Les effets conjugués de la croissance économique, de la pression démographique, du développement du tourisme accentuent d’année en année les menaces qui pèsent sur l’avenir même de l’homme ”
Corinne Lepage est la preuve vivante qu’on peut être écologiste et de droite. L’ancienne « juppette » ministre de l’environnement de 1995 à 1997 a toujours défendu l’air que l’on respire. Membre du Barreau et docteur en droit, elle fonde un cabinet d’avocats avec son mari spécialisé en droit environnemental en 1978.
C’est un peu la Erin Brokovitch française des mouettes empêtrées dans le pétrole. Elle devient célèbre à la fin des années 70 dans l’affaire Amoro Cadiz, et défend les collectivités locales contre le pétrolier américain mis en cause. Ses interlocuteurs demeurent les petites gens, ses ennemis les méchants industriels sans conscience écologique.
Son engagement politique date de 1989, lorsqu’elle abandonne l’enseignement et le droit pour devenir maire-adjointe de Cabourg. En 1995, c’est
Juppé qui l’appelle pour rejoindre son gouvernement. Là, elle se dit que toute son action n’aura pas été inutile, puisqu’elle fait voter une loi sur l’air et alerte les pouvoirs publics sur les dangers de l’amiante.
La dissolution de 1997 l’amène à fonder son propre parti, CAP 21. Son échec monumental aux présidentielles de 2002 ne la décourage pas. Elle s’allie à
André Santini aux régionales de 2004 : nouvel échec. Désormais de retour dans l’enseignement, Corinne s’engage néanmoins dans la course à 2007. Si elle moins à droite qu’auparavant, Corinne Lepage prouve toujours qu’on peut être écologiste et se battre pour l’environnement avec intelligence.
Point fort : Un amour sincère de l'écologie
Point faible : Peu de crédibilité face aux
Verts