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La politique c'est la continuation de la guerre par d'autres moyens.

PS : Georges Frêche réintégré par Royal ?

Posté par Edouard le 10.11.08 à 17:31 | tags : citation, ps, stratégie
Interrogé par une caméra de Dimanche Plus, l'émission politique de Canal Plus, venue couvrir une visite de Ségolène Royal à Montpellier, le volubile Georges Frêche n'a pu s'empêcher de "vendre la mèche". Selon le président du conseil régional de Languedoc-Roussillon, il aurait en effet négocié son soutien à la motion Royal, arrivée en tête du vote des militants, contre sa réintégration au sein du Parti Socialiste.

Ségolène Royal et son vieil ami Georges Frèche, à Montpellier le 3 novembre 2008 (crédit : Sipa)

"Si Ségolène Royal gagne, je serais réintégré. Si Lionel Jospin et ses amis (les motions Delanöe et Aubry) gagnent je ne serais pas réintégré déclare sans ambages le controversé Frêche, exclu du PS pour deux ans en janvier 2007 suite à ses propos tenus sur la présence trop massive de joueurs noirs en équipe de France de football : "Dans cette équipe il y a neuf Blacks sur onze. La normalité serait qu'il y en ait trois ou quatre. Ce serait le reflet de la société. Mais là, s'il y en a autant, c'est parce que les Blancs sont nuls. J'ai honte pour ce pays. Bientôt, il y aura onze Blacks. Quand je vois certaines équipes de foot, ça me fait de la peine."

Egalement à l'origine d'une polémique concernant les harkis (il avait traité des membres d'une association représentant les harkis de "sous-hommes"), pour laquelle il avait été toutefois relaxé en appel, Frèche est un personnage encombrant, mais n'en reste pas moins un baron incontournable qui fait la pluie et le beau temps dans sa région. Prise le doigt dans la pot de confiture, Royal n'a ni confirmé ni démenti l'information, se contentant de déclarer un brin gênée : "On ne sait pas ce que les militants vont décider. C'est pas le sujet d'aujourd'hui. Mais à votre avis, vous croyez que c'est ma façon de procéder ?"

En attendant, c'est donc l'ancienne candidate PS aux présidentielles 2007 qui est sortie légèrement gagnante (29,59%) de la consultation des militants socialistes mais va devoir négocier avec les motions Delanöe (25,35%) et Aubry (24,67%) pour établir une majorité. Elle devrait annoncer avant le Congrès de Reims, qui démarre jeudi, si elle brigue elle-même la candidature au poste de Secrétaire Général ou si elle laisse la responsabilité à un des ses deux lieutenants, Vincent Peillon et Julien Dray. Le premier étant soupçonné de vouloir la doubler en vue de 2012. Le second jugé un peu faible pour tenir la baraque d'ici à la prochaine échéance présidentielle.

L'extrait de Dimanche Plus :



Sarkozy, Delanoë et l'art de se taire

Posté par Easywriter le 23.11.07 à 12:46 | tags : décryptage, grèves, président de la république, stratégie

 

"Quiconque ne sait pas se taire est indigne de gouverner" disait Fénelon dans les aventures de Télémaque.
Certains s'étonnent que le maire de Paris ne soit pas plus disert sur les grèves. Bertrand Delanoë est, comme Nicolas Sarkozy, conscient qu'il n'y a que des coups à prendre dans une telle crise dont il vaut mieux attendre l'issue. Les deux hommes, qui ont l'air de s'apprécier, partagent un ego démesuré, un habile sens de la communication et la foi totale en leur destinée. Et c'est pourquoi ils utilisent aujourd'hui la même stratégie.

Le président attend de pouvoir rebondir dans un contexte politique dégagé : il convient donc d'attendre non seulement que le conflit soit terminé mais que la dramaturgie médiatique ait besoin d'un nouvel événement. Pourquoi se risquer au frontal alors qu'on en est même pas encore à sacrifier une Tour ni même un cavalier.

Le maire de Paris ne tient pas à voir son image associée à celle d'une ville paralysée, qui saurait l'en blâmer ?
En plus, se risquer dans le débat finirait fatalement par voir arriver sur le tapis la douloureuse question du métro parisien, parent pauvre de la politique de développement des transports de la Ville de Paris. Qu'irait-il faire dans cette galère ?







Devedjian a trouvé l'ouverture

Posté par Easywriter le 02.08.07 à 14:43 | tags : citation, municipales 2008, stratégie, ump

 

"Je suis pour aller très loin dans l'ouverture (...), très loin, y compris jusqu'aux 'sarkozystes', c'est dire !" . Conseil de l'UMP, le 14 mai dernier, quelques jours avant la formation du premier gouvernement Fillon

" « Nous souhaitons élargir sans cesse la majorité présidentielle. La politique d'ouverture, c'est une politique de réconciliation des Français, elle n'a pas de limite. » Le Monde du 31 juillet, à propos des municipales de 2008

Avec la première phrase il avait obtenu un prix Press Club de l'humour politique. Avec cette nouvelle fulgurance, Patrick Devedjian en mérite bien un deuxième.




Parti d'opposition, CT ok, cherche repreneur

Posté par Easywriter le 19.06.07 à 15:45 | tags : décryptage, ps, stratégie
Sous prétexte de faire de la place aux figures montantes du PS, Dominique Strauss-Kahn a affirmé, en marge de son entretien avec Jean-Michel Apathie sur RTL, vouloir abandonner ses responsabilités au sein du bureau national du parti.
Selon les propos rapportés par Apathie sur son blog, DSK estimerait en gros que la bureaucratie socialiste n'a pas beaucoup d'intérêt et que le renouveau politique se fera avec les idées et ceux qui en ont. Se mettre en retrait de l'appareil au moment où les organes de direction du parti socialiste vont connaître des heures difficiles n'est pas idiot. Le député du Val d'Oise sera beaucoup plus libre de ses mouvements pour tenter d'imposer son socialisme du réel qui pour l'instant reste un concept assez flou. Il a suffisamment de cadres acquis à sa cause au sein du parti pour se permettre un peu de recul hiérarchique et travailler à une refondation idéologique de fond.
François Hollande qui entend rester à la tête du PS jusqu'aux municipales de 2008 va désormais concentrer seul la responsabilité du bilan de ces cinq dernières années qui n'est certes pas brillant.
En voulant travailler l'image de celui qui a initié la refondation, il s'expose à de sévères critiques sur le fond mais personne ne lui dispute sa place : même les plus "inspirés" comme Manuel Valls ne propose au mieux qu'une direction collégiale. Bertrand Delanoë a déjà la tête dans les nuages municipales et dément toute ambition manageriale.
Pour l'heure le parti est surtout perçu comme un boulet, Ségolène Royal en avait d'ailleurs fait peu de cas durant sa propre campagne. En annonçant sa séparation avec Hollande elle se libère un peu plus d'une structure avec laquelle tout le monde veut rompre.
Certains (Hollande donc) pour créer une UMP de gauche ( que nous avions évoqué en février); d'autres pour imaginer un parti plus radical sur le modèle du Linke allemand (lire un article sur la question). C'est le cas de Jean-Luc Mélenchon. Personne en tout cas ne veut être vu pour l'instant à la tête d'un parti qui menace d'imploser et risquer d'être le chef d'une refondation qui pourrait s'achever dans l'éclatement pur et simple.




Laurent Fabius artisan du rebond socialiste

Posté par Easywriter le 18.06.07 à 10:53 | tags : décryptage, legislatives, second tour, stratégie

"Il y a 40 députés qui peuvent te remercier", lançait hier soir à l'adresse de Laurent Fabius sur le plateau de France 2 le sénateur Jean-Luc Mélenchon. Et le député de Seine-Maritime a effectivement réussi un joli coup dimancher dernier sur ce même plateau télévisé, en questionnant frontalement le ministre de l'économie Jean-Louis Borloo sur la TVA sociale. Surpris Borloo a préféré expliquer honnêtement que le projet n'avait jamais été un secret plutôt que de botter en touche.
Résultat , comme nous l'avions indiqué la semaine dernière, l'opposition a trouvé un second souffle, en nourissant sa crainte de la concentration des pouvoirs d'une tactique portée sur le risque de la casse sociale ( moins d'impôts pour les riches, hausse de la TVA pour tous).
En refusant de donner un coup de pouce au SMIC et en paraissant un rien gêné aux entournures par la polémique, le gouvernement a perdu quelques points de confiance et quelques sièges. Laurent Fabius est clairement l'artisan de ce rééquilibrage ce qui devrait donner du poids à son courant qui pèserait environ 50 députés à l'intérieur du groupe socialiste.




L'UMP royale avec Bayrou

Posté par Easywriter le 12.06.07 à 11:28 | tags : décryptage, elections, legislatives, stratégie

Alors que Ségolène Royal a réitéré ses tentatives de rapprochement avec François Bayrou, l'UMP se la joue grand seigneur. Le parti de la majorité a en effet décidé de retirer son candidat, Jean-Pierre Mariné dans la deuxième circonscription des Pyrénées Atlantiques. Le Béarnais risquait une triangulaire avec la socialiste Marie-Pierre Cabanne. "
C'est un geste. Il n'y a pas de discussion, pas de compromission, il n'y a pas de négociation. C'est un geste que l'UMP souhaite faire à l'égard de François Bayrou"
, a expliqué Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille et président délégué de l'UMP.

Et pour cause : non seulement l'UMP n'a pas besoin du Modem pour faire élire ses députés - franchement 434 sièges ou 438.. - mais en plus la manoeuvre est surtout destinée à contrecarrer les manoeuvres socialistes, dont les négociations éventuelles sont désormais compromises : impossible de trouver un accord avec un homme qui a le soutien même involontaire de la majorité. Ce n'est que le début : certains de mes informateurs bien placés ( France Info) laissaient entendre ce matin qu'un membre du parti radical de gauche (PRG), Christiane Taubira ou plus surement Jean-Michel Baylet pourrait obtenir un secrétariat d'Etat. Or les radicaux ont un accord avec les socialistes pour les législatives ( voir l'explication ici). Bayrou lui passe durablement pour un pantin ce qui pourra toujours servir en 2012. Joli coup.

Mise à jour 13 H 07 : c'est encore plus beau que prévu : l'UMP appellera à ne pas voter pour le Front national dans la 14e circonscription du Pas-de-Calais, où Marine Le Pen, arrivée en seconde position (24,47%) sera opposée dimanche au sortant PS, Albert Facon (28,24%).




La hausse de la TVA fera t-elle grimper le score socialiste ?

Posté par Easywriter le 11.06.07 à 13:22 | tags : elections, legislatives, ps, stratégie

Laurent Fabius a l'air de rien peut-être réussi un joli coup dimanche soir sur le plateau de France 2. En demandant au ministre de l'économie Jean-Louis Borloo s'il était en mesure de promettre une non augmentation de la TVA, le socialiste a donné un bel argument de campagne à la gauche.
Borloo a botté en touche avec peu d'adresse,expliquant qu'en effet l'idée d'une TVA sociale n'était pas à exclure et que le candidat Nicolas Sarkozy ne s'en était jamais caché. Borloo a raison mais l'augmentation potentielle de la TVA pour compenser les allégements fiscaux n'a pas été un thème de campagne claironné et il n'est pas sur que les électeurs aient imaginé une augmentation jusqu'ici.
Julien Dray dès hier soir, Ségolène Royal de nouveau ce matin ont donc martelé l'injustice qui consistait à faire casquer à tout le monde les cadeaux faits à quelques-uns. S'ils parviennent à articuler un discours clair et non pleurnichard autour de la justice sociale plutôt que de conspuer la concentration des pouvoirs, les socialistes peuvent peut-être améliorer leur score au second tour.

La majorité n'est d'ailleurs pas sur ce point plus à l'aise ce matin qu'elle ne l'était hier soir. Eric Woerth a indiqué qu'elle n'était pas à l'ordre du jour mais c'est aussi lui qui avait indiqué avant d'être démenti par le président lui-même que la déduction des intérêts d'emprunts ne couraient que pour les prêts réalisés après le 06 mai 2007. Alain Juppé a lui été un peu moins clair " Nicolas Sarkozy se dit ouvert à une réflexion sur ce qu'on appelle la TVA sociale. Comment alléger un certain nombre de cotisations qui pèsent sur le travail et les transférer éventuellement, je dis bien éventuellement, sur une TVA sociale".




Toutes les balles au centre

Posté par Easywriter le 24.05.07 à 11:49 | tags : décryptage, legislatives, modem, ps, stratégie, udf, ump

Si Nicolas Sarkozy a gagné les élections au terme d'une campagne très à droite, il assure désormais ses positions en neutralisant le centre.

Politiquement d'abord, le gouvernement ne communiquant pas autre chose que sa volonté de concertation et son souci d'un pragmatisme non partisan soit les deux axes principauxde la campagne de François Bayrou. Le discours d'ouverture de Bayrou prend un sérieux coup de vieux avec la nomination de Hervé Morin au Ministère de la Défense et de quelques égarés de gauche à des postes subalternes.

Stratégiquement ensuite en encourageant la création d'un nouveau centre, celui des anciens bédouins de Bayrou désormais sédentarisés dans le sarkozysme le plus décomplexé. Les 22 parlementaires, menés par Morin, présenteront 85 candidats et obtiendront probablement un groupe d'une trentaine de têtes à l'assemblée. Une opération menée tambour battant, Morin ayant même d'après le Canard Enchaîné envoyé au feu sa femme, son atachée de presse et même son chauffeur !
Le Mouvement démocrate risque malgré son audience de ne pas avoir de groupe (20 députés minimum), ce qui le privera de financement public comme de tribune politique - auquel cas bon courage pour 2012....

Stratégiquement toujours, en favorisant le rapprochement des radicaux valoisiens de Jean-Louis Borloo avec le PRG de Jean-Michel Baylet, ce dernier étant lié au parti socialiste par un accord national qui a bien failli capoter dans la foulée. Si l'opération (ajournée jusqu'à l'issue du scrutin) aboutit, le nouveau centre et les nouveaux radicaux occuperont tout l'espace politique déjà étroit dans lequel Bayrou évoluait. Bayrou que Sarkozy aurait affirmé vouloir "définitivement dessouder". Et qui a désormais autant intérêt que els socialistes à mettre en place une alliance de centre gauche.

 

A noter : dès 20 H le 10 juin les résultats du premier tour des législatives
             dès 20H le 17 juin les résultats du second tour des législatives 

 




Royal tente son va-tout

Posté par Moonlight le 04.05.07 à 13:41 | tags : présidentielles 2007, second tour, stratégie
Ségolène Royal abat ses dernières cartes contre Nicolas Sarkozy et enfonce le clou sur le caractère inquiétant du candidat et ses liens avec les groupes financiers.
La stratégie projet contre projet semble abandonnée et la candidate puise ses arguments dans la critique personnel de Sarkozy. Elle prédit un mouvement de violence en cas d'élection de son rival et utilise la technique du TSS jusqu'au bout en se posant en candidate d'une France apaisée contre une France divisée.
Nicolas Sarkozy est un personnage qui suscite des réactions passionnées que l'on soit pour ou contre lui, mais mettre en avant de possibles émeutes est en quelque sorte légitimer des actions anti démocratique. Dans l'hypothèse ou Nicolas Sarkozy l'emporte dimanche une partie des électeurs sera extrêmement déçu et c'est leur droit le plus complet mais dans tous les cas c'est la majorité qui aura parlé. De plus François Bayrou a littéralement épuisé le thème de la critique des médias dominants à la botte de Nicolas Sarkozy, et même si les amitiés du candidat de l'UMP pour Martin Bouygues et Arnaud Lagardère sont connues, à deux jours du second tour, on est en droit d'attendre du PS qu'il trouve des points d'attaques basés sur les désaccords avec le programme de l'UMP plutôt que de réchauffer une vielle dialectique qui renforce Sarkozy dans son rôle de victime de l'opprobre.
Lire aussi les limites de l'anti-sarkozysme



Une casserole de plus dans le Buffet

Posté par Moonlight le 29.03.07 à 16:14 | tags : campagne electorale, présidentielles 2007, stratégie

"Il faut créer, sans ambiguïté, les conditions pour que Mme Royal et la gauche l'emportent au second tour"

 

Robert Hue est sorti de son fauteuil de sénateur pour adresser ce message au peuple de gauche. Cette déclaration est une remise en cause de plus du leadership de Marie-George Buffet. Elle qui tente tant bien que mal, de rassembler autour de sa candidature, fustige l'idée du vote utile, et essaie de déculpabiliser les électeurs de gauche qui se sont dispersés le 21 avril 2002.
Ce coup de canif montre que pour Robert Hue le traumatisme est toujours présent, et que à la gauche de la gauche, l'unité reste un mirage.




La nouvelle donne

Posté par Easywriter le 22.03.07 à 12:50 | tags : politique-fiction, présidentielles 2007, stratégie
« il n'y a plus le fossé qui existait avant. Nicolas Sarkozy défend les valeurs traditionnelles de la droite, cela nous rapproche ».
Jean-Marie Le Pen à propos du changement de l'attitude de l'UMP à propos du Front national. Comme d'habitude il est difficile d'interpréter les propos du leader frontiste : ménager Sarkozy qui l'a aidé à obtenir des parrainages ? Mais la quête des signatures n'a jamais été une réelle source d'angoisse au FN? Rappeler aux électeurs qu'il y a l'original mieux que la copie ? Ou achever la normalisation du Front dans la perspective d'une droite nationale recomposée ?
Retenons cette dernière hypothèse : avec trois candidats favoris - des sondages - dont aucun ne se détache de manière écrasante, la future majorité risque d'être compliquée à mettre en oeuvre : le parti socialiste a un faible réservoir de voix surtout depuis que François Bayrou a fait une OPA sur l'anti-sarkozysme de droite. Le même Bayrou menace l'équilibre ordinaire de la droite qui depuis 1981 ne donne que quelques strapontins à l'UDF en échange du ralliement du centre. En mordant de part et d'autre du camembert politique, le candidat UDF a effectivement planté la maigre marge de manoeuvre dont disposait l'UMP et le PS pour se refiler les clefs de l'exécutif à tour de rôle.
Bref : aucun parti aujourd'hui n'est capable de créer une majorité évidente et quelle que soit l'issue du scrutin, un jeu d'alliances recomposera probablement le paysage politique. On peut très bien imaginer que la droite décomplexée version Sarkozy, désormais privée de sa frange sociale centriste se tourne alors vers l'extrême droite pour constituer un pôle très conservateur. Marine Le Pen en ministre d'un gouvernement de la droite nationale ne m'apparait pas comme une fiction grotesque pour l'avenir. Au centre une dynamique social-démocrate pilotée soit par les socialistes soit par une nouvelle entité issue de l'implosion du PS à la suite d'un trop gros échec au premier tour. Et une gauche alter qui s'érigerait par exemple sur les cendres du parti communiste. Ce type de configuration est très courante dans la plupart des pays européens. Ne me demandez pas si c'est une bonne nouvelle.



Dupont-Aignan deviendra-t-il bayrouiste ?

Posté par Easywriter le 21.03.07 à 12:44 | tags : europe, présidentielles 2007, stratégie
"Je ne suis pas propriétaire de voix. Les Français qui pensaient voter pour moi n'ont pas besoin de consignes, ils sont assez grands pour savoir ce qu'ils ont à faire. Je ne suis en aucun cas dans une logique de ralliement et je refuse cette idée selon laquelle, dès l'impossibilité d'être présent au 1er tour, je devrais m'aligner automatiquement et de manière individuelle derrière un candidat."
Ces derniers jours, on a lu ici ou là que le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan pourrait soutenir François Bayrou qui est de loin pourtant le candidat le plus européiste, ce qui est d'ailleurs dans les gènes de l'UDF. Bayrou qui croit beaucoup à sa capacité à organiser l'union nationale réussirait-il le tour de force de rallier aussi les nonistes les plus convaincus ? Possible, l'euroscepticisme de Dupont-Aignan étant certainement moins fort que son mépris des grands partis et plus particulièrement de l'UMP qui ne lui a laissé aucun espace.

 




Chirac : un testament politique

Posté par Moonlight le 12.03.07 à 14:44 | tags : stratégie
Si l'on s'éloigne un peu de l'effervescence de la campagne, le message du Président sonne comme un testament politique qui s'adresse à tous les Français. Il dresse une ébauche de bilan, mais surtout une liste de recommandations et de conseils pour que la France continue à conserver dans le monde le rang qui est le sien.
Certe, la politique intérieure de Jacques Chirac n'a pas été à la hauteur des grands défis que sont l'exclusion et le chômage de masse, et son côté girouette peut être raillé ; mais il y a bien pourtant des principes avec lesquels il n'a jamais transigé. Sa lutte contre les extrémismes en fait partie. Même s'il a rencontré Jean-Marie Le Pen lors d'un rendez-vous organisé par Charles Pasqua entre les deux tours de l'élection présidentielle de 1988 (entrevue que Chirac dément), il a toujours refusé tout type d'alliance avec l'extrême-droite. D'ailleurs le président du FN ne reconnaît-il dans le retrait de Jacques Chirac la perte de son meilleur ennemi politique ?
En affirmant dans la lignée gaulliste cette singularité française, il envoie un message fort à ses successeurs et les invite à conserver cette indépendance politique. Car la force de la France repose plus sur sa capacité à mystifier ses interlocuteurs en invoquant une supériorité morale héritée de son histoire et basée sur des valeurs humanistes, que sur sa puissance géopolitique réelle. Que ces principes de respect des droits humains soient on non malmenés, en particulier en France.
Le Président a donc appellé de ses voeux une identité nationale emprunte d'universalisme laïc, qui relève sûrement plus du mythe que du pragmatisme politique, mais qui constitue une esquisse de testament républicain. Ca tombe bien : ce principe reste le seul à pouvoir transcender les clivages ethniques, politiques et culturels.



« J’aurai l’occasion d’exprimer mes choix personnels »

Posté par Moonlight le 12.03.07 à 09:17 | tags : présidentielles 2007, stratégie

Jacques Chirac ne briguera pas un troisième mandat mais repoussait son éventuel soutien à Nicolas Sarkozy dans son allocution hier soir. Même hors de la course, il continuera à peser sur cette campagne. Nicolas Sarkozy va encore devoir patienter avant de recevoir l'adoubement tant attendu.

(Illus : via)




Strauss-Kahn appelle Bayrou à sanctionner Sarkozy

Posté par Easywriter le 09.03.07 à 11:33 | tags : campagne electorale, citation, stratégie
"Ségolène Royal, parce qu'elle n'est pas centriste mais occupe une position centrale, est la mieux placée pour rassembler. François Bayrou devra finir par se déterminer. S'il va jusqu'au bout de sa logique – et je l'y encourage ! –, il se prononcera contre l'alliance avec Nicolas Sarkozy au second tour. Cela fera une belle majorité pour battre Sarkozy et pour changer la France."
Entretien de Dominique Strauss-Kahn dans Le Monde daté de samedi (et déjà en ligne). DSK remet François Bayrou à sa place de troisième homme et renverse la problématique qui voudrait qu'un premier ministre de gauche dirige le gouvernement du candidat UDF.



En voiture Simone

Posté par Easywriter le 08.03.07 à 11:34 | tags : campagne electorale, stratégie, ump

Voilà un soutien qui pèse lourd face à la montée de Bayrou : Simone Veil, éminente figure du centrisme annoncera dans la journée qu'elle prend la tête du comité de soutien à Nicolas Sarkozy. L'ancien membre du Conseil Constitutionnel n'aurait jamais digéré- d'après Le Nouvel Observateur- son score décevant aux élections européennes de 1989 durant lesquelles son directeur de cabinet s'appelait François Bayrou.
La présidente de la Fondation pour la mémoire de la Shoah est malgré -ou peut-être surtout grâce à - sa distance avec le sérail une des personnalités politiques préférées des Français. L'ancienne ministre de la Santé puis de la sécurité sociale et de la famille sous les gouvernements de Jacques Chirac puis de Raymond Barre a par la suite surtout travaillé comme élue européenne, elle a même occupé la tête du Parlement de l'Union de 1979 à 1982. C'est un peu une " Robert Badinter " de droite dans l'imaginaire collectif : une personnalité politique intègre, peu impliquée dans la cuisine électorale dégueu, et dont le nom reste accolé à une grande avancée sociétale ( la loi IVG en 1975).

Pour Nicolas Sarkozy qui doit récupérer la balle au centre, le ralliement de Simone Veil programmé de longue date et annoncé, histoire de bien enfoncer le clou symbolique, lors de la journée de la femme, vaut plus que le soutien plus attendu de Jean-Louis Borloo. La série droite sociale continue avec paraît-il le soutien imminent de Valery Giscard d'Estaing...




La recette Bayrou inquiète

Posté par Moonlight le 07.03.07 à 15:48 | tags : présidentielles 2007, stratégie, udf

Pour François Fillon la cuisine électorale et la recette gouvernementale du centriste sont fades. Le conseiller de Nicolas Sarkozy est contre un mélange de la droite et de la gauche qui déboucherait sur un consensus mou.
François Bayrou inquiète de plus en plus les états majors de droite et de gauche qui concentrent désormais une part de leurs énergies à mettre leur grain de sel dans la campagne du candidat centriste. Le principal danger du projet de " grand parti démocrate " défendu par Bayrou est selon le PS et l'UMP, que cette union contre nature, regroupant la majorité et l'opposition dans le même gouvernement, laisse la contestation s'exprimer uniquement par la voie des extrêmes. Malgré les reproches, François Bayrou atteint 18,5% dans les sondages. Sa stratégie semble séduire de plus en plus de monde, les grands médias l'ont adopté et lui accorde une place de choix, sans compter Marianne qui s'emploie à faire monter la sauce du Béarnais, mais à quarante six jours du premier tour gare à l'indigestion.

Sur le mag, dossier Le cas Bayrou :
- Bayrou, une candidature en question
- Les candidats centristes dans la Ve République

(illus : via)




Les éléphants de retour au bal

Posté par Moonlight le 22.02.07 à 17:56 | tags : campagne electorale, présidentielles 2007, ps, stratégie

C'est le retour des anciens concurrents de Ségolène Royal. la rancoeur post-investiture semble avoir disparu. L'arrivée de DSK et de Laurent Fabius au sein de l'équipe de campagne, marque un nouveau tournant dans l'organisation de la campagne socialiste. Le meeting prévu samedi en Seine Maritime avec Laurent Fabius pourrait être l'occasion d'une cérémonie scellant l'unité retrouvée du parti autour du « pacte présidentiel ». Cette annonce est aussi l'occasion de contrer l'opération séduction à peine camouflée de François Bayrou envers Dominique Strauss-Kahn.
Le trou d'air est derrière la candidate, et le vent a l'air de tourner, ces deux nouveaux capitaines ne seront pas de trop pour tendre les voiles, et lancer des offensives contre le vaisseau UMP. Martine Aubry qui avait peu goûté les propos de Royal sur les 35 heures lors des primaires socialistes doit également grossir l'équipage.

Illustrations : L'usine nouvelle, flickr : parti socialiste.




Ségolène Royal réussira-t-elle le plan B ?

Posté par Easywriter le 25.01.07 à 13:12 | tags : campagne electorale, décryptage, ps, stratégie

La campagne électorale vient donc d'entrer dans la phase 2 : celle où on réplique coup pour coup, UMP et PS ayant chacun créé leur cellule "ripostes", généralement un staff de députés qui laissent trainer phrases assassines et infos puantes dans les couloirs de l'Assemblée ou font le siège de l'AFP pour apporter démentis ou contre-feux. C'est aussi la période où on peut commencer à compter ses petits soldats. A droite, Nicolas Sarkozy vit l'Etat de grâce qu'a connu Ségolène Royal juste après son sacre parce que le succès a toujours raison des dissensions internes.

La candidate socialiste doit maintenant rameuter strauss-kahniens amers et fabiusiens désoeuvrés, contenter les chevènementistes ( loin d'être ravis de ses récentes déclarations sur le nucléaire) occuper les radicaux ( ça s'est fait : Christine Taubira est chargée de l'expression républicaine. Mais ce n'est pas tout : si elle veut poursuivre sa philosophie de l'écoute et du rassemblement, il serait bienvenu d'ouvrir un dialogue ave nos B-boys (and a girl) : Olivier Besancenot, Marie-George Buffet et François Bayrou. La deuxième pourrait faire le lien entre la frange antilibérale de contestation (incarnée surtout par Besancenot et l'irrécupérable Laguiller et la gauche gestionnaire avec pourquoi pas accord de gouvernement. Idem pour les Verts : siDominique Voynet profite du retrait de Hulot, le départ de ce dernier rime vraisemblablement avec une relégation au second plan de la problématique environnementale. La candidate écologiste a tout intérêt à se rapprocher et Ségolène Royal à renforcer définitivement sa crédibilité écolo en l'intégrant. Reste le plus épineux cas Bayrou qui donne surtout l'impression de chasser sur l'aile droite du parti socialiste : l'utiliser pour montrer le problème d'une partie de la droite avec le chiraquisme et la relève qu'en est le sarkozysme pourrait servir pour le second tour. Tout cela est très sérieux, Jean-Christophe Cambadélis appelle ça le plan B. C'est en passe de devenir une expression : Plan B: désigne la tentative des antilibéraux au lendemain du 29 mai 2005 d'adopter une philosophie commune. Par extension, se dit de tout essai de rassemblement qu'on pense utopique et voué à l'échec. "il n' y a pas de plan B"

A lire sur le mag : Communistes : et maintenant ? Reportage au meeting parisien de Marie-George Buffet




Elephants du PS : Cent jours de solitude ?

Posté par Easywriter le 11.01.07 à 16:02 | tags : emmanuelli, fabius, présidentielles 2007, ps, royal, stratégie, strauss kahn

Mais que vont-ils devenir ? Passage en revue des oubliés du PS :
- Il l'a écrit sur son site, dit sur l'antenne de RTL, Laurent Fabius est disponible pour participer à la campagne de Ségolène Royal. "Je ne suis pas un observateur, je suis un acteur" a-t-il expliqué à Jean-Michel Apathie, insistant sur la coïncidence des thèmes sociaux (pouvoirs d'achat, logement..) avec les propres priorités qu'il avait dégagé dans ses propositions. Et donc ? Et donc rien, à part des appels généralistes à l'union, le staff de la candidate n'a pas trop cherché à intégrer le noniste qui a avoué n'être pas associé pour l'instant au projet.
- Dominique Strauss-Kahn a manifestement digéré la claque sévère qu'il enregistra en novembre dernier et devrait réitérer bientôt son soutien sans complexe à Ségolène. Réputé balèze sur le plan théorique et philosophique, DSK privilégiera les idées aux louanges : d'après Le Figaro du jour, son retour passerait pas un manifeste de la social-démocratie, grosse idée de toute sa campagne pendant les primaires. Reste qu'il faudra bien passer sous les fourches caudines pour exister à nouveau. Ce sera probablement le cas dimanche au Grand-Jury RTL- Le Figaro.
Constatant l'ornière de laquelle la gauche antilibérale ne devrait pas ressortir, Jean-Luc Mélenchon ne voit pas très bien quoi faire de mieux que voter Ségolène et ne rien demander en retour.
- Autre membre de la gauche du PS, Henri Emmanuelli ne fait plus parler de lui. Il faut dire que stratégiquement, la direction du parti socialiste a joué un coup parfait : en donnant quelques gages à son aile antilibérale lors de la synthèse du Congrès du Mans, elle a désamorcé une rupture possible et isolée la gauche radicale qui ne pouvait plus compter sur les socialistes pour un programme commun. Plus tard, ce mouvement unitaire de transformation sociale n'a pas su lui non plus fédérer ses troupes autour d'un candidat et faire pression sur le PS. Aujourd'hui, ce dernier peut donc savourer sa victoire : alors que tous ensembles les antilibéraux, socialistes ou non sont probablement majoritaires, ils n'ont plus aucun poids et n'ont plus qu'à choisir la voie de l'extrême gauche ou se rallier à Ségolène. C'est dur...On leur conseillera donc de le faire avec l'ardeur d'un autre éléphant, Jack Lang qui a fait le choix de l'asservissement enthousiaste.



Un fauteuil pour trois (fin) : Ségolène Royal

Posté par DDA le 17.10.06 à 18:53 | tags : elections, montebourg, présidentielles 2007, ps, royal, stratégie
Son créneau : la candidate des valeurs et  repères traditionnels  pagaie au centre, à équidistance de tout engagement possible. Elle évite les vieilles querelles d'appareil et les confrontations théoriques qui fâchent. L'Europe c'est bien mais allons-y doucement, idem pour les réformes économiques ou institutionnelles... Comme elle progresse sans rien dire, mieux vaut ne pas trop l'ouvrir ou rester évasive (les Français se prononceront sur la Turquie plus tard).
Sa lignée : les stars ménagères. Sans courant du filiation politique forte, elle passe pour une opportuniste au sein de sa mouvance (d'autres comme Arnaud Montebourg y voit un renouvellement des pratiques figées). Mais qu'importe : comme Bill Clinton ou Tony Blair, c'est son parti qui doit raccocher le wagon du plébiscite populaire et probablement se résoudre à l'introniser. Clinton décolla dans l'opinion lors des primaires démocrates  grâce à un fort  pouvoir de séduction télévisuelle; et au début des années 90 Blair avait plus une tête de renouvellement que les autres.
Ce qu'elle doit faire : Rien. 



Un fauteuil pour trois (suite) : Laurent Fabius

Posté par DDA le 17.10.06 à 14:38 | tags : elections, fabius, présidentielles 2007, ps, stratégie
Son créneau : A gauche, toutes! Ancien symbole (parfois malgré lui) de l'ultra-libéralisme de gauche, Fabius tente de faire oublier que le réalisme gestionnaire de gauche c'est lui : après Mauroy il sera le porteur de mauvaises nouvelles pour les idéalistes de 1981, au menu maitrise de l'inflation et des dépenses publiques, bref rigueur budgétaire.
Aujourd'hui il se revendique révolté et internationaliste mais personne ne le croit, même les nonistes : du coup il pratique la surenchère gauchiste et un peu démago: dernière en date si on vote pour lui non seulement le smic sera à 1500 bruts très vite mais il l'augmentera immédiatement non pas de 20, non pas de 50 mais de 100 €, mesdames, messieurs!

Sa lignée (médiatique)
: les  "never really was".  Malgré de solides réseaux internes ils n'ont jamais été et ne pourront être rien d' autre que des lieutenants trop raides et droits dans leurs bottes.  On pense illico à Juppé, même oiseau de mauvaise augure (pour ce dernier, la nécessaire et loupée réforme des retraites en 1995  dont il ne se remit pas) et attitude arrogante. Des types qui parfois s'en sortent - Sarkozy avait le profil du "grillé à vie" -  mais finissent généralement comme Balladur.
Ce qu'il doit faire
: mieux s'adapter à sa cible -les classes populaires- sans condescendance et être plus détendu à l'oral (pour ne pas ressembler à un père qui drague les amies de sa fille). Sens de la formule à potasser également.



Un fauteuil pour trois : Dominique Strauss-Kahn

Posté par DDA le 17.10.06 à 13:00 | tags : elections, présidentielles 2007, ps, stratégie, strauss kahn
A quelques heures du grand show, revue des atouts et handicaps de nos trois prétendants. On commence avec Dominique Strauss-Kahn :
Son créneau : Avoir été ministre de l'économie et des finances quand on est au PS ne vous aide pas à crédibiliser un profil de gauche. DSK martèle donc depuis le début de sa campagne le terme social-démocrate qui fait toujours plus progressiste et européen et surtout moins peur que "socio-libéral". Idem pour le terme de réformiste qu'il claironne; ou pacte social, dernier concept né de la rhétorique strauss-kahnienne et qui est censé incarner la conjugaison de la compétitivité économique et de la justice sociale.
Sa lignée : Les grands sages. DSK rappelle Jacques Delors pour la crédibilité mais aussi malheureusement pour son apparent  manque de motivation  (Delors qui avait une bonne côte de popularité a décliné l'invitation de son parti à la candidature en 1995). Dans le genre il y a aussi Robert Badinter,  figure morale impeccable (l'abolition de la peine de mort c'est lui) mais éthérée (vous le voyez serrer des mains sur un marché ?)
Ce soir il devra : peut-être bosser sa stature de président (plutôt que celle de prof) en insistant sur les valeurs et l'international et moins sur l'économie mais globalement ça passe. Surtout DSK doit cesser de surjouer ses interventions un peu trop théatrales et ringardes.



Le débat des éléphants (suite)



Ségolène Royal et ses portes-flingues ont dû faire des compromis. Non seulement elle va "s'assujettir" au "débat" - explication pour les guillemets - de ce soir, premier des trois grands oraux télévisés pour les trois candidats à l'investiture socialiste, mais il sera aussi retransmis sur LCI.
Royal avait refusé dans un premier temps, comme elle avait refusé que ce soit retransmis par France 2. Bravo ! Résultat, c'est LCI - donc TF1 - qui récupère encore le biscuit.
Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn, en embuscade, doivent se réjouir de cette décision, tout ce qui ennuie Ségo est bon à prendre. N'y a-t-il pas une terrible prétention de la part des deux mammouths à croire que la multiplication des débats et leur large médiatisation ne peut que nuire à Royal ? N'est-ce pas également multiplier leurs chances à eux de se planter ?
Remarquez pour l'instant, les deux hommes ont moins à perdre que la troisième : au pire, ils s'enfoncent un peu plus l'épine qui leur chatouille le pied.
Réponse ce soir à 20h30.



Dominique Strauss-Kahn ne sera pas vice-président

Posté par DDA le 16.10.06 à 13:36 | tags : elections, présidentielles 2007, ps, royal, stratégie, strauss kahn

Au cas où on l'aurait oublié, Strauss-Kahn a rappelé hier qu'il était candidat à la Présidentielle dans le Journal du Dimanche. Depuis quelques semaines, l'idée d'un ticket Royal présidente-Strauss Kahn premier ministre aux pouvoirs élargis, fait  en effet son chemin dans la tête de nombreux socialistes. Rassurante, l'option permet de conjuguer la promotion de valeurs républicaines incarnées par la première et la crédibilité gestionnaire du second. Elle pourrait en outre, en cas de victoire de Ségolène aux primaires, calmer les puissants réseaux fabiusiens et tous ceux qui sont perplexes devant le succès d'une femme qui trimballe une réputation de conservatrice à la philosophie socialiste toute relative.
"Je veux l'emporter. Je suis candidat pour une fonction de président qui existe, pas pour une fonction de vice-président qui n'existe pas" a indiqué DSK , qui enfonce le clou en critiquant la position timorée de Royal sur la Turquie : "Pour moi le Président doit s'exprimer sur les grands sujets". Alors que Ségolène doit convaincre de ses compétences, Strauss-Kahn lui doit se fabriquer une stature de président.





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