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L'actualité de l'UMP (Union pour un Mouvement Populaire).
Nicolas Sarkozy s'auto-plagie sur l'agricultureComme l'a révélé le montage assassin du Petit Journal de Yann Barthès, mercredi sur Canal Plus, le discours prononcé lundi par le président de la République, devant des agriculteurs à Poligny (Jura), présentait de fortes similitudes avec celui qu'on pu entendre les habitants de Daumeray (Maine-et-Loire), il y a huit mois. "Je ne suis pas venu vous tenir un discours que vous avez déjà entendu", explique pourtant Nicolas Sarkozy au début de son speech. Or, il suffit de comparer le verbatim des deux discours (celui de Poligny et celui de Daumeray), disponibles sur le site de l'Elysée, pour se rendre compte de la supercherie.
Certaines phrases sont même de véritables copié/collé, comme celle-ci : "Un agriculteur, c’est d’abord, et je ne me lasserai jamais de le dire, un entrepreneur, un entrepreneur qui ne compte pas ses heures, qui porte la responsabilité d’investissements importants, qui doit relever quantité de défis humains, financiers, techniques, administratifs considérables." Ou celle-là : "Toutes les familles de France ont des grands-parents, des parents qui, à un moment ou un autre, ont travaillé la terre. L’agriculture a façonné nos paysages. L’agriculture a donné à notre pays une partie de son âme."
Seule véritable nouveauté dans la dernière intervention du président : l'annonce d'un plan d'un milliard d'euros de prêts bancaires à taux bonifiés et de 650 millions d'euros d'aides supportées par les finances publiques.
Qui va pâtir de la tentative de retour de Villepin en 2012Pas encore sorti d'affaire dans le procès Clearstream, Dominique de Villepin est pourtant déjà passé dans une phase de contre-attaque politique. Selon l'ex-Premier ministre, nous avons besoin "d'un projet fondateur pour une France républicaine, solidaire et indépendante". Une attaque en règle du sarkozysme, accusé de porter des valeurs inverses. Mais quel est donc le but de ce retour du soldat Villepin ?
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Dominique de Villepin président en 2012, on y croit pas trop. L'homme n'a, rappelons-le, jamais affronter les urnes de toute sa carrière. Entretient-il lui-même l'espoir de squatter l'Elysée ? Pas sûr non plus. Qu'est-ce qui peut donc bien le faire avancer ? Peut-être le désir fou de faire capoter la réélection de son ennemi juré, Nicolas Sarkozy. Le mec qui voulait le pendre "à un croc de boucher" et le déclarait "coupable" avant même la fin du procès Clearstream...
Le problème, c'est que le caillou Villepin pourrait tout aussi bien atterrir dans la godasse du futur candidat PS qui aura la lourde tâche d'affronter Sarko. Parce qu'avec ses beaux discours, sa belle geule et ses costumes bien taillés, il fait un carton chez les gauchistes bourgeois (et il y en a de plus en plus à en croire le dernier sondage LH2 - Nouvel Obs). Moralité, il ne faut pas se demander si Villepin va gagner, mais qui il va faire perdre...
L'analyse complète du cas Villepin sur le mag de Fluctuat
Réagissez sur le forum : En 2012, voteriez-vous pour Dominique de Villepin ? Affaire Jean Sarkozy : La majorité grince en coulissePosté par Edouard le 22.10.09 à 11:38 | tags : medias et politique, revue de presse, ump, gouvernement
Officiellement, l'UMP fait front derrière Nicolas Sarkozy face aux diverses polémiques qui ont éclatées ces dernières semaines. Loin des micros, la réalité est semble-t-il nettement plus nuancée. Et on dénonce de plus en plus l'autoritarisme du chef de l'Etat.
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A en croire le Canard Enchaîné, la gestion des cas Frédéric Mitterrand et Jean Sarkozy centralise la rancœur des élus UMP et des membres du gouvernement. L'hebdomadaire publiait mercredi une ribambelle de "offs", anonymes pour la plupart, de ministres excédés par les méthodes de l'Elysée. Les vacances sexuelles du ministre de la culture relatées dans La Mauvaise vie ne passant pas : "quand je le vois, j'ai du mal à lui serrer la main. Sarko n'aurait jamais dû le prendre au gouvernement." La promotion de Prince Jean à l'Epad serait elle une "énorme connerie", en "contradiction avec le discours de campagne sur la méritocratie." Problème, personne n'ose "lui dire que la nomination de Jean était une mauvaise idée, par peur de se faire virer". Toujours selon le Canard, François Fillon, en privé, jugerait également le pistonnage du fiston comme "une énorme faute" : "Cette polémique n'est pas bonne (...] à six mois des régionales. Et, surtout, elle donne une image catastrophique de Nicolas Sarkozy." Ambiance.
Ça grince en haut, donc, mais aussi à la base, du côté des militants UMP. Sollicités à partager leur réaction sur lemonde.fr, ces derniers n'ont pas mâché leurs mots pour livrer leur sentiment. "Le mode de gouvernance actuel est plus proche de Poutine que de De Gaulle", balance Nicolas R. "L'hégémonie de l'UMP nous amène à un stalinisme de droite", assène Christian T. "Tout ceci est au mieux digne d'une république bananière", juge Eric M.
Pendant ce temps, on veut nous faire croire que la fronde actuelle est orchestrée par une presse malfaisante, qui se lève le matin avec comme unique motivation de trouver matière à ternir l'image du président. On veut nous faire croire que l'élection de David Douillet dans les Yvelines (circonscription acquise à la droite) signifie que le peuple se moque de ces polémiques et approuve toujours la politique du gouvernement, au mépris des sondages qui indiquent le contraire. Mais quand la peinture commence à craquer, ça finit toujours par se voir. Jean Sarkozy à la tête de l'Epad : le compromis qui ne change rienPour tenter de désamorcer la polémique autour de la future nomination de Jean Sarkozy à la tête de l'Epad, Luc Chatel a proposé que les représentants de l'Etat au conseil d'administration s'abstiennent de voter. Un compromis en trompe l'œil dénoncé par l'opposition.
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Selon Christophe Grébert, le Conseiller municipal Modem de Puteaux à l'origine de la pétition demandant à Jean Sarkozy de se désister, le rapport de force resterait quoiqu'il arrive en faveur du fils du président de la république. En dehors des 9 fonctionnaires représentant quatre ministères (Culture, Economie, Intérieur, Equipement), le conseil d'administration est composé de 9 représentants des collectivités locales : 4 UMP, 2 PS et 2 PC, plus un représentant du monde l'entreprise, Claude Leroi. Or, ce dernier est réputé proche de Nicolas Sarkozy. Il fut conseiller municipal à Neuilly, du temps où le locataire de l'Elysée était maire de la ville.
Claude Leroi a déclaré sur Europe 1 ce lundi qu'il représentait avant tout la chambre de commerce, qui n'est "ni de droite ni de gauche". Il n'a en revanche pu cacher la haute opinion qu'il a de Jean Sarkozy, "un garçon de qualité, sympathique que je connais depuis très longtemps." On se dirgie donc tout droit vers une élection du fiston à cinq voix contre quatre.
Le mélomane Frédéric Lefebvre épinglé par Europe 1Le chroniqueur Serge Llado s'est payé la tête du porte-parole de l'UMP dans une séquence de l'émission de Laurent Ruquier, "On va se gêner".
![]() C'est en surfant sur la partie revue de presse de son site que Serge Llado a découvert la passion de Frédéric Lefebvre pour Serge Gainsbourg et la musique en général. Une trouvaille qui lui a inspiré ce montage audio : un duo virtuel entre Brigitte Bardot et Frédo sur la version originale de "Je t'aime moi non plus", où des citations du porte-flingue de la sarkosie (par ailleurs physiquement comparé à André Rieu) sont salacement détournées.
Détail qui tue, le passage de l'émission n'a pas été posté sur le compte dailymotion d'Europe 1, mais sur celui de... Frédéric Lefebvre. Une tradition pour le lobbyste, qui répertorie déjà les caricatures le mettant en boîte sur son propre site internet. Encore une pièce à apporter à notre dossier : Frédéric Lefebvre est-il un troll ? Pourquoi l'UMP c'est devenu le PMUL'UMP c'est le parti du peuple, c'est écrit dessus d'ailleurs : mouvement populaire. C'est ce qu'à fait Eric Besson, sémillant ministre de l'Immigration, qui en phase ultime de bizutage, multiplie les signes d'adaptation à l'ambiance très "lol" de l'UMP.
Il a fait un doigt à journaliste de Canal Plus qui tentait de le piéger lui et ses militants "progressistes" sur l'alliance avec Philippe De Villiers. Pour justifier sa décontraction, le ministre a expliqué que "c’était un jeu" et argué d'une certaine complicité avec l'équipe télé. Ben oui ça arrive dans les meilleurs fêtes foraines ça, une insulte qui part entre cousins, un bras d'honneur un peu primesautier. Si les convives n'ont pas trop bu de rosé ça ne dérape pas au-delà. Et puis on plombe pas les repas entre potes avec de la politique, tout le monde trouve ça lourd. Depuis l'élection de Nicolas Sarkozy, la majorité a réussi l'air de rien une vraie révolution mentale.
Désormais, la politique parle un langage simple : les concepts compliqués, la distance du monarque et la réserve des gouvernants, tout cet héritage mitterrandien poursuivi finalement par Jacques Chirac est remisé à la cave. D'ailleurs nous-mêmes en écrivant ces lignes on ne trouve pas que cela soit si terrible.
Réagissez sur le forum : Les hommes politiques peuvent-ils rire de tout ? Luc Chatel : la honte internationale sur le site du New York Times
Correspondant à Paris pour le quotidien américain, Steven Erlanger a donc pris un malin plaisir à relater la polémique qui met cette semaine le ministre de l'Education Luc Chatel, ainsi que le secrétaire d'Etat au commerce Hervé Novelli, dans l'embarras. Ou comment une simple opération de com' organisée dans un Intermarché (truffé de figurants, dont une militante UMP) se transforme en pantalonnade internationale.
(edit du 24/08 : le bureau parisien du New-York Times nous a indiqué ce matin que la France avait eu plusieurs fois l'honneur de la Une du site depuis) Gilbert Montagné à fond pour les européennesPosté par Edouard le 03.06.09 à 11:14 | tags : élections européennes 2009, ump, europe, politique 2.0
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Après l'inoubliable lip dub organisé autour de Xavier Bertrand, voici la dernière arme de l'UMP pour mobiliser ses troupes et lutter contre l'abstention, pressentie comme la future grande gagnante des élections européennes du 7 juin, l'appel au vote de Gilbert Montagné, secrétaire général au handicap du parti majoritaire. Apparemment, la situation est trop grave pour qu'on tienne rigueur plus longtemps à l'auteur d'"On va s'aimer", qui avait dénoncé la "cécité psychologique" de l'industrie du disque avant même le début de l'examen d'Hadopi à l'Assemblée... Européennes : l'UMP se met au lip dubPosté par Edouard le 29.05.09 à 11:15 | tags : web-campagne, ump, les verts, élections européennes 2009, politique 2.0
Le clip officiel de campagne l'UMP pour les élections européennes met en scène un discours de Xavier Bertrand repris en play back par une foule de militants-figurants. Attention, instant kitch.
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Phénomène qu'on pensait enterré au cimetière des buzz éphémères du web, le lip dub (littéralement "lèvre-doublage) a été ressuscité par les partis politiques à l'occasion des élections européennes 2009. Initiateur de ce retour du playback corporate, la liste Europe-écologie a suscité un certain engouement en invitant les 10 000 signataires de son appel à participer à un lip dub géant sur la chanson "La crise" de L'Homme Parle. On pouvait notamment y voir Daniel Cohn-Bendit, Eva Joly et José Bové se prêter au jeu. L'idée a visiblement séduit l'UMP, qui a donc elle aussi succombé au lip dub pour le lancement de sa campagne officielle. Sauf qu'au lieu de doubler une chanson illustrant le programme maison, les militants ont dû se contenter de faire le playback d'un texte lu par Xavier Bertrand, qui ouvre et ferme la vidéo. Ou comment sombrer dans le pathétique en voulant la jouer fun, mais sans aller jusqu'au bout. Faux électeurs : Tiberi fait durer le plaisir
Douze ans après la première plainte déposée par l'écologiste Yves Frémion-Danet et la socialiste Lyne Cohen-Solal, Jean Tiberi et son épouse Xavière ont finalement été sanctionnés par la justice. Un soulagement pour les opposants du couple qui désespéraient de voir un jour le dossier aboutir, même si on peut juger la punition un peu légère pour un élu reconnu coupable d'avoir porté "atteinte à la sincérité d'un vote par manœuvres frauduleuses entre 1994 et 1997", dixit le tribunal.
Toujours est-il que le feuilleton ne livrera pas tout de suite son épilogue, puisque l'accusé a d'ores et déjà annoncé qu'il ferait appel du jugement, repoussant un peu plus l'heure de passer la main. Tiberi pourra donc encore profiter du confort de la mairie du Ve, et maintenir une ligne de défense qui repose sur une dénégation totale de faits évidents. "Ce sont des suppositions, supputations, interprétations, dont des déclarations de prévenus", a-t-il répété sur Europe 1, n'hésitant pas à se déclarer "choqué" par sa condamnation. Condamné à rien du tout, Julien Coupat devrait lui être libéré ce jeudi après six mois de détention. Cherchez l'erreur... Sabine Herold dénonce le couple Sarko-Besancenot dans Le bouffon du roi
Sur le forum société : Débat Besancenot est-il le bouffon de Sarko ? A la lecture du Bouffon du Roi, difficile de savoir si c'est contre le chef du NPA ou le chef de l'Etat que Sabine Herold est la plus remontée. Selon elle, le duo est inséparable, le discours hygiéniste et sécuritaire de l'un n'allant pas sans l'appel à la révolution de l'autre. "Olivier besancenot divise le PS en le poussant à le suivre dans un course à l'échallote toujours plus à gauche, et du coup il se ringardise", afirme la jeune femme. "Besancenot divise également le mouvement syndical, ce qui est extrèmement important pour Nicolas Sarkozy".
Internet à l'Assemblée, c'est pour quand ?Thierry Mariani, le député UMP qui avait donné un coup de frein aux free party, a déposé lundi un nouvel amendement qu'il défendra dans le cadre du projet de réforme du règlement de l'Assemblée Nationale en discussion cette semaine. L'empêcheur de jumper veut donner la possibilité aux parlementaires de se connecter à internet durant les sessions parlementaires. Détail de l'argumentaire. ![]() Tel un premier pas vers le progrès, Bernard Accoyer, président de l'Assemblée, autorisait en 2008 les députés à utiliser un ordinateur portable dans l'hémicycle. Mais, jusqu'à maintenant, ils ne pouvaient pas surfer sur le web. A juste titre, Mariani "souhaite que l'Assemblée fasse un pas supplémentaire dans la modernité". Par un souci d'égalité, il faut noter qu'en France de "nombreuses assemblées municipales, départementales et régionales ainsi que la plupart des parlements européens" sont déjà connectés à la toile.
Ainsi, Mariani veut "faciliter l'information en temps réel des députés et la communication avec leurs collaborateurs". Surtout, en un temps où le développement durable et l'écologie sont enfin politiquement "in", internet permettra de réduire la consommation de papier qui n'a cessée de croitre. Pour finir son plaidoyer connecté, il assène une chute mortelle : "la France ne doit pas être le dernier pays avec le Bhoutan à être privé d'internet".
Si ces arguments de travail sont tout à fait recevables, ne se cache-t-il pas derrière la volonté de pouvoir surfer en glandant dans l'hémicycle ? Une avancée technologique qui pourrait au pasage enrayer l'absentéisme en rendant plus supportables les longues sessions parlementaire. L'UMP pirate MGMT et se divise sur Hadopi A la veille du nouvel examen de la loi Hadopi à l'Assemblée, l'UMP est jugé coupable de contrefaçon. Son crime ? Avoir diffusé "Kids" de MGMT lors de la Convention nationale du parti le 24 janvier dernier. Le verdict ? 30.000€ d'amendes... et une contradiction de plus pour les défenseurs du droit d'auteur.
L'UMP a évité le pire ce mardi 28 avril, en acceptant de payer 30.000€ de dédommagement au groupe américain MGMT pour "contrefaçon". Marianne2 rappelle que le parti risquait un procès au pénal pour contrefaçon, un délit puni de 3 ans de prison et 300 000€ d'amende. Il faut dire que l'UMP avait fait preuve de coopération, comme un gosse qui se fait piquer la main dans le sac : "L'UMP a réagi immédiatement à partir du moment où elle a été informée qu'il y avait un problème sur la vidéo mise en ligne. C'est la meilleure preuve que nous sommes attachés aux droits d'auteurs", déclarait dès février Frédéric Lefebvre sur Le Post. Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais. Un bel exemple de pédagogie alors que demain Hadopi est de nouveau examiné à l'Assemblée.
Un débat parlementaire où les députés du parti pirate sont appelés à être "extrêmement présents" par Roger Karoutchi et le président du groupe UMP à l'Assemblée, Jean-François Copé. Nul doute que les trublions anti-Hadopi, Jean-Pierre Brard en tête de liste, sauront rappeler cet épisode peu glorieux à tout l'hémicycle. En face, Jean-François Copé prévient : "il y aura un débat physique. Les socialistes doivent savoir qu'ils me trouveront très déterminé".
Un message qu'il devrait aussi envoyer au groupe UMP qu'il préside. Trois députés UMP - Christian Vanneste, Alain Suguenot et Lionel Tardy - ont en effet signé un texte commun affirmant qu'il est "urgent (...) d'ajourner une loi déjà obsolète avant d'être votée, et de réfléchir collectivement aux moyens qu'offre le marché afin de mieux rémunérer la création et de ne plus opposer créateurs et internautes". L'examen de la loi Hadopi se poursuivra du 4 au 7 mai, le vote solennel étant programmé le 12 mai dans l'après-midi.
A lire sur Flu: Européennes : L'UMP craint le vote sanctionPosté par Edouard le 23.04.09 à 13:24 | tags : web-campagne, europe, campagne electorale, élections européennes 2009, ump
C'est en tout cas ce qu'espèrent Frédéric Lefebvre et ses camarades. Dans une vidéo publiée cette semaine sur le compte dailymotion de l'UMP, son porte-parole martèle que le parti majoritaire est "la seule formation politique qui roule pour l'Europe". "On ne veut pas que le débat européen soit pris en otage par les uns ou par les autres parce qu'on voit bien que derrière ses arrière-pensées, il y a la volonté d'attaquer Nicolas Sarkozy", prévient Lefebvre lors de la présentation de la caravane pour l'Europe de l'UMP qui va sillonner la France.
Alors que les Français ont voté majoritairement non (54,68%) lors du référendum sur la Constitution Européenne, en 2005, il va en effet être compliqué de mobiliser les électeurs sur des questions traitant uniquement de l'avenir de l'UE. Et la crainte d'un vote anti-Sarko est bien réelle. D'autant que le chef de l'Etat ne garde pas un très bon souvenir de cette élection. En 1999, il avait mené la liste RPR à la déroute (3e avec 12,82 % des suffrages), obtenant même un résultat inférieur à celle menée par Charles Pasqua et Philippe de Villiers (13,05 %), avant d'entamer une traversée du désert de trois ans. Selon les derniers sondages, l'UMP conserve une légère avance sur le PS pour le vote du 7 juin.
Pour les partis d'opposition, difficile de résister à la tentation du vote sanction. Grosse ficelle que n'a pas manqué de tirer Benoît Hamon dès le 14 avril dernier sur Europe 1 : "Ce que nous n'avons pas pu obtenir par la mobilisation sociale, eh bien il faut essayer de l'arracher par les urnes". Comme d'habitude, l'Europe risque d'être la grande perdante du débat, victime des querelles partisanes et nationales. Et il n'y a pas de quoi s'en réjouir. Le Frédéric Lefebvre Comedy Club
Nos confrères de 20 Minutes s'y sont mis également, cherchant à comprendre d'où l'ancien lobbyiste pouvait bien tirer toute son inspiration. Analyse appuyée d'une petite vidéo best of qui reprend quelques sorties savoureuses du successeur d'André Santini. Action : En bonus, le débat houleux qui opposait hier sur France Inter Laurent Joffrin de Libération et Frédéric Lefebvre, qui a qualifié récemment le quotidien de "tract" : Royal : l'excuse de trop ?
- "Il y a quelques mois je disais que Ségolène Royal avait besoin d'une aide psychologique, honnêtement je ne me trompais pas." (Lefebvre) - "Elle devrait comprendre combien elle se ridiculise et déshonore notre pays en se flagellant ainsi chaque semaine sur la scène internationale pour des fautes imaginaires." (Jégo)
Problème, si Benoît Hamon a dénoncé les attaques "machistes" émanant de la majorité, Ségolène Royal ne croule pas sous les soutiens de gauche depuis qu'elle a fait part, samedi, de la lettre d'excuse dont elle s'est fendue à l'attention du Premier Ministre espagnol. Les pontes du PS qui l'avaient défendue après Dakar se sont cette fois plutôt désolidarisés de sa prise de position. Pis, Jean-Marc Ayrault a reconnu que les propos de Sarkozy ("Zapatero n'est peut-être pas très intelligent") étaient "plutôt une prise à revers pour tacler les socialistes français", en l'occurrence Lionel Jospin. Jack Lang a lui critiqué ouvertement la sortie "démesurée, disproportionnée et surtout inadéquate" de la socialiste : "J'ai envie de dire à nos amis espagnols : excusez-la, pardonnez lui !"
En résumé, Royal est donc parvenue à redonner un semblant de cohésion à la droite, à s'isoler de nouveau au sein du PS, et à détourner les médias français des vraies polémiques suscitées par les commentaires de Nicolas Sarkozy (notamment sur Angela Merkel et Barack Obama) dans la presse internationale. Reste une question : arrivera-t-elle à se le pardonner ? Guerre des chiffres autour du découpage électoral Le nouveau projet de découpage électoral est tout ce qu'il y a de plus "neutre": sur 33 circonscriptions supprimées, 23 étaient détenues par le PS. Sur les 33 nouvelles, 24 iront à la droite...
"Le futur se construit aujourd'hui". Un adage apprécié par la majorité parlementaire, laquelle s'assure déjà de sa victoire aux législatives de 2012.
Cette guerre des chiffres n'aurait pas dû avoir lieu, assure Alain Marleix, mais la fuite s'est produite. Et le Monde l'a répandue. Martine Aubry, d'ordinaire si discrète, se dit même prête à déposer un recours devant le Conseil d'Etat et le Conseil Consitutionnel. La première dame du PS a en tête quelques notions de base en calcul: si on supprime 33 circonscriptions, 33 autres sont crées pour garder le même total de 577. Or, sur les 33 nouvelles circonscriptions, elle affirme que 9 sont promises à la gauche contre 24 à droite. Un déséquilibre orchestré en haut lieu selon le président du Conseil Constitutionnel. Une mauvaise nomination de Nicolas Sarkozy, et ce genre d'erreurs devient plausible estime Jean-Louis Debré, cité par le Canard Enchaîné (15/04): "Regardez ce qu'il a osé faire. Nommer Yves Guéna, un homme de 86 ans et pas très en forme, à la tête de la Commission de découpage électoral. C'est un scandale, on est quand même pas en Union Soviétique !" Hadopi : Copé part en guerre contre l'absentéisme parlementaireInvité de RTL ce mercredi matin, le président du groupe UMP à l'Assemblée Nationale, tancé par Sarko, veut contraindre les députés à rester au Palais Bourbon du mardi au jeudi. ![]() Cible du courroux présidentiel après le rejet de la loi "Création et Internet", Jean-François Copé a fait, comme son collègue Roger Karoutchi, acte de contrition. Interviewé par Jean-Michel Apathie, l'ambitieux quadra n'ira toutefois pas jusqu'à proposer sa démission à Nicolas Sarkozy, même s'il s'est senti "furax" contre lui-même. L'échec du vote d'Hadopi, qui doit repasser devant les députés le 28 avril, c'est d'abord un "mauvais petit coup de l'opposition".
"Nous étions majoritaires toute la matinée et jusqu'à trois minutes du vote. Les procédures sont tellement longues que dans la dernière ligne droite d'un texte où il n'ya plus d'aspérité , on a quelques députés d'un côté et de l'autre qui finalisent le texte", a justifié Copé, qui reconnaît qu'il était dans son bureau à l'heure du comptage des soldats.
Déjà fatigués par les méthodes de l'Elysée, qui a une drôle de façon de "revaloriser le Parlement", les députés de la majorité seront sans doute ravis de se voir désormais assigner à l'Assemblée trois jours par semaine, sous peine de sanctions financières. Copé, qui doit organiser une réunion avec ses camarades, estime en effet que "les députés que nous sommes doivent être dans leur circonscription vendredi, samedi, dimanche, lundi. Et à Paris le mardi, mercredi, jeudi. Nous allons réorganiser le travail en conséquence."
Quant à savoir si la désertion des troupes UMP ne serait pas dû à un rejet d'Hadopi, notamment après que la comission paritaire eu rétabli le principe de la "double peine", prévoyant qu'un internaute sanctionné continue à payer son abonnement internet suspendu, pourtant abrogé à l'unanimité en première lecture ? Ce n'est apparemment pas une piste envisagée en haut lieu... Jean-François sur RTL : Royal, toujours seule face à Sarkozy
Bien sûr, le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre n'a pas eu de telles réticences : "De Chine à Dakar, en passant par Washington, Mme Royal ridiculise notre pays, par son attitude et ses sorties iconoclastes".
Au-delà du fond, la réussite de Royal a surtout été de fédérer une nouvelle fois les personnalités du PS autour de sa position, comme elle l'avait fait ce week-end en légitimant les séquestrations de dirigeants par des salariés "fragilisés, piétinés et méprisés". Benoît Hamon, Pierre Moscovici et Vincent Peillon ont ainsi salué sans restrictions sa sortie sénégalaise.
"Dès qu'elle s'exprime elle est entendue, finalement qu'il y ait encore des gens de gauche qui puissent être entendus, je m'en félicite", a même commenté Peillon. Quasi inexistante dans les médias - même son récent passage chez Drucker n'a pas déchaîné les foules - Martine Aubry, qui est rappelons-le LA patronne du PS, peut méditer là-dessus.
Le discours prononcé par Nicolas Sarkozy à Dakar en 2007 : La Googléducation selon Xavier DarcosE-ducation ou promotion ? Cherche net, le projet éducatif 2.0 lancé mardi par Xavier Darcos, le ministre de l'éducation, tangue entre les deux, avec un certain penchant pour la publicité de Google France, sponsor de l'opération.
L'idée est ludique, presque brillante : partir à la chasse au trésor sur le net en résolvant 10 énigmes sur le thème du développement durable. Les élèves de 6ème et 5ème sont sensibilisés par ce biais à la vérification des informations, à la protection du droit d'auteur et aux normes de sécurités sur Internet. De quoi rassurer les parents d'élèves qui n'ont pas le temps d'apprendre à leurs mioches à séparer le bon grain de l'ivraie sur la toile. ![]() Aussi rassurant qu'un grand frère, l'ami Google France accompagnera vos enfants dans leurs recherches, tout en garantissant leur sécurité : "quand vous utilisez Google avec votre enfant, cliquez sur la page recherche avancée située sur la page d'accueil Google.fr (...)". Ajoutez à cela que Google est présent dans 20 des 21 pages du kit pédagogique délivré aux professeurs sur le site du jeu-concours et vous aurez la réponse à la question du début de l'article.
Le collégien googlisé doit devenir un "créateur de contenu responsable". Le but? créer un blog collectif en s'aidant de Google map pour créer sa carte géographique et de Google Document pour sa rédaction. On se demande si un moteur de recherche qui contrôle déjà 60% du trafic Internet en France selon le blog Betapolitique avait besoin d'une telle promotion chez les futures générations de consommateurs. Thierry Morin : l'ultime parachute doré ?
Exploit. Il a réussit à choquer la patronne des patrons. Laurence Parisot dénonce "le comportement d'un dirigeant qui piétine ainsi l'intérêt général de son entreprise, qui méprise ses salariés, qui bafoue ses patrons de PME(...) et qui foule au pied notre code de gouvernance". La leader du MEDEF aura peut-être noté que Thierry Morin quitte Valeo, sous-traitant de Renault, en pleine crise du secteur automobile : 5.000 salariés vont être licenciés, dont 1.600 en France.
Dans le même temps, les dirigeants de la Société Générale ont eux poliment accepté de renoncer à leurs stock-options (le président Daniel Bouton devait toucher 70.000 stock-options, le directeur général Frédéric Oudéa 150.000 et les deux directeurs généraux délégués 50.000 chacun) en échange du soutien financier du gouvernement.
Vers une loi sur les parachutes dorés La subtilité n'a pas échappé au conseil d'administration de Veola. Si le gouvernement a fait plier Daniel Bouton et ses comparses, c'est qu'ils bénéficient d'une avance d' 1,7 milliards d'euros de l'Etat: "le Conseil rappelle que, contrairement à ce qui a pu être indiqué, Valeo n'a pas reçu d'aide de l'Etat".
Légiférer sur les parachutes dorés ? Un moyen de "moraliser le capitalisme" selon les termes de Nicolas Sarkozy. Le progrès social pourrait donc venir de l'UMP. Ce dimanche, son porte-parole Fredéric Lefebvre a prié le syndicat patronal de contrôler la gloutonnerie de ses membres: "Le Medef ne veut pas réagir (...) Comme il n'y a ni le désir ni les moyens, on va nous leur donner les moyens et on va légiférer". Régionales 2010: Pécresse adoubée, Karoutchi groggyDans la course aux régionales 2010, Valérie Pécresse met Roger Karoutchi KO en Ile-de-France, mais l'appelle à rejoindre son équipe.
Résultat sans équivoque : 60% de voix pour la ministre de l'enseignement supérieur décomptées hier. Même dans son fief des Hauts de Seine, Roger Karoutchi n'a pas été soutenu. ![]() De parole de spécialiste, sa défaite tient au manque de confiance des militants, malgré sa reconquête médiatique tardive.
L'étrange destin de Pierre Lellouche, le M. Afghanistan du gouvernementEloigné des postes à responsabilités depuis l'élection de Nicolas Sarkozy, le député UMP de Paris sort du placard pour devenir le représentant spécial de la France pour l'Afghanistan et le Pakistan au ministère des Affaires étrangères. Petite consolation pour un politique qui est passé à côté de sa carrière.
![]() Cocu mais content
Malgré son passif de tombeur de DSK à Sarcelles, en 1997, Lellouche se planta aussi dans la course à la Mairie de Paris. Ecarté dès le premier tour des primaires UMP, il se casse ensuite les dents dans le VIIIe arrondissement du sortant François Lebel. Encore lui restait-il son siège de député de la quatrième circonscription de Paris pour ne pas totalement sombrer dans la dépression.
Le Holbrooke de Sarko
Atlantiste assumé, rodé à la mécanique de l'Otan et spécialiste de la région (il a remis en octobre dernier un rapport parlementaire sur la guerre en Afghanistan), Lellouche a (malheureusement ?) pour lui le profil de l'emploi. Placard ou dernier espoir de briguer un poste à haute responsabilité ? L'avenir nous dira s'il a encore le droit de rêver.
Illustration Sipa : Pierre Lellouche en compagnie de Bernard Kouchner lors de sa conférence de presse de présentation. Lefebvre dénonce la bêtise de la relance par la consommationPosté par Edouard le 26.02.09 à 11:41 | tags : chiffres, gouvernement, crise financière, chomage, ump
Alors que 90.200 nouveaux demandeurs d'emplois ont été enregistrés au mois de janvier, le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre assure ce matin que "les chiffres du chômage et de la consommation à la hausse valident l'action du gouvernement". Une méthode coué qui ne semble pas convaincre les Français.
Si le secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez a pris son air le plus grave pour annoncer dès mercredi soir que la France rentrait "dans une phase où on va avoir des chiffres comme ça sur plusieurs mois", Lefebvre a donc misé sur une communication plus agressive pour commenter la hausse du chômage. Invité ce matin sur France Info, le troll de l'UMP n'a rien concédé, défendant au contraire la décision du gouvernement de "tout miser sur l'investissement, l'activité et l'emploi, tout en prenant des dispositifs pour les gens les plus fragiles victimes de la crise".
La "bêtise" du PS Toujours aussi diplomate, le porte-parole a au passage fustigé la "bêtise" des mesures avancées par l'opposition comme la baisse d'un point de la TVA : "Les propositions de Martine Aubry et du parti socialiste, c'est à dire ce fameux changement de politique, faire la relance par la consommation, c'est tout simplement stupide et pas adapté à la situation". Concernant son étrange parallèle entre la hausse du chômage et la bonne politique du gouvernement, il a précisé "qu'on savait que la crise aurait des conséquences douloureuses pour les Français et pour l'emploi", prenant l'exemple de l'Espagne ou l'Angleterre, pour qui "ça va encore plus mal". La prochaine fois, il pourra aussi évoquer la situation en Haïti pour démontrer qu'on n'est finalement pas si mal lotis. Les Français ont eux l'air sceptique quant aux effets de l'action gouvernementale. Selon le dernier baromètre BVA-Orange-L'Express-France Inter, ils seraient 65 % à estimer que celle-ci n'aura pas d'impact (37 %), voire un impact négatif (28 %) sur la situation de l'emploi.
L'intervention de Frédéric Lefebvre sur France Info, très en forme dès la première minute : L’UMP pirate la musique de MGMT"Kids", l'un des titres du groupe de rock psychédélique MGMT, a été illégalement utilisé et diffusé par l'UMP.
La boulette s'est produite le 24 janvier lors du Conseil national de l'UMP et dans le cadre d'un déplacement en province de son secrétaire général, Xavier Bertrand. Cette vidéo tournée par Rue 89 au cours de ce fameux Conseil national apporte la preuve de l'infraction. Une gaffe majestueuse car l'incident éclate médiatiquement à quelques jours de l'examen par les députés du projet de loi "Création et Internet", le 4 mars prochain, à l'Assemblée nationale. Pour ne pas s'enfoncer et surtout discréditer le travail de la ministre de la Culture, Christine Albanel, l'UMP s'est empressée de payer à la SACEM les droits d'auteur du groupe et a retiré la vidéo de ses sites internet. Un peu tard tout de même pour enrayer la polémique. ![]() |
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