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Combien les candidats ont-ils dépensé pour la campagne ?

Posté par Easywriter le 27.07.07 à 17:41 | tags : campagne electorale, candidats, présidentielles 2007

Réponse : pas mal de fric. Et surtout le classement des budgets dans l'ordre décroissant donne le classement des candidats. Ainsi Nicolas Sarkozy est celui qui a dépensé le plus avec une campagne à 21 038 891 euros, suivi de près par Ségolène Royal avec 20 712 943. Si on garde la théorie de la proportion ça fait un peu plus de 300 000 € pour quatre points d'écart au final, cela va valait le coup rétrospectivement de mettre un peu plus de fric. La frénésie sondagière a plus sévèrement touché la candidate socialiste qui y a consacré 836 807 € ( 527 800 € pour Sarkozy).

On trouve loin derrière eux François Bayrou, 9,746 millions tout de même et Jean-Marie Le Pen. Le ratio est bien meilleur pour le leader du Mouvement démocrate : 1,43 € par voix contre 2,52 € pour Le Pen.

Viennent ensuite Marie-George Buffet (4,822 millions, 6,82 euros par voix) ; Philippe de Villiers (3,098 millions, 3,78 euros par voix) ;Arlette Laguiller (2,115 millions, 4,33 euros par voix) ; Dominique Voynet (1,436 million, 2,49 euros par voix) ; José Bové (1,204 million, 2,49 euros par voix) ; Olivier Besancenot (918 330 euros, 0,61 euro par voix) ; Frédéric Nihous (844 280 euros, 2 euros par voix) et Gérard Schivardi (713 960 euros, 5,78 euros par voix). Si on inverse les positions de De Villiers et Besancenot on trouve quasiment l'ordre d'arrivée de la présidentielle. Dis moi combien tu claques, je te dirais combien tu vaux.


 




Michel Rocard ne sera jamais président

Posté par Easywriter le 26.07.07 à 11:37 | tags : présidentielles 2007, ps

La dernière fois que Michel Rocard a vaguement caressé l'espoir d'obtenir l'investiture suprême c'était... en mars dernier. A l'époque, Ségolène Royal décroche dans les enquêtes d'opinion, ses tentatives de se donner une stature internationale sont peu lisibles et quelques bourdes de langage lui valent des procès en incompétence et approximation. Bref, rien ne va plus dans la maison PS.

Elle se tourne alors vers le vieux sage socialo de la politique qu'est devenu Michel Rocard. Plutôt que de se gratter la barbichette en citant Lao-Tseu, l'ex star des seventies lui propose ni plus ni moins que de se retirer en sa faveur. On croît rêver : 77 balais au compteur, Michel Rocard pense que même lui a plus de chances que Royal de battre Valery Gis Nicolas Sarkozy.
Quand il revient dessus aujourd'hui il rappelle qu'à l'époque il était toujours "parmi les cinq ou six premiers socialistes dans les sondages". Toute la vie politique de Rocard est résumée dans cette assertion : il fut en effet toujours à deux doigts d'être le plus populaire, toujours le challenger favori à quelques encablures de l'élection, mais au final jamais candidat et encore moins élu. Un raté au sens où Cioran l'entendait, un type qui promet beaucoup mais déçoit toujours.

A la fin des années 1970, Michel Rocard atteint des sommets de popularité, on parle d'un "effet Rocard" du nom d'un ouvrage journalistique qui y voit un phénomène de fond et non une tendance éphémère. Rocard tente de provoquer le destin et annonce en octobre 1980 qu'il sera candidat si François Mitterrand ne l'est pas. La suite on la connaît. En 1988, les sondages testent à nouveau Michel Rocard comme candidat socialiste face à la star du moment Raymond Barre ( rétrospectivement c'est rigolo les prédictions sondagières).

En 1990, alors Premier ministre il a cette phrase : « notre démocratie devient, de plus en plus, un système dans lequel le peuple existe et ne laisse à personne que lui-même le soin de l’exprimer ». Rocard voue-t-il un culte à la démocratie d'opinion et à son baromètre sondagier ? Les socialistes n'ont pas fait autre chose en choisissant Ségolène Royal au détriment des moins populaires Dominique Strauss-Kahn et autres Laurent Fabius.
Au fond, Ségolène Royal a vécu une très rocardienne défaite à laquelle Michel Rocard n'eut, lui, jamais le droit.

(Le titre de la notule fait référence à un numéro des Inrocks en 1995 intitulé "Rocard ne sera pas président : histoire d'un rendez-vous manqué. L'hebdomadaire réussit alors un de ces entretiens définitifs dont il avait encore le secret)







Fillon, premier ministre de Sarkozy

Posté par Puck le 17.05.07 à 14:46 | tags : gouvernement, présidentielles 2007
Telex : Acte I, scène 2. Sans surprise, François Fillon a été nommé aujourd'hui premier ministre de Nicolas Sarkozy. Et la news tombe un jour férié ! Nous reviendrons bien sûr demain sur cette nomination attendue.
Le gouvernement Fillon - dans lequel Alain Juppé, Jean-Louis Borloo, Michèle Alliot-Marie et Bernard Kouchner sont toujours fortement pressentis - lui, serait annoncé dans la matinée. A vos pronostics...



Prochain gouvernement : autour de Fillon quinze places, le triple de prétendants

Posté par Easywriter le 07.05.07 à 18:04 | tags : gouvernement, présidentielles 2007

Mise à jour : la liste des membres du Gouvernement Fillon actualisée heure par heure.    

Sauf surprise, François Fillon, fidèle et efficace conseiller politique durant toute la campagne devrait loger à Matignon d'ici la fin du mois.
Très populaire (et rassurant) Jean-Louis Borloo pourrait se voir attribuer un conséquent ministère de la stratégie économique et de l'emploi, à moins qu'on ne lui refile celui de l'éducation la culture et la communication, très convoité aussi.
Michèle Alliot-Marie sera probablement Chef de la diplomatie, les affaires étrangères ayant un temps été réservées à Alain Juppé qui briguerait plutôt la présidence de l'Assemblée nationale. Le ministère de l'Intérieur devrait échoir à Brice Hortefeux et le très casse-gueule ministère de l'identité nationale et de l'immigration à Rachida Dati. Jean-François Copé devrait administrer les Comptes publics. Pour les entreprises, on cite Anne Lauvergeon, actuelle présidente d'Areva ou Christian Blanc.
Patrick Devedjian, membre historique de la Sarkozie pourrait récupérer le très stratégique Conseil général des Hauts de Seine, utile pour se faire un bon carnet d'adresses.

Mais quel maroquin va emporter Xavier Bertrand, qui va s'occuper du ministère du développement durable ? Et tous les jeunes loups, les Laurent Hénard, Laurent Waquiez, les Nathalie Kosciusko-Morizet et autres Rama Yade alors ? On parle aussi de Pierre Albertini (actuel maire de Rouen), André Santini, Eric Besson ou Nicole Notat.
Nicole Notat ?!!! Ben oui, la suite dans un prochain "post".

 

 




Magistrats et journalistes inquiets de l'élection de Sarkozy

Posté par Easywriter le 07.05.07 à 16:56 | tags : présidentielles 2007

Peines planchers pour les multirécidivistes, suppression de l'excuse de minorité pour les délinquants de 16 ou 17 ans récidivistes et projet de mettre en minorité les magistrats au sein du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), le programme de Nicolas Sarkozy pour la justice ne rassure pas le Syndicat de la magistrature. Surtout la perspective d'une mainmise politique sur CSM qui (notamment) nomme les juges. Par ailleurs le syndicat s'inquiète de ne pas voir augmenter les moyens de la justice. Christophe Régnard de l'Union supérieure de la magistrature (majoritaire dans la profession) a rappelé au Nouvel Obs que Nicolas Sarkozy était le seul candidat à ne pas prévoir d'augmentation.

Par ailleurs, le syndicat SNJ-CGT appelle " tous les syndicats de journalistes et la profession à se rassembler pour empêcher les mauvais coups contre la convention collective, contre le droit d'informer, contre tous les acquis sociaux et pour défendre la liberté d'informer et le pluralisme de la presse". Le renvoi d'Alain Genestar, les amitiés du nouveau président avec différents propriétaires de groupes de presse, les mots durs qu'il a eu à l'encontre de la télévision publique inquiètent le syndicat.




Trassanel, Eden anti-Sarko

Posté par Easywriter le 07.05.07 à 16:33 | tags : humour, présidentielles 2007

 

C'est une petite commune de l'Aude, vingt habitants au compteur et probablement pas grand-chose à foutre de la journée. Mais Trassanel (11160) a une qualité qui intéressera une frange non négligeable de notre lectorat : elle n'a pas donné hier une seule voix à Nicolas Sarkozy.
Sachez que cette riante petite bourgade (à gauche de l'image) fut en 1943 un refuge pour les jeunes gens de la région qui voulaient échapper...au Service du travail obligatoire. Ils attendirent les parachutages alliés dans les grottes ( à droite de l'image). Si ça c'est pas du symbole...
A nos lecteurs troublés par le désir d'exil, on déconseillera en revanche Bailly-le-Franc (Aube, 21 voix), Menesble (Côte d’Or, 14 voix), Ecot-la-Combe (Haute-Marne, 31 voix), Leménil-Mitry (Meurthe-et-Moselle, 8 voix), Blanzée (Meuse, 12 voix), Maizeray (Meuse, 19 voix), et Canteleux (Pas-de-Calais, 13 voix) où le candidat UMP - enfin je veux dire le président quoi - a raflé tous les bulletins.

 




Au parti socialiste, rien de nouveau

Posté par Easywriter le 07.05.07 à 11:25 | tags : présidentielles 2007, second tour
Pour l'électeur de gauche modérée, le plus dur hier soir n'était pas d'accepter la prévisible victoire de Nicolas Sarkozy mais bien de constater que les bons vieux réflexes du parti socialiste sont mieux rodés encore que sa capacité à prendre des toises électorales.

Alors que Ségolène Royal privilégiait le dynamisme du renouveau - basé sur le soutien de près de 17 millions d'électeurs - dès 20H02 Dominique Strauss-Kahn étalait un visage consterné (et consternant) sur le plateau de France 2. Certes le parti socialiste perd pour la troisième fois une élection présidentielle et la gauche est faible. Et DSK ne fait pas autre chose que rappeler ses fondamentaux politiques - la transformation du PS en parti social-démocrate, pro-européen et plus libéral économiquement - et se poser en homme de recours. Retour vers les primaires du PS, avec un Laurent Fabius qui a évoqué " la désorientation politique" du parti, critiquant de manière à peine voilée les démarches d'ouverture au centre de Ségolène Royal.
Sur les mêmes plateaux, Julien Dray, Jean-Louis Bianco ou Arnaud Montebourg jouaient les fidèles lieutenant du major Royal, pariant sur l'engouement suscité par la candidate pour rénover le parti - et en tirer profit dans un avenir pas spécialement proche manifestement. Pendant que le parti le plus déprimant du paysage politique renouait devant des millions de téléspectateurs avec sa culture du réseau, les hiérarques de droite tout sourire y allaient de leur conseil presque sympa sur le mode " allez les gars, nous aussi on est passé par là c'est difficile bien sur mais vous avez cinq ans pour vous refaire la cerise".

Le parti socialiste leurré par son succès de 2004 aux régionales n'a en effet jamais osé la transformation que le 21 avril 2002 et le referendum sur le TCE qui le coupa en deux nécessitaient pourtant. Au parti socialiste on trouve des antilibéraux nonistes aussi bien que des socio-libéraux, les premiers ayant autant de points communs avec l'extrême gauche que les deuxièmes avec l'UDF. Le parti socialiste est déstructuré, il attend son maitre : personne ne va trop disputer à François Hollande son statut de chef militaire pour la prochaine défaite de juin. Ensuite, le parti pourra tranquillement pratiquer l'étripage en famille en se demandant qui sera son prochain Mitterrand et quel sera le sens du nouveau Congrès d'Epinay. Le congrès qui lança la rénovation mitterrandienne d'union de la gauche. C'est l'histoire d'un parti qui n'a plus que des mythes. Epinay c'était en 1971, Mitterrand fut élu dix ans plus tard. Et cette fois ?




Nicolas Sarkozy est président : parlez après le bip sonore

Posté par Easywriter le 06.05.07 à 20:21 | tags : président de la république, présidentielles 2007, second tour

 

 

Bonjour vous êtes bien sur le répondeur de Nicolas Sarkozy, président de la République, vous pouvez laisser un message.

Ci-dessous vos félicitations, coups de gueule et autres fulgurances autour de l'élection de Nicolas Sarkozy.




Soirée électorale : 40 millions d'éditorialistes. Lâche tes coms !

Posté par Easywriter le 06.05.07 à 20:09 | tags : présidentielles 2007, second tour

 

Vous vous souvenez des conversations il y a quinze jours pile poil ? Je pense qu'environ un tiers des électeurs du Front peuvent se reporter sur Royal. / Celui qui tient l'élection c'est Bayrou mais qui va-t-il suivre de ses parlementaires qui vont vite retourner à la niche ou de son électorat au désir émancipateur ? / Tu veux pas la refaire avec l'accent du sud-ouest genre Apathie histoire d'avoir vraiment l'air con/Les électeurs de l'extrême gauche ne vont pas rallier Royal sans moufter/Putain en fait c'est dégueulasse la pizza au chorizo/ Y a Bayrou sur la Trois! etc..

Les envoyés spéciaux vont expliquer que là où ils sont il ne se passe rien. Les experts vont analyser et commenter. Et nous alors ? Ben on commente les commentateurs ci-dessous . J'oubliais : Faites gaffe niveau timing, Pizza Hut ils sont moyens.




Résultats du deuxième tour : Nicolas Sarkozy est élu avec 53 % des voix

Posté par Easywriter le 06.05.07 à 20:00 | tags : chiffres, présidentielles 2007, second tour
Nicolas Sarkozy est président.



Le taux de participation en hausse de près de trois points

Posté par Easywriter le 06.05.07 à 16:24 | tags : présidentielles 2007, second tour

La participation à midi dépassait celle du premier tour, déjà en forte augmentation par rapport au précédent scrutin (26,2% en 2002). 34, 11% des inscrits s'étaient déplacés à la mi-journée contre 31,21 % il y a quinze jours. Le score est encore plus impressionnant si on le rapporte aux élections plus anciennes. Il faut en effet remonter à 1974 pour trouver un pourcentage plus élevé ( 35,62 %), il fut de 30,2 % en 1981, de 28,5 % en 1988, et de 29,6 % en 1995. Reste à savoir bien sûr si cette augmentation se vérifie jusqu'à la fermeture des bureaux ou si les gens se sont déplacés tôt vers les bureaux de votes. Et si, bien sûr, cette donne change la physionomie du second tour telle que la dessinaient les récents sondages...
A suivre : les résultats du second tour...

 




Il était une fois la République. Suite et fin

Posté par Easywriter le 06.05.07 à 11:45 | tags : politique-fiction, présidentielles 2007

 


 

La supercherie est-elle un moindre mal ?

Suite et fin du thriller de la Présidentielle, Il était une fois la République. Benjamin Berton livre la clef du mystère, pour autant tout est-il si clair ? Brrrrrrrrrrrrrr

Episodes 7 8 9 et l'épisode double final.

La totale par ici. Indispensable avant de voter.




Bayrou cet homme seul au milieu

Posté par Easywriter le 04.05.07 à 15:55 | tags : élucubration, présidentielles 2007

Il s'est exprimé mercredi avec des usages de midinette : je ne voterai pas Sarkozy mais je n'ai pas dit que je voterai Royal, nous dit-il en substance. Pour dimanche, il prévoit un point presse juste après les résultats du second tour. Et ensuite ? François Bayrou, l'homme politique préféré des Français et premier ministrable favori des électeurs de Royal va-t-il ainsi tenir salon chaque semaine ? Un truc du genre "La minute de François B", durant laquelle il distribuerait bons et mauvais points, rappelant que la troisième voie (voix?), comme le professeur Rollin, a toujours quelque chose à dire.

Elle semble bien étroite la troisième voie, c'est bien simple on n'y passe que seul et encore de profil. La quasi-totalité des parlementaires UDF a rallié Nicolas Sarkozy avec la discipline impeccable dont seuls sont capables les agitateurs repentis. Et François B est seul à nouveau, prêt à une nouvelle traversée du désert mais cette fois sans bédouins. Les chiens de l'UMP aboient, la caravane centriste passe sous les fourches caudines. "Ils peuvent nous rejoindre avec leur sensibilité, qu'ils s'organisent", conclut Sarkozy. Oui, c'est ça, qu'ils se démmerdent avec leurs électeurs d'avant-hier, ceux d'hier et ceux qu'il leur faudra reconquérir demain. Et Bayrou est aussi seul que populaire, comme une ancienne star du show-bizz.

Et quoi maintenant ? lui glisserait Beckett. Comment fait-on avec un électorat hétéroclite où croisent anciens chiraquiens (de droite), vrais UDF (de droite toujours) et ces nouveaux électeurs séduit pas le discours volontaire et non partisan de l'homme de la réconciliation- des anciens de la gauche apprend-on dans Libération.
Le sexy-centrisme était une aventure extra-conjugale en somme, au bout de deux semaines on est tenté de filer au bercail retrouver l'incomparable moelleur de la routine. Bayrou ou l'adultère bourgeois, l'excitation de la nouveauté sans les risques du vrai changement, l'angoisse de l'inconnu.
On exagère mais Bayrou nous fait penser à ces drag-queens qu'on voyait dans les émissions télés il y a quelques années : à cinq heures du mat, on se démaquille à la va-vite - renfiler un Levi's, traverser Paris en scooter, t'imagines si je suis en retard au bureau!. C'était grisant et c'était pour de faux comme disent les mômes. Personne n'est passé définitivement de l'autre côté.

De l'autre côté c'est aussi le Parti démocrate qui pourrait être le futur club des losers. Sauf surprise, des socialistes revanchards, peut-être quelques UDF complètement grillés. A moins qu'on se trompe (on se trompe souvent) et qu'il soit l'homme d'après-demain : Bayrou seul comme le De Gaulle de 1953, on croyait à la chronique d'une mort annoncée ce n'était que cinq ans de solitude. Cinq ans...

Ici l'ombre, quelqu'un peut-il rallumer les feux de la rampe ? Peut-être en 2012 François, en attendant faut pas rester là, comme ça. Tout seul au milieu.

 




Royal tente son va-tout

Posté par Moonlight le 04.05.07 à 13:41 | tags : présidentielles 2007, second tour, stratégie
Ségolène Royal abat ses dernières cartes contre Nicolas Sarkozy et enfonce le clou sur le caractère inquiétant du candidat et ses liens avec les groupes financiers.
La stratégie projet contre projet semble abandonnée et la candidate puise ses arguments dans la critique personnel de Sarkozy. Elle prédit un mouvement de violence en cas d'élection de son rival et utilise la technique du TSS jusqu'au bout en se posant en candidate d'une France apaisée contre une France divisée.
Nicolas Sarkozy est un personnage qui suscite des réactions passionnées que l'on soit pour ou contre lui, mais mettre en avant de possibles émeutes est en quelque sorte légitimer des actions anti démocratique. Dans l'hypothèse ou Nicolas Sarkozy l'emporte dimanche une partie des électeurs sera extrêmement déçu et c'est leur droit le plus complet mais dans tous les cas c'est la majorité qui aura parlé. De plus François Bayrou a littéralement épuisé le thème de la critique des médias dominants à la botte de Nicolas Sarkozy, et même si les amitiés du candidat de l'UMP pour Martin Bouygues et Arnaud Lagardère sont connues, à deux jours du second tour, on est en droit d'attendre du PS qu'il trouve des points d'attaques basés sur les désaccords avec le programme de l'UMP plutôt que de réchauffer une vielle dialectique qui renforce Sarkozy dans son rôle de victime de l'opprobre.
Lire aussi les limites de l'anti-sarkozysme



L'autre Nicolas (rallie Nicolas)

Posté par Moonlight le 04.05.07 à 12:26 | tags : présidentielles 2007, second tour

Nicolas Dupont-Aignan ex opposant à Nicolas Sarkozy dans la bataille pour la présidence de l'UMP, a finalement décidé de soutenir le favori qui caracole - selon ipsos - à près de 54% dans les sondages.
On se souvient de la détermination du président de Debout la République qui il n'y a pas si longtemps dénonçait le caractère anti démocratique de la désignation du candidat de l'UMP et la gestion de Nicolas Sarkozy. Il s'était présenté à l'élection présidentielle en dissident avant de jeter l'éponge faute de signature nécessaire mais il tardait à rallier Sarkozy.
C'est désormais chose faite, la raison a finalement atténuer son animosité et le député de l'Essonne a tenu à montrer son soutien - indépendamment de son mouvement qui a refusé de donner une consigne de vote - pour contrer une gauche qui pour lui est l'apôtre de l'immobilisme. Grâce à ce ralliement Mr Dupont-Aignan a toutes les chances de retrouver son siège de député aux prochaines législatives.




Ensemble, tout devient vieux

Posté par David Dufresne le 03.05.07 à 18:43 | tags : débat d'ip, e-campagne, présidentielles 2007
C’est la dernière. Jean-Marc est à Charletty ; Pierre à l’Elysée ; Bruno à l’Assemblée. Le Vert est rose. La France est droite. L’UDF est trés députable. C’est la dernière, et l’on ne sait plus très bien. Ce qui s’est passé. Ce qu’on n’a pas fait. Ce qu’on n’a pas osé. Quentin l’attaquant, Quentin le militant anti-Sarko, se défend. Ça sent la fin, et le sapin ; le caporal Le Pen est kaputt et le PC agonise. Marie-Adelaïde et Adrien? Tombés dans l’oubli du Militant inconnu, un soir de 22 avril.

Ça sent la fin, et les marchandages. Séguéla, la farce tranquille, rallie Sarko (Jean Marc, bingo : « Ah, il y en a un qui m’a définitivement convaincu de t’apporter mon bulletin dimanche. C’est Séguéla. Il va voter sarkozy. C’est quand même un signe, ça. »). Sur la plateau de TF2, hier soir : PPDA et Chabot, tout miel, sans fiel, assuraient leurs arrières marchandes. Cinq ans de gagné, disaient leurs yeux ron-ronds; et pas un mot de trop dans leurs phrases creuses. Chronomètre. Compte à rebours. Tic-tac. Ensemble, tout devient vieux. Et le petit Nicolas qui les regardait, les regardait, comme un désolé écolier. Oral du bac, la France en poche. Sa campagne électorale, c'est Mai 68 : on la lui donne, comme on fila le Bac à tous cette année là.

Ça sent la fin de campagne, et merci Fluctuat. C’est la dernière, et l’on ne sait vraiment plus rien. Sur ce qui s’est passé. Sur ce qui va se passer. A droite dure toute, donc ? Courage, mixons. Merci Fluctuat. Le Phalanstère ferme. La France se ferme. Yves, Bruno, Marie-Adelaïde, Jean-Marc, Pierre, Quentin, Adrien vont partir. Le familistère se vide. Vendre sa carte ou rendre son âme ? Le choix d’une vie.

On continue.
Forcément.



Colombani soutient Royal

Posté par Easywriter le 03.05.07 à 17:26 | tags : citation, présidentielles 2007, second tour

Ce qui gêne, chez M. Sarkozy, outre un renvoi classique à la vieille lutte des classes, c'est aussi une conception revancharde de l'histoire. Avoir centré sa campagne d'entre-deux-tours sur la dénonciation de l'héritage de Mai 68 est le signe clair d'une volonté de revanche idéologique. Ce qui embarrasse, c'est cette façon d'opposer les "travailleurs" aux "tricheurs", ceux qui se lèvent tôt aux paresseux, comme s'il lui fallait toujours être à la recherche d'un ennemi. Bref, une conception qui antagonise; et qui, à l'inverse, rend crédible la démarche de Mme Royal, laquelle refuse précisément cette dichotomie.(...)

Ségolène Royal a esquissé un "désir" de changement, tracé une perspective. Sa défaite, surtout si elle était lourde, plongerait inévitablement le PS dans les règlements de comptes, le retour en force de tous les archaïsmes et de toutes les utopies négatives. Sa victoire lui donnerait l'autorité pour engager ce travail de réinvention indispensable. C'est un pari. Pour le pays, il mérite d'être tenté.

Extrait d'un éditorial de Jean-Marie Colombani dans Le Monde du jour. Le directeur du quotidien du soir avait appelé à choisir entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy pour le premier tour.




Bayrou fait du Bayrou

Posté par Moonlight le 03.05.07 à 16:54 | tags : présidentielles 2007, second tour

François Bayrou ne veut pas disparaître de la campagne et entretient encore un peu de suspens sur son positionnement. Il révèle dans un entretien au Monde que sa voix n'ira pas à Sarkozy ce qui n'est pas un scoop en soi et continue à maintenir le mystère sur son intention de vote, en restant fidèle au comportement de ni droite ni gauche adopté depuis quelques mois et ce même si près du tiers de ses électeurs du premier tour souhaite se prononcer pour Nicolas Sarkozy, et que l'immense majorité des parlementaires de l'UDF se sont rangés derrière le candidat de l'UMP, il va contre les tendances et suit sa stratégie.
Le Béarnais ne démord pas et ne veut se compromettre avec aucun camp. Au final il est peu probable qu'il fasse un signe vers Ségolène Royal, et en donnant cette non consigne de vote il réussi à conserver ce flou quasi artistique qui a caractérisé sa campagne.

Sur le mag, lire la synthèse du débat Royal/Sarkozy

Illus : via




DSK se mouille

Posté par Moonlight le 03.05.07 à 10:24 | tags : présidentielles 2007, ps, second tour
« Je me porte garant de la politique économique de Ségolène Royal »
Avec cette déclaration l'ancien ministre de l'économie fait un grand pas vers la candidate de son camp. Les querelles post investiture semblent dissipées et Dominique Strauss-Kahn par ce geste fort met sa crédibilité dans la balance pour appuyer Ségolène Royal dans un domaine où elle est très critiquée.
C'est un pari dangereux pour DSK, lui qui durant la campagne s'est contenté du service minimum, dérangeant finalement peu Royal qui avait pris le soin de lui montrer que c'était elle la candidate en l'ignorant sciemment jusqu'à récemment. Mais les temps changent et ces derniers jours DSK est apparu clairvoyant et compétent aux yeux de son ancienne rivale, qui évoque même la possibilité de lui confier le poste de premier ministre (clin d'oeil appuyé à l'électorat centriste).
Ce cadeau peut se révéler empoisonné, car il y a peu de doute que ses ambitions politiques s'élèvent au-delà de Matignon. Si il n'a pas pu être candidat cette année, il y a de grandes chances pour qu'il brigue à nouveau la candidature suprême en 2012. Or - en cas de victoire - si le mandat de Ségolène Royal ne s'avère pas convaincant, c'est DSK en tant que caution solidaire qui pourrait en faire les frais.



Le Pen appelle à une abstention massive

Posté par Easywriter le 02.05.07 à 11:48 | tags : présidentielles 2007, second tour
Ni bonnet rose, ni rose bonnet". Avec son sens marqué de la formule, Jean-Marie Le Pen a donc renvoyé dos à dos Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. Ce choix du ni/ni fait évidemment le jeu du candidat de l'UMP qui aurait été bien embarrassé d'un ralliement objectif du Front national. Mieux vaut siphonner son électorat san rien dire, se donner l'ivresse sans toucher le flacon. Depuis dimanche, Sarkozy ne cesse de dire que lui, le fils d'immigré, ne peut être soutenu par le leader frontiste qui l'attaque ouvertement. Ne spéculons pas sur un éventuel accord secret entre les deux formations mais il reste évident que l'abstention est évidemment bénéfique à la droite : quand on a cinq points d'avance toutes les voix des autres candidats qui ne filent pas chez l'adversaire sont de votre côté, même les votes blancs. Si tous ceux qui n'ont pas voté Royal ou Sarkozy au premier tour ne votent pas au deuxième, ce sera Nicolas Sarkozy le président.



7 jours pour un vote

Posté par Moonlight le 30.04.07 à 11:51 | tags : campagne electorale, medias et politique, présidentielles 2007

A J - 7 les dernières interventions sont décisives, c'est pour cela que ce soir Arnaud Montebourg, Rachida Dati, Michel Sapin, Valérie Pécresse, Pierre Lellouche et Pierre Moscovici, seront les invités de Mots Croisées sur France 2 à 23h15. Demain 1 mai à l'occasion de la fête de Jeanne d'Arc, Jean-Marie Le Pen clarifiera sa position sur le second tour, et annoncera si oui ou non il délivre une consigne de vote. Ségolène Royal sera en plein air pour un grand rassemblement au stade Charléty.
Le 2 mai si vous n'êtes pas encore au courant sachez que le débat d'entre deux tours aura lieu à 20h50 sur TF1 et France 2 qui espèrent obtenir à elles deux une audience digne d'un match de l'équipe de France en coupe du monde, C'est à dire environ 20 millions de téléspectateurs.
La campagne se refermera par un ultime meeting de chaque candidats. Nicolas Sarkozy sera à Montpellier le 3 mai. Quant à Ségolène Royal elle rassemblera ses soutiens à Lille le même jour.
Dimanche 6 mai le visage du nouveau chef de l'Etat apparaîtra sur vos écrans. Résultats complets à 20 heures, et pas avant.




Dialogue sans surprise entre Royal et Bayrou

Posté par Easywriter le 28.04.07 à 14:17 | tags : campagne electorale, débat télévisé, présidentielles 2007
Pas un "débat" mais un "dialogue", moins de "divergences" que de nuances :  Ségolène Royal a tout au long du débat essayé de montrer qu'il y avait des passerelles évidentes entre son pacte présidentiel et le programme de François Bayrou.
Sans surprise, François Bayrou et elle sont d'accord sur les questions institutionnelles et la rénovation démocratique mais nettement moins sur l'économie, le centriste reprochant toujours l'interventionnisme d'état qui serait selon lui au coeur de la politique de la candidate socialiste.
Il s'oppose également à la réforme des statuts de la Banque centrale européenne ( BCE). Comme Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal souhaite en effet inscrire la lutte contre le chomage dans les objectifs de la BCE.
La candidate a toutefois su mettre en avant une plus-value sociale, en défendant la revalorisation des retraites du SMIC ou des minima sociaux. Alors qu'il jugeait trop faible l'augmentation de 5 % des petites pensions, Ségolène Royal lui a rétorqué qu'elle était "contente de voir qu'il était  pour de nouvelles dépenses sociales". Manière d'indiquer qu'elle dépassait les postures humanistes et sociales par des propositions concrètes - le programme du centriste se singularisant surtout par la faiblesse de son coût et de sa générosité sociale.
Mais c'est peut-être moins Ségolène Royal qui s'adressait aux électeurs centristes que François Bayrou qui continuait à donner des gages aux socialistes : si la candidate échoue le 06 mai prochain face à Sarkozy, il sera temps alors de fédérer l'aile droite d'un parti exsangue autour de son nom. Le centriste en a également profité pour rappeler qu'il avait permis au pays de renouer avec le pluralisme et le sens du débat. Afin d'être sur d'être présent jusqu'au bout du second tour il n'a évidemment donné aucune consigne de vote.

 




Second tour : Excel au secours de la méthode Coué

Posté par Easywriter le 28.04.07 à 09:33 | tags : chiffres, présidentielles 2007, ps, second tour
Sujet : Calculez les statistiques de report de voix de l'ensemble du champ électoral qui permettent de faire gagner Ségolène Royal au second tour face à Nicolas Sarkozy.
Cf. le fichier Excel (officiel) du second tour.
Vous avez deux heures.
Merci Jordan !



Chacun cherche Son président

Posté par Easywriter le 28.04.07 à 09:16 | tags : décryptage, présidentielles 2007
Puisqu'il ne peut par principe s'exprimer par la raison et l'idée politique (le programme est par essence adressé à tous), il faut que le charme agisse par mystification ou "illusion d'un lien personnel" : par séduction, ou hypnose.
D'une certaine façon, c'est ce que Ségolène Royal (par sa beauté, adressée à tous, par son flow si particulier qui ralentit au delà du raisonnable et laisse à la parole le temps de descendre sur chacun, et de frapper personne à personne). C'est ce que fait Nicolas Sarkozy
(le triomphe de la volonté qui s'impose avec sa force et sa percussion à la conscience de chaque électeur, dans un rapport de force immédiat : l'évidence de mon génétique être-président vous irradie au point que vous voterez pour moi sans pouvoir songer à autre chose - je serai président parce que je suis président).
Excellente analyse de l'ami Benjamin "Myosotis" Berton dans le mag politique sur fond d'une question de crise : va t-on vers la fin de la démocratie représentative ?
Lire et méditer sur le mag politique de Flu.
(l'illus nous est fournie via Zanorg par nos amis de AEIOU générateur de générateurs



Royal et Bayrou débattront, mais où ?

Posté par Easywriter le 27.04.07 à 15:51 | tags : débat télévisé, présidentielles 2007, second tour

Ce ne sera donc ni devant la presse quotidienne régionale, ni sur Canal Plus, ni sur le web mais... sur BFM TV (qui ne confirme pas) d'après l'un de mes informateurs anonymes.

BFM est pourtant soumise aux mêmes règles que - TF1 ; France 2 ; France 3 pour son programme national ; Canal+ pour ses programmes en clair ; M6 pour son programme national. - France 4 ; France 5 pour l'ensemble de son programme; Réseau France Outremer pour ses programmes régionaux et pour France Ô ; France 3 pour ses programmes régionaux ou locaux ; Métropole Télévision (M6) pour ses programmes locaux ; LCI ; I-Télé ; ; Euronews ; NT1 ; Direct 8 ; TMC ; Canal+ et ses déclinaisons pour ses programmes cryptés ; TV5 pour ses programmes propres ; France 24. (source CSA).
Schneidermann relève, égrillard, sur son blog que Public Senat n'est pas concernée par cette règle et qu'elle peut donc organiser le débat entre la poufiasse Ségolène Royal et François Bayrou. Elkabbach va se faire un plaisir n'en doutons pas.

 






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