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Tout sur le second tour de la Présidentielle mais aussi des législatives

Borloo risque de payer l'augmentation de la TVA

Posté par Easywriter le 18.06.07 à 18:25 | tags : décryptage, economie, gouvernement, impots, legislatives, second tour

Au sein de l'UMP, les critiques sont de moins en moins voilées à l'encontre du gouvernement. La polémique autour de la TVA sociale aurait fait perdre une cinquantaine de sièges à la majorité présidentielle avec pour résultat pour celle-ci d'être plus faible que sous la précédente législature. Le bouc émissaire pourraît être Jean-Louis Borloo. Toutefois la sanction resterait mesurée : le ministre de l'économie récupèrerait le ministère de l'écologie de Juppé mais avec une réduction de la voilure de ses compétences, la perte du titre de ministre d'Etat qu'avait Alain Juppé et une tutelle explicite de Matignon.

Pris à partie par Laurent Fabius sur le plateau de France 2 le 10 juin au soir, le ministre de l'économie avait certes eu du mal à faire oeuvre de pédagogie, mais il n'a fait qu'anticiper ce que tous ses camarades ont repris dans la semaine qui suivit. Après tout, François Fillon lui-même évoqua le mardi soir sur France 2 un ordre de grandeur qui pourrait atteindre les 5 % d'augmentation, chiffre sur lequel Borloo n'avait pas couru le risque de s'avancer.
Or c'est surtout l'éventualité d'une telle hausse, inenvisageable en dehors d'une augmentation des prix, qui aura coûté des voix à la majorité. Et pas les hésitations moins anxiogènes au final du ministre de l'économie. François Fillon et les membres de son gouvernement n'ont pas réussi à faire oeuvre de pédagogie, et expliquer que la TVA ne verrait pas le jour avant 2008 a encore accentué l'idée de lendemains qui déchantent pour le pouvoir d'achat.
Ajoutez une augmentation a minima du SMIC et vous obtenez une bien mauvaise gestion du calendrier électoral que les socialistes ont habilement exploité. Là-dessus au moins, la responsabilité des membres de l'Exécutif est collective. Que le gouvernement assume pleinement ses orientations quitte à ce que cela lui coûte des sièges serait autrement courageux.

Mais c'est aussi l'occasion pour le Président de recadrer un ministre jusque là très populaire mais qui a commis d'autres bourdes comme lors de son premier déplacement européen. Lors de la rencontre de l'Eurogroupe, son rôle eut été de rassurer le Premier ministre luxembourgeois et président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet que les annonces de pause dans la réduction des déficits de la France inquiétait un peu. Il était pourtant essentiel de promettre de tenir les engagements prévus pour 2010. Et puisqu'il faut un responsable du couac pour faire taire un peu les 55 députés UMP qui ont pris une veste...

 

Remaniements, nouvelles nominations, tout sur le nouveau gouvernement Fillon sur le mag politique. 




Laurent Fabius artisan du rebond socialiste

Posté par Easywriter le 18.06.07 à 10:53 | tags : décryptage, legislatives, second tour, stratégie

"Il y a 40 députés qui peuvent te remercier", lançait hier soir à l'adresse de Laurent Fabius sur le plateau de France 2 le sénateur Jean-Luc Mélenchon. Et le député de Seine-Maritime a effectivement réussi un joli coup dimancher dernier sur ce même plateau télévisé, en questionnant frontalement le ministre de l'économie Jean-Louis Borloo sur la TVA sociale. Surpris Borloo a préféré expliquer honnêtement que le projet n'avait jamais été un secret plutôt que de botter en touche.
Résultat , comme nous l'avions indiqué la semaine dernière, l'opposition a trouvé un second souffle, en nourissant sa crainte de la concentration des pouvoirs d'une tactique portée sur le risque de la casse sociale ( moins d'impôts pour les riches, hausse de la TVA pour tous).
En refusant de donner un coup de pouce au SMIC et en paraissant un rien gêné aux entournures par la polémique, le gouvernement a perdu quelques points de confiance et quelques sièges. Laurent Fabius est clairement l'artisan de ce rééquilibrage ce qui devrait donner du poids à son courant qui pèserait environ 50 députés à l'intérieur du groupe socialiste.







Alain Juppé peut-il être maintenu ?

Posté par Easywriter le 18.06.07 à 10:40 | tags : gouvernement, legislatives, président de la république, second tour

Nicolas Sarkozy va-t-il rompre avec une tradition républicaine en maintenant Alain Juppé à son poste de numéro 2 du gouvernement. "Nicolas Sarkozy est capable de transgression sur un certain nombre de sujets: il peut le faire sur ce point", a expliqué ce matin Eric Besson. Une rupture qui serait probablement tout sauf tranquille, au regard du coup de semonce que vient de recevoir l'Exécutif. Non seulement le président n'obtient pas une majorité écrasante mais elle est même en-deça de la majorité avec laquelle travaillait le gouvernement précédent, gouvernement qu'on estimait pourtant suffisamment populaire pour afficher un désir de rupture avec lui...
Pas sur que Nicolas Sarkozy et François Fillon puissent se permettre une telle décision s'ils veulent conserver leur popularité et leur marge de manoeuvre - qui reste grande avec plus de 320 députés au final. Mais le fait que Besson lance une sonde tend à montrer que la possibilité du maintien d'Alain Juppé n'est pas totalement exclus.
L'argument essentiel étant qu'il n'y a pas trente personnes à droite capables de prendre ce poste. On évoque à l'occasion le nom de Nathalie kosciusko-Morizet, madame environnement à l'UMP mais il est difficile d'imaginer qu'elle brigue un ministère aux pouvoirs aussi étendus avec le titre de ministre d'Etat. Michel Barnier plus expérimenté pourrait obtenir le poste. Confier l'un des ministères les plus importants et un rôle de premier plan à Alain Juppé était un gros risque politique que Nicolas Sarkozy aura probablement sous-estimé. Le conserver aujourd'hui est quasiment impossible, le remplacer réellement presque insoluble. Ce matin sur France Inter, Roselyne Bachelot estimait pourtant la démission de Juppé plus que probable tout comme Jean-François Copé la veille.




Alain Juppé est battu à Bordeaux et démissionne du gouvernement

Posté par Easywriter le 17.06.07 à 21:13 | tags : gouvernement, legislatives, second tour
Entendu il y a quelques secondes sur TF1, Alain Juppé est battu (de justesse) par la socialiste Michèle Delaunay dans la deuxième circonscription de Bordeaux. Si lé résultat venait à être confirmé, cela impliquerait sa démission du gouvernement où il était seul ministre d'Etat en charge du très important ministère de l'environnement, du développement durable et des transports. Dans le Canard Enchaîné, on pouvait lire il ya quelques jours que dimanche dernier, François Fillon attendait impatiemment les résultats de son ministre, l'hebdo laissant entendre qu'une éventuelle défaite de ce dernier ne serait pas pour lui déplaire.



Le Modem sauve juste les meubles

Posté par Easywriter le 17.06.07 à 20:57 | tags : legislatives, second tour

Sur les six circonscriptions dans lesquelles il était parvenu à sa maintenir, le Mouvement democrate a dores et déjà sauvé ses deux stars : François Bayrou a réuni 61 % des suffrages dans les Pyrénées Atlantiques et Jean Lassalle qui menait une partie plus difficile dans le même département a réussi sa triangulaire.

Dans son discours,Bayrou a parlé également d'un siège de député à Mayotte et d'un autre en Ille et Villaine, Thierry Benoit dans la sixième circonscription du département breton.




Chevènement battu, Montebourg réélu de justesse

Posté par Easywriter le 17.06.07 à 20:48 | tags : elections, legislatives, ps, second tour

Parmi les vedettes de gauche en mauvaise posture, Jean-Pierre Chevènement était très mal parti pour son retour à Belfort, et a finalement été battu par l'UMP Michel Zumkeller qui réunit 54 48 % des voix.

Sans surprise Vincent Peillon est également battu dans la Somme. Arnaud Montebourg qui ramait 1500 voix derrière Arnaud Danjean l'a finalement battu de quelque 150 voix (résultat provisoire). Dominique Strauss-Kahn s'attend finalement à une nette victoire.

L'ancien co-directeur de campagne de Ségolène Royal, Jean-Louis Bianco, est finalement réélu dans les Alpes de Haute-Provence ce qui était tout sauf gagné.

Consultez les résultats du second tour des législatives.




Résultats des législatives :La vague bleue est nettement retombée

Posté par Easywriter le 17.06.07 à 20:05 | tags : chiffres, elections, legislatives, second tour

Sacrée correction apportée à la vague bleue du premier tour : l'UMP à elle seule ne totalise que 323 sièges soit (moins que les 365 d'avant le scrutin) alors qu'elle rêvait de réussir le coup de 1993 avec 470 fauteuils. Le Nouveau Centre lui amène 22 sièges supplémentaires. Le Parti socialiste et ses alliés réunissent 206 sièges (contre 149 aujourd'hui) et le parti communiste sauve 18 de ses 24 sièges et les Verts gagnent un député. Le Mdem aurait 4 sièges.
Bien sur tous ces chiffres restent provisoires mais ils témoignent déjà d'un très net souci de rééquilibrage des électeurs.

A suivre les résultats du second tour des législatives (affinés)




La France coupée en deux

Posté par Moonlight le 07.05.07 à 14:42 | tags : second tour

La répartition des votes fait apparaître une coupure géographique assez nette. Nicolas Sarkozy s' accapare tous les départements à l'est de la ligne Lille Marseille. Ségolène Royal conserve les bastions traditionnels du PS, soit le Sud-Ouest la Bretagne et la Nièvre.
Ségolène Royal a fait une belle prise, en s'attirant les faveurs des anciens admnistrés de Jacques Chirac, la Corrèze n'a pas mis Nicolas Sarkozy en tête, la rancune chiraquienne semble avoir la peau dure.
Nicolas Sarkozy gagne son pari et rafle la mise sur les terres où le FN fait ses meilleurs scores, L'est avec l'Alsace et la Lorraine, fait une percée en Rhône-Alpes et au sud avec PACA où les électeurs ont massivement voté pour lui.
Le Morbihan petit territoire breton enclavé entre ses voisins socialistes résiste comme d'habitude à la vague rose.
Avec une forte abstention par rapport à la « métropole » la Corse reste fortement ancrée à droite, elle semble avoir trouvée son nouveau Bonaparte qui doit d'ailleurs aller se reposer sur l'île de beauté avant de revenir en vrai chef d'Etat.
Le département le plus citoyen est le Lot avec seulement 10,75% d'abstention, les mauvais élèves sont la Corse environs 20%, la Moselle 18,43%, les DOM-TOM avec une moyenne d'environ 30%, mention spéciale pour Mayotte avec 52,2%.
Ségolène Royal fait son meilleur score à la Réunion qui lui octroie le score de 63,52%, et Nicolas Sarkozy est plébiscité dans les Alpes-Martimes avec 68,08%.

 

 




Au parti socialiste, rien de nouveau

Posté par Easywriter le 07.05.07 à 11:25 | tags : présidentielles 2007, second tour
Pour l'électeur de gauche modérée, le plus dur hier soir n'était pas d'accepter la prévisible victoire de Nicolas Sarkozy mais bien de constater que les bons vieux réflexes du parti socialiste sont mieux rodés encore que sa capacité à prendre des toises électorales.

Alors que Ségolène Royal privilégiait le dynamisme du renouveau - basé sur le soutien de près de 17 millions d'électeurs - dès 20H02 Dominique Strauss-Kahn étalait un visage consterné (et consternant) sur le plateau de France 2. Certes le parti socialiste perd pour la troisième fois une élection présidentielle et la gauche est faible. Et DSK ne fait pas autre chose que rappeler ses fondamentaux politiques - la transformation du PS en parti social-démocrate, pro-européen et plus libéral économiquement - et se poser en homme de recours. Retour vers les primaires du PS, avec un Laurent Fabius qui a évoqué " la désorientation politique" du parti, critiquant de manière à peine voilée les démarches d'ouverture au centre de Ségolène Royal.
Sur les mêmes plateaux, Julien Dray, Jean-Louis Bianco ou Arnaud Montebourg jouaient les fidèles lieutenant du major Royal, pariant sur l'engouement suscité par la candidate pour rénover le parti - et en tirer profit dans un avenir pas spécialement proche manifestement. Pendant que le parti le plus déprimant du paysage politique renouait devant des millions de téléspectateurs avec sa culture du réseau, les hiérarques de droite tout sourire y allaient de leur conseil presque sympa sur le mode " allez les gars, nous aussi on est passé par là c'est difficile bien sur mais vous avez cinq ans pour vous refaire la cerise".

Le parti socialiste leurré par son succès de 2004 aux régionales n'a en effet jamais osé la transformation que le 21 avril 2002 et le referendum sur le TCE qui le coupa en deux nécessitaient pourtant. Au parti socialiste on trouve des antilibéraux nonistes aussi bien que des socio-libéraux, les premiers ayant autant de points communs avec l'extrême gauche que les deuxièmes avec l'UDF. Le parti socialiste est déstructuré, il attend son maitre : personne ne va trop disputer à François Hollande son statut de chef militaire pour la prochaine défaite de juin. Ensuite, le parti pourra tranquillement pratiquer l'étripage en famille en se demandant qui sera son prochain Mitterrand et quel sera le sens du nouveau Congrès d'Epinay. Le congrès qui lança la rénovation mitterrandienne d'union de la gauche. C'est l'histoire d'un parti qui n'a plus que des mythes. Epinay c'était en 1971, Mitterrand fut élu dix ans plus tard. Et cette fois ?




Nicolas Sarkozy est président : parlez après le bip sonore

Posté par Easywriter le 06.05.07 à 20:21 | tags : président de la république, présidentielles 2007, second tour

 

 

Bonjour vous êtes bien sur le répondeur de Nicolas Sarkozy, président de la République, vous pouvez laisser un message.

Ci-dessous vos félicitations, coups de gueule et autres fulgurances autour de l'élection de Nicolas Sarkozy.




Soirée électorale : 40 millions d'éditorialistes. Lâche tes coms !

Posté par Easywriter le 06.05.07 à 20:09 | tags : présidentielles 2007, second tour

 

Vous vous souvenez des conversations il y a quinze jours pile poil ? Je pense qu'environ un tiers des électeurs du Front peuvent se reporter sur Royal. / Celui qui tient l'élection c'est Bayrou mais qui va-t-il suivre de ses parlementaires qui vont vite retourner à la niche ou de son électorat au désir émancipateur ? / Tu veux pas la refaire avec l'accent du sud-ouest genre Apathie histoire d'avoir vraiment l'air con/Les électeurs de l'extrême gauche ne vont pas rallier Royal sans moufter/Putain en fait c'est dégueulasse la pizza au chorizo/ Y a Bayrou sur la Trois! etc..

Les envoyés spéciaux vont expliquer que là où ils sont il ne se passe rien. Les experts vont analyser et commenter. Et nous alors ? Ben on commente les commentateurs ci-dessous . J'oubliais : Faites gaffe niveau timing, Pizza Hut ils sont moyens.




Résultats du deuxième tour : Nicolas Sarkozy est élu avec 53 % des voix

Posté par Easywriter le 06.05.07 à 20:00 | tags : chiffres, présidentielles 2007, second tour
Nicolas Sarkozy est président.



Le taux de participation en hausse de près de trois points

Posté par Easywriter le 06.05.07 à 16:24 | tags : présidentielles 2007, second tour

La participation à midi dépassait celle du premier tour, déjà en forte augmentation par rapport au précédent scrutin (26,2% en 2002). 34, 11% des inscrits s'étaient déplacés à la mi-journée contre 31,21 % il y a quinze jours. Le score est encore plus impressionnant si on le rapporte aux élections plus anciennes. Il faut en effet remonter à 1974 pour trouver un pourcentage plus élevé ( 35,62 %), il fut de 30,2 % en 1981, de 28,5 % en 1988, et de 29,6 % en 1995. Reste à savoir bien sûr si cette augmentation se vérifie jusqu'à la fermeture des bureaux ou si les gens se sont déplacés tôt vers les bureaux de votes. Et si, bien sûr, cette donne change la physionomie du second tour telle que la dessinaient les récents sondages...
A suivre : les résultats du second tour...

 




Royal tente son va-tout

Posté par Moonlight le 04.05.07 à 13:41 | tags : présidentielles 2007, second tour, stratégie
Ségolène Royal abat ses dernières cartes contre Nicolas Sarkozy et enfonce le clou sur le caractère inquiétant du candidat et ses liens avec les groupes financiers.
La stratégie projet contre projet semble abandonnée et la candidate puise ses arguments dans la critique personnel de Sarkozy. Elle prédit un mouvement de violence en cas d'élection de son rival et utilise la technique du TSS jusqu'au bout en se posant en candidate d'une France apaisée contre une France divisée.
Nicolas Sarkozy est un personnage qui suscite des réactions passionnées que l'on soit pour ou contre lui, mais mettre en avant de possibles émeutes est en quelque sorte légitimer des actions anti démocratique. Dans l'hypothèse ou Nicolas Sarkozy l'emporte dimanche une partie des électeurs sera extrêmement déçu et c'est leur droit le plus complet mais dans tous les cas c'est la majorité qui aura parlé. De plus François Bayrou a littéralement épuisé le thème de la critique des médias dominants à la botte de Nicolas Sarkozy, et même si les amitiés du candidat de l'UMP pour Martin Bouygues et Arnaud Lagardère sont connues, à deux jours du second tour, on est en droit d'attendre du PS qu'il trouve des points d'attaques basés sur les désaccords avec le programme de l'UMP plutôt que de réchauffer une vielle dialectique qui renforce Sarkozy dans son rôle de victime de l'opprobre.
Lire aussi les limites de l'anti-sarkozysme



L'autre Nicolas (rallie Nicolas)

Posté par Moonlight le 04.05.07 à 12:26 | tags : présidentielles 2007, second tour

Nicolas Dupont-Aignan ex opposant à Nicolas Sarkozy dans la bataille pour la présidence de l'UMP, a finalement décidé de soutenir le favori qui caracole - selon ipsos - à près de 54% dans les sondages.
On se souvient de la détermination du président de Debout la République qui il n'y a pas si longtemps dénonçait le caractère anti démocratique de la désignation du candidat de l'UMP et la gestion de Nicolas Sarkozy. Il s'était présenté à l'élection présidentielle en dissident avant de jeter l'éponge faute de signature nécessaire mais il tardait à rallier Sarkozy.
C'est désormais chose faite, la raison a finalement atténuer son animosité et le député de l'Essonne a tenu à montrer son soutien - indépendamment de son mouvement qui a refusé de donner une consigne de vote - pour contrer une gauche qui pour lui est l'apôtre de l'immobilisme. Grâce à ce ralliement Mr Dupont-Aignan a toutes les chances de retrouver son siège de député aux prochaines législatives.




Elysez-moi : comment Sarkozy s'empara de l'UMP

Posté par Moonlight le 03.05.07 à 17:48 | tags : medias et politique, sarkozy, second tour
A 4 jours du grand saut, un documentaire de derrière les fagots vient éclairer avec une lumière différente la stature présidentielle de Nicolas Sarkozy.
C'est l'histoire d'un mec qui veut devenir président de la République. Mais avant d'accéder à l'Elysée il lui faut s'emparer du parti politique qui va lui permettre d'être le candidat incontesté de son camp.
Le documentaire de John-Paul Lepers retrace le parcours de Nicolas Sarkozy à la conquête de l' UMP - le parti de Jacques Chirac - en 2004.
l'ex comparses de Karl Zéro et ses questions gratinées nous entraîne des couloirs de l'Assemblée Nationale aux déplacements en province du futur candidat de la droite décomplexée. Ce qui saute aux yeux, c'est qu'il y à 3 ans, sa candidature ne faisait pas l'unanimité, loin s'en faut, au sein de sa famille. On voit que la majorité des ralliements se sont fait dans la douleur, et que l'unité affichée de ses derniers jours est le fruit d'un processus qui mélange arrondissements des angles et résignation de la part de ses concurrents.
C'est à cette époque qu'il construit son personnage d'hyperactif de l'action politique, facette que l'on retrouve aujourd'hui et qui a séduit plus de 11 millions d'électeurs le 22 avril.
Son atout dans la bataille interne : il a su se mettre dans la poche les jeunes du parti en leur promettant un renouvellement des générations, promesse qu'il a tenu jusqu'ici avec Laurent Wauquiez et Rama Yade dans sa garde rapprochée.
Un point intéressant apparaît à travers les questions de Lepers, il concerne le contenu du projet de Sarkozy, et là ses adversaires comme ses partisans sont tous plus ou moins d'accord sur le mystère qui l'entoure. La forme est connue c'est l'action, mais le fond est plus flou, même s'il appelle à une refondation doctrinale, le fait qu'il revendique son côté pragmatique et refuse d'être un idéologue déroute.
Le journaliste nous rappelle que fin 2004, Nicolas Sarkozy souhaitait un peu à la manière de Georges Bush mêler religiosité et libéralisme dans son projet. D'ailleurs à cette époque il misait sur l'électorat musulmans notamment avec la création du CFCM - Conseil français du Culte Musulman -, constatant que ce n'était qu'un mirage il a depuis changé de stratégie et de quelle façon !
Elysez-moi un étonnant documentaire qui montre Nicolas Sarkozy avant qu'il n'enfile son costume de présidentiable.



Colombani soutient Royal

Posté par Easywriter le 03.05.07 à 17:26 | tags : citation, présidentielles 2007, second tour

Ce qui gêne, chez M. Sarkozy, outre un renvoi classique à la vieille lutte des classes, c'est aussi une conception revancharde de l'histoire. Avoir centré sa campagne d'entre-deux-tours sur la dénonciation de l'héritage de Mai 68 est le signe clair d'une volonté de revanche idéologique. Ce qui embarrasse, c'est cette façon d'opposer les "travailleurs" aux "tricheurs", ceux qui se lèvent tôt aux paresseux, comme s'il lui fallait toujours être à la recherche d'un ennemi. Bref, une conception qui antagonise; et qui, à l'inverse, rend crédible la démarche de Mme Royal, laquelle refuse précisément cette dichotomie.(...)

Ségolène Royal a esquissé un "désir" de changement, tracé une perspective. Sa défaite, surtout si elle était lourde, plongerait inévitablement le PS dans les règlements de comptes, le retour en force de tous les archaïsmes et de toutes les utopies négatives. Sa victoire lui donnerait l'autorité pour engager ce travail de réinvention indispensable. C'est un pari. Pour le pays, il mérite d'être tenté.

Extrait d'un éditorial de Jean-Marie Colombani dans Le Monde du jour. Le directeur du quotidien du soir avait appelé à choisir entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy pour le premier tour.




Bayrou fait du Bayrou

Posté par Moonlight le 03.05.07 à 16:54 | tags : présidentielles 2007, second tour

François Bayrou ne veut pas disparaître de la campagne et entretient encore un peu de suspens sur son positionnement. Il révèle dans un entretien au Monde que sa voix n'ira pas à Sarkozy ce qui n'est pas un scoop en soi et continue à maintenir le mystère sur son intention de vote, en restant fidèle au comportement de ni droite ni gauche adopté depuis quelques mois et ce même si près du tiers de ses électeurs du premier tour souhaite se prononcer pour Nicolas Sarkozy, et que l'immense majorité des parlementaires de l'UDF se sont rangés derrière le candidat de l'UMP, il va contre les tendances et suit sa stratégie.
Le Béarnais ne démord pas et ne veut se compromettre avec aucun camp. Au final il est peu probable qu'il fasse un signe vers Ségolène Royal, et en donnant cette non consigne de vote il réussi à conserver ce flou quasi artistique qui a caractérisé sa campagne.

Sur le mag, lire la synthèse du débat Royal/Sarkozy

Illus : via




DSK se mouille

Posté par Moonlight le 03.05.07 à 10:24 | tags : présidentielles 2007, ps, second tour
« Je me porte garant de la politique économique de Ségolène Royal »
Avec cette déclaration l'ancien ministre de l'économie fait un grand pas vers la candidate de son camp. Les querelles post investiture semblent dissipées et Dominique Strauss-Kahn par ce geste fort met sa crédibilité dans la balance pour appuyer Ségolène Royal dans un domaine où elle est très critiquée.
C'est un pari dangereux pour DSK, lui qui durant la campagne s'est contenté du service minimum, dérangeant finalement peu Royal qui avait pris le soin de lui montrer que c'était elle la candidate en l'ignorant sciemment jusqu'à récemment. Mais les temps changent et ces derniers jours DSK est apparu clairvoyant et compétent aux yeux de son ancienne rivale, qui évoque même la possibilité de lui confier le poste de premier ministre (clin d'oeil appuyé à l'électorat centriste).
Ce cadeau peut se révéler empoisonné, car il y a peu de doute que ses ambitions politiques s'élèvent au-delà de Matignon. Si il n'a pas pu être candidat cette année, il y a de grandes chances pour qu'il brigue à nouveau la candidature suprême en 2012. Or - en cas de victoire - si le mandat de Ségolène Royal ne s'avère pas convaincant, c'est DSK en tant que caution solidaire qui pourrait en faire les frais.



Royal et Sarko en duel : lache tes com'!!

Posté par Easywriter le 02.05.07 à 18:10 | tags : second tour

Parce que ce blog est un lieu d'échange de haute volée, parce que vous préférez commenter les notules que les lire (ne me mentez pas) et parce que j'ai la flemme de chroniquer en live envie de lire votre avis en direct, je vous propose de profiter des commentaires de ce post pour donner votre sentiment sur le débat télé Royal/Sarkozy. A l'occasion je posterai aussi des commentaires intelligents ( putain mais pourquoi elle parle comme si on était des débiles, mais c'est vraiment un psychopathe ce Nic.. ce genre...)

La synthèse archi-documentée c'est par là dès demain matin.

(j'ai taxé l'illus ici)




Le Pen appelle à une abstention massive

Posté par Easywriter le 02.05.07 à 11:48 | tags : présidentielles 2007, second tour
Ni bonnet rose, ni rose bonnet". Avec son sens marqué de la formule, Jean-Marie Le Pen a donc renvoyé dos à dos Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. Ce choix du ni/ni fait évidemment le jeu du candidat de l'UMP qui aurait été bien embarrassé d'un ralliement objectif du Front national. Mieux vaut siphonner son électorat san rien dire, se donner l'ivresse sans toucher le flacon. Depuis dimanche, Sarkozy ne cesse de dire que lui, le fils d'immigré, ne peut être soutenu par le leader frontiste qui l'attaque ouvertement. Ne spéculons pas sur un éventuel accord secret entre les deux formations mais il reste évident que l'abstention est évidemment bénéfique à la droite : quand on a cinq points d'avance toutes les voix des autres candidats qui ne filent pas chez l'adversaire sont de votre côté, même les votes blancs. Si tous ceux qui n'ont pas voté Royal ou Sarkozy au premier tour ne votent pas au deuxième, ce sera Nicolas Sarkozy le président.



Mai 68 peut-il faire tomber Sarkozy ?

Posté par Easywriter le 02.05.07 à 11:00 | tags : décryptage, second tour
Sur fond de polémique lancée par Nicolas Sarkozy dimanche à Bercy, "mai 68" a donc cristallisé la dernière ligne droite du second tour. Malgré les discours sur le renouveau et la modernité, cette campagne électorale se sera finalement surtout singularisée par sa capacité à regarder la France dans le retro.
On se dispute l'héritage de Jean Jaurès, on célèbre Jeanne d'Arc - et la candidate socialiste a trouvé dans son admiration de la pucelle la possibilité de faire des clins d'oeil discrets à l'électorat frontiste - tout le monde est gaulliste, et , dernier saut dans le temps donc, Nicolas Sarkozy défend l'école de Jules Ferry face à la décadence morale initiée par les soixante-huitards. Ce discours de la déshérence, largement réactionnaire, roule des pelles nauséabondes aux idées qui puent.
Certes la France de 2007 a du mal avec les papys-boomers nés après la guerre, notamment pour des raisons psycho-sociologiques : à près de 60 ans, ils sont toujours en bonne santé, trustent toutes les responsabilités et baisent des gamines de 25 ans. Honnêtement je caricature à peine le procès fait à une génération qui empêche à sa descendance de tuer le père par excès de "coolitude".
Il y a aussi des raisons plus sérieuses et politiques : dans l'héritage impossible, le sociologue Jean-Pierre Le Goff montre assez que l'excès de confiance dans l'autonomie de l'individu et le rejet un peu bête de toute forme d'institution au profit d'une bien inopérante et assez nihiliste rhétorique révolutionnaire (qui voulant tout transformer se condamna à ne rien changer du tout) se perdit dans le fantasme libertaire absolu ( parenthèse : sur cette question lire notre dossier sur le mythe de la contre-culture ).
Mais attribuant à une idéologie quadragénaire la responsabilité de tous nos maux, Sarkozy commet une erreur tactique : D'abord, sa diatribe peut apparaître comme un fulgurant concentré d'idéologie - le rejet de la mobilisation sociale et de la reconnaissance syndicale, de l'augmentation des salaires, de l'émancipation des moeurs. Dans un pays imprégné d'une forte mythologie de la contestation populaire, insulter l'un des derniers événements de lutte sociale n'est pas si malin qu'il n'y parait.
Même De Gaulle reconnut que la gestion strictement policière de l'événement avait inutilement durci ce qui était avant-tout une demande d'ouverture et de participation de l'ensemble du corps social. Le candidat de l'UMP campe donc bêtement sur une position de gros flic moralisant et pas libéral pour un sou.
Du coup Ségolène Royal, qui prône une large ouverture ( tu m'étonnes...) la participation, la réconciliation, retrouve un second souffle inespéré de fraicheur. Rappelant les acquis sociaux de mai 68 et l'extension des droits de la femme qui s'en suivit, la candidate socialiste peut lier aisément le passé libertaire de l'aile gauche de son camp et de ses soutiens, après avoir depuis plusieurs jours fait des appels du pied aux centristes.
Et c'est Sarkozy qui lui permet de pratiquer le grand écart. Se posant héritière - un peu abusivement - d'un souffle libertaire et progressiste dont la menace qu'il pourrait représenter dans l'esprit de certains a largement disparu et d'une ouverture réaliste aux idées différentes mais compatibles, Royal apparaît plus moderne qu'elle ne l'est. Il est interdit d'interdire disait-on alors, vive l'ordre juste répond-on aujourd'hui.Libre à vous d'y voir une forme de progrès...



Résultats second tour :Une cartographie vaut mieux qu'un long discours

Posté par Easywriter le 28.04.07 à 13:46 | tags : chiffres, second tour
Mise à jour : Consultez les résultats du second tour des législatives
Moins drôles mais plus fiables que les projections socialistes du second tour, les cartes électorales réalisées par l'université du Mans permettent de croiser les données statistiques du premier tour, par candidat ou bassin géographique de voix. Euh enfin si vous êtes de l'Ouest uniquement. A utiliser le lendemain du second tour pour briller dans les dîners. Des comparaisons avec 2002 seront bientôt disponibles me glisse-t-on dans l'oreillette.
Les résultats du second tour par Fluctuat c'est par ici dès dimanche 06 mai 20 h.



Second tour : Excel au secours de la méthode Coué

Posté par Easywriter le 28.04.07 à 09:33 | tags : chiffres, présidentielles 2007, ps, second tour
Sujet : Calculez les statistiques de report de voix de l'ensemble du champ électoral qui permettent de faire gagner Ségolène Royal au second tour face à Nicolas Sarkozy.
Cf. le fichier Excel (officiel) du second tour.
Vous avez deux heures.
Merci Jordan !



Royal et Bayrou débattront, mais où ?

Posté par Easywriter le 27.04.07 à 15:51 | tags : débat télévisé, présidentielles 2007, second tour

Ce ne sera donc ni devant la presse quotidienne régionale, ni sur Canal Plus, ni sur le web mais... sur BFM TV (qui ne confirme pas) d'après l'un de mes informateurs anonymes.

BFM est pourtant soumise aux mêmes règles que - TF1 ; France 2 ; France 3 pour son programme national ; Canal+ pour ses programmes en clair ; M6 pour son programme national. - France 4 ; France 5 pour l'ensemble de son programme; Réseau France Outremer pour ses programmes régionaux et pour France Ô ; France 3 pour ses programmes régionaux ou locaux ; Métropole Télévision (M6) pour ses programmes locaux ; LCI ; I-Télé ; ; Euronews ; NT1 ; Direct 8 ; TMC ; Canal+ et ses déclinaisons pour ses programmes cryptés ; TV5 pour ses programmes propres ; France 24. (source CSA).
Schneidermann relève, égrillard, sur son blog que Public Senat n'est pas concernée par cette règle et qu'elle peut donc organiser le débat entre la poufiasse Ségolène Royal et François Bayrou. Elkabbach va se faire un plaisir n'en doutons pas.

 






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