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L'actualité de la Ligue Communiste Révolutionnaire.

Les Besancenot ? Une affaire de famille

Posté par Charif le 25.01.08 à 10:49 | tags : lcr, municipales 2008

Geneviève Besancenot, la mère du postier le plus célèbre de France, portera les couleurs du parti révolutionnaire pour les municipales de 2008. C'est à Louviers, dans l'Eure, que l'on retrouve Mme Besancenot. Elle figure à la 32e place sur 33 de la liste menée par Gérard Prévost, conseillère municipale appartenant au mouvement "A Gauche Vraiment".

A 66 ans, cette psychologue scolaire à la retraite décide de tenter à nouveau sa chance. En 2001 elle est déjà présente sur la listes de Prevost, qui obtient alors 10% des suffrages. Mais aujourd'hui, le nom Besancenot trouve une autre résonance auprès de l'opinion. Son fils, grand vainqueur de l'éclatement de la gauche, bénéficie aujourd'hui d'une image qui peut dynamiser sa candidature.

La lutte pour le contrôle de cette mairie s'annonce très rude. Le maire sortant apparenté au Parti Radical de Gauche, Franck Martin, doit faire face à des dissensions au sein de son équipe. Le processus de "parachutage" imposé par la direction du parti de la rose n'aide pas à ménager les sensibilités, et l'équipe dirigeante en place a de ce fait du mal a organiser une défense. S'appuyant toutefois sur un bilan positif il est probable que M.Martin et les différents candidats de la gauche parviennent a trouver un consensus qui permette de garder la mairie dans le giron socialiste.

 




L'exemple allemand de la gauche radicale

Posté par Easywriter le 25.05.07 à 11:54 | tags : décryptage, gauche antilibérale, international, lcr, pcf

 

Le Linkspartei et la Wasg ont donc fusionné la semaine dernière comme on s'y attendait depuis des mois. Les deux formations allemandes de la gauche radicale représentent désormais unies au sein de Die Linke un potentiel électotal non négligeable que le SPD de Kurt Beck peut craindre. Le 17 juin prochain, lors d'un congrès fondateur, Lothar Bisky etOskar Lafontaine devraient prendre la tête d'une présidence bicéphale. Une première tentative d'alliance avait permis de recueillir quelque 8,7 % des voix aux législatives de septembre 2005. L'alliance est d'ailleurs le quatrième parti du Bundestag et la nouvelle fusion pourrait lancer une implantation dans les gouvernements des Lander où le SPD recule.
Usé par le pouvoir et les compromis sociaux-democrates, le SPD a suscité une forte déception dans les classes populaires et chez certains de ses cadres ( c'est là-dessus que prospère le WASG) et flouté ses propres repères idéologiques (à l'inverse le Linkspartei a réussi le pari d'un néocommunisme rénové). Tout ceci ne vous rappelle rien ?

La gauche française qu'elle soit radicale ou modérée vit aujourdhui une crise politique comparable à celle qui a bouti à la recomposition politique outre-Rhin. Des socialistes comme Henri Emmanuelli ont d'ailleurs publiquement conspué la séparation des antilibéraux français entre gauche radicale et aile gauche « noniste » du PS. Si ce dernier implose après la déculottée prévisible des législatives, l'union des forces de la gauche de la gauche pourrait s'envisager.
Pour l'heure celle-ci achoppe encore sur quelques réalités comptables : le PCF présente des candidats en son nom pour obtenir le maximum de voix ( l'Etat reverse 1,63 € par voix aux partis et par an durant la législature) idem pour la LCR d'Olivier Besancenot, plutôt soulagée avec ses 4,3 % obtenu à la présidentielle dans un contexte d'effondrement du vote extrême gauche. José Bové et ses partisans ne désespèrent pas non plus de créer un vrai mouvement.
Pourtant ce qui se passe actuellement en Allemagne est bien plus riche d'enseignement que les coalitions acrobatiques à l'italienne (sur lesquelles on glose beaucoup)dans lesquellles se retrouvent des partis qui ne partagent finalement pas grand-chose et pas seulement sur le plan économique. Face au principe de la cogestion, irmprobable à l'italienne ou de contestation stérile et isolée à la française, la gauche de la gauche allemande espère être la voix décomplexée de la transformation sociale. L'exemple est tout de même à méditer.

 







Le Pacte écologique sert-il à quelque chose ?

Posté par Easywriter le 22.12.06 à 16:44 | tags : besancenot, écologie, environnement, hulot, laguiller, lcr

Signer le pacte écologique de Nicolas Hulot, ça ne mange pas de pain. A la manière de ces pétitions que parfois on paraphe négligemment. Une formalité que les personnalités politiques remplissent sans trop rechigner : Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy, François Bayrou s'en sont déjà acquittés. François Hollande a même été jusqu'à dire qu'il imaginait mal Hulot  persister dans sa menace de candidature puisque la plupart des prétendants en lice avait ratifié son machin.
Sauf qu'il n' y a pas que la taxe sur le carbone - sur laquelle effectivement bien des candidats sont d'accord - dans le Pacte. Nicolas Hulot y parle de la nécessité de diriger les subventions agricoles - et donc modifier la politique agricole commune - vers une agriculture à taille humaine , produisant des denrées de qualité et respectueuse de l'environnement. J'imagine bien Sarkozy ou Royal expliquer aux céréaliers de la FNSEA que la fête est finie. 
Dans l'esprit de Nicolas Hulot, l'industrie et l'agriculture doivent se soumettre aux impératifs écologiques devant l'ampleur des risques à venir, l'Etat doit  trouver un système de taxes sanctions et subventions adéquat pour y parvenir. L'air de rien, il s'agit donc d'une profonde transformation de la gestion publique - incarnée sur le plan institutionnel par la création d'un poste de vice-premier ministre que tout le monde approuve sans être capable de définir les prérogatives exactes d'un tel numéro 2 bis. Plus le Pacte fait consensus, moins il est efficace : sans débat politique autour de la question - qui part généralement d'une divergence polémique de point de vue - il restera comme un texte philosophique généreux mais sans portée pratique.
A moins que l'idée elle-même ne soit pas si audacieuse que cela : c'est en tout cas l'avis des deux candidats trotskystes, Arlette Laguiller et Olivier Besancenot qui ont refusé de signer le texte estimant qu'il n'allait pas au bout de sa logique et que ses propositions concrètes étaient " tout à fait digérables par ce même système, sans que cela ne change quoi que ce soit à l'état des ressources naturelles".



Antilibéraux : demain c'est le grand soir

Posté par Easywriter le 08.12.06 à 11:02 | tags : autain, besancenot, buffet, elections, gauche antilibérale, lcr, pcf

"L'espoir né le 29 mai au moment de la Constitution (européenne) mérite mieux qu'une dispersion électoraliste boutiquière, c'est évident (...), mais mérite mieux qu'une unité de façade" a indiqué Olivier Besancenot  hier soir sur France 2. Un pas en avant vers l'unité de la gauche antilibérale ? Pas sûr, réunis ce week-end à Saint-Denis pour élire un candidat, les antilibéraux sont loin d'avoir trouvé un consensus. Mathématiquement , Marie-George Buffet est la grande favorite, la représentante communiste a même affirmé qu'elle rassemblerait dans son staff rapproché tous les autres candidats. Tout plutôt qu'une scission qui renverrait les communistes à leur crise d'identité : Faut-il retenter l'aventure gauche plurielle, maintenir une candidature de contestation libérale mais risquer de faire moins de 5 % au premier tour- auquel cas le parti pourrait se retrouver au bord de la banqueroute. Clémentine Autain, la plus active pour tenter de sauver le rassemblement, continue d'affirmer qu'une candidature Buffet ne permettra pas de rassembler toutes les sensibilités. Par ailleurs un collectif d'artistes et d'intellectuels, dont Jean Ferrat, le philosophe Michel Onfray et le documentariste Marcel Trillat, ont appelé à l'unité au-delà des querelles de personnes.



Olivier Besancenot partira seul

Posté par Easywriter le 01.12.06 à 14:15 | tags : buffet, campagne electorale, citation, gauche antilibérale, lcr
On ne m'achète pas avec un strapontin électoral, ni avec un portefeuille ministériel, je veux dire la vérité au PS sur un plateau télé. On va voir si Ségolène Royal a envie de cette confrontation"
Olivier Besancenot au meeting de la LCR hier soir.
Le facteur altérophile ne rejoindra pas ses camarades de la gauche antilibérale. La perspective de voir Marie-George Buffet à la tête du mouvement unitaire et donc risquer un accord avec les socialistes au second tour a dissuadé le leader de la LCR. Surtout que Jean-Luc Mélenchon -socialiste un peu dissident - pourrait lui aussi grossir les rangs des prétendants.



Les leçons de la gauche de la gauche

Posté par Easywriter le 28.11.06 à 11:33 | tags : buffet, décryptage, gauche antilibérale, lcr, pcf
Marie-George Buffet ne renoncera pas. La candidate communiste briguera l'investiture des collectifs libéraux les 09 et 10 décembre prochain comme elle l' a encore confirmé hier sur RTL et ce, malgré la pétition demandant son retrait.
 De loin  formation politique la plus solide à l'intérieur du  mouvement, le pcf ne devrait pourtant pas avoir trop de peine à imposer son candidat. Pourtant ce choix risque fort de signer l'acte de décès d'une réelle mobilisation antilibérale pour laisser place à une simple candidature communiste élargie. La LCR préfère se mesurer électoralement au parti communiste plutôt que de poursuivre l'aventure altermondialiste comme l'a relevé José Bové.
Au reste, le parti d'Olivier Besancenot a peut-être plus à perdre qu'à gagner dans une union qui finirait probalement de dissoudre les fondamentaux que bien des membres ont déjà abandonné. Dans son ouvrage L'extrême gauche plurielle, Philippe Raynaud considère que " est elle-même trop pénétrée de l'imaginaire démocratico-libéral pour proposer la réelle alternative qu'elle appelle de ses voeux. Le mouvement a grossi sur les bases d'un électorat contestataire qui se sent exclu du processus décisionnel depuis trop longtemps. Toujours selon Raynaud, cette situation est imputable à une certaine dérive oligarchique de la classe politique française qui a beaucoup insisté sur la contrainte extérieure et notamment l'Europe pour justifier des choix "qu'pas défendre pour eux-mêmes dans le cadre politique normal d'un débat national". On peut considérer que cette forme de lâcheté a favorisé le rejet du Traité Constitutionnel Européen.
Toujours est-il que la gauche radicale a séduit une partie de ceux qui se sentaient -parfois fort légitimement - privés de moyens d'expression. Ségolène Royal a très tôt compris que ce type de mobilisation sociale démocratique et participative était une manière de pratiquer la politique qui aurait de l'avenir. Qu'il y avait à s'inspirer d'une méthode plus que d'un projet : Car sur ce dernier point, s'ils choisissent d'élire un candidat communiste - même si l'engagement de Buffet au sein du mouvement n'a pas été pris à défaut - les antilibéraux prouveront que les utopies d'aujourd'hui ressemblent toujours autant aux échecs d'hier.

 





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