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Toute l'actualité de Nicolas Sarkozy président de la République.

Jean Sarkozy nulle part (ou presque)

Posté par Easywriter le 23.10.09 à 10:03 | tags : président de la république, gouvernement, pipolitique

Jean Sarkozy ne dirigera finalement pas l'EPAD et on ne manquera pas de saluer aujourd'hui la maturité politique du jeune homme ou la vitoire de l'e-démocratie face à la tentation népotiste selon qu'on est de droite ou de gauche.

Ce qui est certain, c’est que je mènerai des combats dans les années qui viennent devant les électeurs.» a assuré le conseiller général des Hauts de Seine qui sera uniquement candidat au poste d'administrateur de l'établissement. Parmi les combats possibles, l'élection du nouveau présidentd u conseil général des Hauts de Seine en 2011 pourrait être une nouvelle fenêtre de tir. 

Ce matin du côté de la Défense, la manif anti-Jean devrait prendre les allures de fête, Fluctuat y a envoyé l'un des intrépides reporters, images à suivre dans la journée. 

 




Sarkozy veut lancer un emprunt national

Posté par Easywriter le 22.06.09 à 16:19 | tags : président de la république, assemblée nationale, sénat

Mais qui va casquer ? Voilà la question qu'on se pose après l'intervention de Nicolas sarkozy devant le Congrès.
Bien qu'il a estimé que nous n'étions pas sorti de la crise - et donc que le déficit de l'Etat allait continuer à se creuser - , le président a indiqué ne pas vouloir mettre en place de politique de rigueur.
Au contraire il milite pour un bon investissement : "Quand je m'engage dans le Grand Paris, c'est un investissement",  "La réindustrialisation est un investissement",  "La réforme du lycée sera un des meilleurs investissements" etc..

Nicolas Sarkozy se refuse également à une augmentation des impôts et a lancé l'idée d'un grand emprunt national exclusivement consacré au financement de «priorités stratégiques pour l'avenir» , mais dont on ne sait pas encore s'il se fera sur les marchés financiers ou auprès des Français.

 

L'autre volet du financement des réformes est bien sûr l'allègement de la dépense publique, notamment par la réforme des collectivités locales et la maitrise des dépense de santé. Le chef de l'Etat a parlé de la lutte nécessaire contre "les niches sociales". 
Pour Pierre Moscovici, ce sont "les retraités et les fonctionnaires" qui vont faire les frais de la maitrise des dépenses.

 

Les autres thèmes développés  :

La laïcité : 

- "La séparation de l'Eglise et de l'Etat s'est faite dans la douleur. Doit-on poursuivre cette guerre ?
Le problème de la burqa n'est pas un problème religieux, c'est un problème de dignité de la femme. C'est un signe d'asservissement, c'est un signe d'affaiblissement.

Le social : 


- "Nous devons protéger les plus fragiles de notre pays".

- "L'exclusion est sans doute la conséquence la plus grave de la crise". 

- "  "Tout licencié économique doit pouvoir garder son salaire pendant un an.
Il faut investir dans les hommes"

Les retraites :

- "Nous serons au rendez-vous de la réforme de la retraite. 2010 sera une année capitale. Tout sera réexaminé. Le gouvernement prendra en 2010 ses responsabilités. Nous ne laisserons pas un euro d'argent public gaspillé"

L'écologie :

- "Nous devons aller plus loin sur la taxe carbone". 

Hadopi : 

- Sur le droit d'auteur : "comment peut-on accepter des zones de non-droit ?" "C'est l'avenir de la culture que je défends. J'irai jusqu'au bout".

Remaniement :

Il aura lieu mercredi. Spéculez sur le remaniement ministériel sur le forum société. 
Le visage du nouveau gouvernement Fillon dès mercredi sur Fluctuat. 

 

 








Temps de parole du président : la pirouette du CSA

Visite rapide et décevante du PS au CSA lundi 18 mai : le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel refuse à l'heure actuelle le décompte du temps de parole de Nicolas Sarkozy, lui préférant un droit de réponse de l'opposition 48 heures après chaque déclaration présidentielle.

Rappel. Aujourd'hui, le temps de parole télévisuel est divisé en trois tiers entre gouvernement, majorité et opposition. Au premier tiers, Benoît Hamon, porte-parole du PS, a demandé de rajouter les prises de parole du président "dès lors qu'il s'exprime dans le débat national", demande soutenue par le Conseil d'Etat le 8 avril dernier.
Réponse du CSA ? Le temps de parole de Sarko restera libre, mais le PS aura droit de répliquer dans les 48 heures sans voir cette réponse décomptée...
Dans tous les cas, pas de décision du CSA avant les européennes : "à ce rythme-là, rien n'aura été décidé avant la prochaine présidentielle !" répond François Hollande au Nouvel Obs.

En attendant, le PS saisit aujourd'hui le CSA pour interdire le clip de "campagne d'information et de mobilisation civique" du gouvernement en vue des élections européenes du 7 juin. "Spot UMP à la gloire du Président de la République" s'exclament les membres de l'opposition. Une nouvelle polémique qui sent le coup d'épée dans l'eau. Le clip doit être diffusé 1000 fois entre le 9 et le 22 mai, le CSA n'aura sûrement pas pris de décision d'ici là. Pas sûr en tout cas que ce genre de débats servent à combattre l'euroscepticisme.





Le Grand Paris, avec ou sans ses élus

Posté par Emmanuel le 01.05.09 à 11:01 | tags : président de la république, décryptage, développement durable
Nicolas Sarkozy a livré sa vision du Grand Paris avec un lyrisme prononcé à la Cité de l'Architecture de Paris. Coût du projet, estimé aboutir dans 10 ans ? 35 milliards d'euros. Financés comment ? On verra plus tard.

 

"Il faut voir grand (...) Une ville n'est grande que si elle est grande aux yeux de tous ses hommes". Voir grand, Nicolas Sarkozy sait faire. D'humeur lyrique à la Cité de l'Architecture, il a promis aux parisiens "le passage de la ville du besoin à la ville du désir" car "la ville est faite pour l'homme et non pas l'homme pour la ville". Qui saurait le contredire ? Sûrement pas Jean-Paul Huchon, président PS du Conseil Régional d'Ile-de-France, car les élus de gauche ont été intégrés d'office dans l'équipe du présiden t: "ce projet on va le faire ensemble avec les élus qui sont ici (Jean-Paul Huchon, Bertrand Delanöe). Quel sens ça aurait-il avec une telle ambition qu'on s'oppose parce que les uns sont de gauche et les autres sont de droite, la belle affaire".

 

Ensemble, mais à sa manière. Et avec un financement houleux, rappelle Le Canard Enchaîné. Tout d'abord, c'est sous la houlette du secrétaire d'Etat à la région Capitale Christian Blanc, "homme d'expérience de rigueur et d'audace", que le projet urbain sera piloté. Le Canard détaille ensuite de quelle manière Sarko va court-circuiter les institutions détenues par la gauche.

Le supermétro, une ligne "si possible aérienne" de 130 km d'un coût de 15 à 21 milliards d'euros, ne sera pas construit pas le Syndicat des transports d'île de France (Stif) mais par un établissement public crée à cet effet. Rappel: le président du Stif n'est autre que Jean-Paul Huchon. Or ce bon Huchon est trop regardant sur les finances. Il veut savoir "combien des 35 milliards d'euros l'Etat va mettre sur la table". Déjà en 2008, il déclarait au JDD, "j'attends toujours que le gouvernement m'explique comment il compte financer ces travaux (du Grand Palais). Et j'attends toujours la part que l'Etat, s'est engagé à mettre sur le contrat de Projet 2007-2013: il est en retard de plus de 110 millions par an".

 

Amusé, le journaliste du Canard rappelle que c'était le Sarko Ministre de l'Intérieur qui avait décidé par décret en 2006 de retirer la présidence du Stif au préfet pour la mettre dans les mains du Président du Conseil régional, le bon Jean-Paul Huchon. Mais le Nicolas Sarkozy président de la République avait définitivement des accents gaulliens ce mercredi : "le grand Paris est un projet qui n'appartient pas à un parti". En tout cas pas au parti élu pour diriger la région Ile-de-France.





Remaniement : Rachida Dati sauvée par sa grossesse ?

Posté par Edouard le 04.12.08 à 17:52 | tags : pipolitique, gouvernement, président de la république
Alors que les rumeurs sur un éventuel remaniement ministériel vont bon train, Nicolas Domenach expliquait cette semaine sur le plateau de l'Edition Spéciale de Canal Plus que la tant décriée ministre de la Justice, Rachida Dati, pourrait y échapper à la faveur de sa grossesse. L'argument massue du directeur adjoint de la rédaction de l'hebdomadaire Marianne ? "On ne vire pas une femme enceinte".

Une ministre sous le feu des critiques
A en croire Domenach, le maintien de la ministre ne se jouerait donc pas sur un critère de compétence, mais une considération pour le moins sexiste. Certes, "virer une femme enceinte" pourrait faire passer Nicolas Sarkozy et François Fillon pour deux gros goujats. La conserver pour la même raison ne saurait pour autant faire avancer la cause des femmes politiques. Surtout si la femme en question croule sous les critiques et a réussi à faire fuir deux directeurs de cabinet et seize collaborateurs depuis son arrivée place Vendôme.

Déjà écartée du G7, le très sélect cercle des sept ministres préférés de Sarkozy, Dati a une nouvelle fois été désavouée par le chef de l'Etat après avoir déclaré que l'interpellation de l'ancien directeur de la publication de Libération, Vittorio de Filippis, était "tout à fait régulière". Sarko a en effet pris le contre-pied de sa ministre, ainsi que de Michèle Alliot-Marie, en déclarant dans un communiqué "comprendre l'émoi suscité" par cette affaire, allant jusqu'à annoncer une mission de réflexion sur une "procédure pénale plus respectueuse des droits de la personne".

Dans le sérail, pourtant, rares sont ceux à parier sur un départ de Dati malgré la grogne constante des magistrats. Elle pourrait simplement être amenée à changer de maroquin, comme le suggère Le Canard Enchaîné de cette semaine dans un article intitulé "L'équation (presque) impossible du remaniement". Un conseiller aurait confié à l'hebdomadaire avoir été chargé d'"inventer un Ministère qui n'existe pas pour Rachida Dati, qu'il faut évacuer des Sceaux". D'après Le Point, une autre "beurette" pourrait la remplacer : Fatine Layt, 41 ans.

Dati perdra-t-elle les Sceaux avant de perdre les eaux ? Le suspens est à son comble.



Casse toi pauv'con, tube de l'été ?

Posté par Easywriter le 20.05.08 à 11:11 | tags : humour, président de la république
La bande son d'une époque :





Intervention de Nicolas Sarkozy : vos commentaires

Posté par Charif le 24.04.08 à 20:37 | tags : président de la république

Nicolas Sarkozy est amené ce soir, quasiment un an jour pour jour depuis son élection, à s'exprimer devant les français. Le président abordera bien sur la question du pouvoir d'achat, mais aussi la politique de reforme que son gouvernement essaie sans succès de mettre en place.

Crise financière, privatisation, les fonctionnaires et la retraite, les OGM, l'OTAN, l'immigration..."En direct de l'Elysée", Nicolas Sarkozy fait le bilan de sa présidence.

 

Commentez l'intervention du président en direct sur le blog politique de fluctuat!




Sarkozy a une dent contre Bayrou

Posté par Charif le 11.04.08 à 18:08 | tags : bayrou, gouvernement, modem, président de la république, ump

Nicolas Sarkozy serait-il rancunier? Malgré la gifle reçue par le MoDem aux municipales, le président essaie toujours de torpiller le parti centriste, plus particulièrement son chef, François Bayrou.

Sarkozy n'a apparemment pas digéré les prises de positions du Béarnais durant la campagne présidentielle. On se rappel la ténacité avec lequel Bayrou s'en prenait à Sarkozy le populiste, l'homme des médias.

Mais cet acharnement a pris une autre dimension, avec la publication le 7 avril d'une note de Dominique Paillé( en ligne sur Rue89), conseillère politique du chef de l'Etat, détaillant les mouvements au sein de la mouvance centriste. Cet inventaire a pour but de jauger les forces en présences, afin d'établir une nouvelle formation du centre intégrée à la majorité présidentielle.

La numéro deux du MoDem, Marielle de Sarnez, s'indigne de cette stratégie de déstabilisation.  A ce stade posons la vraie question : Mais à quoi bon tenter de couler Bayrou quand ce dernier y arrive très bien tout seul? 




Flamme olympique en milieu tempéré

Posté par Easywriter le 07.04.08 à 12:26 | tags : gouvernement, international, président de la république

 

"Néanmoins, trois conditions sont indispensables pour que <Nicolas Sarkozy> s'y rende : la fin des violences contre la population et la libération des prisonniers politiques, la lumière sur les événements tibétains et l'ouverture du dialogue avec le dalaï-lama." Rama Yade à propos de la présence française à la cérémonie d'ouverture des JO.

A chaque fois que la France doit mettre un mouchoir sur ses valeurs morales, le gouvernement sauve l'essentiel : le débat.
Rama Yade avait déjà comparé la venue de Kadhafi à un baiser de la mort, baiser reçu à pleine bouche côté Elysée pendant plusieurs jours. Cette fois, la secrétaire d'Etat aux droits de l'homme pose des conditions qui s'adressent une nouvelle fois moins aux dirigeants chinois qu'à l'opinion publique française. Aujourd'hui que la flamme olympique est dans la capitale, surveillée comme un dissident politique pour le coup, il convient d'ajouter au spectacle contestataire une parole gouvernementale digne, le tout sans perdre de contrats. A côté de telles contorsions les acrobaties de gymnastes sont une blague.

Croire ou faire croire qu'il y a une controverse comme le titrent Le Nouvel Obs ou Le Monde est rappeler que nous sommes dans un pays libre où le débat est toujours vivace.
"Si on se met à genoux à Paris, on fera quoi à Pékin ?", demandait Daniel Cohn-Bendit samedi dans Le Monde. Un débat ?

 




Quand Sarkozy vantait les subprimes

Posté par Charif le 28.03.08 à 11:46 | tags : economie, président de la république, ump

Voici une des propositions de Nicolas Sarkozy, à l'époque simple candidat à la présidence, pour relancer la croissance économique :

« Les ménages français sont aujourd’hui les moins endettés d'Europe. Or, une économie qui ne s'endette pas suffisamment, c'est une économie qui ne croit pas en l'avenir, qui doute de ses atouts, qui a peur du lendemain. C'est pour cette raison que je souhaite développer le crédit hypothécaire pour les ménages et que l'Etat intervienne pour garantir l'accès au crédit des personnes malades.

Je propose que ceux qui ont des rémunérations modestes puissent garantir leur emprunt par la valeur de leur logement. »

 

Le crédit hypothécaire c'est la traduction de "subprimes" (Edit 15H33 : en réalité un crédit hypothécaire parmi d'autres) , source de la crise économique financière américaine dont les conséquences sur l'économie mondiale sont loin d'être terminées. De quoi avoir un peu peur du lendemain en effet....
 

 

 

En bonus, La récession, film de l'année :

 

 

 




Sarkozy au Salon de l'agriculture : ben casse toi pauvre con

Posté par Easywriter le 24.02.08 à 12:13 | tags : humour, président de la république
Décomplexé, franc du collier, usant d'un langage clair...la modernisation du style présidentiel se poursuit.
(ci-dessus, Nicolas Sarkozy filmé par Le Parisien au Salon de l'Agriculture)

Mais comment peut-il lâcher une insulte alors qu'il sait que 200 caméras l'entourent ?



Neuilly : Jean Sarkozy critique l'ingérence de son père

Posté par Charif le 18.02.08 à 14:26 | tags : municipales 2008, président de la république

Jean Sarkozy s'exprimait le 9 février devant les militants UMP de Neuilly, qui ont assisté à un discours pour le moins surprenant.. Cette graine d'orateur critique l'ingérence de son père dans le choix du candidat officiel. Nicolas Sarkozy est tenu pour responsable par son fils de la déroute de David Martinon, et par la même occasion de l'image désolante que donne la droite Neuilléenne. Jean Sarkozy ne fait que dire tout haut ce que tout le monde pense...tout haut.

 






 




Le Nouvel Obs, les sms, et les nazis : Carla Bruni gagne un point Godwin

Posté par Easywriter le 13.02.08 à 10:29 | tags : pipolitique, président de la république, sarkozy et bruni

Nous recevons ce sms de Carla Bruni : « SI CE GENRE 2 SITES A V EXISTE PDT LA GUERRE, QU'EN AURAIT-IL ETé DES DENONCIATIONS 2 Juifs? ».
Voyons, réfléchissons... Des révélations en 1942 sur la vie sexuelle du Maréchal Pétain aurait-elle eu une influence quelconque sur le trafic ferroviaire Paris-Auschwitz ?

Bref, blague à part, Carla Bruni-Sarkozy en comparant le Nouvel Obs.com à un site de propagande nazi, suite à l"histoire du sms présidentiel, a bien mérité son premier Point Godwin.
Rappelons que selon la loi du même nom, toute conversation qui se prolonge dans le temps voit la probabilité d'une référence au
nazisme fortement augmenter. La gradation dans le n'importe quoi se faisant sur le mode argument/mauvaise foi/insulte/Reductio at hitlerum. Cette dernière locution (presque) latine fut utilisée dès 1953 parLeo Strauss pour décrire ce type de raccourci mental.

Un point donc pour Carla the One, qui, tout acquise à la vélocité moderne, aura zappé les étapes intermédiaires pour aller directement de la révélation d'un SMS à la référence explicite aux nazis.
Christophe Barbier, grand manitou de l'Express qui publie l'entretien d'où est extraite cette phrase minérale, assure que la Première Dame a eu tout loisir de vérifier amender reprendre ses propos avant la parution. Toute excuse liée à la spontanéité est donc à exclure.




Rama Yade défend les droits d'un homme

Posté par Easywriter le 08.02.08 à 13:06 | tags : président de la république

Elle n'a pas pu aller à Pékin discuter droits de l'homme avec l'exécutif chinois. 
Pendant que Kadhafi était là elle a été autorisée à faire un unique commentaire, histoire de pas avoir l'air complètement stupide.

Alors quand elle peut se lâcher, Rama Yade y va franco : " On a l'impression de voir des charognards qui ont humé l'odeur de leur proie et qui fondent sur lui, qui s'acharne, parce que je trouve que c'est une véritable chasse à l'homme. Il n'y a plus de morale, personne ne recule devant aucune bassesse, aucun scrupule".

Wouah.. de quoi s'agit-il ? "Ce qui me frappe, c'est l'extrême violence des attaques contre le président de la république, des attaques personnelles, ciblées, que je trouve indignes, infâmantes.
personne n'a rien appris, tout oublié du choix démocratique des Français. Ceux qui veulent la peau de Nicolas Sarkozy sont des gens qui veulent leur revanche parce qu'ils n'ont pas accepté qu'il préside aux destinées de ce pays."

Ben non c'est bien le pire : même (surtout ?) ceux qui voulaient voir Nicolas sur le trône le descendent aujourd'hui ( t'as pas vu la une du Point ?). Après tout ne brûle t-on pas que ce qu'on a adoré ? A jouer les people on finit par vivre vraiment dans le star system -rumeurs, coups bas etc.
Il l'a bien compris l'über-président et s'adapte en attaquant aujourd'hui Le Nouvel Obs comme un vulgaire chanteur de variétoche. Les temps changent et on espère que l'hebdomadaire a pensé à peser les gains obtenus grâce à ce scoop et les coûts d'un éventuel procès.
Comme ça se pratique depuis longtemps dans la presse people...

 

 




Nicolas Sarkozy à Cécilia : si tu reviens j'annule tout

Posté par Easywriter le 06.02.08 à 16:46 | tags : pipolitique, président de la république, sarkozy et bruni

Attention, 1nfo a prendre avec dé p1cets. Nicolas Sarkozy aurait écrit un sms à Cécilia huit jours avant son mariage avec Carla Bruni. "Si tu reviens j'annule tout", (ou peut-être Si tu revi1 janul tou) dirait en substance le message, selon Le site du Nouvel Obs qui vient de balancer ce scoop.

L'Obs rappelle que le président a offert à la chanteuse la même bague qu'à Cécilia et a prévu d'emmener sa nouvelle épouse en Guyane qui fut le lieu des retrouvailles avec son ex quand celle-ci revint de son escapade avec Richard Attias.
Le choix de Mathilde Agostinelli, directrice de la communication de Prada et grande amie de Cécilia, comme témoin de son mariage avec Bruni est également suspect... et presque flippant.

Nicolas Sarkozy va t-il demander à Carla de se couper les cheveux, prendre quelques kilos et des rides pour ressembler à Cécilia ? L'uber-président va t-il basculer dans un thriller du genre JF partagerait appartement ? Cécilia qui vient de repartir convoler dans les bras du publicitaire Richard Attias est- elle elle aussi prisonnière d'un scénario récurrent ?

Question subsidiaire, de taille : Qui a balancé l'info au Nouvel Obs ?

Tout sera dit au prochain épisode.




Sarkozy et Bruni : mariage à l'Elysée

Posté par Life on Mars le 02.02.08 à 15:32 | tags : pipolitique, président de la république, sarkozy et bruni

Nicolas Sarkozy et Carla Bruni ? Just married. "J'ai marié deux électeurs du VIIIe qui habitent 55 rue du faubourg Saint Honoré", a déclaré sur Europe 1 François Lebel, maire de cet arrondissement. "Historiquement, c'est la première fois dans l'histoire de la République qu'un président se marie en cours d'exercice". Et en effet, l'information est double : premier mariage en cours d'exercice depuis Gaston Doumergue en 1931, et par construction premier mariage à l'Elysée, ce qui rend plus trouble la séparation public / privé que Nicolas Sarkozy tente d'opérer quand il a des accès de sobriété.

Selon d'autres sources citées par RTL, les témoins de Carla Bruni seraient les mannequins et actrices Marine Delterme et Farida Khelfa (cette dernière étant l'une des muses de Jean-Paul Gaultier). Les témoins de Nicolas Sarkozy seraient Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet de Balladur, directeur général du groupe Arnault (il est entre autres responsable des acquisitions pour LVMH ; les salariés des Echos apprécieront le clin d'oeil) et Mathilde Agostinelli, responsable de la communication chez Prada... et grande copine déjà du couple Nicolas / Cécilia Sarkozy. La jet-setteuse, qui navigue entre New-York et Paris, entre mode et finance, a été décrite par Libération comme une "Raspoutine des temps modernes ; mais moins barbue, et bien plus branchée". C’est elle qui avait en partie pris à sa charge la location de la villa de Wolfeboro où l'ex-couple Sarkozy a passé quinze jours l'été dernier sur la côte Est des Etats-Unis. Etait-elle aussi ou déjà l'amie de Carla Bruni ? La presse people nous le dira sans doute. En attendant, admirons la mise en scène. Du grand vaudeville.

Au moment où le Président est en difficulté dans l'opinion (hasard et cruauté du calendrier : l'AFP titrait hier, veille du mariage, "La lune de miel entre Sarkozy et les français semble finie"), le spectacle sera-t-il apprécié ?
En attendant de voir ce que nous réservent les lendemains de noces, n'hésitez pas à féliciter les jeunes mariés en commentaires.

Illus. : Nicolas Sarkozy et Carla Bruni en Egypte, DR.




Banlieues : mais c'est quoi ce plan ?

Posté par Easywriter le 23.01.08 à 12:37 | tags : banlieues, gouvernement, président de la république

Depuis quelques jours le discours de l'administration Sarkozy sur les banlieues est pour le moins contradictoire. Le président est écartelé entre deux attitudes : tenter de redorer son blason dans les banlieues où sa réputation n'est pas très bonne et se recentrer sur ses fondamentaux électoraux en temps de crise dans l'opinion. Dans le doute, il joue sur les deux tableaux.

Quand Michèle Alliot-Marie réinstalle la police de proximité, pourtant conchiée par le Sarkozy ministre de l'Intérieur en 2003, elle commence par les lieux symboliques comme La Courneuve ou Vichy-Monfermeil. La décision est prise dans la foulée d'un rapport alarmant sur les rapports entre la police et la population publié par l'Institut des hautes études de la sécurité .
Lors des émeutes de Villiers-Le-Bel, les flics en étaient réduits à transformer tous les habitants en indics, en monnayant les informations qui leur parvenaient. Après le tout sécuritaire, serait-ce l'heure de faire un peu de social ?

En réalité dans le même temps, le discours monomaniaque sur la sécurité est plus que jamais en vogue. Les surveillances par hélicoptère se multiplient, les drones (avions sans pilote dédiés à la surveillance militaire) sont appelés à la rescousse et Michèle Alliot-Marie tout en résinstaurant des îlotiers promeut également une nouvelle compagnie de sécurisation "plus réactive" et forte dans le 93 de 140 hommes.

Quand Sarkozy va à Sartrouville il place son excursion sous le signe quasi exclusif de la sécurité et cherche surtout à parler aux policiers. A défaut d'être l'aise sur le pouvoir d'achat, la sécurité reste le thème très porteur chez les vieux et/ou les classes moyennes périrurbaines.

Mais c'est évidemment Christine Boutin et Fadela Amara qui incarnent le mieux cette contradiction. La première juge inutile le plan spécifique que la seconde s'égosille à promouvoir.
Amara veut axer le financement sur les quartiers les plus défavorisés, Boutin critique cette logique territoriale en privilégiant l'aide aux personnes comme l'a également souligné Sarkozy. Le président reste sur un discours moral du bon et du mauvais, technique utile pour éviter la question plus structurelle de l'appartenance sociale et de répartition géographique des populations.

On objectera que les deux approches ne sont pas incompatibles qu'il y a en outre une voie entre la stigmatisation des pauvres et le discours naïf de compassion.
Mais de contradictions en annonces immédiatement retoquées ( réduire le chomage de 40% et créer 45 000 emplois est une déclaration d'Amara aussitôt jugée imprudente par sa ministre de tutelle, le chiffrage du plan et sa date de présentation sont régulièrement ajournés etc..) ce que souhaite le gouvernement pour la banlieue est pour l'instant assez illlisible.
Le fait que sur ce dossier deux ministres au culture politique aussi différentes soient aux manettes est d'ailleurs significatif. Pour l'heure la banlieue reste toujours un bon vieux terrain de jeu idéologique...

 




Carla Bruni ne vous aime pas

Posté par Easywriter le 22.01.08 à 11:04 | tags : citation, président de la république, sarkozy et bruni

Ceux qui regrettaient Cécilia Sarkozy vont être ravis de la nouvelle future première Dame.
The daily Mail rapporte les propos d'un entretien que Carla Bruni aurait accordé (à qui , à eux?) "pas très longtemps" avant qu'elle ne rencontre Nicolas Sarkozy".
Le canard anglais étant déjà à l'origine du scoop sur l'idylle présidentielle avec Laurence Ferrari, tout cela est tout de même à prendre avec des pincettes mais je ne résiste pas.

Comme Cécilia, Carla Bruni n'a pas non plus voté aux dernières élections et d'ailleurs pour l'essentiel elle vous emmerde.
Les Français sont des "minables", Paris est "polluée et insupportable"- contrairement à Londres. Carla préfère la bouffe italienne, la joie de vivre transalpine, rien à voir avec ici où tout le monde est de mauvaise humeur.

D'ailleurs, comme Cécilia (qui se vantait de n'avoir pas une goutte de sang français dans les veines), Carla "n'est pas française du tout". "French people are always negative. They also are crazy about their own language, so every time there's something that's not in French, they get so mad about it."
C'est bien simple, elle n'a même pas de passeport français.

A ce stade des révélations, il convient de s'interroger sur la situation administrative de cette ressortissante italienne agressive, (Brice si tu nous reçois ?) et peut-être aussi de questionner son amour pour un pays qu'elle a tout loisir de quitter si elle ne s'y intègre pas.
En outre, on apprend ce matin qu'elle n'a toujours pas épousé de Français. Seul motif de satisfaction patriotique, Carla aime bien les petits frenchy ("asked if short men had more attitude than taller men, she said: 'Well there's something in that --Napoleon, Sarkozy... ',).

 




Le président s'est marié

Posté par Easywriter le 18.01.08 à 15:48 | tags : président de la république

La rumeur enflait, courait sur la "Blogosphère", mais pour une fois ce world wild web trusté par la canaille anti-journalistique n'avait peut-être pas tort. Le président de notre présipauté, Nico.. Christophe Salengro a bien épousé sa dulcinée Philippe Katerine. Contrairement à ce qu'annonçaient en revanche les mercenaires du grand n'importe quoi numérique, c'est en la mairie de Mufflins que les noces auraient été célébrées.

 

D'après la mairie, "L'idylle entre Notre Président et l'interprète de « Louxor j'adore » durait depuis quelques semaines. Lors de ses quelques prestations dans la Présipauté de Groland, l'artiste avait d'ores et déjà acquis la nationalité grolandaise."
Plus d'informations samedi 19 janvier en clair à 20h30 sur Canal +diffuseur officiel de « Bienvenue au Groland ».

 




Sarkozy, Joffrin et le conflit d'ego

Posté par Easywriter le 09.01.08 à 15:57 | tags : président de la république
Nicolas Sarkozy dit des bêtises à l'occasion. Explique parfois que "le vocabulaire n'a aucun sens" (quand on le titille sur le concept de "discrimination positive"), puis que "les mots ont un sens" finalement quand Laurent Joffrin lui parle de "monarchie élective".
Oui, la monarchie élective ça existe, et etymologiquement ( l pouvoir d'un seul) elle n'implique pas forcément l'hérédité. Le directeur de Libé a raison.
En revanche, la question qui se veut irrévérencieuse de Laurent Joffrin est stupide : quelle réponse attend-elle ? Que le président dise oui oui c'est une monarchie élective ?
Ce n'est pas une question à poser au Chef de l'Exécutif, (monsieur êtes-vous un dictateur ?); d'ailleurs poser des questions au président est un exercice journalistique peu intéressant comme on l'a vu hier. Savoir si oui ou non nous allons vers une monarchie est plutôt de l'ordre de la démonstration à accomplir.
A part la passe d'armes de deux egos surdimensionnés, le conflit a peu d'intérêt, non ? Ou c'est moi qui suis un éditorialiste frustré ?



Municipales : Sarkozy tacle Delanoë

 


Le concept d'élections dépolitisées est ridicule. La phrase de Nicolas Sarkozy prononcée ca matin lors d'une conférence de presse marathon est, pour le coup, assez juste.
Qui niera que dans notre pays l'élection qui suit sanctionne aussi le pouvoir en place même si le scrutin est différent ? Difficile de pense que les élections régionales de 2004 n'ont pas permis à l'opinion de mettre une toise au gouvernement de Jean-Pierre Raffarin plutôt que de récompenser la gestion génialissime des Régions par les socialistes.
Pour faire bonne mesure, citons l'exemple des municipales de 1983 lors desquelles la droite avait engrangé les bénéfices du premier essoufflement mitterandien. Bref, la côte de popularité du président - et de son gouvernement - sera testée à grande échelle lors du scrutin c'est évident.

Ce phénomène de gratification/sanction se manifestant surtout dans les grandes villes, le président a envoyé une première pierre dans le jardin de Bertrand Delanoë, probablement le socialiste à abattre dans les prochaines années.

"La grande métropole que constitue l'agglomération parisienne doit être considérée dans sa globalité. L'agglomération parisienne forme un tout (...) "Cette réflexion ne doit pas être engagée d'abord sous l'angle des institutions, de la gouvernance, mais sous l'angle de l'urbanisme, de l'architecture, de la sociabilité, de la convivialité, de la qualité de vie, de la place de l'homme dans la ville (...)

"La situation de l'agglomération parisienne est devenue inacceptable. La dureté de la vie que l'on impose à un trop grand nombre de ses habitants, les coûts humains, écologiques, sociaux qu'engendrent ces dysfonctionnements ne sont pas supportables. Paris doit retrouver sa vitalité, son rayonnement, son attractivité, sa créativité. Paris doit redevenir pour le monde entier le symbole d'un art de vivre, de la plus belle ville du monde, que de nouveau elle étonne, elle fascine"

La réponse du maire de Paris ne s'est pas faite attendre :

"Depuis les premières annonces du chef de l'Etat sur le sujet, en juin dernier, aucune initiative, aucun contact n'a été engagé en direction des élus franciliens" (...)"Depuis 2001, nous avons mis un terme à plusieurs décennies d'ignorance et de mépris de la capitale à l'égard de ses voisins, et fait ainsi avancer, comme jamais auparavant le dialogue et le partenariat à l'échelle de l'agglomération"

Bienvenue dans les municipales 2008.

 




Conférence de presse de Sarkozy (direct)

Posté par Easywriter le 08.01.08 à 12:10 | tags : président de la république
On y revient tout au long de la journée mais plusieurs annonces du président valent d'être dores et déjà annoncées.
Passons sur la politique de civilisation dont l'ambition attend pour l'heure une mission commandée à Simone Veil avec la perspective d'une modification de la Constitution « pour garantir l'égalité de l'homme et de la femme, pour assurer le respect de la diversité et ses moyens, pour rendre possibles de véritables politiques d'intégration et pour répondre aux défis de la bioéthique ».

Mesurer la croissance autrement : pour réduire l'écart entre la perception qu'ont les Français de leur situation et les outils statistiques qui font état d'un progrès continu. Il a donc chargé deux prix Nobel d'économie, Joseph Stiglitz et Amartya Sen de réfléchir à de nouveaux éléments de mesure.
Abandonner la publicité pour financer l'audiovisuel public : notamment en créant une taxe supplémentaire sur la publicité des opérateurs privés (qui verront donc leur gateau augmenter) voire "d'une taxe infinitésimale sur le chiffre d'affaires de nouveaux moyens de communication, comme l'accès à internet ou la téléphonie mobile".
Spontanément l'idée ne me semble pas stupide puisqu'elle pourrait permettre à France 2 de penser à autre chose qu'à TF1 et de proposer une programmation digne du service public (de la bonne série, du bon documentaire, un traitement exigeant de l'information).

Des quotas dans la gestion de l'immigration : « Cela fait trop longtemps qu'on en parle. Tout le monde sait que c'est la seule solution. Eh bien il faut franchir le pas, et arrêter de vouloir protéger les uns, ne pas choquer les autres ». Le président a affirmé que les socialistes au pouvoir en Italie (gouvernement de Romano Prodi) et en Espagne (José Luis Zapatero) voulaient mettre en place des expulsions collectives.




Rama Yade ne nie pas qu'il n' y a pas d'alternative à Sarkozy

Posté par Easywriter le 07.01.08 à 12:29 | tags : citation, président de la république

Au moment où différents canards commentent abondamment des sondages qui font état de la baisse de 2 points de la côte de popularité du président, Rama Yade vient à sa rescousse. La secrétaire d'Etat chargée des droits de l'homme utilise pour défendre le boss une méthode éprouvée dans les années 1990 pour promouvoir le libéralisme: Tina, ou there is no alternative, ce qui veut dire "ce n'est pas le meilleur des mondes possibles c'est le seul".

Yade estime qu'"il n'y a pas d'alternative" à Nicolas Sarkozy. Elle y croit à fond comme le prouve la formule suivante qui témoigne d'un art consommé de la double négation...
"On ne peut pas nier vu l'activité, l'énergie qu'il déploie au service des réformes, qu'il n'est pas en train de travailler pour les Français".

 




Voeux présidentiels : la renaissance c'est bien, la tradition c'est mieux

Posté par Easywriter le 02.01.08 à 16:05 | tags : président de la république

En exil depuis plusieurs jours dans une région totalement dévolue à la descente de bouteilles de vin et la dégustation de Fourme d'Ambert, je n'ai lu les voeux de Nicolas Sarkozy que cet après-midi.
Globalement, le président ne rompt pas avec la tradition de l'emphase et du messianisme qui sied aux locataires de l'Elysée depuis De Gaulle.

Nous sommes donc "un vieux pays"(courtesy Dominique de villepin) ivre de valeurs séculaires mais sérieusement à la bourre et tétanisé par le monde qui vient.
Curieusement, malgré le retard phénoménal que nous avons sur la marche pressée de nos contemporains, la planète entière attend tout de même que nous la guidions. "Alors, que la France montre la voie ! C'est ce que depuis toujours tous les peuples du monde attendent d'elle."

Dans un élan lyrique, Sarkozy appelle donc à une politique de civilisation, une Renaissance sans qu'on sache de quoi il retourne exactement mais qu'importe. Sarko le pragmatique a donc, derrière l'apparente ambition du propos, surtout joué la partition du président visionnaire et distancié qui se repait de formules pour l'histoire.

Les amateurs de voeux, dont nous ne sommes pas, n'auront donc pas été déçus par cette version respectueuse des moeurs présidentiels. Car dans un monde speedé et angoissant où l'urgence à faire n'a d'égale que celle du président à la rappeler constamment, dans un monde aveugle où les autres avancent d'un pas plus assuré que le nôtre, certaine de nos traditions restent nos phares les plus surs.
Bienvenue en 2008 mes chers compatriotes.

 







Les versets de Sarkozy à Rome

Posté par Easywriter le 20.12.07 à 18:52 | tags : président de la république

D'abord ceci : "On n'est pas prêtre à moitié, on l'est dans toutes les dimensions de la vie. Croyez bien qu'on n'est pas non plus président à moitié. Je comprends que vous vous soyez sentis appelés par une force irrépressible qui venait de l'intérieur, parce que moi-même je ne me suis jamais assis pour me demander si j'allais faire ce que j'ai fait. Je l'ai fait", a poursuivi le président.

"Je comprends les sacrifices que vous faites pour répondre à votre vocation parce que moi-même je sais ceux que j'ai faits pour réaliser la mienne".

Peu d'hommes peuvent se permettre - et oseraient d'ailleurs - passer du week-end people avec un ancien top model à la rhétorique mystique de l'homme transcendé par l'appel du destin en plein Vatican. Nicolas Sarkozy réalise le grand écart sans problème et va même jusqu'à réussir à parler de lui quand il rend hommage aux prêtres.
Au-delà de l'aspect égocentrique on notera aussi que Nicolas Sarkozy continue par touches successives de dessiner les traits d'une nouvelle laïcité qu'il appelle "positive". Comprendre que le principe séculaire de séparation ne peut être le mode de relation entre les autorités religieuses et l'Etat.

Ensuite : "La désaffection progressive des paroisses rurales, le désert spirituel des banlieues, la disparition des patronages, la pénurie des prêtres, n'ont pas rendu les Français plus heureux".

On pourrait rétorquer que la disparition des tonneliers ou des forgerons n'a pas non plus donné l'occasion au débouchage de champagne. Ou qu'une pratique ne se perpétue que si elle a du sens pour une communauté sans quoi elle devient du folklore.
Mais on retiendra surtout que sous couvert de prise en compte de la religion pour favoriser le dialogue entre communautés le Chef de l'Etat promeut surtout un héritage catholique de la France, ce pays habillé d'" long manteau d'Eglises et de cathédrales".

Enfin : "Un homme qui croit, c'est un homme qui espère et l'intérêt de la République, c'est qu'il y ait beaucoup d'hommes et de femmes qui espèrent" . Alleluia. L'intérêt de la République c'est qu'il n'y ait plus de ces athés cynique. Un homme qui croit c'est surtout quelqu'un qui à la différence du citoyen qui vote n'attend pas de confirmation ici bas des voeux qu'il entretient auprès du tout puissant. Malheureusement pour Sarkozy ce n'est pas le cas de ses électeurs.






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