Alain Juppé à Bordeaux (2/8)
Parcours
Le "meilleur d'entre nous", comme dit un jour de lui Jacques Chirac, a suivi les pas de Jacques Chaban-Delmas, roi de Bordeaux pendant près d'un demi-siècle.
Un point de chute idéal pour celui qui avait jusque-là enchaîné les mandats de député (national et européen) et vécu dans l'ombre de Chirac à la Mairie de Paris. Maire de Bordeaux depuis 1995, il est également vice-président de la Communauté urbaine et fut élu deux fois député de Gironde.
Ce qui aurait dû le planter :
Sa nomination au poste de premier ministre par Jacques Chirac coïncide avec le début des emmerdes judiciaires pour Juppé. D'abord, l'appartement parisien attribué à son fils Laurent. Puis, en 1998, l'affaire des faux électeurs de la Mairie de Paris. Condamné en appel à 14 mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité, il démissionne en 2004 et part en retraite au Canada. Donné pour mort, il signe un retour triomphal à Bordeaux en 2006, remportant la mairie dès le premier tour (56,24 % des voix), suite à la démission d'une partie du conseil municipal.
Dernier coup en date :
Nommé au gouvernement Fillon en tant que numéro 2, Juppé connait un nouveau revers en perdant un mois plus tard lors des législatives 2007 pour un écart de 670 voix et semble à deux doigts de tout abandonner. En 2008, il est pourtant réélu maire de Bordeaux dans un fauteuil, avec 56,62 % des voix au premier tour.






























