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S'il y a eu faute, il doit y avoir sanction, quelle que soit la personne concernée ”
Dominique Perben représente tout à fait le notable de province qui a réussi sa vie à Paris, mais n’en a pas oublié pour autant sa région d’origine, le Rhône-Alpes. L’actuel ministre des transports s’occupe aussi bien de sa carrière politique locale que nationale. Et de son ambition : la mairie de Lyon, qu’il compte briguer en 2008.
Lorsqu’il sort de l’ENA, en 1972, Dominique Perben n’a pas le choix, et se résout à devenir sous-préfet. Fonction qui lui permet néanmoins de se familiariser avec le pouvoir local de Rhône-Alpes. Et c’est la jolie petite carrière qui fait plaisir à papa et maman. Ils sont tellement fiers de le voir gérer parfaitement la direction générale des services de la région. Jackpot en 1983 : la mairie de Chalon-sur-Saône, qu’il détient toujours aujourd’hui.
Mais M. Perben ne s’en contente pas. Elu député de Saône et Loire en 1986, il peut enfin aborder la carrière nationale. Et là, Dominique s’applique à la tâche, peut-être même un peu trop. Il devient successivement ministre des DOM-TOM, puis de la fonction publique. Un petit tour du côté de la justice (dont les avocats garderont en souvenir une loi Perben traumatisante). Et enfin, ministre des transports. La boucle est bouclée : de la DGS aux transports, il n’y avait qu’un pas.
Ce serait néanmoins oublier un trop vite la carrière locale. Dominique Perben, tout auréolé de gloire parisienne, revient conquérir son pays. Il approche le président du conseil général de Rhône-Alpes, obtient la fédération UMP du Rhône et peut maintenant proposer sa candidature à la mairie de Lyon en 2008. Petit Perben est devenu et a vu grand.
Force : Un fief sur lequel il peut compter
Faiblesse : Un autoritarisme digne de la France d’en haut
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