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Pouvoir et contre-pouvoir. Tout ce qui concerne les rapports entre les medias et les hommes politiques.

Un brunch trop parfait : politique à domicile

Posté par Easywriter le 20.11.09 à 17:43 | tags : medias et politique

Dailymotion vient de diffuser le premier épisode de sa nouvelle émission : Politique à domicile.
Le concept : un homme politique vient manger chez un couple de Français. En l’occurrence, Vincent Peillon invité à bruncher par un couple de Parisiens.
Sympathique et pas inintéressante, cette première donne quand même envie de mordre dans une tablette de Crunch pour voir le décor s’effondrer (...)

Lire l'article Politique à domicile.

Participez au forum politique à domicile

 

 

 







Premières révélations sur les mémoires de Chirac

Posté par Edouard le 03.11.09 à 11:55 | tags : medias et politique

L'édition Spéciale de Canal Plus a révélé lundi les premiers extraits de Chaque pas doit être un but, le premier tome des mémoires de Jacques Chirac à paraître ce jeudi 5 novembre. Un ouvrage où l'ancien président de la République balance dur sur Valérie Giscard d'Estaing ou Edouard Balladur, lâche des anecdotes sur sa vie privée, mais se garde bien d'évoquer les nombreuses affaires qui ont émaillé sa longue carrière politique.


Passé le scoop (en fait déjà dévoilé par Christine Ockrent) sur son dépucelage avec une prostituée de la Casbah, du temps où il était dans la Marine, ou son penchant adolescent pour l'hindouisme, une certaine ambiance règlement de comptes prédomine dans ce livre de 500 pages qui s'arrête en 1995, année de son accession à l'Elysée. Ses coups les plus tranchants, Chichi les a gardés pour ses partenaires, plus que pour ses adversaires. En première ligne, VGE, dont il fut premier ministre (1974-1976) et à qui il voue une "rancune tenace et inépuisable."

 

"J'ai très vite compris que son échelle de valeur il y avait lui-même, tout en haut, puis plus rien et moi, très en-dessous", écrit Jacques Chirac qui raille le goût de Giscard pour la chasse au tigre et confirme les relations exécrables qu'il entretenait avec son président : "J'étais à peine consulté sur le choix des ministres. J'apprenais par la presse et la radio des décisions importantes." François Fillon s'y reconnaîtra...

 

Edouard Balladur, son adversaire en 1995, est lui présenté comme un "calculateur froid", en qui Chirac avait pourtant confiance. Avant de déchanter : "C'est à mon instigation qu'il est devenu Premier ministre en 1993. Un accord politique, ayant aussi valeur de contrat moral, était scellé entre nous". Balla lui déclarera au dernier moment ses intentions présidentielles. "Je n'aurai jamais d'explication d'homme à homme avec Edouard Balladur. Je ne l'ai d'ailleurs pas cherchée."

 

La trahison de Nicolas Sarkozy, qui fut son fidèle pendant des années, semble l'avoir plus affecté humainement. "Cette première défection ne me laisse pas indifférent", confesse JC. "Nicolas Sarkozy est à mieux plus qu'un simple collaborateur. Pendant 10 ans, sa ferveur, son enthousiasme ne me feront pas défaut."

 

François Mitterrand, qui lui fit essuyé une défaite douloureuse à la présidentielle de 1988, est en revanche couvert d'éloges. Un homme qui apparaît à Chirac "d'une finesse de jugement et d'une intelligence tactique que j'ai rarement rencontrées dans le monde politique." Révélation, Tonton l'aurait adoubé en août 1994 quelques mois avant de passer la main : "C'est votre tour, vous serez élu".

 

Pour les affaires, donc, il faudra repasser. Pas sûr qu'elles soient non plus au menu du second tome, prévu pour 2010. Ou alors revisitées à la sauce Chichi, sur le thème du "c'était une autre époque", "j'ai subit un acharnement judiciaire", etc. En même temps, qui s'attendait vraiment à ce que Chirac se tire lui-même des balles dans le pied...







Nicolas Sarkozy s'auto-plagie sur l'agriculture

Posté par Edouard le 29.10.09 à 11:48 | tags : ump, actu insolite, medias et politique

Comme l'a révélé le montage assassin du Petit Journal de Yann Barthès, mercredi sur Canal Plus, le discours prononcé lundi par le président de la République, devant des agriculteurs à Poligny (Jura), présentait de fortes similitudes avec celui qu'on pu entendre les habitants de Daumeray (Maine-et-Loire), il y a huit mois.


"Je ne suis pas venu vous tenir un discours que vous avez déjà entendu", explique pourtant Nicolas Sarkozy au début de son speech. Or, il suffit de comparer le verbatim des deux discours (celui de Poligny et celui de Daumeray), disponibles sur le site de l'Elysée, pour se rendre compte de la supercherie.

 

Certaines phrases sont même de véritables copié/collé, comme celle-ci : "Un agriculteur, c’est d’abord, et je ne me lasserai jamais de le dire, un entrepreneur, un entrepreneur qui ne compte pas ses heures, qui porte la responsabilité d’investissements importants, qui doit relever quantité de défis humains, financiers, techniques, administratifs considérables." Ou celle-là : "Toutes les familles de France ont des grands-parents, des parents qui, à un moment ou un autre, ont travaillé la terre. L’agriculture a façonné nos paysages. L’agriculture a donné à notre pays une partie de son âme."

 

Seule véritable nouveauté dans la dernière intervention du président : l'annonce d'un plan d'un milliard d'euros de prêts bancaires à taux bonifiés et de 650 millions d'euros d'aides supportées par les finances publiques. 

 




Epad : une séance publique très sélect au conseil général du 92

Posté par Edouard le 23.10.09 à 18:39 | tags : economie, medias et politique

Les membres du collectif Sauvons les riches, à l’origine de la manifestation qui s’est tenue vendredi en marge du conseil général des Hauts-de-Seine, n’ont pu remettre à Jean Sarkozy son nouveau diplôme de fils à papa. Même Karima Delli, députée européenne, et Julien Sage, maire adjoint de Nanterre, se sont vus refuser l’entrée. Ce dernier souhaite poser un recours pour faire annuler l’élection du fils du président de la République comme administrateur de l’Epad.




Le FSI a raison d'investir dans Dailymotion

Posté par Easywriter le 23.10.09 à 13:21 | tags : medias et politique

En mettant de l'argent dans les media, l'Etat s'assure-t-il une part de contrôle ?
La réponse est oui, absolument.
On l'a vu encore récemment : en injectant plusieurs centaines de millions d'euros chaque année le secteur de la presse, l'Etat s'assure d'être en effet un acteur majeur.
L'Exécutif peut réunir des Etats généraux et se mêler de la stratégie à suivre.
Pour cela, il n'a pas eu besoin de prendre de part dans les entreprises, le maintien d'une presse sous perfusion est une mainmise bien plus sur qu'un investissement direct.

La question ne se pose pas en ce qui concerne l'apport de 7,5 millions d'euros, que le Fonds stratégique d'investissement (FSI) vient de réaliser dans Dailymotion.

Censurer c'est mourir

D'abord le site est un hébergeur et pas un éditeur, tous ceux qui entament des procédures contre lui comme Jean-Yves Lafesse se se l'ont vu confirmer par les tribunaux.
Il y a donc de grandes chances que les internautes continuent de s'en servir comme d'une plateforme pour poster des vidéos buzz, y compris celles gênantes pour le pouvoir. 

La moindre tentative de censure dans ce domaine serait dommageable pour le site qui serait alors identifié politiquement  et perdrait certainement beaucoup d'audience et donc de business.

Un vrai investissement stratégique

En entrant dans le capital de Dailymotion, l'Etat s'assure surtout une présence dans un secteur qu'il estime porteur pour l'avenir l'économie numérique - honnêtement qui saurait l'en blâmer ?
Il le fait via une entreprise créée et basée en France qui est aussi l'un des meilleurs atouts européens sur le marché mondial.

Là encore difficile de lui reprocher, sauf pour les plus libéraux qui pensent que l'Etat ne doit pas être un acteur économique (et, parenthèse, c'est surtout dans les pays anglo-saxons que la participation du FSI pourrait être mal perçue...)

Le FSI, qui a aussi investi dans Valeo, Vivendi, France Telecom, Air Liquide, place de l'argent dans des secteurs stratégiques de l'économie française et dans le secteur numérique, la France ne compte pas exactement 10 000 entreprises concurrentielles.  

L'argent du contribuable est par ailleurs bien mieux dépensé que dans le renflouement des journaux, car il a toutes les chances de fructifier - Dailymotion devrait gagner de l'argent dès l'an prochain.

Dans quelques années, la consultation des vidéos en ligne se fera probablement via le poste de télévision, ce qui fera de sites comme Dailymotion de véritables medias de masse.
On pourrait donc estimer que l'Etat voit venir la télé du futur et préfère y avoir des billes. C'est un argument valable bien que l'investissement du FSI soit de toutes façons sur ce point une intrusion moins grande qu'une chaîne publique (qu'on taxe toujours moins de collusion avec le pouvoir que les chaines totalement privées d'ailleurs mais passons)

La vieille tradition française

Enfin, l'avenir nous dira ce qu'il en est des rapports entre Dailymotion et TF1, mais personne n'a relevé que la manne financière récupérée par le site (17 millions d'euros au total avec les investissseurs privés) n'était pas en l'état une excellente nouvelle pour  la chaine souvent décrite comme "amie" de Sarkozy. TF1 exigeait d'ailleurs  il y a peu 40 millions d'euros à l'hébergeur, pour la diffusion illégale d'extraits vidéos du journal télé.

Si certaines questions se posent avec Dailymotion, elles ne tiennent pas à l'investissement du FSI, qui d'ailleurs appartient pour moitié seulement à l'Etat, le reste étant à la Caisse des dépôts et consignations.
Cet investissement  est plus sain et nettement moins troublant que le ballet d'anciens membres de cabinet politique (Séverin Nodet, ancien patron des contenus qui a rejoint  Matignon puis Martin Rogard ancien chef du pôle multimédia au ministère de la Culture et actuel directeur France de Dailymotion ).
Une situation nettement moins moderne qui rappelle plutôt la vieille tradition française d'allers-retours des staffs entre les postes politiques et les entreprises amies.

(NB : Cédric Tournay, actuel PDG de Dailymotion est co-fondateur de Fluctuat et ancien président de Doctissimo éditions à laquel appartient toujours le site. L'auteur de ces lignes a même bu quelques verres récemment avec lui). 

 




Affaire Jean Sarkozy : La majorité grince en coulisse

Posté par Edouard le 22.10.09 à 11:38 | tags : medias et politique, revue de presse, ump, gouvernement
Officiellement, l'UMP fait front derrière Nicolas Sarkozy face aux diverses polémiques qui ont éclatées ces dernières semaines. Loin des micros, la réalité est semble-t-il nettement plus nuancée. Et on dénonce de plus en plus l'autoritarisme du chef de l'Etat.

 

 

A en croire le Canard Enchaîné, la gestion des cas Frédéric Mitterrand et Jean Sarkozy centralise la rancœur des élus UMP et des membres du gouvernement. L'hebdomadaire publiait mercredi une ribambelle de "offs", anonymes pour la plupart, de ministres excédés par les méthodes de l'Elysée. Les vacances sexuelles du ministre de la culture relatées dans La Mauvaise vie ne passant pas : "quand je le vois, j'ai du mal à lui serrer la main. Sarko n'aurait jamais dû le prendre au gouvernement." La promotion de Prince Jean à l'Epad serait elle une "énorme connerie", en "contradiction avec le discours de campagne sur la méritocratie." Problème, personne n'ose "lui dire que la nomination de Jean était une mauvaise idée, par peur de se faire virer".

Toujours selon le Canard, François Fillon, en privé, jugerait également le pistonnage du fiston comme "une énorme faute" : "Cette polémique n'est pas bonne (...] à six mois des régionales. Et, surtout, elle donne une image catastrophique de Nicolas Sarkozy." Ambiance.

 

Ça grince en haut, donc, mais aussi à la base, du côté des militants UMP. Sollicités à partager leur réaction sur lemonde.fr, ces derniers n'ont pas mâché leurs mots pour livrer leur sentiment. "Le mode de gouvernance actuel est plus proche de Poutine que de De Gaulle", balance Nicolas R. "L'hégémonie de l'UMP nous amène à un stalinisme de droite", assène Christian T. "Tout ceci est au mieux digne d'une république bananière", juge Eric M.

 

Pendant ce temps, on veut nous faire croire que la fronde actuelle est orchestrée par une presse malfaisante, qui se lève le matin avec comme unique motivation de trouver matière à ternir l'image du président. On veut nous faire croire que l'élection de David Douillet dans les Yvelines (circonscription acquise à la droite) signifie que le peuple se moque de ces polémiques et approuve toujours la politique du gouvernement, au mépris des sondages qui indiquent le contraire. Mais quand la peinture commence à craquer, ça finit toujours par se voir.




Le chiffre du jour : 9,2% (d'audience pour la soirée Ségolène Royal sur France 2)

Posté par Edouard le 21.10.09 à 16:17 | tags : en chiffre, medias et politique

Le magazine "Un jour, un destin" consacré à l'ancienne candidate à la présidentielle 2007 a donc fait un four retentissant. Battue par "Les experts : Manhattan" de TF1 (31,5%), la série française "Un village français" diffusée sur France 3 (15,4%) et même les Desperate Housewives de M6 (15%),Ségolène Royal a enregistré le pire score des quatre grandes chaînes, avec seulement 2,2 millions de téléspectateurs, soit 9,2 % de part d'audience.


La concurrence était rude, certes. Mais l'émission aussi. Politiquement, il n'y avait pas grand-chose à se mettre sous la dent dans le documentaire de Dominique Fargues, pourtant intitulé Ségolène Royal : les secrets d'une ambition. Laurent Delahousse a lui axé son interview sur des questions très personnelles (maman, papa, François Hollande, les rapports avec Mitterrand, etc.). Ou comment enfoucer le clou de la pipolisation du politique.

 

Pas sûr, toutefois, que des thèmes plus sérieux aient changé grand-chose à l'affaire, si l'on en croit la rubrique média du Point.fr, qui souligne les mauvaises audiences globales des émissions politiques.




Jacques Séguéla et les prophètes anti-Internet

Posté par Edouard le 21.10.09 à 11:19 | tags : nouvelle tendance, medias et politique

Taper sur le grand méchant web serait-il devenu le dernier jeu à la mode des "élites" en manque d'inspiration ? Cela se pourrait bien, si l'on en juge le nombre de diatribes anti-Internet balancées ici et là dans les médias. Dernière en date, la sortie de Jacques Séguéla sur le plateau d'On n'est pas couché, qui a mis sur le compte de la toile, qualifiée de "plus grande saloperie qu’aient jamais inventée les hommes !", la cabale subie par Julien Dray pour ces achats compulsifs de montre de luxe. Le rapport ? Il n'y en a pas. 

De nos jours, tout le monde a une bonne raison de cracher sur le net. Les sécuritaires qui veulent légiférer sur ce monde virtuel cerné par les mafias (Frédéric Lefebvre), les paranos terrorisés par ce "lobby très puissant" (Ségolène Royal), les professionnels de la culture qui flippent pour leur business (Luc Besson). Et, bien sûr, les philosophes réactionnaires qui assimilent ce nouveau média à "une poubelle de l'informatino" (Alain Finkielkraut). Un étrange mouvement obscurantiste où la caricature et les raccourcis intellectuels vont bon train. Mais pourquoi tant de haine ?

 

Lire notre article complet : Séguéla, Finkielkraut, Duhamel et les anti-Internet




Affaire Mitterrand, la gauche divisée : la fracture est-elle générationnelle ?

Posté par Easywriter le 08.10.09 à 19:37 | tags : medias et politique, décryptage

Y aller ou pas ? Comprenez : enfoncer Frédéric Mitterrand et à travers lui (tenter de) gêner Nicolas Sarkozy ou ne pas risquer d'être assimilé au Front National après la sortie fracassante de Marine Le Pen. Si elles semblent se résumer à de la stratégie les diverses réactions à gauche témoignent peut-être d'une véritable fracture générationnelle.

 

 

Lire la suite de l'article sur le mag société. Vous pouvez discuter de cet article dans les commentaires. 




Christophe Barbier, roi de l'édito estival

Posté par Edouard le 14.08.09 à 12:51 | tags : humour, élucubration, medias et politique

Même en vacances, l'infatigable directeur de la rédaction de L'Express ne chôme pas. Depuis son lieu de villégiature, le fast thinker continue ainsi de nous offrir sa vision de l'actualité, dans des tenues décontractées du meilleur effet.

 

 

Eté oblige, Christophe Barbier a donc troqué le traditionnel costume - écharpe rouge de ses éditos vidéo pour des accoutrements de saison. Tunisienne ouverte avec la paire de lunette de soleil accrochée au col, veste blanche mal coupée, t-shirt vert près du corps. Christophe ose tout. Même le chapeau panama. Un couvre-chef qui pourrait nous faire penser à Marlon Brando si l'éditorialiste n'était pas gaulé comme une ablette.

 

Notons, enfin, que le boss de L'Express n'a pas eu besoin de nous donner son avis sur l'adoption du texte de loi sur le travail le dimanche, lui qui demeure hyper actif (dix éditos postés depuis le 3 août) en période de congés. Gare, tout de même, au surmenage.


Christophe Barbier en Panama :


Christophe Barbier en t-shirt :




Rupert Murdoch met la Grande bretagne sur écoute

Posté par 2goldfish le 09.07.09 à 10:42 | tags : medias et politique, international

Le Guardian vient de révéler que News International, la filiale britannique du groupe de médias de Rupert Murdoch (Fox News, le New York Post, le Times, le Sun...) avait versé plus d'un million d'euros pour enterrer une plainte contre un journaliste de News Of The World qui avait piraté les téléphones de personnalités britannique. Lors de l'enquête, Scotland Yard aurait découvert que la pratique était systématique dans la rédaction de News Of The World et que des centaines de personnalités, sportifs, acteurs, membres de la famille royale ou hommes politiques, auraient aussi été mises sur écoutes et espionnées de manière illégale mais n'aurait pas jugé nécessaire d'avertir les victimes.

Andy Coulson était l'éditeur de News Of The World au moment où la plainte avait été déposée et avait démissionné alors qu'on croyait encore au cas isolé d'un journaliste qui seul aurait dérapé. Coulson est aujourd'hui responsable de la communication du parti conservateur.

Ce scandale décrédibilise trois des plus importants journaux britanniques (on sait que le Sun est aussi impliqué et on est obligé de se poser des questions sur le Times) et David Cameron et le leader du parti conservateur qui a recruté Andy Coulson. On est curieux de voir comment ce gigantesque scandale sera reporté dans les journeaux et sur les chaines de télévision de News Corp.

 




Etienne Mougeotte est-il un fatal flatteur ?

Posté par Easywriter le 23.06.09 à 14:50 | tags : medias et politique, humour

La lecture de certains éditos (exemple) du sémillant directeur de la rédaction du Figaro nous avait mis la puce à l'oreille. Mais le dernier papier d'Etienne Mougeotte consacré à la réunion du Congrès lève tous les doutes possibles.
Le patron du journal conservateur fait partie de la redoutable clique des Fatals Flatteurs, ces activistes qui remplissent les pages de commentaires des grands medias par des éloges aussi vibrants qu'ironiques.Si d'ordinaire, ils s'attachent aux intellectuels, le publiciste lui s'attaque à d'autrement redoutables puissants. 

Jugez plutôt : "En incitant les Français à épouser l'avenir pour le construire ensemble, Nicolas Sarkozy englobe un siècle d'histoire, de Jules Ferry, le père de l'école républicaine, au Conseil national de la Résistance, initiateur du pacte social qui inspire encore le modèle français. Car c'est en s'appuyant sur ce socle de valeurs communes que le président proclame son «Ayons le courage de changer»."

On reconnait bien le style emphatique et les références définitives (Jules Ferry, mais aussi Kennedy un peu plus bas...)  des Flatteurs qui avaient par exemple écrit à propos de Bernard-Henri Levy dans Libé : " BHL est la parfaite synthèse de Zola, Sartre et Althusser. Il rayonne sur la philo, le théâtre, la littérature, le cinéma et la géo-politique. Il serait justice que le Prix Nobel de littérature (ou de la paix) lui soit enfin décerné".
Le billet s'appelle "De l'audace" et bien entendu, tout lecteur attentif en aura saisi l'ironie. 

On note également dans l'edito de Mougeotte, le goût de la phrase définitive, procédé rhétorique également cher aux flatteurs qui prennent soin de couper ainsi court à tout débat : "On pourra toujours réfuter tel ou tel point de la démonstration, mais on aurade la peine à contester au chef de l'Étatune audace visionnaire et mobilisatrice".
N'étaient les deux fautes de frappe qui collent "aura" à "de" puis plus bas  "état" à "audace", on pourrait appliquer à cet édito le test ultime que préconise Eric Mettout le rédacteur en chef de l'Express.fr : On reconnait une fatale flatterie à ce que son orthographe est irréprochable.

Chapeau bas, Etienne, sans liberté de flatter il n'est pas d'edito rageur, et on n'avait lu telle adresse dans le maniement du vitriol déguisé depuis Erasme.

 

 

 


 

 




Européennes : Bayrou craque sur les sondages

Posté par Edouard le 04.06.09 à 11:35 | tags : élections européennes 2009, modem, medias et politique

Les dernières estimations indiquent que la liste Europe-Ecologie serait passée devant le Modem pour les élections européennes du 7 juin. Un glissement qui a fait sortir François Bayrou de ses gonds.


Suite aux chiffres tombés mardi, qui montraient déjà un effritement des intentions de vote du parti centriste, le leader du Modem, qui n'est pas lui-même candidat aux européennes, l'a jouait encore cool sur les enquêtes d'opinion, jusqu'ici plutôt favorables à sa formation : "Je ne les ai pas commentés quand ils étaient bons, raison de plus pour ne pas en parler maintenant." Le sondage TNS Sofres/Logica (pour Le Monde, France 2, France 3 et France Inter) publié ce jeudi, qui donne la liste menée par Daniel Cohn-Bendit et Eva Joly à 13%, contre 11% pour le MoDem, a eu raison de la sérénité affichée ces dernières semaines par Bayrou, qui s'est fendu d'un coup de gueule sur l'antenne de France Inter.

 

"J'ai déjà vécu ça, je vais le dire calmement. Je dis qu'en France, il y a une manipulation de la vie politique par les sondages. Vous ne diriez pas que notre campagne piétine sans les sondages. Au contraire, nous avons été depuis des semaines la cible de toutes les attaques, de toutes les injures et de toutes les mises en cause, ce qui est la preuve que les Français nous entendent. En 2007, la veille du scrutin, des manipulations de sondage de cet ordre ont annoncé que j'étais derrière Le Pen. Le lendemain j'ai fait le double des voix de Le Pen. Ceux qui nous écoutent savent depuis longtemps qu'il y a des manipulations d'opinions, des arnaques sur les sondages".


Et Bayrou de menacer, si le résultat de dimanche dément les sondages, de balancer des dossiers : "Si tel est le cas, dans les jours qui suivent, je dirai tout ce que je sais des sondages d'opinion. J'ai des informations, que personne ne donne." La théorie du complot, qui n'avait pas trop mal fonctionné pour le révolutionnaire centriste en 2007, fera-t-elle encore recette ?

 

Le coup de gueule de Bayrou sur les sondages (à partir de 6'24) :





En Inde, un soap opera contre le mariage des mineurs

Posté par Emmanuel le 01.06.09 à 09:39 | tags : medias et politique, international

Les feuilletons de télés sont-ils les espaces appropriés pour aborder des sujets de société progressistes ? Une question posée en Inde avec l'émission Balika Vadhu ou "Child Bride" (l'enfant mariée), qui aborde la douloureuse question du mariage des mineurs. Une pratique encore courante dans les régions rurales malgré la législation.

Pendant 10 ans, la télé indienne a été colonisée par un unique soap opera, "Kyunki Saas Bhi Kabhi Bahu Thi" ("Parce qu'une mère a d'abord été une fille "), où les femmes tiraient leur seule source de bonheur du mariage. Puis, la chaîne Colours a lancé Balika Vadhu, et l'audience est passé de 0,8 à 8 en treize semaines. En Inde, un pic d'audience peut concerner 17 millions de spectateurs. Le pitch ? Les tribulations d'une fille de 14 ans mariée de force serait une leçon de morale à peine déguisée aux familles des régions rurales qui continuent cette pratique malgré l'interdiction de la loi.

 

Problème, les populations concernées (la moitié des mariages de filles pré pubères dans le monde auraient lieu dans les régions rurales indiennes, selon l'UNICEF) n'auraient pas la télévision. Il y a donc peu de chances que les discussions autour de l'émission qui fusent dans les régions rurales en cours d'urbanisation puissent s'étendre à ces zones plus éloignées. Et de rêver que la télévision puisse faire ce que le gouvernement n'a pas encore réussi à faire avec la loi.

Source : The Global post




Comment le New-York Times a loupé le Watergate

Posté par Easywriter le 27.05.09 à 16:01 | tags : medias et politique

Les deux journalistes les plus losers du siècle s'appellent Robert Smith et Robert Phelps. Ces deux anciens du New-York Times, très âgés aujourd'hui, ont eu vent en 1972 d'une importante affaire de corruption qui impliquait selon leur source de l'époque le ministère de la Justice voire le président lui-même. La source a l'air fiable : Patrick Gray est à l'époque directeur du FBI .

Comment avec de telles révélations, les limiers du Times ont-ils pu louper l'affaire du siècle ?
En oubliant... Smith a quitté le NYT pour reprendre ses études de droit, et Phelps, à l'époque responsable éditorial, est parti faire un long voyage en Alaska.
Il ne sait plus ce qu'il a fait de ses cassettes et de ses notes à l'époque explique t-il aujourd'hui à son ancien quotidien.
Moralité : sans leurs avantages de feignasses (longue vacances, formation continue...) les journaleux auraient fait leur boulot et seraient devenus des popstars du journalisme (on plaisante).

En tout cas personne ne connaitrait aujourd'hui les noms de Woodward et Bernstein, journalistes du Washington Post qui publieront finalement quelques semaines plus tard ce qui restera connu dans les esprits sous le nom de Watergate, soit l'enquête la plus culte du journalisme moderne que tous les reporters américains citent encore quand ils veulent défendre l'importance de l'investigation dans leur métier.

 


 

illus : les hommes du président d'Alan J Pakula qui raconte le scandale du Watergate.




Européennes : demandez le programme... télé

La campagne officielle des européennes démarre aujourd'hui avec, au menu, affichage à outrance et communication cathodique. Sur les 161 listes inscrites, les partis représentés à l'Assemblée Nationale disposeront de vingt minutes de spot, soit presque dix fois plus que le temps de parole laissé aux 17 autres listes ayant droit à ce temps d'antenne.

 

Comme convenu, le CSA "apprécie la présentation et l'accès équitable à l'antenne des listes de candidats et de leurs soutiens jusqu'à la clôture du scrutin". Equitable mais pas égal, on peut en effet diviser les partis en lice aux européennes en deux camps inégaux. Les premiers ont un groupe parlementaire (UMP, Nouveau Centre, Modem, PS, Verts, Parti radical de gauche) et disposent de 20 minutes de temps de parole chacun (divisés en 10 modules courts et deux plus longs), tandis que 17 autres partis (auxquels sont rattachés des listes de candidats dans au moins cinq circonscriptions) se partageront une heure en deux clips d'1min15 et 2min17. Difficile de ne pas tomber dans la caricature en moins de trois minutes, les petites listes ne sortiront vraisemblablement pas grandies de la campagne diffusée sur les chaînes du service public. Cette division du temps de parole frise l'absurde dans le cas du Parti radical de gauche, présent à l'Assemblée mais absent de la campagne européenne. On aura donc le droit à 20 minutes dédiées à la dénonciation de "l'hégémonie" UMP et PS...

 

La campagne cathodique aura du mal à concurrencer l'esprit plus libre des vidéos sur Internet, qui mêlent de plus en plus la fiction à l'information. Pour marquer les esprits, les listes ont des stratégies différentes. Les Verts, après avoir fait chanter Daniel Cohn-Bendit et Eva Joly sur You Tube, ont réalisé un film mélangeant animation et BD avec un fond de "musique bio". A côté, l'UMP la jouera "humaine, moderne, pédagogique et émouvante". Enfin, Le PS donnera une vision "enthousiaste de l'Europe", avec "des Français de toutes origines disant l'Europe qu'ils souhaitent"... Préparez-vous à sortir les mouchoirs.

Ajout le 28 mai: les spots de la campagne officielle des listes favorites dans les sondages: contest.

 
 le clip de la campagne européenne de l'UMP

le clip de campagne des européennes du parti socialiste



Temps de parole du président : la pirouette du CSA

Visite rapide et décevante du PS au CSA lundi 18 mai : le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel refuse à l'heure actuelle le décompte du temps de parole de Nicolas Sarkozy, lui préférant un droit de réponse de l'opposition 48 heures après chaque déclaration présidentielle.

Rappel. Aujourd'hui, le temps de parole télévisuel est divisé en trois tiers entre gouvernement, majorité et opposition. Au premier tiers, Benoît Hamon, porte-parole du PS, a demandé de rajouter les prises de parole du président "dès lors qu'il s'exprime dans le débat national", demande soutenue par le Conseil d'Etat le 8 avril dernier.
Réponse du CSA ? Le temps de parole de Sarko restera libre, mais le PS aura droit de répliquer dans les 48 heures sans voir cette réponse décomptée...
Dans tous les cas, pas de décision du CSA avant les européennes : "à ce rythme-là, rien n'aura été décidé avant la prochaine présidentielle !" répond François Hollande au Nouvel Obs.

En attendant, le PS saisit aujourd'hui le CSA pour interdire le clip de "campagne d'information et de mobilisation civique" du gouvernement en vue des élections européenes du 7 juin. "Spot UMP à la gloire du Président de la République" s'exclament les membres de l'opposition. Une nouvelle polémique qui sent le coup d'épée dans l'eau. Le clip doit être diffusé 1000 fois entre le 9 et le 22 mai, le CSA n'aura sûrement pas pris de décision d'ici là. Pas sûr en tout cas que ce genre de débats servent à combattre l'euroscepticisme.





Sarko sort Leclerc du placard

Posté par Emmanuel le 14.05.09 à 15:25 | tags : medias et politique
Gérard Leclerc est le nouveau directeur de la chaîne parlementaire, au grand dam du comité de sélection parlementaire réuni par Bernard Accoyer qui avait réélu à la majorité le président sortant. De quoi faire planer le doute sur l'indépendance de ton de la LCP ces 3 prochaines années... Et réveiller l'affaire du "Sarko off".

"Je ferai mon choix en mon âme et conscience, à l'abri de toute pression et en toute indépendance"

Rue 89 revient en détail (avec Le Monde) sur les dessous de cette nomination. C'est Bernard Accoyer, président de l'Assemblée, qui était censé sélectionner le leader de la chaîne parlementaire pour les 3 prochaines années. Pour bien faire, il avait même nommé un comité de sélection de 12 députés. A 8 voix contre 3, les députés s'étaient prononcés en faveur du président sortant Richard Michel, qui peut se targuer d'un très bon bilan.
Un avis qu'il a vite oublié, car ce mercredi 13 mai, c'est bien Gérard Leclerc qui est nommé à la tête de la LCP. Ce même Leclerc, chef de rubrique politique à France 3, qui avait été défendu par Nicolas Sarkozy quand il avait été "mis au placard". Ce n'est pas un scoop, le président l'a lui-même déclaré le 30 juin 2008 avant son interview sur France 3. Outre la preuve qu'Accoyer n'a apparemment pas trouvé d' "abri" à la "pression" du chef de l'Etat, cette nomination donne donc de la saveur valeur à la vidéo du "Sarko off" sur France 3, pour laquelle deux journalises de France 3 et de Rue 89 avaient été poursuivis par la direction de France 3.

 

 

 



Le clash entre Dieudonné et Elisabeth Levy

Posté par Easywriter le 14.05.09 à 11:24 | tags : medias et politique

Fluctuat a organisé un débat entre la journaliste Elisabeth Levy et l'humoriste Dieudonné.
La rédactrice en chef de causeur, chroniqueuse ouvertement sioniste a interrogé Dieudonné sur les listes antisionistes qu'il mènera aux prochaines élections européennes.
L'échange, parfois très animé, a été filmé, et, comme nous l'avons convenu avec les deux protagonistes, il est diffusé en intégralité et sans remontage sur Fluctuat.net.

 


        Dieudonné sur fluctuat.net

 

Voir les trois autres vidéos du débat entre Dieudonné et Elisabeth Levy




You Tube sauve l'Europe de l'abstention

C'est quand les européennes, entre le 4 et le 7 juin ? Ah non pas le temps 1) je suis en week-end avec mon ex 2) mon patron m'envoie en mission à Bali 3) mon gosse joue la finale du championnat de foot. Si vous êtes dans un de ces cas de figure, la campagne du Parlement Européen sur You Tube est faite pour vous remotiver... Vous et les 60% d'abstentionnistes prévus par les sondages.

"There's always time to vote"

"Pour combattre la crise, on supprime l'impôt sur le revenu"

L'image du Parlement Européen a été dégradée par le comportement français vis-à-vis du "paquet télécom". Il n'en faut pas plus pour éloigner les électeurs d'institutions éloignées, dotées d'un mode de fonctionnement complexe, avec des eurodéputés pas toujours très présents. Déjà en 2004, 54% des électeurs s'étaient abstenus dans les 27 pays européens. Les sondages montent à 60% pour cette nouvelle édition note le Canard Enchaîné. Alors outre sa campagne sur You Tube, dont la deuxième vidéo de la trilogie est ici, le Parlement Européen diffuse aussi un spot télévisé qui tente de changer la perception des Européens sur leurs institutions. En diffusant des informations fictives et abracadabrantesques, le clip incite les citoyens européens à faire eux-même l'information de demain. Les communiquants ont donc fait le pari d'être drôles ou alarmistes pour motiver les votants... Résultat le mois prochain.

Modification du 18 mai : voici le troisième volet de la campagne You Tube du Parlement européen :

 

 




Philippe Val à France Inter : Et maintenant ?

Posté par Easywriter le 12.05.09 à 14:43 | tags : medias et politique
Philippe Val quitte donc la direction de Charlie Hebdo pour France Inter.
Bizarrement, alors que l'impertinence, ton revendiqué explicitement par France Inter n'est pas forcément du goût de Jean-Luc Hees le nouveau patron de Radio France, celui-ci décide pourtant de recruter l'ancien patron d'un hebdo satirique.
Même s'il est vrai que Philippe Val est devenu un éditorialiste plus fréquentable - et plus fréquenté d'ailleurs.

Apparemment, Val pense à cette reconversion depuis 2005 et l'affaire des caricatures de Mahomet et il a déjà travaillé (en tant que chroniqueur)  avec Hees quand celui-ci dirigeait la chaîne il y a quelques années.

La question est : que vont devenir des animateurs comme Daniel Mermet avec lequel Philippe Val ne s'entend pa ? Et quid de l'avenir des chroniqueurs comme Stéphane Guillon ou des éditorialistes comme Thomas Legrand ?

La veine caustique de France Inter - et notablement celle de la tranche d'info menée de 7h à 10h par Nicolas Demorand - lui a valu de belles progressions d'audience dans un contexte général moribond de la consommation de radio. 
Inversement la normalisation de Charlie Hebdo - journal libertaire devenu hebdo de gauche tranquille - a valu au titre quelques déconvenues. En 6 mois, le journal aurait perdu 20 000 lecteurs (d'après Marianne).




Salarié de TF1 viré : Brard exige que Martin Bouygues reçoive des députés

Posté par Easywriter le 07.05.09 à 16:03 | tags : hadopi, medias et politique

 A fait exceptionnel, mesures exceptionnelles. Après le renvoi d'un salarié de TF1, Jean-Pierre Brard demande à ce que Martin Bouygues réçoive une délégation de députés.

Libération et Ecrans ont donc révélé ce matin que Jerôme Bourreau-Guggenheim, responsable de l'innovation du pôle web de TF1 a été viré, suite à un mail envoyé à l'origine à Françoise de Panafieu, mais que cette dernière a transmis à Christine Albanel

Le salarié de la première chaîne y faisait quelques critiques suffisamment fournies à l'encontre de la loi Hadopi pour que l'attachée parlementaire de Panafieu juge utile de le transmettre au cabinet de la ministre, et lui demande un contre-argumentaire pour lui répondre.

L'acte suivant reste obscur : qui a transmis au management de TF1 le mail initial (pas Albanel qui dit tomber des nues) ?
Toujours est-il que le management de TF1 récupère la prose de son cadre (envoyée depuis une boite privée et à titre tout aussi privé)

 

Le patron des activités numériques du groupe, Arnaud Bossom, convoque Bourreau-Guggenheim et  le vire.
Motif ? « Avoir mis le groupe en difficulté, sa position faisant apparaître le défaut d'alignement d'un responsable "web" avec la position officielle défendue par la direction ». (citation Ecrans.fr)

Depuis c'est la bronca. Jean-Pierre Brard (illus) vient de demander à l'Assemblée à ce que Martin Bouygues reçoive exceptionnellement quatre députés (« dont pourquoi pas Madame de Panafieu ») et revienne sur un licenciement jugé abusif. Il est, selon le député communiste, "la preuve de la consanguinité entre l'appareil d'Etat et les grandes majors du divertissement, du BTP (...)".
Sur son blog le député Verts, François Rugy, demande carrément la démission d'Albanel.
Sans trancher ce vif débat, on suggère modestement dans le cadre d'Hadopi, de faire du mail une œuvre intellectuelle protégée qu'on ne pourrait plus ainsi télécharger et échanger sans l'accord de son auteur. Histoire que "les fichiers perso" puissent le rester...

Mise à jour du 11 mai :  Christine Albanel vient de mettre à pied pour une durée d'un mois, un collaborateur qui aurait en effet transmis le fameux mail à TF1 et aurait remis sa démission au ministre qui l'a refusée. 

 




N'achetez pas la pétition de Siné Hebdo, volez là !

Posté par Easywriter le 28.04.09 à 18:08 | tags : medias et politique

La guerre ouverte entre Charlie Hebdo et Siné hebdo continue de faire rage. Cette fois, le second accuse le premier de lui avoir piqué... une pétition.

Le canard lancé par Siné en septembre 2008 projetait en effet de publier dans son numéro du 06 mai une pétition demandant l'abrogation de l’article L 622-1 du Code Pénal qui permet de poursuivre « toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l’entrée, la circulation ou le séjour irréguliers d’un étranger en France ».

Télérama explique qu'au moment d'un envoi de la pétition - qui aurait déjà été signée par une soixantaine de personnes - la rédaction de Charlie Hebdo a été mise en copie par erreur. 
" Du coup, Charlie a bouleversé le chemin de fer du journal et a « monté » en deux heures un ersatz de notre appel, avec une dizaine de signatures (ces signataires ont ils été prévenus du rapt ? Nous en doutons.). Demain, vous pourrez donc voir, en une de Charlie et en page trois : une pétition pour l’abrogation de l’article L622-1. Cela s’appelle un vol qualifié ", indique un éditorial vengeur de la rédac de Siné hebdo qui grille sur le fil Charlie, grâce au web, en publiant sur son site une première liste de pétitionnaires.

 

 le titre de cette notule fait référence à un slogan de Charlie Hebdo. Il y a quelques semaines, Siné avait détourné une "Une" cultissime du journal Hara Kiri au détriment de Philippe Val

 




Moscovici - Quatremer : une vielle rancœur d'européens

Posté par Edouard le 27.04.09 à 14:15 | tags : medias et politique, élections européennes 2009, ps, politique 2.0

La querelle qui oppose le député PS Pierre Moscovici au journaliste Jean Quatremer a repris du poil de la bête ce week-end sur le blog du correspondant de Libération à Bruxelles.

 

Tout est donc (re)parti d'une interview accordée par Moscovici à Libé, vendredi. L'ancien ministre délégué aux affaires européennes du gouvernement Jospin y fustigeait l'attitude désinvolte de Rachida Dati, numéro 2 de la liste UMP aux Européennes, lors d'une convention des jeunes UMP : "Etre député européen n'est pas une voie de garage pour des courtisans en défaveur."

 

A la lecture de ses propos, le sang de Quatremer, éminent spécialiste des questions européennes, ne fait qu'un tour. Le journaliste claque une notule intitulée "Moscovici et Dati, la poutre et la paille", où il déterre les dossiers de Mosco :

 

"Je rappelle que l'homme s'est fait élire député européen en 1994, au lendemain de la claque électorale subie par les socialistes en 1993, uniquement parce qu'il avait besoin d'un point de chute. On ne vit d'ailleurs guère, celui qui était alors le trésorier du PS, à Strasbourg et à Bruxelles. Il démissionna sans regret (et sans être regretté) en 1997 pour devenir ministre du gouvernement de Lionel Jospin.
En 2004, rebelote. Battu dans sa circonscription du Doubs en 2002, il décide de revenir à Strasbourg. (...) En janvier 2007, il bataille d'ailleurs comme un beau diable pour se faire réélire vice-président. Mais, un mois plus tard, c'est la rechute : il annonce qu'il se présente aux élections législatives françaises. Elu en juin, il désertera aussitôt un hémicycle qui n'est décidément pour lui qu'un asile temporaire pour battu du suffrage universel national."

 

Dans le flot de réactions suscitées par la notule (certains lecteurs du blog reprochant notamment à Quatremer de trop taper sur la gauche), on voit tout à coup apparaître la réponse d'un certain... Pierre Moscovici : "Pensez vous sincèrement, d'abord, qu'un homme qui, comme moi, a tout de même consacré 13 ans de sa vie à l'Europe-2 fois député européen, ministre, conventionnel- aurait été aussi désinvolte et approximatif sur le fond que la nouvelle candidate de l'UMP? Si oui, ce n'est pas une poutre que vous avez dans l'œil, mais tout un plafond!"

 

Ce Moscovici est-il un fake ? Apparemment pas pour Quatremer, qui a poursuivi la discussion dans l'espace commentaires, réitérant son argumentation et déplorant le manque de respect de la liberté de la presse des politiques français. Après l'affaire du blog de Eric Revel, fermé suite à sa lettre ouverte à Ségolène Royal, les blogs de journalistes n'en finissent en tout cas pas de créer la polémique. Celle lancée par Quatremer a au moins le mérite de soulever une question de fond à l'approche du scrutin européen : pourquoi notre classe politique prend-elle Bruxelles pour un placard honteux ? 




Nathalie Kosciusko-Morizet choisit Facebook pour annoncer sa grossesse

Posté par Easywriter le 22.04.09 à 15:06 | tags : medias et politique, politique 2.0

Quand on est secrétaire d'état à l'économie numérique on réserve ses exclusivités aux réseaux sociaux. Nathalie Kosciusko-Morizet a donc annoncé sur Facebook - apprend-on via son twitter - sa grossesse.

Depuis quelques semaines, une photo circulait parmi les journalistes qui d'après la ministre se faisaient insistants.

NKM a donc publié une note intitulée "il paraît" dans laquelle elle confirme être enceinte et dame le pion aux révélations des journaux people.

Son accouchement est prévu pour l'été.

Mêlant politique, technologie et gossip, cette information a donc triplement sa place sur le blog société de Fluctuat.

Les premiers gazouillis de la progéniture seront-ils réservés à Twitter ?

(Photo crédit SIPA droits réservés)






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