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L'actualité du PS (parti socialiste).
Ségolène Royal siffle la fin de la récré
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Royal s'impose. Pour ceux de ses amis qui ne l'auraient pas compris, elle reste le leader des wannabe au parti socialiste. Hier, elle n'a fait que rappeler quelques fondamentaux à Vincent Peillon, son ancien lieutenant. Certes, Espoir à gauche était, à l'origine, un courant alternatif censé fédérer les soutiens de Ségolène Royal au sein d'un appareil qui lui était majoritairement hostile. Mais qu'on ne méprenne pas : ce n'était pas faire de la politique autrement, mais faire la même chose avec des moyens différents.
Et à quoi reconnait-on un éléphant du parti socialiste ? A sa capacité sans égale à empêcher ses enfants de faire carrière.
Derrière eux, les quadras du parti - quadras qui filent vers leur 50 ans - attendent un tour qui ne viendra peut-être jamais.
Les pères ne voulaient rien entendre, mais la mère aimante vient d'infliger un camouflet aussi méprisant à leur tentative d'émancipation.
Vous trouvez qu'on exagère ? Critiquant la partie qui vient de se jouer et l'attitude de Royal, Valls s'est dit fatigué des "jeux de rôles insupportables." et Filipetti a prôné le retour de la fessée au parti socialiste, les deux affichant bien l'atmosphère régressive qui y règne.
Benoît Hamon, trop lol sur TwitterAprès s'être prononcé, le 3 juillet, pour la mise en place de "primaires ouvertes à gauche, des primaires qui sont ouvertes à des candidats non socialistes" pour la présidentielle 2012, Benoît Hamon a auto-commenté sa sortie sur Twitter, non sans une pointe d'auto-dérision.
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Dommage que le porte-parole du PS se soit senti obligé de préciser lourdement la nature humoristique de son twitt. Sans doute craignait-il d'être mal compris par ses petits camarades, alors que le Parti Socialiste se réunit se mardi à Marcoussis pour retrouver l'esprit collectif qui lui a tant fait défaut lors des dernières échéances électorales... Suivre l'actu de Twitter sur AEIOU
Patrick Lozès : Je reconnais à Manuel Valls la franchise
"On connaissait Manuel Valls sans langue de bois, on le découvre politiquement incorrect. Peut on rapprocher ces propos de ceux de monsieur Frêche, par exemple, qui avait laissé entendre qu'il y avait trop de Noirs dans l‘équipe de France de football, ou du moins pas assez de Blancs ? Mon sentiment, c'est que ces paroles sont gênantes et qu'on peut se demander si en se promenant dans une brocante de Versailles, Manuel Valls aurait dit : "belle image de la ville de Versailles. Tu nous mets quelques Noirs, quelques Blacks ...".
Pour autant, il faut considérer qu'il aborde d'une manière dérangeante un problème qui n'est pas nouveau. Je lui reconnais au moins la franchise. Il ne faut pas lancer de chasse aux sorcières. Le débat qu'il soulève est beaucoup plus important que la manière dont il l'a amené. Mais poser une question est une chose, y répondre en est une autre. Fondamentalement, je ne pense pas que les Noirs et les Arabes d'Evry ont tout d'un coup décidé de vivre dans cette ville sans les Blancs. J'aimerais donc que Manuel Valls veuille bien dire très clairement les solutions qu'il propose pour résoudre le problème qu'il vient de poser."
Voir notre interview vidéo de Patrick Lozès, où le président du CRAN analyse l'échec des politiques anti-discrimination et dénonce le paternalisme des élites française perpétué par des personnalités comme Nicolas Sarkozy, Eric Zemmour ou Alain Finkielkraut. Montebourg et la survie du PS
Selon le député de Saône-et-Loire, couper les têtes ne serait pas une solution en soi. Il appelle à un rassemblement des forces du parti et à "l'unité des gauches". "Il faut refonder le système partisan du parti. C'est une machine à fabriquer des divisions, ce n'est pas une machine à organiser le rassemblement."
Les militants PS proches du Modem, pas de Martine AubryPosté par Emmanuel le 28.04.09 à 10:22 | tags : pipolitique, opposition, ps, élections européennes 2009
Libération a publié les résultats d'un sondage Viavoice où les sympathisants socialistes sont largement favorables au rapprochement entre le PS et le Modem.
François Bayrou pourrait d'ailleurs prendre la tête de l'opposition: les sondés estiment que le chef du Modem est un meilleur opposant à Nicolas Sarkozy que Martine Aubry.
"Souhaiteriez-vous que le PS et le MoDem dirigent la France ensemble" ? Cette question pourrait être le slogan de campagne de Ségolène Royal si elle était chef du PS. Mais malgré ses sorties médiatiques commentées, c'est bien à Martine Aubry qu'incombe la responsabilité d'assumer le PS... Et ses sympathisants : 65% d'entre-eux sont favorables à un rapprochement avec le Modem, et 56% des partisans de la gauche en général. ![]() Martine Aubry plus réac que la droite
Moscovici - Quatremer : une vielle rancœur d'européensPosté par Edouard le 27.04.09 à 14:15 | tags : medias et politique, élections européennes 2009, ps, politique 2.0
Tout est donc (re)parti d'une interview accordée par Moscovici à Libé, vendredi. L'ancien ministre délégué aux affaires européennes du gouvernement Jospin y fustigeait l'attitude désinvolte de Rachida Dati, numéro 2 de la liste UMP aux Européennes, lors d'une convention des jeunes UMP : "Etre député européen n'est pas une voie de garage pour des courtisans en défaveur."
A la lecture de ses propos, le sang de Quatremer, éminent spécialiste des questions européennes, ne fait qu'un tour. Le journaliste claque une notule intitulée "Moscovici et Dati, la poutre et la paille", où il déterre les dossiers de Mosco :
"Je rappelle que l'homme s'est fait élire député européen en 1994, au lendemain de la claque électorale subie par les socialistes en 1993, uniquement parce qu'il avait besoin d'un point de chute. On ne vit d'ailleurs guère, celui qui était alors le trésorier du PS, à Strasbourg et à Bruxelles. Il démissionna sans regret (et sans être regretté) en 1997 pour devenir ministre du gouvernement de Lionel Jospin.
Dans le flot de réactions suscitées par la notule (certains lecteurs du blog reprochant notamment à Quatremer de trop taper sur la gauche), on voit tout à coup apparaître la réponse d'un certain... Pierre Moscovici : "Pensez vous sincèrement, d'abord, qu'un homme qui, comme moi, a tout de même consacré 13 ans de sa vie à l'Europe-2 fois député européen, ministre, conventionnel- aurait été aussi désinvolte et approximatif sur le fond que la nouvelle candidate de l'UMP? Si oui, ce n'est pas une poutre que vous avez dans l'œil, mais tout un plafond!"
Ce Moscovici est-il un fake ? Apparemment pas pour Quatremer, qui a poursuivi la discussion dans l'espace commentaires, réitérant son argumentation et déplorant le manque de respect de la liberté de la presse des politiques français. Après l'affaire du blog de Eric Revel, fermé suite à sa lettre ouverte à Ségolène Royal, les blogs de journalistes n'en finissent en tout cas pas de créer la polémique. Celle lancée par Quatremer a au moins le mérite de soulever une question de fond à l'approche du scrutin européen : pourquoi notre classe politique prend-elle Bruxelles pour un placard honteux ? Royal : l'excuse de trop ?
- "Il y a quelques mois je disais que Ségolène Royal avait besoin d'une aide psychologique, honnêtement je ne me trompais pas." (Lefebvre) - "Elle devrait comprendre combien elle se ridiculise et déshonore notre pays en se flagellant ainsi chaque semaine sur la scène internationale pour des fautes imaginaires." (Jégo)
Problème, si Benoît Hamon a dénoncé les attaques "machistes" émanant de la majorité, Ségolène Royal ne croule pas sous les soutiens de gauche depuis qu'elle a fait part, samedi, de la lettre d'excuse dont elle s'est fendue à l'attention du Premier Ministre espagnol. Les pontes du PS qui l'avaient défendue après Dakar se sont cette fois plutôt désolidarisés de sa prise de position. Pis, Jean-Marc Ayrault a reconnu que les propos de Sarkozy ("Zapatero n'est peut-être pas très intelligent") étaient "plutôt une prise à revers pour tacler les socialistes français", en l'occurrence Lionel Jospin. Jack Lang a lui critiqué ouvertement la sortie "démesurée, disproportionnée et surtout inadéquate" de la socialiste : "J'ai envie de dire à nos amis espagnols : excusez-la, pardonnez lui !"
En résumé, Royal est donc parvenue à redonner un semblant de cohésion à la droite, à s'isoler de nouveau au sein du PS, et à détourner les médias français des vraies polémiques suscitées par les commentaires de Nicolas Sarkozy (notamment sur Angela Merkel et Barack Obama) dans la presse internationale. Reste une question : arrivera-t-elle à se le pardonner ? Royal, toujours seule face à Sarkozy
Bien sûr, le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre n'a pas eu de telles réticences : "De Chine à Dakar, en passant par Washington, Mme Royal ridiculise notre pays, par son attitude et ses sorties iconoclastes".
Au-delà du fond, la réussite de Royal a surtout été de fédérer une nouvelle fois les personnalités du PS autour de sa position, comme elle l'avait fait ce week-end en légitimant les séquestrations de dirigeants par des salariés "fragilisés, piétinés et méprisés". Benoît Hamon, Pierre Moscovici et Vincent Peillon ont ainsi salué sans restrictions sa sortie sénégalaise.
"Dès qu'elle s'exprime elle est entendue, finalement qu'il y ait encore des gens de gauche qui puissent être entendus, je m'en félicite", a même commenté Peillon. Quasi inexistante dans les médias - même son récent passage chez Drucker n'a pas déchaîné les foules - Martine Aubry, qui est rappelons-le LA patronne du PS, peut méditer là-dessus.
Le discours prononcé par Nicolas Sarkozy à Dakar en 2007 : Ségolène Royal s'engouffre dans le vide laissé par Martine AubryInvitée sur RTL, l'ex candidate à la présidentielle a exprimé son ras le bol concernant "l'inaction économique" du gouvernement Fillon, qui fait l'objet d'une motion de censure présentée par le PS, et réclamé que les banquiers libèrent du crédit pour relancer la consommation. Martine Aubry va-t-elle encore se faire voler la vedette par sa rivale ?
![]() En attendant la grande grève de jeudi 29 janvier, qui promet de paralyser fortement les transports, le Parti Socialiste entame les hostilités ce mardi à l'Assemblée Nationale avec la deuxième motion de censure à l'encontre du gouvernement de François Fillon. Comme la première, déposée en avril 2008, elle n'a aucune chance d'aboutir. Mais pour l'opposition, il s'agit surtout de se replacer dans l'échiquier au cœur d'une semaine placée sous le signe du social. Martine Aubry n'étant pas élue à l'Assemblée, c'est donc Jean-Marc Ayrault qui défendra logiquement cette motion en tant que président du groupe PS. En outre, la première secrétaire, qui sera l'invité d'"A vous de juger" jeudi sur France 2, s'est fait doubler médiatiquement par Ségolène Royal, qui a poussé son coup de gueule lors d'une interview accordée à Jean-Michel Apathie sur l'antenne de RTL ce mardi: "J'en ai marre, j'en ai marre de voir les banques continuer comme si de rien n'était à pratiquer des intérêts à 18% pour des familles qui ont besoin d'acheter une voiture, de déménager, de vivre".
La présidente de la région Poitou-Charentes n'a toutefois pas attaqué son ancienne rivale, soutenant au contraire l'initiative de la motion de censure et jouant l'apaisement alors que le parti a décidé de ne plus prendre à sa charge le contrat de son attachée de presse. "Je ne demande rien", a rétorqué Sego, qui se déclare "disponible pour être utile" et souhaite "(s)'occuper des relations internationales ou des régions" au sein du PS. Autre candidat battu lors des dernières présidentielles tentant de reprendre du poil de la bête, François Bayrou s'est également rallié à la motion socialiste et dénonce dans Le Monde "les menaces sur les libertés individuelles" : "J'ai décidé de voter la motion de censure. Au mois de décembre, j'ai proposé à plusieurs reprises le dépôt d'une censure en raison des atteintes répétées à la séparation des pouvoirs et aux principes nécessaires aux libertés publiques". Pour Martine Aubry, qui avait dû repousser ses voeux à la presse d'une semaine en raison d'un glaucome, il est donc grand temps d'effectuer sa véritable rentrée politique de l'année 2009 sous peine de rester définitivement inaudible.
L'interview de Ségolène Royal sur RTL : Julien Dray, cet acheteur compulsif
Royal et Peillon : zone d'autonomie temporaire au PS "Le texte est une régression intellectuelle", "il n'y a pas de propositions", on oublie qu'Obama a été élu, il y a des fautes d'orthographe dès la première page, etc..Le lieutenant de Ségolène Royal, Vincent Peillon balance à tout va contre Martine Aubry et l'ensemble des courants "rassemblés" autour d'elle. La direction du PS tente d'étouffer ces demandes en vantant les 20 % de minorité, la présence de jeunes ( que Peillon assimile à un noyautage par le MJS) et le respect de la parité du bureau national et surtout en repartant tout de suite au feu contre l'Exécutif. Martine Aubry à la tête du PSPosté par Easywriter le 25.11.08 à 19:48 | tags : ps
Martine Aubry l'emporterait donc face à Ségolène Royal de 102 voix, plus donc que les 42 voix d'écart comptabilisées lors premiers des résultats. Les chiffres annoncés par la commission de récollement doivent encore être validés par le Conseil national, la décision devrait donc être entérinée rapidement.
Les partisans de Ségolène Royal ne devraient pas poursuivre le processus de contestation et cesser d'appeler à un nouveau vote. Quelles que soient les compensations qu'ils obtiennent, les ségolistes ne pouvaient continuer sur cette lancée serait de toutes façons suicidaire et amènerait inéluctablement à une scission. Le conflit qui semblerait s'achever a tout de même jeté un discrédit notoire sur la démocratie interne du parti socialiste, élément qui s'ajoute à l'absence d'un leader évident et d'une ligne politique claire et fédératrice. Le bilan est lourd. PS : le cauchemar continue
" Un doute dans l'esprit, un poison entre nous", voilà comment le député socialiste Manuel Valls résumait la situation à l'issue du deuxième tour. Les partisans de Ségolène Royal appellent donc à la tenue d'un nouvau scrutin, la régularité des opérations de vote étant contestée dans plusieurs bureaux. Certaines pratiques historiques comme les fausses cartes de membres continueraient au parti socialiste malgré des tentatives de rationalisation du système. Avec un résultat aussi resserré, le camp de Royal croit à un trucage orchestré par l'appareil du parti. A l'issue du premier tour qui avait placé Ségolène Royal largement en tête, c'était le camp de Martine Aubry qui avait laissé entendre une manipulation des chiffres.Quelle que soit la nouvelle secrétaire du parti, une chose est sure : les dissensions sont loin d'être recouvertes. François Hollande a d'ailleurs retardé la publication officielle des résultats et appelé à un peu de sérénité. Après un congrès cauchemardesque à l'issue duquel aucune ligne politique n'a pu être dégagée et où l'unique cohésion s'est faite dans le front anti-Royal de l'ensemble des courants, le parti socialiste va désormais mettre à sa tête un leader dont les marges de manoeuvre vont être très faibles... PS : Delanoë, grand perdant, Benoit Hamon l'homme qui monteSi l'affrontement entre Martine Aubry et Ségolène Royal peut réserver son lot de surprises, deux choses sont déjà à retenir de la séquence : Bertrand Delanoë est le grand perdant de l'affaire et Benoit Hamon l'homme qui monte.
Si le report des voix de Delanoë est réel, comment expliquer qu'il ne fut pas massif ? Son soutien est-il apparu comme trop superficiel ? L'opération tout sauf Royal est-elle de plus en plus contre-productive ? Ce qui est sûr c'est que non seulement le maire de Paris n'a profité ni du Congrès, ni du vote des militants pour asseoir sa stature nationale mais qu'en plus, il ne convainc même pas ses propres troupes de le suivre dans ses accords. Son poids au sein du parti quel que soit l'issue du scrutin pourrait en patir. Certes Delanoë permet à la maire de Lille de réduire l'écart et d'espérer une victoire. Mais si cela arrive, cela apparaitra surtout comme la victoire de...Benoît Hamon qui, arrivé troisième, encourage aussi Aubry. Plus de20 % des voix, 30 000 électeurs derrière lui, il devient l'émissaire de la nouvelle génération qui s'assure que les choses changent au sein de la structure et que le parti conserve son ancrage à gauche ( et qu'Henri Emmanuelli conserve quelque aura...) Mathématiquement, Martine Aubry devrait donc l'emporter. Sauf si les miltants, décident au contraire de renforcer uun peu plus Royal, auquel cas outre le plébiscite de l'ancienne candidate à l'Elysée, le vote serait celui du désaveu profond de l'appareil socialiste et cloturerait sèchement l'ère joispini-hollandaise. Ce désaveu est déjà visible en chiffres : à peine 60 % des militants ont participé au rendez-vous le plus important de la vie du parti. Congrès du PS : Le combat des chefs lasse les FrançaisLe Parti Socialiste se retrouve ce week-end à Reims pour son 75e Congrès. Le but de cette grande réunion de famille disparate ? Désigner le Secrétaire général qui va succéder à François Hollande, définir un leadership ainsi que les nouvelles orientations du mouvement. Une urgence de premier plan tant les profondes dissensions qui animent le parti détériorent son image auprès de l'opinion publique.
![]() Pas d'idée et pas de leader. Voilà, grossièrement, comment on pourrait résumer le sentiment des Français vis à vis du PS consultés par un sondage Le Monde - Sofrès publié ce vendredi. Un an et demi après l'élection présidentielle perdue par Ségolène Royal contre Nicolas Sarkozy, l'ex-candidate tarde à faire l'unanimité au sein du parti (ou alors contre elle). Mais personne n'a réussi à se substituer à elle comme chef de fil de l'opposition, en témoigne son récent succès dans la consultation des militants. Un statut quo qui agace l'opinion et, surtout, ne fait pas avancer le Schmilblick socialiste, au point mort depuis 2007. Alors qu'une crise financière redoutable frappe la planète, et donc la France, les Socialistes continuent pourtant à s'écharper joyeusement, entre une Royal à la pugnacité sans faille et un front tout sauf Sego (Delanöe, Aubry, Hamon) lui-même trop divisé pour se mettre d'accord. Résultat, le PS passe pour un parti "pas dynamique", y compris pour deux tiers des sympathisants de gauche. Ces derniers sont par ailleurs 54% à penser que la crise du parti est "profonde" et la moitié à estimer que le PS manque d'un leader. Ce qui est finalement plutôt indulgent pour François Hollande, qui aura attendu le plus tard possible pour passer la main. Là où Barack Obama a, dit-on, bénéficié de l'effondrement des marchés et de la baisse consécutive de l'intérêt des américains pour les thèmes sécuritaires dans l'élection US, les Socialistes ne sont donc même pas en mesure de surfer sur la fronde anticapitaliste. Pis, certains ont fait leur coming out libéral au moment même où le principe de l'autorégulation de l'économie montre ses limites. Un espace vide dans lequel le NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste) d'Olivier Besancenot va pourvoir s'engouffrer allègrement. A moins que le Congrès de Reims n'aboutisse à une scission définitive entre les tenants de l'alliance avec le Modem et ceux qui pronent un coup de barre à gauche. Ségolène Royal brigue la direction du PSPosté par Easywriter le 11.11.08 à 13:36 | tags : ps
Toutefois assurer la direction d'un parti déboussolé où les ambitions sont aussi nombreuses que les dissensions est un sacré casse-gueule. Pour cette génération, Ségolène Royal représente moins un renouveau idéologique qu'une vraie fenêtre d'opportunité pour enfin avoir des responsabilités politiques. "Nous discutons, mais je serai rassembleuse pour deux, pour trois, pour quatre", confiait il ya quelques jours Royal. C'est le minimum en effet. L'ex-candidate doit donc maintenant réaliser le consensus à l'intérieur du parti ce qui promet d'âpres tractations avec Bertrand Delanoë et Martine Aubry qui ont tout de même réuni chacun 25 % des voix sur leur texte respectif (contre 29 % pour Royal). Avec le risque qu'une synthèse sans âme ( dans la tradition hollandienne et avec le succès que l'on sait) soit élaborée à Reims ce week-end, qu'elle ne satisfasse personne mais qu'elle garantisse la paix minimum à la survie du parti. PS : Georges Frêche réintégré par Royal ?Interrogé par une caméra de Dimanche Plus, l'émission politique de Canal Plus, venue couvrir une visite de Ségolène Royal à Montpellier, le volubile Georges Frêche n'a pu s'empêcher de "vendre la mèche". Selon le président du conseil régional de Languedoc-Roussillon, il aurait en effet négocié son soutien à la motion Royal, arrivée en tête du vote des militants, contre sa réintégration au sein du Parti Socialiste.
![]() Ségolène Royal et son vieil ami Georges Frèche, à Montpellier le 3 novembre 2008 (crédit : Sipa) "Si Ségolène Royal gagne, je serais réintégré. Si Lionel Jospin et ses amis (les motions Delanöe et Aubry) gagnent je ne serais pas réintégré déclare sans ambages le controversé Frêche, exclu du PS pour deux ans en janvier 2007 suite à ses propos tenus sur la présence trop massive de joueurs noirs en équipe de France de football : "Dans cette équipe il y a neuf Blacks sur onze. La normalité serait qu'il y en ait trois ou quatre. Ce serait le reflet de la société. Mais là, s'il y en a autant, c'est parce que les Blancs sont nuls. J'ai honte pour ce pays. Bientôt, il y aura onze Blacks. Quand je vois certaines équipes de foot, ça me fait de la peine." Egalement à l'origine d'une polémique concernant les harkis (il avait traité des membres d'une association représentant les harkis de "sous-hommes"), pour laquelle il avait été toutefois relaxé en appel, Frèche est un personnage encombrant, mais n'en reste pas moins un baron incontournable qui fait la pluie et le beau temps dans sa région. Prise le doigt dans la pot de confiture, Royal n'a ni confirmé ni démenti l'information, se contentant de déclarer un brin gênée : "On ne sait pas ce que les militants vont décider. C'est pas le sujet d'aujourd'hui. Mais à votre avis, vous croyez que c'est ma façon de procéder ?" En attendant, c'est donc l'ancienne candidate PS aux présidentielles 2007 qui est sortie légèrement gagnante (29,59%) de la consultation des militants socialistes mais va devoir négocier avec les motions Delanöe (25,35%) et Aubry (24,67%) pour établir une majorité. Elle devrait annoncer avant le Congrès de Reims, qui démarre jeudi, si elle brigue elle-même la candidature au poste de Secrétaire Général ou si elle laisse la responsabilité à un des ses deux lieutenants, Vincent Peillon et Julien Dray. Le premier étant soupçonné de vouloir la doubler en vue de 2012. Le second jugé un peu faible pour tenir la baraque d'ici à la prochaine échéance présidentielle. L'extrait de Dimanche Plus : Congrès du PS : la gauche comprime le MolletEn marge des différentes contributions présentées lors du Congrès national du PS, les procès en archaïsme faits à certains membres du parti ne manquent pas. Mais les critiques viennent surtout de l'intérieur, la droite se contentant sans forcer de stigmatiser à l'occasion une pétaudière socialiste incapable de faire son deuil du marxisme. En interne la référence à un passé plus récent mais considéré comme tout aussi atroce tient la corde : la Section française de l'internationale ouvrière (SFIO)- comprenez la forme qu'avait le PS au 20 ème siècle avant l'ère mitterrandienne.
L'ancien ministre jospiniste, et donc désormais "delanoïste", stigmatise surtout ce qu'on a coutume d'appeler le "molletisme", du nom de Guy Mollet dernier président de conseil de gauche de la quatrième République, et, pour ce qui nous intéresse ici, dernier secrétaire général de la Section française de l'internationale ouvrière. Le molletisme décrié se signifie grosso modo par deux attitudes, le refus du leadership de parti et la multiplication acrobatique d'alliances contradictoires. Ce molletisme qui minerait le PS de 2008 est également stigmatisé par Jack Lang : Mitterrandisme triomphant Si tout le monde veut bien jeter Guy Mollet dans les toilettes de l'histoire, François Mitterrand, lui, reste décidémment la figure tutélaire indépassable. Ceux qui soutiennent aujourd'hui Martine Aubry, ont bien retenu la leçon et préfèrent installer au secrétariat une femme dont ils ne jugent pas crédible le profil présidentiel le temps de préparer le leadership de 2012. Bertrand Delanoë l'a bien compris et se garde d'invectiver la maire de Lille, réservant ses piques à ceux qu'ils jugent trop individualistes (ben voyons). Les reconstructeurs voient eux aussi en Martine Aubry l'occasion d'ajourner la bataille en attendant le retour de Dominique Strauss-Kahn.
Le PS entame sa rénovation
Les socialistes se préparent pour le Congrès National qui doit avoir lieu en novembre 2008. Le parti de la rose présente la nouvelle « déclaration de principes », qui doit jeter les bases de sa rénovation. L'enjeu est de déterminer quelle doit être la place de la formation socialiste, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur de l'hexagone.
La commission présidée par l'historien Alain Bergounioux, secrétaire national aux études du Parti Socialiste, a réuni toutes les sensibilités autour d'une réflexion sur l'avenir du parti. Elle a accouché de 21 articles, qui seront soumis au vote des militants lors de la convention nationale du 14 juin.
En 1990, l'objectif était de « mettre le réformisme au service des espérances révolutionnaires ». Aujourd'hui le parti a abandonné ses idéaux "juvéniles", afin « d'aller vers l'idéal et de comprendre le réel ». C'est un des points majeurs dans la mue du PS, l'acceptation sans équivoque de l'économie de marché. « les socialistes sont partisans d'une économie sociale et écologique de marché » Mais cette position est nuancée : « Les socialistes portent une critique historique du capitalisme, créateur d'inégalités, porteur d'irrationalité, facteur de crises, qui demeure d'actualité à l'âge d'une mondialisation dominée par le capitalisme financier ».
On perçoit toujours la volonté d'assurer la pérennité d'un État social, jugé nécessaire pour l'harmonie entre « l'économie de marché, la démocratie et la cohésion sociale », et qui doit privilégier « l'éducation, la recherche, l'innovation, la culture ».
En revanche, c'est sur l'Europe que les avis divergent toujours. L'article 17, qui fixe les positions du parti vis à vis de la construction européenne, ne fait pas l'unanimité, avec notamment l'abstention de Jean-Luc Mélenchon à ce sujet.
Motion de censure : une première pour Nicolas Sarkozy?L'opposition présente aujourd'hui une motion de censure devant l'Assemblée Nationale, la première du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Rejoint par
L'enjeu est double. Dans un premier temps, s'opposer à l'envoi de 700 hommes vers les zones de combats. Car la France assume depuis 2003 sa mission de puissance stabilisatrice en Afghanistan, tout en conservant son autonomie décisionnelle sur la nature de son engagement.
L'autre point de désaccord concerne le retour complet de la France dans les instances de l'OTAN d'ici 2009. Un virage Atlantiste, qui représente une rupture totale avec les positions adoptées jusqu'ici par la France. Hubert Vedrine, ancien chef de la diplomatie française, se montre sceptique quant à la nouvelle orientation donnée à la politique étrangère de la France. Sur France Info, il explique, « Il y a un vrai risque, d'autant plus qu'on ne voit pas la raison profonde de ce mouvement, sauf si cela permettrait de faire naître un pôle européen dans l'Alliance. Si la France devrait rentrer dans toutes les organismes intégrés (de l'OTAN) sans cette contrepartie, je crois que ce serait une erreur. Cela ne correspond à aucune nécessité, aucune utilité sur aucun plan, et il y aurait un prix politique à payer ».
A long terme, ces nouveaux engagements peuvent créer un nouvel équilibre géopolitique, et un rapport de force défavorable aux interêts de la France. Au niveau national, cette décision du gouvernement pose la question du rôle du parlement, et de la place que le président entend lui donner.
Il y a tout de même peu de chances pour que cette motion passe, l'UMP étant majoritaire à l'Assemblée Nationale. C'est la souveraineté française qui se retrouve aujourd'hui au centre du débat. Un sujet, cher à la droite gaulliste, qui peut néanmoins rassembler au delà des clivages politiques traditionnels.
Pierre Larrouturou secoue le PS
A gauche, Larrouturou dérange, et cela depuis longtemps. Critique à l'égard des archaïsmes du parti de la rose, il est partisan d'une politique économique, sociale et écologique menée de concert avec les partenaires européens. Politique et non politicien, Larrouturou n'est pas là pour brosser les dirigeants dans le sens du poil « S'il n'y a que le rapport de force qu'ils comprennent au PS, je suis prêt ». En 2007 déjà, il menaçait de se présenter à la présidentielle, dans le but de réveiller les consciences socialistes, trop occupées à ce déchirer plutôt qu'à travailler sur un programme cohérent. Tous les cadres l'apprécient et reconnaissent son travail, mais aucun ne se positionne clairement en faveur de l'iconoclaste. Lors du conseil du PS, le mardi 25 mars, il est même privé de tribune « Je les embête, ils veulent que rien ne bouge! François Hollande a refusé que j'intervienne à la tribune du conseil national de mardi ». Dur avec la gauche, Larrouturou n'épargne pas non plus la droite, et le projet économique du nouveau président subit les foudres de l'économiste. Dans un entretien donné aux Inrockuptibles, il envisage même une démission de Sarkozy, en 2009, après les élections européennes « Souvenez-vous des européennes de 1999 : Nicolas Sarkozy était en tête de liste. Son score fut si faible(12,8%) qu'après ces élections il s'est retiré de la vie politique pendant dix-huit mois, si les européennes de 2009 sont très mauvaises pour ses amis, Nicolas Sarkozy devra mettre son mandat à la disposition du peuple français ». Mais loin des discours utopistes, Pierre Larrouturou répète qu'une quelconque remise en cause du pouvoir actuel, nécessite avant tout une opposition forte, unie, rassemblée autour d'un projet qui transcende les clivages. PS : un siège se libère
Traité européen : le baroud d'honneur des nonistes
L'attention se porte essentiellement sur les socialistes, très divisés sur la question européenne, et qui, pour une partie d'entre eux, souhaitent soumettre l'adoption du traité au choix des citoyens. C'est dans cet optique que s'est réunit hier le CNR (le Comité National pour un Référundum). Différents intervenants, partisans du « non », comme Mélenchon, Chevènement, Besancenot se sont succédés à la tribune pour dénoncer une procédure non-démocratique. Mais le parti de la rose, qui a déjà payé cher ses oppositions internes sur l'Europe, est tiraillé entre ses différents courants. Il y a le camp de ceux qui souhaitent signifier leur opposition à la position officielle qui consiste à s'abstenir sur la modification, puis ratifier le Traité par voie parlementaire une fois la modification validée. Et le camp de ceux qui entendent faire valoir « l'héritage » de 2005. Il semble en tout cas urgent pour le PS d'enterrer rapidement le dossier européen qui a tant coûté au parti. Aujourd'hui, retarder à nouveau la construction européenne risquerait d'isoler le parti sur la scène politique européenne. .18h15-Les résultats sont tombés: sur 893 votants, 560 ont voté pour, 181 contre, et 152 se sont abstenus. Strauss-Kahn : I'll be back
"Je reviendrai un jour en France" a-t-il conclu. (Je aime le France dit la star avant de s'acheter une maison de maître dans le Bordelais). Interrogé au sujet de ceux et surtout celle qui tentent de s'imposer à la tête du parti, DSK a répondu sur le ton d'un Jude Law interviewé à propos de Clovis Cornillac :"Je ne vois même pas de qui vous voulez parler". Ségolène Royal à la tête du PS, et alors ?
Mais au fond les tirs de barrages de ses amis sont aussi mal venus : Qui dit quoi sur quoi dans ce maudit parti à l'heure actuelle ? A défaut de leader incontesté, qui effectivement n'est peut-être pas la priorité, a-t-on une ligne directrice même en pointillés ? Il n'est en outre pas exclus que le soutien de Ségolène Royal aide beaucoup de candidats aux municipales dans des batailles locales. Plus de six mois après la défaite, Ségolène Royal est toujours sans doute la plus populaire des socialistes. A eux d'en tirer les leçons qui s'imposent.... |
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