|
Bertrand Delanoë dans un fauteuil ou Françoise de Panafieu, outsider crédible ? La bataille de Paris aura-t-elle lieu ? Et dans les arrondissements ? Rachida Dati, Rama Yade ou Jean-Marie Cavada pèseront-ils dans le débat ?
Lynché, Lellouche se lâche...J'ai vécu une campagne faite d'injures, d'insultes, de coups bas. François Lebel, le candidat dissident est devenu le candidat officiel. Il y avait le sigle UMP partout sur les bulletins de votes. De bonne foi, comment voulez-vous que l'électeur comprenne quelque chose? Lors de l'entre-deux-tours, Lebel a tenu un meeting, avec en soutien Claude Goasguen et Bernard Debré (respectivement réélus maire UMP du 16e et sur la liste UMP du 16e, Ndlr). C'est un assassinat politique en rase campagne, qui s'est fait dans un silence assourdissant du côté de l'UMP. On a choisi celui qui a épousé le président de la République (sic) et non celui qui a épousé les idées du président de la République. Après s'être demandé à voix haute si la droite parisienne n'était pas la plus bête du monde, Pierre Lellouche explique au JDD.fr qu'elle est aussi "suicidaire". Et peuplée de squales apparemment. Goasguen et Debré jugeaient en effet que Lellouche était un peu fainéant de briguer le VIII ème acquis à la droite au lieu du IX e, ils lui auraient donc pourri sa campagne - histoire d'évincer un adversaire dangereux à Paris (d'aprèsLellouche himself). François Lebel dissident UMP réélu dimanche est le maire qui maria Nicolas Sarkozy et Carla Bruni il y a quelques semaines. Alors que la droite ne lâche pas un arrondissement dans Paris, Lellouche est en effet le grand perdant. A moins que le remaniement ne lui permette d'entrer au gouvernement... Lellouche au DOM-TOM (à la place du démissionnaire Christian Estrosi) ? Via "Le Modem est une auberge espagnole"Deux questions à Sylvain Garel, candidat Vert dans le 18e arrondissement de Paris à propos des alliances de Bertrand Delanoë.
Fluctuat : Pourquoi les Verts présentent-ils une liste autonome à Paris ? Le résultat de l’élection est connu. La gauche va gagner, très largement, et donc il n’y a qu’un seul enjeu : c’est le poids des écologistes dans la prochaine majorité, aussi bien dans le 18e qu’à Paris. Donc si les gens veulent qu’il y ait des politiques écologistes, qu’elles continuent et qu’elles s’amplifient, il faut au premier tour voter pour les verts. Le plus mauvais choix serait de voter socialiste dans un arrondissement comme le 18e, car il y a un vrai risque qu’il n’y ait qu’un seul tour, et s’il n’y a qu’un seul tour, il n’y aura plus d’écologistes dans le 18e. En plus c’est un moyen d’empêcher une alliance avec un parti de centre droit comme le MoDem. Si on veut que Paris continue à avoir une politique de gauche et écologique, il n’y a qu’une solution, voter Vert le 9 mars. Vous êtes opposés à une alliance avec le Modem au second tour ? Nous, nous sommes contre. Mais probablement que nous n’aurons pas les cartes en main. Soit on arrive en tête au premier tour, ce qui est peu probable, dans ce cas on ne fera pas d’alliance avec le MoDem mais uniquement avec les socialistes. Si c’est le parti socialiste qui arrive en tête, on ne pourra pas imposer que le MoDem n’y soit pas. La seule chose qui puisse faire que le MoDem n’y soit pas, c’est que les Verts soient forts. C’est peut être moins vrai dans certains arrondissements, mais comme nous l’avons dit depuis le départ, nous sommes opposés à une alliance avec le MoDem. D’ailleurs je constate que Delanoë a un peu reculé là-dessus. Cette opposition à une alliance avec le MoDem, elle est aussi très forte au sein du parti socialiste. Le MoDem à Paris c’est fait de bric et de broc. C’est aussi bien Bariani, Bulté, que les UDF qui votent un coup à gauche, un coup à droite. C’est tous des opportunistes. Si aujourd’hui c’était de Panafieu en avance dans les sondages, c’est à Panafieu qu’il ferait les yeux doux.
Delanoë travaille son image de présidentiable
La question est donc posée: Bertrand Delanoë, son personnage et les valeurs qu'il incarne, peut-il prendre une dimension nationale? Tout au long de son meeting du 27 février au Zénith, le maire s'en est pris à son suel véritable adversaire... Nicolas Sarkozy. C'est d'ailleurs le généticien Axel Kahn, président de l'Université Paris Descartes, qui s'est lancé le premier dans un réquisitoire contre la chasse faite aux sans papiers, les tests ADN, et la nouvelle place que veut donner le président à la religion : « ne pas conférer de dimension morale à une quelconque parole révélée ». Le metteur en scène Jean-Michel Ribes a critiqué pour sa part la place laissée à la culture par le nouveau gouvernement « J'ai longtemps cherché une définition de la culture, et le président m'a bien aidé. La culture c'est tout ce que n'est pas Sarkozy ». Bertrand Delanoë dénonce lui le projet d'associer à chaque élève de CM2 la mémoire d'un enfant français déporté durant la seconde guerre mondiale, et met en avant le DVD pédagogique sur la Shoah, produit par le CNDP (Centre National de Documentation Pédagogique) et distribué dans les lycées. Le maire sortant procède enfin à un bilan (bien sûr positif!!) de sa mandature, pour finir sur un « ça c'est pas bling-bling!! ». Delanoë prépare-t-il 2012? Pour le moment il 'est pas question de se précipiter et dévoiler ses ambitions aussi prématurément. Mais force est de constater que le maire de Paris prend de l'ampleur au sein de son parti, et qu'il risque de s'imposer comme candidat naturel à l'investiture socialiste. En laissant la droite parisienne à ses discordes, Sarkozy fait-il un pari sur l'avenir? : Laisser la gauche l'emporter à Paris, et voir Delanoë s'enfermer dans un rôle de chef local, urbain, déconnecté de la France d'en bas du périph... Sur le mag politique : à quelques jours du premier tour, le point sur les municipales à Paris rive droite, rive gauche :
C'est qui le tocard ?Il y a quelques jours, Françoise de Panafieu traitait son adversaire Bertrand Delanoë de tocard devant les caméras de canal plus. La vidéo a énormement circulé, et l'interessé a donc tenté de se justifier sur l'emploi de ce qualificatif qui au fond, selon elle, n'est pas si péjoratif. On mettra ça sous le coup de l'amertume et de l'impuissance...
A Paris, Delanoë et Panafieu courtisent le MoDemDepuis 2001, l'électorat centriste a évolué. Il s'est émancipé des principaux partis politiques pour se structurer en u Car à en voire l'attitude des candidats PS et UMP à Paris, on se demande si le MoDem ne fait toujours pas figure de troisième force qu'il vaut mieux avoir avec soi. C'est ce qu' insinue Bertrand Delanoë, selon des propos rapportés dans Le Monde, quand il déclare être prêt a s'allier à Marielle de Sarnez, sur la base d'idées communes. La candidate du MoDem doit se sentir pousser des ailes, car les appels viennent aussi de la droite. Françoise de Panafieu elle aussi souhaite communier avec le centre. La candidate UMP dit se retrouver avec Marielle de Sarnez sur la question de la fuite des classes moyennes, qui serait d'ailleurs son cheval de bataille. Et les électeurs centristes dans tout ça? A croire qu'il est impossible d'être militant du MoDem, mais plutôt un militant de gauche ou de droite frustré. Comme à Bordeaux, Lyon ou Lille, le positionnement du MoDem semble refléter davantage une nécéssité de survie ponctuelle qu'une ambition sur le long terme. A se demander si les dirigeants du parti ne sont pas satisfaits de cette image de girouette qui leur colle à la peau.
Dans le 12e, Cavada en chute libre
En 2007 lors des législatives, c'est le vieil adolescent Arno Klarsfeld, proche de Nicolas Sarkozy, qui s'y est collé. L'UMP pensait alors faire un coup avec la candidature du jeune avocat. Ce fut un bide retentissant, mais la droite ne semble pas avoir retenu la leçon. Pour les municipales de 2008, le parachuté se nomme Jean-Marie Cavada. L'ancien journaliste, initialement membre fondateur du Modem, s'est joint à la majorité dans sa reconquête de la capitale. Et pour ne pas faire les choses à moitié, il est assisté par Madame la ministre, Christine Lagarde. Mais le débat des municipales reste un débat de proximité. Autre souci pour le tandem Cavada-Lagarde: le bilan très positif du maire sortant, Michèle Blumenthal. En 10 ans, ce no man's land a connu une réelle révolution de l'aménagement urbain et de la vie culturelle. Bon nombre de ces projets ont été menés par la gauche, et il sera difficile pour l'opposition de concurrencer l'équipe en place.
Rachida Dati à la conquête de l'Ouest
Un arrondissement coincé entre les Invalides, l'Ecole militaire, le Champs de mars et les quais de Seine. On y trouve l'université américaine, de nombreux ministères et les locaux du MEDEF. Et c'est à la Garde des sceaux que revient l'honneur d'y mener la liste UMP lors des prochaines municipales. Que se soit clair, la mairie ne passera pas à gauche. Mais ce peut être intéressant de voir comment Rachida « cendrillon » Dati va s'y prendre pour séduire les militants. Des électeurs qui ne doivent goûter que très peu les manières de parvenu type « nouveau riche » de la ministre, et son goût pour le clinquant. Toujours est-il qu'elle a commencé sa tournée des appartements, à la rencontre des habitants. La tache ne sera pas aisée, comme l'annonce Emmanuel de Mandat-Grancey, candidat (divers droite) aux législatives de juin 2007, dans un article paru dans Le Monde ce mercredi 30 janvier. "Il y a, dans le 7 e, un vieux fonds anti-gaulliste et pro-Algérie française". Ce qui signifie aujourd'hui que cet arrondissement, qui vit en quasi autarcie, est peu enclin aux parachutages. Ceux qui y vivent sont attachés à l'identité de cet arrondissement, et se montrent méfiants à l'égard des intrus (le parc HLM est anecdotique). Ce que résume très bien cette phrase d'une militante UMP interrogé par Le Monde : " M. Frédéric-Dupont, conseiller du 7 e presque sans interruption depuis les années 1930, puis maire, de 1983 jusqu'à sa mort, a insufflé un certain esprit de résistance aux intrus. Mme Dati en est une à double titre puisqu'elle nous vient de par ses origines de l'autre côté de la Méditerranée." Une integration qui risque d'être difficile, mais inévitable.
Panafieu, prise la main dans l'sac
Les attaques ont commencé le 16 janvier, déjà sur le site de Delanoë. Il qualifie alors le programme de Françoise de Panafieu de "famélique et conservateur". L'actuel maire de Paris montre du doigt les positions de l'ancienne ministre du tourisme concernant la réhabilitation de l'automobile en ville, le désengagement en matière de logement social, ainsi que le manque de réflexion sur des sujets tels que la santé, la création de crèches et le sport. Toutes ces oppositions sont naturelles et souhaitables pour le débat politique, en période électorale. Mais aujourd'hui, Bertrand Delanoë a frappé fort. Il met la prétendante à la maire de Paris devant ces contradictions, et remet en cause le fondement même de sa campagne: le projet du maire du 17e n'est tout simplement pas réalisable! Du budget à l'aménagement urbain, tout y passe. Cette expédition punitive a une double utilité: enlever toute crédibilité au projet de Panafieu, mais aussi démontrer que celle ci est capable de mentir, ou du moins, de maquiller la vérité. Cette dimension du problème est soutenue par une vidéo jointe au post de Delanoë, qui montre son adversaire invité à l'émission de télé « riposte »( voir vidéo ci-dessous). Interrogé sur les tests ADN, elle affirme qu'elle a voté contre, pour ensuite admettre qu'elle n'a pas participé à la session parlementaire. Pas très droite, un peu gauche, Françoise de Panafieu risque de payer cher ce manque de sincérité. Comment va-t-elle s'y prendre pour rectifier le tir? On attend maintenant une réponse de l'accusée.
Municipales : Sarkozy tacle DelanoëPosté par Easywriter le 08.01.08 à 16:36 | tags : citation, municipales 2008, municipales à paris, président de la république
Le concept d'élections dépolitisées est ridicule. La phrase de Nicolas Sarkozy prononcée ca matin lors d'une conférence de presse marathon est, pour le coup, assez juste. Ce phénomène de gratification/sanction se manifestant surtout dans les grandes villes, le président a envoyé une première pierre dans le jardin de Bertrand Delanoë, probablement le socialiste à abattre dans les prochaines années. "La grande métropole que constitue l'agglomération parisienne doit être considérée dans sa globalité. L'agglomération parisienne forme un tout (...) "Cette réflexion ne doit pas être engagée d'abord sous l'angle des institutions, de la gouvernance, mais sous l'angle de l'urbanisme, de l'architecture, de la sociabilité, de la convivialité, de la qualité de vie, de la place de l'homme dans la ville (...) "La situation de l'agglomération parisienne est devenue inacceptable. La dureté de la vie que l'on impose à un trop grand nombre de ses habitants, les coûts humains, écologiques, sociaux qu'engendrent ces dysfonctionnements ne sont pas supportables. Paris doit retrouver sa vitalité, son rayonnement, son attractivité, sa créativité. Paris doit redevenir pour le monde entier le symbole d'un art de vivre, de la plus belle ville du monde, que de nouveau elle étonne, elle fascine" La réponse du maire de Paris ne s'est pas faite attendre : "Depuis les premières annonces du chef de l'Etat sur le sujet, en juin dernier, aucune initiative, aucun contact n'a été engagé en direction des élus franciliens" (...)"Depuis 2001, nous avons mis un terme à plusieurs décennies d'ignorance et de mépris de la capitale à l'égard de ses voisins, et fait ainsi avancer, comme jamais auparavant le dialogue et le partenariat à l'échelle de l'agglomération" Bienvenue dans les municipales 2008.
Municipales à Paris : Panafieu réduit son écart avec Delanoë
C'est toujours 7 points en dessous du maire de Paris mais l'écart s'est tout de même réduit de moitié en quelques semaines. J'ai même - sur la foi unique du ressenti - l'impression que Bertrand Delanoë vissé dans la capitale arrange beaucoup de monde à droite dans la perspective de 2012, non ? Municipales : Jean-Marie Cavada roule pour SarkozyPosté par Easywriter le 26.11.07 à 11:34 | tags : citation, modem, municipales 2008, municipales à paris
"Pourquoi des accords de premier tour avec la droite ou la gauche seraient-ils possibles à Bordeaux, à Saint-Brieuc, à Dijon ou à Pau, où François Bayrou lui-même est tête de liste, et pas à Paris ?Au temps de sa splendeur paisible, Bayrou disait que les municipales ne peuvent pas être assimilées à un scrutin national, ce qui permettait en effet de faire alliance avec les meilleurs. Je suis toujours sur cette position, à une condition : qu’on fasse tomber les masques." Jean-Marie Cavada dans un entretien aujourd'hui au Figaro. Le député européen conduira donc la liste de la majorité aux municipales dans le douzième arrondissement de Paris. Pour que le message soit clair, il aura Christine Lagarde en numéro deux sur sa liste. Cavada déplore d'ailleurs l'absence d'un accord de gouvernement entre le Modem et l'UMP. Reste à savoir s'il sera exclu du Mouvement démocrate même si celui-ci comme il le rappelle dans cet extrait, réalise des accords locaux un peu partout. On apprend également dans l'entretien que Nicolas Sarkozy avait proposé un ministère à Cavada dans l'entre-deux tous. Hier sur Canal Plus c'était Julien Dray qui affirmait avoir également été approché. Mais à qui Sarkozy n'a-t-il pas proposer de ministère à part à Jean-François Copé ? Municipales : Rachida Dati affrontera t-elle les urnes ?Posté par Easywriter le 04.10.07 à 15:13 | tags : gouvernement, municipales 2008, municipales à paris
Pour les municipales, elle n'était jusqu'ici apparemment guère plus motivée. Ainsi le Nouvel Observateur du 26 septembre indiquait que Françoise de Panafieu, candidate de la majorité à Paris lui avait demandé son soutien. " Ca ne me dit rien, mais on me demande d'y aller", avait-elle expliqué la ministre à l'hebdomadaire.
D'après le site du Journal du Dimanche, la Garde des Sceaux aurait du surmonter ses réticences pour accepter de faire campagne dans le 7 ème arrondissement, après avoir obtenu de n'être pas tête de liste. Ce rôle sera dévolue à la jeune députée Martine Aurillac. Dans tous les cas pas d'inquiétude, le septième arrondissement est avec le 15 ème le 16 ème l'un des plus "droitiers" de la capitale. Quoi qu'il arrive, Nicolas Sarkozy avait décidé de ne pas demander la démission des membres du gouvernement qui seraient battus. Le coup de tonnerre dans le ciel parisien évoqué par le JDD.fr ne devrait donc pas faire grand bruit. Bertrand Delanoë candidat… à Paris Le maire de Paris a annoncé officiellement ce matin qu'il était candidat à sa propre succession, dans une interview au Parisien et dans un message vidéo sur son joli site Internet, ouvert à cette occasion.Celui-ci propose également des paroles de Parisiens, qui n'approuvent pas forcément sa politique (mais ne sont jamais trop hostiles non plus), c'est malin, ainsi que des messages de soutien de personnalités politiques, culturelles et associatives. Bertrand Delanoë y invite les citoyens à réagir, dialoguer, proposer, afin de construire un projet collectivement. Des réunions publiques seront également organisées dans chaque arrondissement, comme les compte-rendus annuels : une démocratie participative que le maire de Paris dit pratiquer depuis six ans. Il veut s'inscrire dans une nouvelle dynamique, mais en cohérence avec le mandat passé. Il se targue d'avoir restauré le climat démocratique (sus aux faux électeurs, aux emplois fictifs et au clientélisme), redoré le blason de la capitale à l'international, fait baisser de 9% les émissions de gaz à effet de serre, et financé plus de 30 000 logements sociaux (contre les 9000 de la municipalité précédente, et plus que les 24 500 promis). Le maire PS veut donner à Paris "un temps d'avance", et faire de la ville lumière "un modèle urbain qui met en harmonie performance sociale, économique, environnementale et culturelle". Au programme, donc : un objectif de 25% de baisse des gaz à effets de serre et la reconquête progressive des voies sur berges, qui supposent le prolongement du tramway jusqu'à la porte de la Chapelle, le renforcement de la fréquence des bus et métros, le développement du transport fluvial (la première ligne de navettes sur la Seine, entre Austerlitz et Maisons-Alfort, sera inaugurée en 2008), et l'émergence de nouveaux "éco-quartiers", après ceux des Batignolles ou de la Gare de Rungis. Delanoë n'est pas anti-voitures mais anti-pollution, "c'est la santé des habitants qui est en jeu". Sont aussi prévus l'augmentation du nombre de logements sociaux, un "dispositif municipal d'aide à la caution, pour les jeunes ménages qui cherchent à louer", la construction de tours aux portes de Paris, avec exigences écologiques et architecturales, la conception d'outils intercommunaux et l'élaborer d'un schéma institutionnel liant Paris à sa proche banlieue, l'amélioration substantielle de la couverture wifi, etc. Rappelant qu'il est le premier maire de Paris à ne pas avoir augmenté les impôts au cours de son mandat, il prévoit une "augmentation très modérée de la fiscalité limitée aux deux premières années", afin de financer les nouveaux projets. Le candidat socialiste propose un renforcement significatif des budgets des Conseils de quartier, se dit prêt à réserver 25% de l'enveloppe totale des subventions aux maires d'arrondissements et entend donner aux habitants les moyens d'influer sur l'ordre du jour des séances du Conseil de Paris. Concernant les alliances avec les Verts ou le MoDem, elles devront être négociées dès avant le premier tour, et sont les suffrages qui détermineront la représentativité de chacun. Bertrand Delanoë souhaite des listes diversifiées, avec notamment des candidats européens. Il précise enfin que son engagement municipal ne lui interdit pas de prendre part au débat national et de s'intéresser aux grands enjeux de notre société… François Hollande n'a pas l'air hostile à l'idée que Delanoë lui succède en tant que Premier secrétaire. Françoise de Panafieu, candidate UMP désignée mise en difficulté par les querelles intestines de la droite parisienne, et les attaques de Bernard Debré notamment, a immédiatement réclamé que les candidats s'engagent à n'avoir d'autre mandat que celui de maire de Paris. |
Discussions en cours sur le forum :
|