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Parce que le web 2.0, "c'est l'internet d'aujourd'hui" (F. Lefebvre), et que les hommes politiques ont enfin appris à se servir de Facebook, Twitter ou Dailymotion.

Benoît Hamon, trop lol sur Twitter

Posté par Edouard le 07.07.09 à 10:26 | tags : actu insolite, citation, politique 2.0, ps

Après s'être prononcé, le 3 juillet, pour la mise en place de "primaires ouvertes à gauche, des primaires qui sont ouvertes à des candidats non socialistes" pour la présidentielle 2012, Benoît Hamon a auto-commenté sa sortie sur Twitter, non sans une pointe d'auto-dérision. 

 

 

Dommage que le porte-parole du PS se soit senti obligé de préciser lourdement la nature humoristique de son twitt. Sans doute craignait-il d'être mal compris par ses petits camarades, alors que le Parti Socialiste se réunit se mardi à Marcoussis pour retrouver l'esprit collectif qui lui a tant fait défaut lors des dernières échéances électorales...

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Dieudonné tente de récupérer Michael Jackson

Posté par Edouard le 02.07.09 à 13:18 | tags : politique 2.0, décryptage

Deux jours après le décès du "King of Pop", Dieudonné balançait sur dailymotion une vidéo où il déterrait des propos qu'aurait tenus Michael Jackson sur le "lobby juif". Une tentative de récupération grossière et inexacte de la part de l'humoriste-militant.

(Dieudo parle de Michael Jackson à partir de 3'20)
 

Selon Dieudo, MJ aurait déclaré "récemment dans un article" : "le lobby sioniste américain est comme une sangsue. Il m'a volé et tente aujourd'hui de me détruire." Et le trublion de promettre que la parole du chanteur ne sera pas oublié. Or, comme l'a démontré le journaliste Jean Robin, Dieudonné a allègrement déformé les propos de Michael Jackson.

 

D'abord, ce dérapage de Jackson n'est pas tiré d'un article. Il provient d'un message laissé par la star sur le répondeur d'un de ses conseillers financiers. Il n'est pas non plus récent, puisqu'il a été enregistré en 2003 et diffusé en 2005 par la chaîne ABC. Bambi n'y évoque pas de "lobby sioniste", mais tout simplement (et plus gravement) "les juifs". Enfin, il n'évoque à aucun moment le fait qu'on ait tenté de le tuer, comme l'interprète Dieudonné dans son intervention. 

 

Un détail qui a son importance puisqu'il démontre la confusion maintenue par Dieudonné entre sionistes et juifs. Et donc entre antisémitisme et antisionisme. Distinguo peu crédible qu'il a pourtant défendu durant la dernière campagne des élections européennes, aux côtés de son ami Yahia Gouasmi, l'homme qui pense que "derrière chaque divorce, il y a un sionisme".

 

A lire aussi : 

Dieudonné vs Elisabeth Levy : le débat

Dieudonné, l'humoriste black-listé







L'opposition iranienne rejoue Tian'anmen

Posté par Edouard le 30.06.09 à 11:12 | tags : international, décryptage, politique 2.0

Après le décès de Neda Agha-Soltani, jeune femme qui aurait été tuée par les milices du pouvoir, la révolution iranienne s'est trouvée un nouveau symbole : la photo d'une manifestante se dressant devant le véhicule du président Mahmoud Ahmadinejad, à la manière de l'étudiant chinois de la place Tian'anmen.

 


Le cliché, où la jeune opposante adresse en prime un doigt à Ahmadinejad, semble trop beau être vrai. Diffusé par un site italien soutenant l'opposition iranienne, secondoprotocollo.org, le montage a été réalisé à partir d'une image postée sur Twitter, dont l'authenticité est elle-même discutée. Qu'importe, pour le mouvement qui soutient Moussavi et réclame de nouvelles élections, il s'agit de marquer l'opinion internationale et de maintenir la détermination de l'opposition interne qui menace de s'essoufler face à la répression du pouvoir en place.

 

Une chose est sûre, à l'heure de l'info mondialisée et du web 2.0, la manipulation est une arme utilisée par tous. Un phénomène qui, encore plus dans le cas de l'Iran, rend de plus en plus difficile le travail des journalistes. 




Bernard Henri-Levy s'adresse à la jeunesse iranienne...

Posté par Easywriter le 24.06.09 à 19:37 | tags : international, humour, politique 2.0
La pose de l'intellectuel indigné et pourfendeur (et maitrisant parfaitement l'anaphore) est une belle tradition française, que perpétue Bernard-Henri Levy cette fois en anglais, et même avec une tentative d'accent iranien si on comprend bien la démarche.
Il existe une version française de ce beau message qui salue le courage de la jeunesse iranienne (et la pertinence de Twitter), mais honnêtement cela rend moins bien.   





Gilbert Montagné à fond pour les européennes

Posté par Edouard le 03.06.09 à 11:14 | tags : élections européennes 2009, ump, europe, politique 2.0

 

Après l'inoubliable lip dub organisé autour de Xavier Bertrand, voici la dernière arme de l'UMP pour mobiliser ses troupes et lutter contre l'abstention, pressentie comme la future grande gagnante des élections européennes du 7 juin, l'appel au vote de Gilbert Montagné, secrétaire général au handicap du parti majoritaire. 


Apparemment, la situation est trop grave pour qu'on tienne rigueur plus longtemps à l'auteur d'"On va s'aimer", qui avait dénoncé la "cécité psychologique" de l'industrie du disque avant même le début de l'examen d'Hadopi à l'Assemblée...




La Chine bloque Twitter et Flickr pour les 20 ans de Tiananmen

Posté par Edouard le 02.06.09 à 18:17 | tags : démocratie, international, politique 2.0

A l'approche de la commémoration des évènements de la place Tiananmen, le gouvernement chinois censure tout ce qui bouge. Y compris sur la toile.

 

Assigner des dissidents à résidence ne suffit plus. Pour empêcher la résurgence de mouvements contestataires ou la diffusion d'information, la République Populaire s'est depuis longtemps mise à l'heure du net. Le blocage de sites web, rapidement devenu une spécialité locale, est ainsi reparti de plus belle ces derniers jours, alors que l'anniversaire du "Printemps de Pekin" sera célébré jeudi. Le 4 juin 1989, l'armée avait répondu par une répression sanglante au mouvement d'étudiants, d'intellectuels et d'ouvriers chinois qui réclamaient plus de démocratie et dénonçaient la corruption du pouvoir.

 

Outre You Tube, bloqué depuis des mois suite à la diffusion de vidéos dénonçant la répression au Tibet, l'accès à des sites comme Twitter (discussions), Flickr (partage de photos) ou Hotmail (messagerie) est devenu impossible depuis ce mardi (mais aussi du Guardian, du site d'Amnesty International ou de blogger.com). Lancé en Chine lundi, Bing, le nouveau moteur de recherche de Microsoft, est également tombé sous le coup de la censure. Sans doute parce qu'il n'a pas encore intégré la spécificité chinoise. Contrairement à son concurrent google, qui filtre tous les contenus dissidents, comme la recherche tiananmen sur le google image chinois.

 

Sur le site participatif Herdict, où les internautes du monde entier peuvent venir signaler les sites inaccessibles, on note ainsi une explosion des "404" repertoriés sur la journée du 2 juin (voir graphique ci-dessous). Un pic significatif quand on sait que la vitesse de croisière de la web-censure chinoise est déjà la plus élevée du monde.




Européennes : l'UMP se met au lip dub

Posté par Edouard le 29.05.09 à 11:15 | tags : web-campagne, ump, les verts, élections européennes 2009, politique 2.0

Le clip officiel de campagne l'UMP pour les élections européennes met en scène un discours de Xavier Bertrand repris en play back par une foule de militants-figurants. Attention, instant kitch.

 

 

Phénomène qu'on pensait enterré au cimetière des buzz éphémères du web, le lip dub (littéralement "lèvre-doublage) a été ressuscité par les partis politiques à l'occasion des élections européennes 2009. Initiateur de ce retour du playback corporate, la liste Europe-écologie a suscité un certain engouement en invitant les 10 000 signataires de son appel à participer à un lip dub géant sur la chanson "La crise" de L'Homme Parle. On pouvait notamment y voir Daniel Cohn-Bendit, Eva Joly et José Bové se prêter au jeu.


L'idée a visiblement séduit l'UMP, qui a donc elle aussi succombé au lip dub pour le lancement de sa campagne officielle. Sauf qu'au lieu de doubler une chanson illustrant le programme maison, les militants ont dû se contenter de faire le playback d'un texte lu par Xavier Bertrand, qui ouvre et ferme la vidéo. Ou comment sombrer dans le pathétique en voulant la jouer fun, mais sans aller jusqu'au bout.




Après le vote utile, le vote sexy

A la veille du scrutin européen où l'abstention pourrait atteindre 66%, les communicants multiplient les appels du pieds envers les "jeunes". Quitte, pour le Parlement Européen des Jeunes, à jouer sur les pulsions sexuelles des électeurs en guise d'incitation au vote.

 

La fin justifie-t-elle les moyens ?

Le PEJ-France agit pour "impliquer les jeunes dans la construction de l'Europe (...) sans aucune connotation partisane"... Mais à forte connotation sexuelle ! Dans sa campagne d'incitation au vote réalisée avec le CIDEM (Civisme et Démocratie), le ton se veut "humoristique et décalé" : démonstration.

 

L'abstention : un problème d'image ?

Le constat est alarmiste : plus de 50% d'abstention aux européennes de 2004, jusqu'à 77% pour les 18-24 ans dans l'ensemble de l'UE. D'où vient ce refus d'user de son droit de vote ? En se penchant sur le problème, les chercheurs ont crus trouver un lien logique entre l'image ternie de la politique chez les jeunes et l'abstention. Alors faut-il changer l'image des hommes politiques, en faire des "djeuns" sans cravates qui aiment les ballades en vélib ? L'étude des Cahiers de psychologie politique intitulée "L'abstention électorale des jeunes : quels liens avec leur image de la sphère politique ?" avance le contraire. Axelle Tual et A. Lecigne n'expliquent pas le comportement abstentionniste par le dégoût du monde politique. Par contre, "plus nos sujets considèrent que la communication prime l'action politique plus ils ont tendance à s'abstenir, comme si l'attitude en lien avec le comportement électoral devait porter sur quelque chose qui les touche de près, qui les implique".

Impliquer les jeunes en connectant la politique leur à leur vie quotidienne, la démonstration est faite. Reste les moyens mis en oeuvre. Entre les clips sexys du PEJ et la campagne d'1,9 millions de la Commission européenne en partenariat avec MTV, c'est peut-être l'image des jeunes par les politiques qu'il faudrait songer à changer.




Moscovici - Quatremer : une vielle rancœur d'européens

Posté par Edouard le 27.04.09 à 14:15 | tags : medias et politique, élections européennes 2009, ps, politique 2.0

La querelle qui oppose le député PS Pierre Moscovici au journaliste Jean Quatremer a repris du poil de la bête ce week-end sur le blog du correspondant de Libération à Bruxelles.

 

Tout est donc (re)parti d'une interview accordée par Moscovici à Libé, vendredi. L'ancien ministre délégué aux affaires européennes du gouvernement Jospin y fustigeait l'attitude désinvolte de Rachida Dati, numéro 2 de la liste UMP aux Européennes, lors d'une convention des jeunes UMP : "Etre député européen n'est pas une voie de garage pour des courtisans en défaveur."

 

A la lecture de ses propos, le sang de Quatremer, éminent spécialiste des questions européennes, ne fait qu'un tour. Le journaliste claque une notule intitulée "Moscovici et Dati, la poutre et la paille", où il déterre les dossiers de Mosco :

 

"Je rappelle que l'homme s'est fait élire député européen en 1994, au lendemain de la claque électorale subie par les socialistes en 1993, uniquement parce qu'il avait besoin d'un point de chute. On ne vit d'ailleurs guère, celui qui était alors le trésorier du PS, à Strasbourg et à Bruxelles. Il démissionna sans regret (et sans être regretté) en 1997 pour devenir ministre du gouvernement de Lionel Jospin.
En 2004, rebelote. Battu dans sa circonscription du Doubs en 2002, il décide de revenir à Strasbourg. (...) En janvier 2007, il bataille d'ailleurs comme un beau diable pour se faire réélire vice-président. Mais, un mois plus tard, c'est la rechute : il annonce qu'il se présente aux élections législatives françaises. Elu en juin, il désertera aussitôt un hémicycle qui n'est décidément pour lui qu'un asile temporaire pour battu du suffrage universel national."

 

Dans le flot de réactions suscitées par la notule (certains lecteurs du blog reprochant notamment à Quatremer de trop taper sur la gauche), on voit tout à coup apparaître la réponse d'un certain... Pierre Moscovici : "Pensez vous sincèrement, d'abord, qu'un homme qui, comme moi, a tout de même consacré 13 ans de sa vie à l'Europe-2 fois député européen, ministre, conventionnel- aurait été aussi désinvolte et approximatif sur le fond que la nouvelle candidate de l'UMP? Si oui, ce n'est pas une poutre que vous avez dans l'œil, mais tout un plafond!"

 

Ce Moscovici est-il un fake ? Apparemment pas pour Quatremer, qui a poursuivi la discussion dans l'espace commentaires, réitérant son argumentation et déplorant le manque de respect de la liberté de la presse des politiques français. Après l'affaire du blog de Eric Revel, fermé suite à sa lettre ouverte à Ségolène Royal, les blogs de journalistes n'en finissent en tout cas pas de créer la polémique. Celle lancée par Quatremer a au moins le mérite de soulever une question de fond à l'approche du scrutin européen : pourquoi notre classe politique prend-elle Bruxelles pour un placard honteux ? 




Nathalie Kosciusko-Morizet choisit Facebook pour annoncer sa grossesse

Posté par Easywriter le 22.04.09 à 15:06 | tags : medias et politique, politique 2.0

Quand on est secrétaire d'état à l'économie numérique on réserve ses exclusivités aux réseaux sociaux. Nathalie Kosciusko-Morizet a donc annoncé sur Facebook - apprend-on via son twitter - sa grossesse.

Depuis quelques semaines, une photo circulait parmi les journalistes qui d'après la ministre se faisaient insistants.

NKM a donc publié une note intitulée "il paraît" dans laquelle elle confirme être enceinte et dame le pion aux révélations des journaux people.

Son accouchement est prévu pour l'été.

Mêlant politique, technologie et gossip, cette information a donc triplement sa place sur le blog société de Fluctuat.

Les premiers gazouillis de la progéniture seront-ils réservés à Twitter ?

(Photo crédit SIPA droits réservés)




Obama, le premier président 2.0

55% des électeurs américains se sont informés via internet lors de la dernière campagne présidentielle US. 26% en ont même fait leur source principale, selon le Pew Research Center. Des chiffres à méditer pour les médias traditionnels qui perdent inexorablement leur rôle de prescripteur.

 

 

On avait beau savoir que Barack Obama avait remporté la course à la Maison Blanche en partie grâce à la qualité de sa web-campagne, cette étude confirme donc en chiffres cette impression. La toile est devenue un acteur majeur de l'élection présidentielle américaine. Et sur ce nouveau terrain, le démocrate a battu John McCain à plat de couture. 15% des partisans d'Obama ont par exemple effectué un don en ligne, contre 6% pour ceux de son adversaire républicain.

Pour la première fois, une majorité d'américains (et 74% des usagers d'internet) se donc tournés vers le net pour suivre la champagne ou débattre avec leurs concitoyens. Les sites de partages de vidéos comme you tube, ou les réseaux sociaux (Facebook, Myspace) ont été des lieux d'échanges majeurs. 45% des internautes déclarent ainsi avoir regardé des vidéos liées à l'élection. Dans le même temps, les sites officiels des deux candidats ont connu un fort succès d'audience. 30% des internautes ont visité le site d'Obama, 21% celui de McCain. Bien plus que pour John Kerry (18%) et George Bush (14%) en 2004.

 
Sale temps pour le papier

Si la télévision demeure la source d'information politique numéro 1 pour 77% des Américains, la part du web a considérablement progressé (26% contre 11 en 2004). Au détriment de médias traditionnels comme la radio et la presse papier, cette dernière n'étant plus citée que part 28% des adultes en âge de voter, contre 39% en 2000 et 60% en 1996. Les électeurs à la recherche d'informations écrites se sont tournés vers les versions online des journaux, ou des pure-players (sites non-adossés à un quotidien papier) comme Slate, Politico ou The Huffington Post.

Selon Aaron Smith, un des auteurs de l'étude, "les électeurs en 2008 n'étaient pas passifs dans le processus politique. Ils ont eu recours à une vaste étendue d'outils numériques et de technologies pour s'impliquer dans la course, pour exploiter leur créativité afin de soutenir le candidat de leur choix et unir leurs forces avec ceux partageant les mêmes objectifs."


Le web ne serait donc pas qu'un repère de violeurs, délinquants et autres pirates, mais aussi un outil réconciliant les concitoyens avec la démocratie ?




Européennes : les Villiéristes parodient Star Wars

Posté par Easywriter le 15.04.09 à 11:56 | tags : europe, elections, politique 2.0

Comment défendre notre fière identité et nos traditions fromagères, et, surtout, convaincre ces maudits urbains cosmoplites du bien fondé de ce combat ?

C'est la question qu'a dû se poser la liste Libertas menée par Philippe de Villiers aux Européennes.
A la recherche d'une politique de communication résolument pop, Libertas a choisi Star Wars pour tacler cette épouvantable bureaucratie bruxelloise. Mon Dieu mais dites nous que c'est un fake...

 


Un peu moins bon mais tout de même savoureux, nous vous proposons un bonus sur la banque centrale. Vous avez reconnu le film ?
(trouvée via l'excellent Twitter de Vincent Glad)



Moldavie: Une révolution 2.0

Posté par Emmanuel le 08.04.09 à 14:27 | tags : medias et politique, international, politique 2.0
#pman, c'est le nom du tag lancé sur twitter qui a permis de rassembler plus de 10.000 personnes dans les rues de Chisinau en 2 jours. Ou quand Internet devient une arme de contestation massive.

 

Expliquer à chaud une contestation qui dérape est une prouesse. La presse avance alors toute une série de facteurs déclencheurs, reste au lecteur de faire ses choix.

Argument politique : les résultats des législatives ce dimanche ont poussé les libéraux à s'opposer à la victoire des communistes, malgré l'absence de fraude.

Argument économique : la Moldavie est le pays le plus pauvre d'Europe de l'Est. Avant, les jeunes moldaves allaient chercher du travail à l'étranger, mais avec la crise à l'Ouest, ils ont dû rentrer au pays et expriment leur frustration d'être à Chisinau en brûlant le Parlement.

Argument géopolitique : c'est la relation de vassalité à la Russie qui est rejetée, les jeunes veulent se tourner vers l'Union Européenne.

 

Toutes ces explications sont à la fois vraies et incomplètes. Le facteur rassembleur des mécontents a été Internet. En Ukraine en 2004 et en Biélorussie en 2006, la Révolution orange se diffusait par textos.
HydePark et ThinkMoldova, les mouvements déclencheurs de la grogne moldave, ont eux choisi Facebook et Twitter. Lundi, 6 d'entre-eux appellent sur les réseaux sociaux à une réunion pacifiste sur la place centrale de Chisinau en créant le tag #pman. Le buzz a été plus que suivit. Mardi, 10.000 personnes sont descendues dans les rues, et des manifestations sont encore attendues aujourd'hui si le pouvoir n'organise par de nouvelles élections. Twitter est-il en passe de tuer les syndicats ?






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