éduquée aux guignols et persuadée qu'on ne peut pas être d'accord avec des personnalités de droite et de gauche en même temps ! Ceci étant, il est clair que la candidate socialiste était le meilleur choix pour Pau, mais Bayrou est le meilleur choix pour la présidence. Seul hic, il faut que le contexte des mentalités soit prêt, et ils ne sont pas beaucoup les hommes politiques qui sont prêts à reconnaitre publiquement des affinités avec des gens de "l'autre bord". Il suffit de parcourir le programme de Bayrou qui était sur son site, et d'écouter ses interventions pour comprendre que c'est une des personnes les plus sages et réfléchies de toute la politique française. Il promet des choses claires, un budget solide et transparent, certes loin des élucubrations spectaculaires du candidat UMP schizophrène, mais simplement sensées. Je ne comprends pas comment, face à un Nicolas Sarkozy et une Ségolène Royal, les français n'aient pas pu élire Bayrou ! Seul point délicat selon moi avec Bayrou : j'espère que la dimension religieuse va rester là où elle doit être, dans le placard de son intimité. Je pense qu'entendre des masses religieuses supporter Bayrou lui ferait plus de mal que de bien. |
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