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France Telecom : il faut interroger la manière dont l'entreprise fonctionne

Posté par Rémi Métriau le 12.09.09 à 11:20 | tags : social

Ivan Du Roy coordonne un site militant, bastamag, et sort un livre, "Orange stressée, le management par le stress à France Telecom". Il revient dans un entretien accordé à Fluctuat sur les méthodes de management et l'évolution rapide de l'entreprise qui selon lui expliquent en grande partie la vague de suicides qui déferle depuis quinze mois :

"Il faut interroger la manière dont l’entreprise France Télécom fonctionne et évolue. Dès 2005, des médecins du travail ou des expertises sur la santé au travail s’alarmaient d’un mal-être grandissant chez de nombreux salariés. Ce malaise n’a fait que s’accentuer depuis. Il est le résultat de plusieurs évolutions et choix stratégiques de l’entreprise. Les suicides en sont la manifestation la plus visible et dramatique.

Lire l'entretien avec Ivan Du Roy

 




Travailleurs du dimanche, consolez-vous

Posté par Easywriter le 16.08.09 à 13:26 | tags : social

Certains salariés vont donc pouvoir expérimenter les joies du labeur dominical.
Travailler le dimanche c'est affreux, dites-vous ? Mais n'y a-t-il pas des choses plus affreuses encore auxquelles vous allez échapper parce que justement vous n'êtes pas libre ce jour là ?

Flu a cherché les bons côtés de cette nouvelle loi qui va bouleverser les équilibres de la semaine.
Lire l'article 7 bonnes raisons de travailler le dimanche







Remaniement : Christine Boutin vide son sac

Posté par Edouard le 29.06.09 à 11:36 | tags : gouvernement, social

Pressentie pour rester au gouvernement, où on l'annonçait en charge du dossier des prisons, Christine Boutin a finalement été victime du remaniement ministériel. Une information qu'elle aurait découverte en "regardant le 20h".

 

C'est sûr le plateau de Marc-Olivier Fogiel, sur Europe 1, que l'ancienne ministre du logement a finalement vidé son sac, après cinq jours de silence. Qualifiant de "jetage" son éviction du gouvernement, Boutin a déploré l'attitude de François Fillon, dont elle n'a eu aucune nouvelle depuis mercredi dernier. "De l'Elysée, j'ai eu un contact avec Claude Guéant, qui a été plus chaleureux, dès le lendemain matin , mais je dois dire que j'ai été quand même très choquée de voir que le premier ministre n'a même pas pris le temps de passer un coup de fil. J'espère que ce n'est pas en raison de ce que je représente, c'est-à-dire la droite sociale chrétienne, parce que ce serait vraiment très grave."

 

Commentant son absence à la passation de pouvoir de son ministère, transformé en secrétariat d'Etat, Boutin a par ailleurs jugé que le logement méritait "mieux qu'être la 25e roue du carosse." Le temps où l'on nous promettait un utopique droit opposable au logement semble en effet bien loin...

 





Sans papiers : la CGT remplace les CRS

Posté par Easywriter le 25.06.09 à 12:22 | tags : social

Comme dans une bonne vieille occupation d'usine qui finit par l'intervention des CRS, la CGT a mis hier fin "manu militari" au squatt de la Bourse du Travail d'un collectif de sans-papiers.
Même but même méthode : les gros bras de la CGT (cranes rasés, brassards oranges d'après un témoin filmé par Libé) ont délogé à la grenade lacrymogène les 400 à 500 personnes qui résidaient là depuis un an, demandant la régularisation de leur situation. La direction de la CGT Paris X estime avoir négocié jusqu'au bout pour que les sans-papiers acceptent de libérer les locaux syndicaux ,nécessaires à la défense des droits des travailleurs.

Le plus étonnant est que le syndicat n'a pas jugé utile de demander à la police - dont c'est l'une des missions -  de pratiquer à l'évacuation de gens squattant illégalement.
Certes, l'image de CRS délogeant des sans-papiers à la demande d'un syndicat de gauche n'eut pas été très heureuse, mais celle d'une milice privée effectuant une action commando digne d'un marchand de sommeil crapuleux au mépris des lois n'est pas une meilleure publicité.
Si ? 




Collectif sauvons les riches : le patron du CAC 40 en ligne de mire

Posté par Le Yog le 04.05.09 à 10:37 | tags : actu insolite, pipolitique, politique-fiction, economie, social, néo-militants

En s'incrustant à l'assemblée générale de la banque Natixis qui se tenait jeudi à la Grande Arche de la Défense, le collectif Sauvons les riches inaugurait La saison des AG du Cac 40. Retour.

 

Alors que la réunion a débuté depuis 30 minutes, dans une salle déjà échauffée suite à l'annonce des mauvais résultats (un détail à constater sur la vidéo ci-dessous à la condition de faire abstraction du mauvais cadrage et de se concentrer sur le son), une dizaine de militants se sont levés, armés d'un mégaphone, d'une couverture de survie dorée et d'une "Golden pantoufle" trônant sur un plateau à côté d'œufs de lump. De modestes cadeaux offerts à François Pérol, président du futur groupe à naître de la fusion entre la Banque Populaire et la Caisse d'Epargne. Naturellement, les vigiles sont intervenus rapidement pour dissiper les trublions.

Après s'être payé le publicitaire Jacques Séguéla et Jean Sarkozy dans le courant du mois d'avril, le collectif Sauvons les riches, inscrit ses actions dans le sillage de la campagne Europe-Ecologie qui veut instaurer un revenu maximal européen. En tout cas, dans les semaines à venir, les patrons des entreprises du Cac 40 devront faire attention ! Et, pour le plaisir, voici une vidéo des artistes à l'œuvre alors qu'ils remettaient un diplôme de "Fils à papa", à Jean Sarkozy, le 22 avril, au Rotary Club de Paris. 






Faut-il financer les gens qui engraissent ?

Posté par Easywriter le 25.03.09 à 13:06 | tags : social

Une famille d'obèses britanniques demande à l'Etat de mieux financer ses dépenses alimentaires.
Publiée telle quelle, l'information est un bonheur pour ultra-libéraux réactionnaires. Les allocations ne serviraient donc qu'à littéralement engraisser une bande de feignasses vautrées toute la journée sur un canapé. Pourtant cette histoire pose de réelles questions sur le statut de l'obésité dans la politique sociale.

 


L'information provient  du très conservateur Telegraph. Le vénérable quotidien précise que la famille Chawner, composée de deux jeunes filles de 19 et 21 ans et de leurs parents, perçoit déjà 22 500 livres (25 000 € environ) par an.

Quand on regarde le détail des aides, on constate qu'une partie de leurs allocations n'a rien à voir avec l'obésité : Emma (la fille de 19 ans) perçoit pour étudier le métier de coiffeur une bourse destinée aux étudiants de condition modeste et Samantha touche une allocation chomage classique. Le journal ajoute le tout et assimile totalement aides sociales/obésité, ce qui est tout de même un peu spécieux. 

Mais c'est bien la question de l'obésité et de sa prise en charge par le corps social que le cas des Chawner interroge :"La nourriture équilibrée comme les fruits ou les légumes est trop chère pour nous", explique le père, qui ajoute : "Nous sommes gros parce que c'est dans nos gènes. Tous les membres de notre famille sont en surpoids".
"Nous essayons tous de perdre du poids pour ne ne plus être moqués dans la rue mais nous ne savons pas comment", enchérit Emma.

 Si une manière de lutter contre le phénomène est d'éviter soigneusement la malbouffe, alors la solidarité sociale ne doit-elle pas financer les régimes plus diététiques pour les obèses ? Qui a mis un pied en Grande Bretagne sait que la nourriture de qualité y est effectivement très chère. En France comme partout ailleurs, le prix de la nourriture est désormais également à la hausse.

L'argument social se double d'un constat scientifique : si l'obésité a souvent un caractère génétique contre lequel aucune hygiène alimentaire ne peut rien ("nous sommes gros parce que c'est dans nos gènes"), il faut bien subvenir aux besoins de gens obèse qui ne pourront jamais espérer suffisamment maigrir pour travailler. Emma n'arrive pas à perdre du poids.

Des chercheurs américains ont récemment trouvé un gène (le FTO) dont la présence sous certaines formes chez des êtres humains serait un facteur essentiel de surpoids et de diabète. On craint parfois que les découvertes génétiques amènent à une discrimination mais elles peuvent aussi amener à la reconnaissance du caractère inné de certaines parthologies et de la nécessité d'aider socialement les victimes en attendant de trouver des thérapies géniques efficaces. Et oui de financer des gens qui engraissent...

 

Sur Doctissimo : tout savoir sur le surpoids et l'obésité




Jour de non-grève avec les conducteurs de métro

Posté par Emmanuel le 19.03.09 à 11:14 | tags : social, grèves
"En raison d'un mouvement social, le trafic sur les lignes de métro et sur la ligne A du RER est quasi normal. Le trafic sur la ligne B est très perturbé. Merci."

 

La journée du 19 mars devrait être jour de deuil pour les clients des transports parisiens. Mais à l'écoute de cette annonce aussi surprenante que rassurante pour les travailleurs, on se dit que le service minimum est en train de gagner des voix.

 

 Le refus de bloquer le réseau RATP, ce sont les chauffeurs qui en parlent le mieux.
"Pourquoi ne faites-vous pas grève?" "C'est 400 euros de perdus, plus qu'une journée de boulot normale", avoue un chauffeur de la ligne 2 du métro. Il ajoute, comme pour se justifier: "de toute façon, le mouvement n'a pas été suivi".
Le conducteur du métro suivant est foncièrement anti-gréviste : "Les syndicats et moi, ça fait deux" dit-il sans détour. Pour lui, la grève, "c'est du chantage".

 

Son collègue s'étonne de se voir poser la question : "Bah, vous devriez être content, non ? Normalement c'est le cas inverse qui pose problème." Les conducteurs se seraient donc soumis aux exigences de leurs clients ? Fini les quais bondés remplis de travailleurs furieux ? Le calme matinal semble l'indiquer. Le trafic est fluide et seule la ligne B du RER est perturbée.

 

Mais la manifestation aura bel et bien lieu. Le dernier conducteur à partir m'avoue que le service n'empêchera pas ceux qui le souhaitent d'aller manifester. Lui ne peut pas, il habite à trois heures de train du boulot. Reste qu'un jour de manifestation générale comme aujourd'hui, le service minimum ne concerne pas que les transports, note l'anti-syndicaliste : "Les gens anticipent la grève, ils prennent des RTT parce que sans école, ils ne peuvent pas faire garder leurs enfants. Il suffit qu'un maillon du réseau soit bloqué et tout le service public est perturbé". Les François vont donc rester chez eux, ou bien se rendre à la manifestation.

 

En tout cas, pas de prise d'otage en vue des clients du métro. De là à dire que "désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s'en aperçoit"...




Le dérapage de Despointes agace la Martinique

Posté par Emmanuel le 24.02.09 à 17:02 | tags : information, social, décryptage

Suite aux déclarations sorties d'un autre âge du béké Alain Huyghues Despointes, un collectif de martiniquais a lancé un appel au boycott sur le net...

 

Plutôt boycott que carrotmobilisation (genre de flash mob tendance développement durable né à San Francisco), l'activisme antillais est anti-colons plus qu'écolo. Il faut dire que les békés (nom local donné à la communauté blanche descendant des premiers colons esclavagistes) détiennent encore 40% des supermarchés, 50% des terres agricoles et 90% de l'industrie agroalimentaire. Une domination économique qu'encaissent mal les 96% de noirs et de métis qui composent la population.

Goutte d'eau qui fait déborder le vase dans un conflit qui dérape (un mort et plusieurs blessés), les propos signés Alain Huyghues Despointes diffusés sur Canal + dans le reportage "Les derniers maîtres de la Martinique" début février. Le magnat béké s'y embarque dans une diatribe raciste de bien mauvais goût... Repris sur le net, l'extrait a enflammé la rue martiniquaise.

 

 

Problème: les enseignes de la famille Huyghues Despointes sont si nombreuses qu'un boycott suivi massivement pourrait finir en grève de la faim générale...

Les enseignes Huyghues Despointes en Martinique:
Soproglaces: production de glaces Miko, Paradis Glaces, Floup
SNYL: production de yaourts et jus de fruits Yoplait, Man Littée, Caresse Antillaise
SNEMBG : production de boissons gazeuses Coca Cola, Orangina, Sprite, Fanta, Royal Soda etc.
DENEL : production de jus de fruits et confitures Royal, Mont Pelé

En Guadeloupe:
SOCREMA : fabrication de glaces, yaourts et jus de fruits Miko, Paradis Glacés, FLOUP, Yoplait etc.
COFRIGO : distribution des boissons gazeuses fabriquées par SNEMBG et des jus Royal

Et aussi en Guyane:
DIADOM : distribution des boissons gazeuses fabriquées par SNEMBG et des jus ROYAL
CILAM DISTRIBUTION : distribution des glaces fabriquées par SOPROGLACES

A quand une carrotmob contre les békés martiniquais?

 

Lire aussi :

Guadeloupe : La crise vue par les Antillais de métropole
Crise d'outre-mer : un avant-goût pour la métropole ?
Lire aussi : lettre de Guadeloupe, témoignage d'une habitante




Que restera-t-il des propositions de Sarkozy ?

Posté par Emmanuel le 18.02.09 à 19:14 | tags : social

 

Que restera-t-il des déclarations de Nicolas Sarkozy faites aux syndicats cet après-midi ? La réponse ce soir, dans une déclaration diffusée au journal 20 heures. On connaît déjà toutes les solutions mises sur la table aujourd’hui avec les partenaires sociaux.
Le président a déployé des mesures qui pourraient se facturer jusqu’à 2.65 milliards. Bien au-delà des 1,4 milliards d’euros proposés le 5 février.

 

Indemnisation du chômage partiel : hausse de 50% à 75% du salaire brut.

Prime au chômeurs : de 400 à 500 euros débloquée pour tous les chômeurs « pouvant justifier de 2 à 4 mois de travail »

Impôts : Suppression de la première tranche de l’impôt sur le revenu.

Allocations familiales : Une aide supplémentaire qui prendrait la forme d’une prime d’environ 150€.

Entreprises : Pas de bonus pour les entreprises qui licencient.

Mise en place de "bons d’achats" à la personne. Cibles visées, les personnes âgées et certains parents pour l’aide à domicile, le soutien scolaire ou la garde d’enfant.

En face, les syndicats ont proposé leurs solutions.

Fonds Social : de 5 à 7 milliards d’euros pour "former plutôt que licencier". Une mesure qui a attiré l’attention du gouvernement, mais Nicolas Sarkozy diminuerait la somme par deux.

Hausse du Smic : LA revendication majeure des syndicats.Seul François Chérèque s’est montré plus modéré sur la question. Le leader de la CFDT ne demande que l'application rétroactive de la hausse automatique du revenu minimum programmée du 1er juillet au 1er janvier 2009.

(Photo : crédits SIPA)




Lettre de Guadeloupe : témoignage d'une habitante

Posté par Edouard le 11.02.09 à 19:19 | tags : crise financière, social

Après trois semaines de conflit, les médias et pouvoir publics de la métropole ont enfin commencé à se pencher sur la grave crise sociale que traverse la Guadeloupe, depuis rejointe par la Martinique.

 

Chômage de masse (25% sur l'ensemble de la population active, 50 chez les moins de 25 ans), pouvoir d'achat réduit à néant par le prix exorbitants des produits de grandes consommation, estimés 30 % plus chers qu'en métropole malgré l'absence de statistiques officielles, les Antilles Françaises subissent de manière décuplée les conséquences de la crise.

 

Pour mieux comprendre la situation, Fluctuat publie le journal de bord d'une professeur établie à Point-à-Pitre, où l'espoir d'une issue positive à la crise semble de plus en plus ténu : "A notre niveau, nous oscillons entre découragement et angoisse, car nous avons peur qu’une étincelle quelconque ne vienne mettre le feu aux poudres."


Lire la suite sur le mag société



Crise d'outre-mer : Un avant goût pour la métropole ?

Posté par Emmanuel le 11.02.09 à 15:40 | tags : décryptage, crise financière, social

Alors que le conflit social qui frappe la Guadeloupe depuis trois semaines semble dans l'impasse, et se prolonge à la Martinique, Nicolas Sarkozy demeure étrangement silencieux sur la question. La gauche tente elle de surfer sur la vague de mécontentement d'outre-mer qui pourrait être un avant-goût de ce qui nous attend en métropole, où une nouvelle journée de mobilisation est prévue pour le 19 mars.


Après la polémique née de son départ précipité, Yves Jégo, le secrétaire d'Etat à l'Outre mer, est revenu fissa en Guadeloupe, dans la nuit de mardi à mercredi, accompagné de deux médiateurs. Sa mission impossible ? Tenter de renouer la dialogue avec le Collectif contre l'Exploitation Outrancière (regroupement de syndicats, organisations politiques et associations insulaires) qui demande une hausse de 200€ sur les bas salaires. Mais surtout enrayer la tentative de récupération du mouvement par la gauche française.

 

Dès dimanche, Ségolène Royal proposait en effet de se rendre sur place au nom du Parti Socialiste : "J'accepterais la question des territoires d'outre-mer car c'est un sujet que je connais bien, j'y ai vécu plusieurs années". L'ex-candidate à la présidence dénonçant au passage le mutisme de Nicolas Sarkozy sur la crise guadeloupéenne qui dure pourtant depuis le 20 janvier. Ainsi que son choix de réaliser une visite surprise en Irak, lundi, plutôt que de se rendre "dans un département français". Même son de cloche du côté du NPA d'Olivier Besancenot, pour qui le président sait que "la moindre de ses déclarations peut très vite avoir une incidence sur le conflit local, mais aussi sur ce qui pourrait se passer chez nous".

 

Face à la cascade de mouvements sociaux qui occupent l'agenda médiatique, Sarkozy veut éviter un "syndrome grec". Le président avait ainsi reculé en décembre sur la réforme des lycées. Récemment, c'est la grogne des universitaires contre la réforme de Valérie Pécresse sur le statut des enseignants-chercheurs qui a poussé la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche a revoir sa copie. Fini le temps où le chef de l'exécutif claironnait : "Désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s'en aperçoit".

 

Pour éviter la contagion envisagée par Olivier Besancenot, pour qui la situation dans les Antilles françaises est "un motif d'inspiration", le président Sarkozy devra probablement lâcher du lest lors de sa rencontre avec les partenaires sociaux prévue le 18 février. Sous peine de voir le nouvel appel à la grève et aux manifestations du 19 mars cristalliser le ras-le-bol français. Qu'il soit de métropole ou d'outre-mer...

 

Lire aussi : Lettre de Guadeloupe, témoignage d'une habitante sur la crise qui frappe l'île depuis trois semaines




L'extrême-droite se croit Chez Papa

Posté par Le Yog le 02.02.09 à 11:36 | tags : immigration, information, social, fn, néo-militants

Dans la soirée du samedi 24 janvier, cinquante militants de deux groupes d'extrême droite, Projet Apache et Bloc Identitaire, ont pénétré "Chez Papa", un restaurant spécialisé dans la gastronomie paysanne du sud-ouest.

 

Le but de cette opération menée par ces deux groupuscules méconnus ? "Dénoncer les patrons-voyous agissant en négriers", au slogan de "Cuisine terroir, embauche terroir". Ou comment revendiquer la préférence nationale sous couvert de défense des droits des sans-papiers.

Pour rappel, la chaîne de restaurants "Chez Papa" était l'épicentre en avril 2008 d'une grève de 39 travailleurs sans-papiers qui demandaient leur régularisation. Ces derniers, soutenus par leur patron Bruno Druilhe (qui ignorait la situation de ses employés) ont obtenu gain de cause en juillet. De son côté, Fabrice Robert, président de Bloc Identitaire, promet des actions similaires dans des restaurants qui emploient des travailleurs en situation irrégulière.

"Il est inadmissible que je sois traité de négrier. Je n'emploie aucun sans-papiers dans mes restaurants : ce que ces gens me reprochent, c'est le fait que j'emploie des personnes de couleur. Ce n'est rien d'autre que du racisme", a dénoncé Bruno Druilhe qui devrait porter plainte pour diffamation.

 



Ségolène Royal s'engouffre dans le vide laissé par Martine Aubry

Posté par Edouard le 27.01.09 à 13:24 | tags : ps, social, décryptage

Invitée sur RTL, l'ex candidate à la présidentielle a exprimé son ras le bol concernant "l'inaction économique" du gouvernement Fillon, qui fait l'objet d'une motion de censure présentée par le PS, et réclamé que les banquiers libèrent du crédit pour relancer la consommation. Martine Aubry va-t-elle encore se faire voler la vedette par sa rivale ?

 

Martine Aubry et Ségolène Royal lors de la campagne présidentielle 2007 (Sipa)
 

En attendant la grande grève de jeudi 29 janvier, qui promet de paralyser fortement les transports, le Parti Socialiste entame les hostilités ce mardi à l'Assemblée Nationale avec la deuxième motion de censure à l'encontre du gouvernement de François Fillon. Comme la première, déposée en avril 2008, elle n'a aucune chance d'aboutir. Mais pour l'opposition, il s'agit surtout de se replacer dans l'échiquier au cœur d'une semaine placée sous le signe du social.

Martine Aubry n'étant pas élue à l'Assemblée, c'est donc Jean-Marc Ayrault qui défendra logiquement cette motion en tant que président du groupe PS. En outre, la première secrétaire, qui sera l'invité d'"A vous de juger" jeudi sur France 2, s'est fait doubler médiatiquement par Ségolène Royal, qui a poussé son coup de gueule lors d'une interview accordée à Jean-Michel Apathie sur l'antenne de RTL ce mardi: "J'en ai marre, j'en ai marre de voir les banques continuer comme si de rien n'était à pratiquer des intérêts à 18% pour des familles qui ont besoin d'acheter une voiture, de déménager, de vivre".

 

La présidente de la région Poitou-Charentes n'a toutefois pas attaqué son ancienne rivale, soutenant au contraire l'initiative de la motion de censure et jouant l'apaisement alors que le parti a décidé de ne plus prendre à sa charge le contrat de son attachée de presse. "Je ne demande rien", a rétorqué Sego, qui se déclare "disponible pour être utile" et souhaite "(s)'occuper des relations internationales ou des régions" au sein du PS.

Autre candidat battu lors des dernières présidentielles tentant de reprendre du poil de la bête, François Bayrou s'est également rallié à la motion socialiste et dénonce dans Le Monde "les menaces sur les libertés individuelles" : "J'ai décidé de voter la motion de censure. Au mois de décembre, j'ai proposé à plusieurs reprises le dépôt d'une censure en raison des atteintes répétées à la séparation des pouvoirs et aux principes nécessaires aux libertés publiques". Pour Martine Aubry, qui avait dû repousser ses voeux à la presse d'une semaine en raison d'un glaucome, il est donc grand temps d'effectuer sa véritable rentrée politique de l'année 2009 sous peine de rester définitivement inaudible.

 

L'interview de Ségolène Royal sur RTL : 




Manifestation virtuelle de la police, un avertissement qui pourrait devenir réel

Posté par Le Yog le 16.01.09 à 10:35 | tags : grèves, actu insolite, information, social

Les deux syndicats de police, Unsa police et Sgp Fo, comptabilisent les troupes dans le cadre d'une manifestation virtuelle

"Nous n'avons pas le droit de grève dans la police", lance Hervé Jaffré, délégué syndical à l'Unsa Police, joint par Fluctuat.net. Interdiction  pour eux de battre le pavé, donc. Mais, la loi n'empêche pas les fonctionnaires de manifester sur internet. "Nous avons organisé conjointement avec Sgp Fo une manifestation virtuelle. Je tiens à souligner que cette idée vient d'eux, je ne sais pas où ils ont pêché cela, mais c'est vraiment la première fois en France que je vois cela !". Ce coup de gueule numérique est en réaction aux accords nationaux proposés en octobre dernier. Actuellement, les deux formations syndicales comptabilisent leurs troupes. Elles ont envoyé à tous leurs collègues des cartons de "référendums" à remplir pour déterminer le nombre de personnes qui soutiennent cette action. Une comptabilité précise afin de planifier une manifestation, bien réelle cette fois, en mars prochain. Un acte fort "face au mutisme de l'administration", revendique Jaffré.

Naturellement, on peut se demander si les 37 961 signataires recensés par le compteur du site à l'heure où nous publions seront réelleement présents dans la rue ? "En temps de grève, chez-nous c'est service maximum et certains seront de service ! Les méchants ne s'arrêtent pas. Cette manifestation numérique est le seul moyen pour déterminer si nous étions suivis dans nos revendications". A ce jour, ils sont 47 % à être chauds et motivés. Bref, les bleus voient rouge.

A lire aussi :

Gangs du web : La nouvelle menace ?

Voeux : Mais que fait la police ?




La consommation en temps de crise

Posté par Edouard le 17.12.08 à 17:42 | tags : social

Les ventes de la marque de viande en conserve Spam cartonnent avec la crise financièreLa viande en conserve, le tourisme en Islande et les ventes de collants compteraient parmi les grands vainqueurs de la crise financière.

Hausse du chômage, baisse du pétrole et de l'inflation, incertitude des places boursières, tels sont les effets les plus évidents de la crise qui frappe actuellement notre monde globalisé. Un contexte dépressionnaire qui n'est pas sans influence sur nos modes de vie et de consommation.

Sexe anti-stress

Le blog whatilearnd.com s'est ainsi amusé à répertorier les pratiques qui se trouvent perturbées par le marasme financier, principalement dans les pays anglo-saxons. A commencer par le sexe, qui reprendrait de plus belle avec la crise, comme en témoigne l'augmentation des ventes de sex toys et de tests de grossesses, ainsi que des livraisons de pizzas à domicile, a constaté le quotidien anglais The Telegraph.

Aux Etats-Unis, on précise même que la baisse du Dow Jones irait de pair avec une augmentation des addictions sexuelles, notamment le recours à des services tarifés chez les employés travaillant à Wall Street, d'après un thérapeute sexuel interrogé par le Daily News. Quand le sport en chambre devient une arme contre le stress.

Collants, Islande et viande en conserve
Phénomène classique en temps de crise, l'essor des ventes de rouges à lèvre, petit plaisir pas cher dont les femmes raffoleraient en période de disette, n'est en revanche cette fois pas au rendez-vous. Ce qui contredit la théorie du "Lipstick index" définie par Leonard Lauder, le Pdg du groupe Estée Lauder. Le rouge à lèvre aurait été suppléé par les collants et les bas, autre moyen relativement économique de renouveler son look sans se racheter une garde-robe complète.

Pêle-mêle, on note également une croissance des ventes de bières, une explosion du Spam (la marque de viande en conserve, pas les courriers électroniques intempestifs), un engouement sans précédent pour le tourisme en Islande (pays en faillite et donc bon marché), une baisse du nombre de divorces (qui devraient reprendre une fois la crise terminée), ainsi qu'une chute des inscriptions en salle de gym et du recours à la chirurgie esthétique. A méditer.




Lettres de non motivation

Posté par Easywriter le 04.12.08 à 14:17 | tags : social, humour

L'artiste Julien Prévieux détourne l'exercice fastidieux et déprimant de la lettre de motivation.
Il a envoyé 1000 lettres de non motivation en réponse aux annonces qui promettent invariablement des parcours inouïs dans de pétillantes entreprises de la joie de vivre à des candidats dynamiques et battants .
Souvent hilarants et magnifiquement écrits, ses courriers prennent au pied de la lettre les slogans contenus dans les annonces avant de poliment décliner l'invitation à bosser.
Les lettres sont accompagnées des réponses génériques des employeurs assurant étudier la candidature d'un type qui leur explique qu'il n'a " pas beaucoup de temps en ce moment pour les loisirs culturels du type" agent administratif comptable et contrôleur financier".



Lutter contre la dépravation sociale est-il possible ?

Posté par Myosotis le 14.08.08 à 15:01 | tags : élucubration, social

Tout le monde s'en fout ou presque mais le Yémen, sur le modèle de l'Arabie Saoudite, vient de se doter très récemment d'un Comité de Promotion de la Vertu et de la Prévention du Vice.
Très en vogue dans certains pays musulmans, ces comités exemplaires sont organisés d'une façon tout à fait sérieuse autour d'un comité central et d'organisations décentralisées, dotées ou non d'une police des moeurs, chargée de faire de la prévention (dans le meilleur des cas) ou de la répression envers les personnes, hommes et femmes, qui se conduisent mal.

Dans l'exemple yéménite, le versant Police semble manquer pour le moment mais l'événement n'est pas passé inaperçu car il a coïncidé, sur le plan de la politique intérieure, avec un rapprochement partisan entre plusieurs forces conservatrices, le parti du président actuel et son opposition islamiste.

Ces deux partis, traditionnellement pas d'accord sur grand chose, se sont accordés "pour que le navire Yémen ne coule pas", rapportait récemment Le Monde, pour prendre en compte les nouveaux dangers "sociaux", parmi lesquels la dépravation sexuelle, la picole, la prolifération de chaînes et d'émission de télé dégueulasses, ainsi que le "commerce du sexe" et la drogue, en prenant soin d'éviter la mention du qat (la came à chiquer qui fait figure de tabac national).

L'annonce de ces mesures et la cristallisation de ce discours défensif a fait réagir quelques membres des partis et associations libéraux mais n'a pas reçu un accueil négatif de la part de la population qui s'attendait sûrement à ce que cela arrive.


Par delà l'exemple yéménite se pose encore et toujours la grande question des moralistes : est-il politiquement imaginable de réfréner la propension humaine à "décader" ? Peut-on imaginer un pouvoir assez fort et influent, une religion assez pure et convaincante, pour que ses "sujets" restent de braves gens, ne s'abandonnent pas à la luxure (sodomite) et aux plaisirs des drogues quelles qu'elles soient ? Si l'on considère, avec Sade, Bataille et d'autres, que l'homme est un "animal vicieux", on voit bien toute la monstruosité qu'il peut y avoir à contrecarrer ses penchants naturels pour le sexe, l'alcool et le Mal en général.

Toute entreprise dans ce domaine (attention, on ne dit pas qu'un soupçon de moralisme appliquée à la politique d'un Etat soit une mauvaise chose) apparaît donc pour ce qu'elle est : une tentative de modifier la nature de l'homme et donc de transformer l'homme lui-même.
En cela, heureusement ou malheureusement pour les ayatollahs, les catholiques intégristes, les cambodgiens, talibans ou les partisans de Robespierre, toute tentative de nettoyage des perversions naturelles des hommes ne peut s'accompagner que d'un mouvement vers la barbarie mais aussi ne se solder que sur un échec piteux. L'Arabie Saoudite elle-même, qui fait figure moderne aujourd'hui d'éclaireur dans ces domaines, ne peut dissimuler la débâcle morale qui affecte ses citoyens (friqués) les plus urbanisés.

On a beau flatter, à l'inverse, les instincts policiers d'une communauté, cette orientation en appelle TOUJOURS et presque par voie de conséquence à un mouvement contraire d'émancipation et d'insurrection morale qui amplifie l'ampleur des ravages contre lesquels on lutte. Ainsi, on peut considérer, d'une façon quelque peu provocante, que toute tentative de mener une politique moraliste, qu'elle soit radicale ou plus subtile, est techniquement contre-productive.

Si l'on ajoute à cela qu'historiquement, ces politiques sont très difficiles à tenir dans la durée on se demande pourquoi nombre d'états gardent ce fantasme désuet d'une éradication des perversions entre adultes consentants, mettent des barrières à l'autodestruction, à la libre circulation des drogues plutôt que de se contenter (comme le font la plupart des pays occidentaux) de consacrer une infime part de leur énergie à des politiques gentillettes (et tout aussi in-efficaces) de prévention.

Quant au discours religieux susceptible de réformer l'âme humaine à grande échelle et de tenir la boutique sur des siècles et des siècles, parce que justement il a affaire avec des forces plus puissantes que lui (la nature, l'inclinaison génétique, la douleur d'être au monde qu'il faut apaiser à tout prix et à chaque instant), il n'est pas encore né.




Faut-il vendre sa RTT ?

Posté par Myosotis le 09.06.08 à 18:45 | tags : 35 heures, social
Portée par la récente loi sur le pouvoir d'achat, la vente des RTT commence à faire son chemin dans les entreprises du tertiaire et du secondaire privilégiées ou qui ne sont pas menacées dans leur santé globale.
Contrairement au contexte spécifique de sites sinistrés, comme Bosch, où l'abandon complet de la réduction du temps de travail est mise en balance, sans retour sur salaire, avec la survie de l'entreprise, une bonne partie des entreprises en bonne santé ont commencé à proposer à leurs salariés le rachat des jours RTT dont ils ne savaient plus que faire.

Selon les entreprises et l'intérêt financier qu'il peut y avoir à monnayer du temps de travail supplémentaire, les approches varient. Dans l'administration (sécurité sociale, conseils généraux), les premiers dispositifs respectent assez scrupuleusement les préconisations du gouvernement faute de moyens supplémentaires (aucune dotation dédiée à cet effet, le rachat des RTT est financé par des excédents divers ou des suppressions de postes, entendre qu'on partage le petit bout de gâteau sacrifié en interne).

Sont généralement proposés des rachats limités (entre 3 et 5 jours) à tous ou simplement aux salariés qui ont le niveau de salaire le plus bas. Le rachat des RTT contrebalance ainsi, dans l'administration, le gel des salaires (la valeur du point, comme on l'appelle, ou des indices et grilles de rémunération).
Lorsque le rachat est ainsi exclusivement réservé aux employés, l'effet redistributif et "de justice" est maximisé, même si la doctrine véhicule l'idée un rien dérangeante selon laquelle il faut avoir de l'argent pour goûter son temps libre. Les pauvres n'en ayant pas ou peu, les RTT leur passent au dessus de la tête.

Dans les autres structures, le dispositif prend pied timidement mais risque de servir de hangar (on attend une remontée en flèche des Comptes épargne temps, malaimés des français) aux jours non pris. Les cadres notamment, qui ne sont pas particulièrement appâtés par le gain, se disent séduits par un moyen technique qui leur permettra de ne pas avoir l'impression de perdre les jours qu'ils abandonnaient jusqu'alors à leur employeur (même si ces derniers proposaient parfois déjà un système de rachat).

La plus-value pour le loisir est donc nulle dans ce cas mais l'esprit du droit du travail respecté. Beaucoup auraient sans doute préféré jouir d'un peu de repos mais le choix ne leur a pas été donné. Les possibilités de rachat sont proportionnelles au retour sur investissement récupéré par l'entreprise lorsqu'elle capte le surtravail de son employé. Plus de profit ou de chiffre d'affaire et la RTT sonnera comme une forme détournée de participation.

Plus intéressant encore est, lorsque la vente se produit, la découverte par les salariés - qui avaient perdu depuis des décennies l'habitude du travail payé à la journée (Dieu merci) - de la valeur de leur travail quotidien.
Une petite étude menée sur le sujet a montré que la plupart des gens étaient étonnés de l'importance (relative) de la somme qu'ils récupéraient pour un seul jour. En moyenne, et en net, on peut considérer qu'un jour de RTT permet de récupérer entre 80 et 150 euros, selon son revenu évidemment, ce qui est perçu, pour un geste simple, comme une somme assez intéressante par 65% des personnes interrogées.

Pour un tiers d'entre elles néanmoins, cela ne vaut carrément pas le coup. L'intelligence du dispositif est de proposer un démantèlement... collectif qui, par la magie de ce choix simple, s'incarne en un questionnement individuel.
Pour combien est-ce que je suis prêt à abandonner une journée de loisirs ? Les entreprises elles-mêmes sont débordées dans leurs prévisions par la multiplicité des mécanismes qui régissent les choix de revente et qui, d'une façon ou d'une autre, trahissent leur représentation du travail. Pour la première fois depuis longtemps (et bien que cela soit fait au détriment de la situation ante), le salarié a l'impression, lorsqu'on lui donne le choix, d'avoir un arbitrage décisif entre ses mains : temps contre sous, famille contre thune. Les marxistes y voit un faux pari faustien; les libéraux (pas ceux de Bertrand Delanoe) une vraie responsabilisation du salarié et une expression de liberté. A 100 euros la journée, j'y vais ou j'y vais pas ? Si oui, pour quoi faire ? Si non, est-ce que je ne vais pas regretter cette journée passée à ne rien faire ou à jardiner ? La théorie RTT n'a jamais été aussi proche du terrain, aussi proche de nos vies.




13 mai 68 : "Pas de replâtrage, la structure est pourrie"

Posté par Charif le 13.05.08 à 09:45 | tags : mai 68, social

Le 03 mai 1968, une immense manifestation à lieu dans Paris. La CFDT parle d'1 million de personnes, la police 200.000. Ils sont 1 million à descendre dans la rue dans tout le reste la France.
Face à la répression policière, et malgré la violence des étudiants, la population a tendance à se ranger du côté de la jeunesse en révolte.

C'est aussi le début d'une grève générale qui deux semaines plus tard, paralysera le pays et fera abdiquer le gouvernement.


Voici une vidéo faisant le point sur les manifestations syndicales et l'etat de la mobilisation dans le monde ouvrier.

 

 

 




10 mai 68 : "Sous les pavés la rage"

Posté par Charif le 10.05.08 à 16:16 | tags : mai 68, social

« La nuit des barricades ». Paris se lève avec la gueule de bois. C'est l'apogée de la violence étudiante. Au petit matin, le 11 mai, le quartier Latin porte les stigmates des affrontements de la veille.

Les dégâts constatés sur la voirie, comme le nombre important de blessés et la dureté de la répression policière, va entraîner une prise de conscience de l'opinion publique. Mais avant tout, cette nuit va réveiller le monde ouvrier qui était jusqu'alors indécis quant à son engagement dans le conflit.

 

 

 




De Prague au boulevard Saint-Michel

Posté par Charif le 08.05.08 à 09:21 | tags : international, mai 68, social

A force de commémorations/autocélébrations/procès, on en viendrait presque à penser 68 comme un événement franco-français.
Pourtant de la révolution culturelle maoiste à la déstalinisation des pays de 'Est, des changements politiques radicaux s'opèrent sur toute la scène internationale. 

Le combat mené dans les pays de l'Est, l'engagement de la population, ont d'ailleurs grandement influencé les acteurs du mouvement français.

Ainsi du printemps de Prague, qui débute le 5 janvier 68, et  dont les différents témoignages parviennent jusqu'à la sphère estudiantine et  contribueront largement à la formation de son imaginaire collectif. On retrouve notamment cette influence à travers l'alliance du prolétariat avec les étudiants.

Voici donc une vidéo dans laquelle des citoyens tchécoslovaques issues de milieux différents s'expriment sur la situation nouvelle que connaît leur pays.

 

 




6 mai 68 : "Je prends mes désirs pour des réalités, car je crois en la réalité de mes désirs"

Posté par Charif le 06.05.08 à 15:16 | tags : mai 68, social

6 mai 1968 : L'opinion n'a pas encore pris la pleine mesure de la révolte à laquelle elle assiste. Pour bon nombre d'observateurs, elle n'est 'ailleurs encore que le fait de quelques « enragés » aux idéaux marginaux, qui prennent en otage la masse.

D'autres heureusement essaient de comprendre la portée de ce mouvement sur la société, et surtout les raisons qui poussent la jeunesse, parisienne dans un premier temps, à s'insurger contre l'ordre.

La France de De Gaulle est entrée de plein pied dans la société de consommation, mais les valeurs morales qui la régissent évoluent moins vite . D'où une vision paternaliste de l'insurrection qui en outre  ne répond pas aux canons ordinaires de la mobilisation. Claude Lefort  parlera aiinsi des enragés. " Dans une société saturée de discours et d'organisations, où la parole et l'action sont assignées à résidence, où il faut avoir sa place, décliner son identité, pour avoir le droit d'agir ou de parler, ils créent un nouvel espace".


Vidéo qui témoigne de la mobilisation étudiante en province, à Bordeaux en l'occurrence, et qui prouve que le mouvement de révolte n'est pas uniquement le fait d'excités en mal de sensations fortes.


 

 




3 mai 68 : "On ne revendiquera rien, on ne demandera rien. On prendra, on occupera"

Posté par Charif le 03.05.08 à 09:13 | tags : social

C'est donc le 03 que Mai 68 commence de réellement exister. Cela aurait du être le 06, jour où quelques étudiants, Daniel Cohn Bendit en tête, devaient passer en conseil de discipline. Suite à la fermeture de l'université de Nanterre, les étudiants débarquent à la Sorbonne.
En face les droitiers d'Occident sont décidés à en découdre. « Que la Sorbonne devienne un nouveau Nanterre! », clame Cohn-Bendit. il ne sait pas encore à quel point il dit vrai. La journée entière sera émaillée de violences tout aussi soutenues qu'inattendues.
 

La police bloque petit à petit le quartier avant de procéder à l'évacuation des étudiants. Ces derniers comprennent rapidement qu'il vaut mieux sortir dans le calme...pour mieux chercher des renforts.A 17h, on dénombre 3 milles personnes aux alentours de la Sorbonne. Aors que des étudiants se réunissent sur le boulevard Saint-Michel, un premier pavé fracasse un car et blesse un CRS. Mai 68 est né.

 

 

 




1er mai 68 : les français à nouveau dans la rue

Posté par Charif le 01.05.08 à 14:59 | tags : mai 68, social

Premier billet d'une série sur les jours de colère et de liesse ou de "chienlit" qui ont ponctué tout le mois de mai 1968.

Depuis 1954, et le début de la guerre d'Algérie, toute manifestation est interdite dans Paris, les autorités craignant des attentats dans la capitale. le traditionnel défilé du 1er mai n'échappe pas à la règle. En 1968, la population investit donc les rues de la capitale pour la première fois depuis 14 ans.
Symbole à plusieurs titres puisqu'outre l'unité des travailleurs qui s'affirme à nouveau, il s'agit de l'acte I d'une mobilisation ouvrière qui conjuguée à la révolte étudiante fera plier le gouvernement.

A voir les images du défilé mai 68. Demain : Occident, les fafs et la terreur du rouge





Grèves : Fillon veut toujours que ça cesse

Posté par Easywriter le 21.11.07 à 17:06 | tags : grèves, premier ministre, social
"Les auteurs de ces actes de sabotage ont sans doute cru pouvoir interrompre les négociations et la reprise du travail qui est en cours à la SNCF. Ils se sont lourdement trompés. Cette stratégie irresponsable rend au contraire encore plus nécessaire les négociations et l'arrêt de la grève qui est engagé(...)
"Pour les Français qui n'en peuvent plus de cette galère, il est plus que temps que ces grèves cessent, que le travail reprenne sur le réseau de la SNCF come sur celui de la RATP au moment même où les négociations sont engagées". (AFP)
François Fillon n'en peut plus d'essayer d'exister à l'occasion du conflit social et donne de la voix.
Dans le Canard de ce matin, on apprenait que depuis le début il était pour un passage en force par décret plutôt que de tergiverser.
Si les négociations entamées par Xavier Bertrand se plantent, il pourra dire qu'il avait raison et discréditer son ambitieux ministre du travail. Dans le cas inverse, ce dernier pourra commencer à se raser en pensant à Matignon.





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