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Nationalité : française Métier : Syndicaliste |
Fils d'un charpentier et d'une femme de ménage, Elie Domota a fait ses études à Limoges, d'où il sort diplômé de gestion et obtient un troisième cycle d'urbanisme. Cet ancien des Jeunesses ouvrières chrétiennes est devenu directeur adjoint de l‘ANPE en Guadeloupe, mais c'est surtout en tant que secrétaire général de l'UGTG, le premier syndicat de l'archipel (52 % des voix aux prud'homales), qu'il prend la tête du mouvement de contestation en janvier 2009. Le collectif de 52 entités syndicales, politiques et associatives dépose le 20 janvier 200 revendications au préfet de l'île. Parmi elles, l'épineuse hausse de 200 euros des salaires les plus bas.
Grève générale. Le chef syndicaliste qualifié de nouveau "président de la Guadeloupe" est de toutes les manifestations de l'île. Toujours entouré d'une dizaine de gardes du corps, Elie Domota est intransigeant dans les négociations avec le secrétaire d'Etat à l'Outre mer Yves Jégo. En février, une partie du patronat accepte l'augmentation de 200€ pour les salaires supérieurs à 1,4 Smic : "des queues de cerise" pour Domota, qui rappelle à Bakchich que l'accord ne concernera que 80.000 salariés. Cette intransigeance lui vaut autant d'admirateurs que de détracteurs.
Il est soupçonné de revendiquer l'indépendance de la Guadeloupe, mais le collectif LKP ne mentionne pas l'indépendance dans son programme. "Nous ne laisserons pas une bande de békés rétablir l'esclavage". Le 7 mars, suite à ce dérapage verbal inadmissible selon Yves Jégo, le parquet de Pointe-à-Pitre ouvre une enquête pour provocation à la haine raciale. Elie Domota dément cette accusation. "C'est une manœuvre de plus pour nous intimider" a-t-il déclaré lundi 9 mars.
| Personnalités Similaires | Olivier Besancenot, Bernard Thibault, François Chérèque |
| Ennemis | Yves Jégo |