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Villepin ressemble à un Gorbatchev français en pleine Perestroïka ”
Edouard Fillias montre l’exemple. En décembre 2006, il quitte la Sécurité sociale pour s’assurer auprès d’une compagnie française. Président d’Alternative libérale et candidat en 2007, il montre par son geste que la Sécurité sociale dispose d’un monopole insupportable et que la liberté se conquiert.
Les idées qu’il défend, il n’en voit pas d’équivalent chez les autres. Celui qui se dit ni de droite ni de gauche a néanmoins adopté le violet comme couleur, pour rappeler aux électeurs qu’il est un peu des deux.
Fils de petits bourgeois, il suit l’ascension modèle (Sciences Po, HEC) avant de devenir PDG d’une société de conseil informatique. Il adhère au RPR en 1999, mais trouve le milieu de la droite trop « carriériste ». La gauche et le socialisme lui font horreur.
C’est décidé : avec ses copains de Sciences Po, il réalise qu’une brèche existe chez ceux qui n’aiment pas les grands partis. A lui donc de proposer un modèle basé sur la liberté. Liberté d’entreprendre, liberté de choisir. Remettre l’individu au centre des préoccupations. C’est de cette façon qu’Edouard Fillias prône la libéralisation de l’économie et le droit à l’euthanasie. La légalisation des drogues "récréatives" en même temps que la fin du service public. En gros, un Etat limité aux fonctions régaliennes et tous les droits pour tous. De l’anarchisme bien rangé, en quelque sorte.
Pour Edouard Fillias, c’est possible. Dans un pays archaïque fier de son service public, de son patrimoine, de son Etat-providence et de ses valeurs républicaines, le libéralisme peut faire rêver. En tout cas, Edouard Fillias, lui, verrait bien Alternative libérale atteindre des scores de 10 à 15% semblables à ceux de son pendant américain, le Libertarian party.
Point fort : Motivé
Point faible : Une chance de succès ?
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