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Européennes : l'UMP se met au lip dub

Posté par Edouard le 29.05.09 à 11:15 | tags : web-campagne, ump, les verts, élections européennes 2009, politique 2.0

Le clip officiel de campagne l'UMP pour les élections européennes met en scène un discours de Xavier Bertrand repris en play back par une foule de militants-figurants. Attention, instant kitch.

 

 

Phénomène qu'on pensait enterré au cimetière des buzz éphémères du web, le lip dub (littéralement "lèvre-doublage) a été ressuscité par les partis politiques à l'occasion des élections européennes 2009. Initiateur de ce retour du playback corporate, la liste Europe-écologie a suscité un certain engouement en invitant les 10 000 signataires de son appel à participer à un lip dub géant sur la chanson "La crise" de L'Homme Parle. On pouvait notamment y voir Daniel Cohn-Bendit, Eva Joly et José Bové se prêter au jeu.


L'idée a visiblement séduit l'UMP, qui a donc elle aussi succombé au lip dub pour le lancement de sa campagne officielle. Sauf qu'au lieu de doubler une chanson illustrant le programme maison, les militants ont dû se contenter de faire le playback d'un texte lu par Xavier Bertrand, qui ouvre et ferme la vidéo. Ou comment sombrer dans le pathétique en voulant la jouer fun, mais sans aller jusqu'au bout.




Européennes : L'UMP craint le vote sanction

Posté par Edouard le 23.04.09 à 13:24 | tags : web-campagne, europe, campagne electorale, élections européennes 2009, ump

Ça n'intéresse pas encore grande monde. Pourtant, les élections européennes 2009 arrivent à grand pas (le 7 juin). Un rendez-vous majeur puisqu'environ 60% des lois votées à l'Assemblée Nationale proviennent de Bruxelles (et sans doute pas 80% comme on l'entend souvent). Mais le débat parviendra-t-il à se détacher du contexte national, sur fond de crise économique et défiance à l'égard de la politique menée par le gouvernement ?

 

C'est en tout cas ce qu'espèrent Frédéric Lefebvre et ses camarades. Dans une vidéo publiée cette semaine sur le compte dailymotion de l'UMP, son porte-parole martèle que le parti majoritaire est "la seule formation politique qui roule pour l'Europe". "On ne veut pas que le débat européen soit pris en otage par les uns ou par les autres parce qu'on voit bien que derrière ses arrière-pensées, il y a la volonté d'attaquer Nicolas Sarkozy", prévient Lefebvre lors de la présentation de la caravane pour l'Europe de l'UMP qui va sillonner la France.

 


Alors que les Français ont voté majoritairement non (54,68%) lors du référendum sur la Constitution Européenne, en 2005, il va en effet être compliqué de mobiliser les électeurs sur des questions traitant uniquement de l'avenir de l'UE. Et la crainte d'un vote anti-Sarko est bien réelle. D'autant que le chef de l'Etat ne garde pas un très bon souvenir de cette élection. En 1999, il avait mené la liste RPR à la déroute (3e avec 12,82 % des suffrages), obtenant même un résultat inférieur à celle menée par Charles Pasqua et Philippe de Villiers (13,05 %), avant d'entamer une traversée du désert de trois ans. Selon les derniers sondages, l'UMP conserve une légère avance sur le PS pour le vote du 7 juin.

 

Pour les partis d'opposition, difficile de résister à la tentation du vote sanction. Grosse ficelle que n'a pas manqué de tirer Benoît Hamon dès le 14 avril dernier sur Europe 1 : "Ce que nous n'avons pas pu obtenir par la mobilisation sociale, eh bien il faut essayer de l'arracher par les urnes". Comme d'habitude, l'Europe risque d'être la grande perdante du débat, victime des querelles partisanes et nationales. Et il n'y a pas de quoi s'en réjouir.







Obama, le premier président 2.0

55% des électeurs américains se sont informés via internet lors de la dernière campagne présidentielle US. 26% en ont même fait leur source principale, selon le Pew Research Center. Des chiffres à méditer pour les médias traditionnels qui perdent inexorablement leur rôle de prescripteur.

 

 

On avait beau savoir que Barack Obama avait remporté la course à la Maison Blanche en partie grâce à la qualité de sa web-campagne, cette étude confirme donc en chiffres cette impression. La toile est devenue un acteur majeur de l'élection présidentielle américaine. Et sur ce nouveau terrain, le démocrate a battu John McCain à plat de couture. 15% des partisans d'Obama ont par exemple effectué un don en ligne, contre 6% pour ceux de son adversaire républicain.

Pour la première fois, une majorité d'américains (et 74% des usagers d'internet) se donc tournés vers le net pour suivre la champagne ou débattre avec leurs concitoyens. Les sites de partages de vidéos comme you tube, ou les réseaux sociaux (Facebook, Myspace) ont été des lieux d'échanges majeurs. 45% des internautes déclarent ainsi avoir regardé des vidéos liées à l'élection. Dans le même temps, les sites officiels des deux candidats ont connu un fort succès d'audience. 30% des internautes ont visité le site d'Obama, 21% celui de McCain. Bien plus que pour John Kerry (18%) et George Bush (14%) en 2004.

 
Sale temps pour le papier

Si la télévision demeure la source d'information politique numéro 1 pour 77% des Américains, la part du web a considérablement progressé (26% contre 11 en 2004). Au détriment de médias traditionnels comme la radio et la presse papier, cette dernière n'étant plus citée que part 28% des adultes en âge de voter, contre 39% en 2000 et 60% en 1996. Les électeurs à la recherche d'informations écrites se sont tournés vers les versions online des journaux, ou des pure-players (sites non-adossés à un quotidien papier) comme Slate, Politico ou The Huffington Post.

Selon Aaron Smith, un des auteurs de l'étude, "les électeurs en 2008 n'étaient pas passifs dans le processus politique. Ils ont eu recours à une vaste étendue d'outils numériques et de technologies pour s'impliquer dans la course, pour exploiter leur créativité afin de soutenir le candidat de leur choix et unir leurs forces avec ceux partageant les mêmes objectifs."


Le web ne serait donc pas qu'un repère de violeurs, délinquants et autres pirates, mais aussi un outil réconciliant les concitoyens avec la démocratie ?




La boite mail de Sarah Palin hackée par Anonymous

Le groupe Anonymous, collectif planétaire de joyeux hackers sans visage qui réserve d'habitude l'essentiel de ces happenings à la Scientologie, a pénétré la boite mail de Sarah Palin.

Quelques photos ont été publiées sur des sites comme Wikileaks (inutile de cliquer c'est mort depuis que Wired a balancé le pot aux roses).

Mais la portée de cette opération est moins potache ou pipolesque que politique. La boite de Sarah Palin contient en effet un message adressé au gouverneur de l'Alaska Sean Parnell - qui mène une active campagne pour intégrer le Congrès.
Un autre est signé d'Amy McCorkell que Palin avait nommé au Conseil consultatif sur l'alcoolisme et les toxicomanies de l'Alaska.

La loi américaine stipule que les courriers relatifs à la fonction de gouverneur d'Etat doivent être postés depuis une messagerie officielle (qui ne permet pas de supprimer les messages).
C'est donc un délit. Mais il y a mieux :
Sarah Palin est soupçonnée depuis plusieurs semaines par le Parlement de l'Alaska (à majorité démocrate) de népotisme. Résumons l'affaire grâce au Monde :
Mme Palin est soupçonnée d'avoir licencié abusivement, le 11 juillet, le chef de la sécurité publique de l'Alaska, au motif que celui-ci aurait refusé de limoger un agent de police (en anglais, state trooper) qui se trouvait être l'ex-beau frère de la gouverneure, engagé dans un divorce houleux avec la sœur de celle-ci.

Les enquêteurs diligentés par le Parlemenrt essaient depuis des semaines d'accéder à la boite perso de Palin pour la confondre. Celle-ci leur a toujours refusé l'accès indiquant qu'elle n'utilisait  pas son compte Yahoo pour ses échanges professionnels. Les flics ont désormais un peu plus de biscuit pour motiver leur demande. Merci qui ? Merci Anonymous !

 


 




De Sarkozy à l'Elysée

Posté par Easywriter le 28.09.07 à 11:43 | tags : président de la république, web-campagne

Effectivement il y a quelques ressemblances. Quelques différences tout de même entre Sarkozy.fr et Elysée.fr comme une possibilité d'écouter les pages qui vaut le détour. 

( C'est Versac qui relève le génie créatif de l'ensemble et en fait une critique détaillée)

 






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