Dominique de Villepin n'est pas étranger à cette affaire. Au contraire de la plupart des ministres, il ne m'appellera pas, ne me fera pas un signe, ne m'enverra pas un témoignage d'amitié. Rien. ”
Si TF1 fait de l’argent, c’est en grande partie grâce aux nichons montrés entre deux publicités. Et si Dominique Ambiel a fait parler de lui, c’est en grande partie grâce à une histoire des plus racoleuses. Retour en arrière.
Dominique Ambiel rentre le soir du 20 avril 2004 chez lui. Le conseiller en communication de
Jean-Pierre Raffarin travaille tard. C'es peut-être pour cela que les policiers le trouvent vers minuit aux côtés d’une prostituée roumaine, mineure et sans-papiers. Lorsqu’on lui demande de coopérer, Dominique Ambiel s’énerve et demande à voir le matricule des policiers qu’il agresse.
Cette version, officielle, diffère de celle du conseiller. Persuadé qu’il est victime d’un complot pour affaiblir
Jean-Pierre Raffarin, il voit arriver dans sa voiture cette mineure d'on ne sait où et, quelques minutes après, se fait interpeller.
Au procès, Dominique Ambiel écope d’une amende de 1 500 euros, qui deviennent 2 500 à la cour d’appel de Paris. Le monde politique lui montre peu de soutien, en premier lieu
Dominique de Villepin. Dans son livre
Fort Matignon, Dominique Ambiel affirme sa certitude : pour lui, c’est un coup de l’ancien ministre de l’intérieur.
«
En moins d’un mois, je passe des lambris dorés de la rue de Valois à un petit bureau de trois mètres sur trois ». Le retour à la réalité est dur. Celui qui était un grand producteur de télé (à qui l’on doit notamment Fort Boyard) n’a pas su se faire au machiavélisme du monde politique.
Point fort : une forte assise dans le monde médiatique
Point faible : Une réputation ternie pour très, très longtemps