|
L'actualité internationale : toute la politique non franco-française.
L'occident peut-il encore attaquer l'Iran ?Posté par Edouard le 01.07.09 à 12:29 | tags : international
Pays placé dans l'axe du mal au cours de la présidence Bush, l'Iran ne connaîtra sans doute jamais le destin de son voisin irakien. La faute à la médiatisation du mouvement de protestation consécutif à la réélection de Mahmoud Ahmadinejad, et à l'empathie désormais ressentie par les citoyens occidentaux à l'encontre d'un peuple finalement pas si différent de nous. Telle est l'intéressante analyse établie par le Guardian, qui souligne même l'importance des sujets tournés à Téhéran par le Daily Show, émission satyrique qui a récemment dépêché un des correspondants sur place. Au-delà de l'image renvoyée par le régime iranien, on a ainsi (re)découvert ces dernières semaines un peuple épris de liberté, qui communique via twitter, youtube ou facebook. Des manifestants qui battent le pavé pour défendre leurs idées malgré la dureté de la répression. Bref, une démocratie vivante, loin des clichés éculés sur l'obscurantisme du monde arabe. Dans ces conditions, dur d'imaginer la présidence américaine prendre l'initiative d'attaquer l'Iran. Du moins pour l'instant... Diaporama : la longue bataille des vétérans contre la guerre en IrakPosté par Edouard le 30.06.09 à 19:04 | tags : international
Ce mardi, le retrait des troupes américaines d'Irak voulu par Barack Obama a débuté avec la libération des villes irakiennes, dont la sécurité sera désormais assurée par les forces locales. Une première victoire pour les opposants à la guerre qui, à force de militer sur les atrocités du conflit, ont fini par faire basculer l'opinion américaine.
Parmi eux, l'IVAW (Irak Veteran Against the War), association calquée sur les fameux vétérans du Vietnam contre la guerre (VVAW), communique depuis 2004 sur les dérives d'une guerre qui n'épargne personne. Entre une population irakienne humiliée et décimée, des soldats contraints de faire le sale boulot et des Etats-Unis qui ont définitivement anéanti leur image de pays des libertés en s'obstinant dans une invasion injustifiée et illégale.
Voir le diaporama des vétérans américains contre la guerre en Irak L'opposition iranienne rejoue Tian'anmenAprès le décès de Neda Agha-Soltani, jeune femme qui aurait été tuée par les milices du pouvoir, la révolution iranienne s'est trouvée un nouveau symbole : la photo d'une manifestante se dressant devant le véhicule du président Mahmoud Ahmadinejad, à la manière de l'étudiant chinois de la place Tian'anmen. ![]()
Une chose est sûre, à l'heure de l'info mondialisée et du web 2.0, la manipulation est une arme utilisée par tous. Un phénomène qui, encore plus dans le cas de l'Iran, rend de plus en plus difficile le travail des journalistes. Bernard Henri-Levy s'adresse à la jeunesse iranienne...La pose de l'intellectuel indigné et pourfendeur (et maitrisant parfaitement l'anaphore) est une belle tradition française, que perpétue Bernard-Henri Levy cette fois en anglais, et même avec une tentative d'accent iranien si on comprend bien la démarche.
Il existe une version française de ce beau message qui salue le courage de la jeunesse iranienne (et la pertinence de Twitter), mais honnêtement cela rend moins bien. Obama, un fumeur anti-tabac
Finis les clopes au goût sucré, les labels "light" ou "faible taux de goudron". Bonjour les cibiches allégées en nicotine. Telles sont les principales mesures qui pourront être mise en place prochainement à l'encontre des cigarettiers, accusés par Barack Obama de cibler les jeunes. "Je le sais - j'étais l'un de ces adolescents. Je sais à quel point c'est difficile de se défaire de cette habitude", a déclaré le locataire de la Maison Blanche, assurant que "c'est une loi qui sauvera des vies américaines".
Le tabac, c'est en effet le talon d'Achille de Super Barack, qui avait promis à sa femme Michelle d'arrêter de fumer durant la course à la présidentielle américaine. Interrogé par les reporters présents à Washington, Obama a toutefois refusé d'affirmer qu'il avait respecté son engagement. Mais le simple fait qu'il ait parlé au présent dans la citation mentionnée plus haut laisse à penser que son combat contre la cigarette n'est pas terminé.
Le statut de fumeur d'Obama a toutefois un aspect positif. Après avoir tant diabolisé les consommateurs, les Etats-Unis promulguent pour la première fois une loi s'attaquant directement aux producteurs de tabac et à leurs méthodes de marketing. Une voie que George Bush avait refusé de prendre au cours de ses deux mandats.
Diaporama : la folie du Burning Man FestivalLancé en 1986 à San Francisco, le Burning Man Festival s'installe chaque année en plein désert du Nevada, où la grande attraction consiste à brûler un mannequin géant, qui culminait à près de 25 m lors de l'édition 2008. Placé sous le signe de l'originalité, avec des créations artistiques toujours plus déjantées, l'évènement réunit aujourd'hui près de 50 000 personnes (contre 20 lors de la première). Un symbole de l'Amérique alternative, qui refuse le conformisme culturel. Le diaporama du Burning Man Festival
Attentat de Karachi : Sarkozy et la douleur des victimesSuvie depuis sept ans, la piste Al Qaida a été abandonnée en fin de semaine dernière dans l'affaire de l'attentat suicide survenu à Karachi (Pakistan), le 8 mai 2002, qui avait coûté la vie à 11 ingénieurs français. Selon l'avocat des familles des victimes, il pourrait en fait s'agir d'un contentieux franco-pakistanais, suite à l'arrêt du versement de comissions occultes, dont une partie aurait servie à financer la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995.
Interrogé en tant que ministre du budget de Balladur, lui même premier ministre à l'époque, Nicolas Sarkozy a balayé ses accusations en conférence de presse, se risquant même à quelques tentatives d'humour hasardeuses. "Non pardon, je ris pas du tout, parce que l'attentat de Karachi, c'est la douleur des familles, des trucs comme ça..." Naples : un mort dans une fusillade filmée par des caméras de surveillancePosté par Edouard le 18.06.09 à 17:43 | tags : international
Petru Birladeanu, un Roumain de 33 ans, a succombé après avoir été touché par une balle perdue tirée par des hommes en moto. La scène se déroule le 26 mai dernier à Naples. Birladeanu se promène tranquillement, en compagnie de son épouse, sur la via Pignasecca, lorsque huit membres de Sarno di Pontcelli, l'un des innombrables clans de la mafia locale, surgissent à moto. Leur but ? Effectuer des tirs d'intimidation pour ôter à la population toute envie de soutenir Mariano, un vieux boss tout juste sorti de prison. Sauf que l'une d'elles atteint l'aisselle du Roumain, connu de tous dans le quartier en tant que musicien de rue. Il titube jusqu'à l'intérieur du métro. Et agonise pendant une demi-heure alors qu'un hôpital se trouve à 500 m de là... ![]() "On a laissé mourir mon Petru. Une seule ambulance est arrivée rapidement. Mais elle s'est occupée d'un adolescent de 14 ans. Mon mari est resté à terre pendant plus d'une demi-heure. S'il avait été Italien, les choses se seraient passées différemment. Ils ne l'auraient pas laissé mourir comme ça", a déploré sa femme, Mirela, interrogée par le quotidien La Repubblica. Si de nombreux médias ont dénoncé l'indifférence générale des passants napolitains, notons pour éviter les raccourcis qu'une manifestation dénonçant justement l'acceptation de la violence mafieuse a été organisée à Naples dans les jours qui ont suivi : Obama, un président qui fait moucheImportuné par une mouche au cours d’une interview enregistrée avec la chaîne CNBC, Barack Obama n’a laissé aucune chance à l’insecte.
Alors que l’entretien portait essentiellement sur deux sujets très sérieux (le système de santé américain et les évènements en Iran), le président des Etats-Unis a détendu l’atmosphère en réglant son compte à la dite mouche d’un coup sec et précis. "Bien joué", a commenté le journaliste du New York Times et de CNBC, John Harwood, tandis que l’assistance applaudissait le geste.
"Qu’est-ce t’en dis, Gibbs ?", s’est ensuite vanté Obama auprès de son porte-parole, Robert Gibbs. Un petit moment de détente à l'heure où son administration doit affronter des problèmes nationaux et internationaux autrement plus graves. L'étrange américain d'Al Qaida poste une nouvelle vidéoAdam Gadahn, le porte-parole d'Al Qaida aux Etats-Unis, a encore fait des siennes dans une nouvelle vidéo publiée samedi sur internet où il évoque son grand-père juif.
![]()
"Mon grand-père était sioniste et un supporter zélé de l'entité usurpatrice, ainsi qu'un membre éminent d'un certain nombre d'organisation sionistes", déclare Gadahn. "Il me répétait ce qu'il affirmait être les vertus de cette entité, et m'encourageait à m'y rendre.... Là où une partie de notre famille vivait." Il lui aurait également offert un exemplaire du livre de Benjamin Netanyahu, A Place Among the Nations, et l'aurait enjoint à prendre la citoyenneté israélienne. Sans succès : "En dépit de mon jeune âge à l'époque, et le fait que je n'étais pas encore un musulman", note Gadahn. "C'est peut-être un signe qu'Allah prend soin de moi".
Recherché par le FBI depuis 2004 et condamné pour trahison en 2006 (il risque entre 5 de prison et la peine de mort), Adam Pearlman, de son vrai nom, aurait rejoint le mouvement Al Qaida après s'être converti à l'Islam en 1995 et installé au Pakistan. Il n'en est pas à sa première vidéo de propagande. Pour les conspirationnistes américains, il serait plutôt un épouvantail médiatique, voire carrément un acteur dont le rôle consisterait à renforcer l'idée qu'Al Qaida est à l'origine des attaques du 11 septembre 2001 auprès du public américain. D'autres voient en lui un agent infiltré du Mossad, citant le passif de son grand-père, Carl K. Pearlman, connu pour avoir été un membre de l'Anti-Defamation League, une ONG luttant contre l'antisémitisme accusée par ses détracteurs d'espionner pour le compte d'Israël. L'IRIS analyse la réélection d'AhmadinejadSelon Pascal Boniface, directeur de l'IRIS (Institut de Relations Internationales et Stratégiques), les Occidentaux ont "peut-être confondu leurs espoirs et la réalité" en croyant à une victoire du modéré Hossein Moussavi lors des élections présidentielles qui se tenaient jeudi en Iran. Il estime par ailleurs que la seule fraude électorale ne peut expliquer la réélection de Mahmoud Ahmadinejad, étant donné l'écart de voix qui le sépare de son concurrent.
La Chine bloque Twitter et Flickr pour les 20 ans de Tiananmen
Assigner des dissidents à résidence ne suffit plus. Pour empêcher la résurgence de mouvements contestataires ou la diffusion d'information, la République Populaire s'est depuis longtemps mise à l'heure du net. Le blocage de sites web, rapidement devenu une spécialité locale, est ainsi reparti de plus belle ces derniers jours, alors que l'anniversaire du "Printemps de Pekin" sera célébré jeudi. Le 4 juin 1989, l'armée avait répondu par une répression sanglante au mouvement d'étudiants, d'intellectuels et d'ouvriers chinois qui réclamaient plus de démocratie et dénonçaient la corruption du pouvoir.
Outre You Tube, bloqué depuis des mois suite à la diffusion de vidéos dénonçant la répression au Tibet, l'accès à des sites comme Twitter (discussions), Flickr (partage de photos) ou Hotmail (messagerie) est devenu impossible depuis ce mardi (mais aussi du Guardian, du site d'Amnesty International ou de blogger.com). Lancé en Chine lundi, Bing, le nouveau moteur de recherche de Microsoft, est également tombé sous le coup de la censure. Sans doute parce qu'il n'a pas encore intégré la spécificité chinoise. Contrairement à son concurrent google, qui filtre tous les contenus dissidents, comme la recherche tiananmen sur le google image chinois.
Sur le site participatif Herdict, où les internautes du monde entier peuvent venir signaler les sites inaccessibles, on note ainsi une explosion des "404" repertoriés sur la journée du 2 juin (voir graphique ci-dessous). Un pic significatif quand on sait que la vitesse de croisière de la web-censure chinoise est déjà la plus élevée du monde. ![]() En Inde, un soap opera contre le mariage des mineursLes feuilletons de télés sont-ils les espaces appropriés pour aborder des sujets de société progressistes ? Une question posée en Inde avec l'émission Balika Vadhu ou "Child Bride" (l'enfant mariée), qui aborde la douloureuse question du mariage des mineurs. Une pratique encore courante dans les régions rurales malgré la législation.
Pendant 10 ans, la télé indienne a été colonisée par un unique soap opera, "Kyunki Saas Bhi Kabhi Bahu Thi" ("Parce qu'une mère a d'abord été une fille "), où les femmes tiraient leur seule source de bonheur du mariage. Puis, la chaîne Colours a lancé Balika Vadhu, et l'audience est passé de 0,8 à 8 en treize semaines. En Inde, un pic d'audience peut concerner 17 millions de spectateurs. Le pitch ? Les tribulations d'une fille de 14 ans mariée de force serait une leçon de morale à peine déguisée aux familles des régions rurales qui continuent cette pratique malgré l'interdiction de la loi. Problème, les populations concernées (la moitié des mariages de filles pré pubères dans le monde auraient lieu dans les régions rurales indiennes, selon l'UNICEF) n'auraient pas la télévision. Il y a donc peu de chances que les discussions autour de l'émission qui fusent dans les régions rurales en cours d'urbanisation puissent s'étendre à ces zones plus éloignées. Et de rêver que la télévision puisse faire ce que le gouvernement n'a pas encore réussi à faire avec la loi. Source : The Global post Le diaporama des anciens chefs de gang sud-africainsPosté par Edouard le 30.05.09 à 13:03 | tags : international
Tombés pour de lourdes peines, ils étaient des rois dans leur prison au sein des Numbers, ces gangs qui font la loi derrière les barreaux. Une fois sorti, les tatouages dont ils ont recouvert leurs corps, et même leurs visages, leur ôtent tout espoir de réinsertion.
Ces tatouages réalisés avec les moyens du bord (le pigment provient de boites de conserve, de piles ou de briques) ont chacun une signification. Appartenance à un gang (26's, 27's, 28's), position dans la hierarchie, messages politiques ou personnels ("Ne pleure pas pour moi demain maman !").
Fascinée par ces destins tragiques, la photographe Araminta de Clermont a immortalisé ses vétérans du crime en Afrique du Sud entre avril 2007 et avril 2008. Des clichés réunis dans une exposition intitulée "Life After", qui n'est malheureusement jamais passée par la France. Crise du logement aux Etats-Unis : acte IIAprès la première vague d'expulsion de logement pendant la crise des subprimes, la hausse du taux de chômage aux Etats-Unis a relancé les difficultés de remboursement des emprunts immobiliers des ménages, avec à la clé le risque de se retrouver sans toit.
La crise des subprimes avait été déclenchée en 2007 par des spéculateurs qui émettaient des emprunts à risque à des ménages surendettés pour financer leur maison. En 2009, nouvelle configuration, mêmes effets : ce sont les ménages qui ont perdu leur emploi à cause de la crise qui ne peuvent plus rembourser leur prêt immobilier. On est donc loin de la folie financière de 2007. Mais, pour Morris A. Davis, expert en biens immobiliers à l'Université du Wisconsin, si "les saisies étaient mauvaises l'an dernier ? Cette année, ce sera pire". ![]() Souvenez-vous, les spéculateurs ont d'abord abandonné le navire quand les prix de l'immobilier ont plongés, puis la deuxième secousse a eu lieu avec la hausse du taux d'intérêt des emprunts des ménages, dont la plupart n'ont eu d'autre option que d'hypothéquer leur maison. En novembre 2008, 280.000 logements étaient sous le coup d'une procédure de saisie. Mark Zandi d'Economy.com avance qu'"on est aujourd'hui au milieu de la troisième vague, et elle prend de l'ampleur"... Rassurant. Contrairement à 2007, le lien entre chômage et perte de logement est explicite : Economy.com prévoit que 60% des futures saisies immobilières seront directement dues au chômage, lequel a déjà dépassé les 8% dans l'ensemble du pays. ![]() Fermeture de Guantanamo : Obama entre deux feuxPosté par Edouard le 22.05.09 à 13:19 | tags : international
Malgré l'opposition du Congrès américain, Barack Obama a réitéré sa volonté de fermer la prison de Guantanamo, symbole des dérives anti-terroristes de l'ère Bush. Une position qui irrite les Républicains, mais ne convainc pas non plus les démocrates qui reproche au président de ne se démarquer suffisamment de son prédécesseur. Alors qu'on commence à reprocher à Obama ses premiers volte-face, le boss de la Maison Blanche s'est montré plutôt intransigeant dans un discours prononcé jeudi où il a réaffirmé vouloir mettre un terme à l'épisode Guantanamo selon le calendrier prévu. L'ex vice-président Dick Cheney n'a pas tardé à monter au créneau, affirmant que cela nuirait à la sécurité des Américains. Selon Obama, l'image renvoyée par ce centre détention au dessus des lois coûte bien plus cher aux Etats-Unis que le budget nécessaire au déplacement des prisonniers. Budget que le Congrès refuse pour l'instant de voter.
Problème, le consensus voulu par le président est en train de lui mettre tout le monde à dos. Le camp démocrate ne manquant pas de dénoncer le maintien de certains pratiques de l'administration Bush, comme la détention de prisonniers sans procès en vue. "Les gens de gauche savent qu'il y a plus de points communs que de points de désaccords entre les politiques d'Obama et de Bush", note un expert interviewé par le New York Times. Pas facile de faire passer la rupture de la théorie à la pratique. Obama, de la parole aux actesBarack Obama rencontre Benyamin Netanyahou ce lundi. De quoi faire renaître l'espoir d'une Amérique guidant la sortie de crise au Moyen-Orient. Un nouveau test pour le président du changement dont plusieurs promesses sont restées au stade des déclarations d'intention. Retour sur les premiers revirements de la présidence Obama.
Un faucon déguisé en Colombe Après avoir annoncé que ses troupes allaient quitter l'Irak, Barack Obama a promis qu'il miserait en Afghanistan sur la recontruction politique et civile avant le déploiement militaire. "Bullshit", dénoncent les 77 députés du Congressional Progressive Caucus, le bloc parlementaire progressiste. Le 28 avril, ils dévoilent que le budget supplémentaire de 83 milliards de dollars levé par Obama est destiné à 76 milliards aux manœuvres militaires contre 7 petits milliards à la reconstruction du pays.
Le volte-face des tribunaux spéciaux Autre domaine d'inquiétude, les droits de l'homme. Après avoir annoncé la fermeture de Guantanamo et dénoncé la pratique de la torture par la CIA sous l'ère de George Bush, le sémillant président a décidé de maintenir les tribunaux militaires spéciaux ! Bon d'accord, "les procès se dérouleraient sur le sol américain, probablement dans des bases militaires, et obéiraient à de nouvelles règles permettant d'offrir plus de garanties légales aux terroristes présumés" révèle le Washington Post. Reste que rouvrir ce genre de tribunaux risque de prolonger les errements de la politique d'exception du gouvernement Bush face aux droits (car ils en ont) des terroristes.
Obama, l'ami des dictateurs ? Enfin, last but not least, les organisations de défense des droits de l'homme craignent que la politique étrangère d'Obama, avec son penchant pour le dialogue avec les dictatures, ne néglige les droits fondamentaux de leurs populations. Alors que la rencontre avec le Premier Ministre israélien à Washington laisse les commentateurs espérer qu'Obama va imposer le projet d'Etat palestinien à Israël, on peut rappeler que la nouvelle diplomatie d'Hillary Clinton, en tournée au Moyen-Orient, n'augure aucune rupture sur la question des droits de l'homme dans la région. Rien non plus contre les exactions chinoises au Tibet. Grâce à Obama, Cuba est enfin sorti de l'embargo, mais rien n'a été dit de la censure médiatique et politique pourtant omniprésente sur l'île. Lorne W. Craner, en charge des droits de l'homme dans le gouvernement Bush, considère qu' "on ne peut pas se contenter de donner de l'espoir à Castro, Chávez et Moubarak, il faut donner de l'espoir aux autres". L'économiste Paul Jorion va plus loin: "on avait eu Néron. Beaucoup ont voté en croyant qu'ils auraient Marc-Aurèle (ah ! les livres d'Obama : tant de bons sentiments !). À la place, on a Vespasien : "L'argent n'a pas d'odeur !". Obama = Bush III".
Cynique à défaut d'être Sénèque ? En tout cas, le président de l'après Bush n'est pas aussi irréprochable que sur cette vidéo de la campagne présidentielle de 2008.
LEAP : Les flics US pro-légalisation
"Après quatre décennies de financement de la guerre contre la drogue qui a coûté 3 mille milliards de dollars et entraîné 37 millions d'arrestations pour infraction aux lois anti-drogue sans violence, notre population carcérale a quadruplé faisant de la construction de prisons l'industrie avec la plus forte croissance aux Etats-Unis", affirme le site du LEAP. "Chaque année où nous continuerons cette guerre coûtera encore 69 milliards de dollars aux contribuables. En dépit de toutes les vies détruites et de tout cet argent gâché, les drogues illégales sont aujourd'hui moins chères, plus fortes, et bien plus faciles à se procurer qu'il y a 35 ans lorsque la guerre contre la drogue a commencée. Pendant ce temps, les gens continuent de mourir dans la rue, tandis que les barons de la drogue et les terroristes continuent à s'enrichir. Ce scénario est la définition d'une politique publique qui a échouée. Cette folie doit cesser !"
Si mecs les flics le disent... ![]() "L'abus de drogue, c'est mal. La guerre contre la drogue, c'est pire", dixit ce slogan du LEAP
Le "bossnapping" à la française vu de l'étranger
Un faux semblant de révolution Pour le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung, les prises d'otage ne sont "pas le signe d'une propagation révolutionnaire mais plutôt celui de l'échec du dialogue social". Pour une révolution, il faudrait que les français n'aient plus rien à perdre. Or, "jusqu'à maintenant, la plupart des révoltes étaient un combat pour le statu-quo".
Pas encore de grand soir vu d'Allemagne, encore moins d'Outre-Atlantique où le Time magazine voit dans les séquestrations de patrons une allégorie de la "tradition insurrectionnelle gauchiste" : "les dernières actions qui ont marqué l'actualité sociale ne sont au fond qu'une sorte de version moderne du penchant historique des Français pour l'insurrection en réponse à l'adversité". Le magazine ose le parallèle entre les émeutes de 2005 et les prises d'otage de patrons. Ils y voient le symptôme de syndicats fragiles, poussés à agir avec extrêmisme. Le "bossnapping" serait donc le dernier gadget de syndicats en manque d'adhérents. Une trouvaille en or selon le Time, car les actions ont réussit à réduire les plans de licenciement et améliorer les plans de réinsertion : "pourquoi s'arrêter en si bon chemin ?". L'hebdomadaire Américain Newsweek agite aussi le fantôme de la révolution : "ils ont dans un recoin de leur tête une image de la guillotine et du pouvoir de la rue".
Vu d'Angleterre, on s'inquiète surtout que parmi les otages, 3 sont des britanniques. The Guardian a donc demandé à ses lecteurs si les français n'allaient pas un peu loin. 50, 8% de votants ont considérés que oui. Finalement, aucun pays étranger ne croit encore à une Révolution Française version XXIème siècle, mais certains craignent (ou espèrent) que le phénomène puisse se répandre chez eux.
Quand à la spécificité culturelle française, si chère aux médias Américains, elle n'est pas si flagrante à en croire la correspondante du quotidien berlinois de gauche Tageszeitung: "les manifestations et les grèves en France sont plus que du folklore politique : les Français ne font qu'exprimer une colère qui gronde dans toute l'Europe".
Pour mémoire, voici comment l'inénarrable polémiste républicain Bill O'Reilly de Fox News traitait les émeutes de banlieue de 2005 : Cannabis : Schwarzy prêt à étudier la légalisation"C'est le moment d'en débattre", a estimé le gouverneur californien Arnold Schwarzenegger, qui souhaite étudier les cas des pays ayant légalisé la Marijuana. ![]()
"Je suis toujours favorable à un débat ouvert sur des idées permettant d'accroître les recettes de l'Etat californien", a expliqué le républicain. "Nous devons étudier de près les pays qui ont légalisé la marijuana et d'autres drogues et voir l'impact que cela a eu". Schwarzy a tout de meme prévenu qu'il ne fallait pas commettre d'erreur sur le sujet "juste pour des revenus".
En 2006, Schwarznegger avait déjà surpris son monde en appliquant le protocole de Kyoto à la Californie. Un virage écolo qui suivait le basculement de l'opinion locale.
La France, pays de table et d'oreiller Dans la série études comparatives qui décrédibilisent la France, l'OCDE frappe un grand coup avec un rapport sur l'évolution des modes de vie dans les 30 pays de l'OCDE. Résultat ? Les Français sont ceux qui passent le plus de temps dans leur lit et à table...
130 minutes par jour consacrées aux repas. Non, les Français ne sont pas prêt à sacrifier l'essentiel malgré la crise. Presque 9 heures de sommeil par nuit: en tête des pays de l'OCDE.
Euphorie apparente donc, retour en grâce de la positive attitude, le pays des grèves incessantes et des manifestations permanentes serait même un peu au-dessus de la moyenne des 30 pays de l'OCDE niveau satisfaction dans la vie. Reste un effort à faire niveau emploi où les Français n'arrivent qu'en avant-dernière position du classement (devant la Corée) sur la satisfaction au travail. On comprend mieux maitenant pourquoi Jacques Chirac a été élu personnalité politique préférée des Français... Défense de rire de la grippe porcineJiri Dlabaja, reporter vedette de la chaîne de télévision tchèque, Nova, a été licencié hier. Le motif ? Il a diffusé sur son blog une vidéo dans laquelle il grogne comme un cochon. Son directeur n'a pas apprécié cette allusion à l'épidémie de grippe porcine.
La blague, filmée dans les bureaux de la rédaction à propos de la grippe porcine (depuis rebatisée grippe mexicaine, puis grippe A) n'a pas été comprise par le directeur, Petr Dvorak. Ce dernier estime que cette plaisanterie est une "grave violation des normes internes". Au boulot, on ne blague pas, alors il fallait opter "pour une solution énergique". Dans la séquence à suivre, le reporter vedette interroge cinq de ses collègues pour savoir sur quoi ils travaillent. En réponse, ils grognent chaucn leur tour comme des cochons. Le malheureux vidéaste de bureau en ajoute une couche. Il ira exercer son humour ailleurs. Derrière l'épouvantail Lieberman, Netanyahou joue l'apaisementLe chef de la diplomatie israélienne Avigdor Lieberman rend visite à Bernard Kouchner et Claude Guéant ce mardi, pour une tournée censée améliorer l'image d'Israël qu'il a lui-même écorné. Pour lui donner un coup de main, Benyamin Netanyahou a surpris lundi en se disant prêt à prêt à "reprendre les négociations de paix (avec les palestiniens) sans délai et sans pré-conditions, le plus tôt sera le mieux".
En duplex depuis Jérusalem, le premier ministre israélien a déclaré à l'AIPAC (American Israël Public Affair Comittee, un groupe de pression pro-israélien aux Etats-Unis), où siégait notamment Rahm Emanuel, que son pays allait s'engager dans une "nouvelle" approche avec les palestiniens. La nouvelle approche ressemble plus à une rectification de tir, celui déclenché par son gênant bras droit Lieberman, lequel déclarait dès sa prise de fonction qu'Israël n'était engagé en rien dans les négociations de paix d'Annapolis censées aboutir à la création d'un Etat palestinien. Un brin brutal pour un diplomate. Le leader israélien a donc expliqué que la "paix économique" qu'il met en avant n'est pas "un succédané" mais "un moteur".
Reste un soupçon à éluder. Non, ce n'est pas pour sauver la face de Lieberman à l'Elysée que Netanyahou a tendu la main aux palestiniens, n'en déplaise au french doctor. Divorce de Berlusconi : ça lui pendait au nezLe dernier dérapage du Cavaliere, qui s'est rendu la semaine passée à l'anniversaire d'une jeune présentatrice télé de 18 ans, a été celui de trop. Son épouse, Veronica Lario, a décidé de demander publiquement le divorce.
![]() Noemie Letizia posant devant un portrait de "Papounet" Berlusconi
A force de tirer sur la corde, elle finit par lâcher. Séducteur invétéré, Silvio Berlusconi avait déjà excédé sa femme à plus d'une reprise. Mais les derniers méfaits du président du conseil italien ont apparemment eu raison de la patience de l'ancienne actrice, qui partage sa vie depuis 19 ans.
D'abord, il y avait eu l'affaire Mara Carfagna. Animatrice de charme, l'ancienne candidate de Miss Italie avait fait craquer Don Silvio sur le plateau de son émission ("Si je n'étais pas déjà marié, je vous épouserais immédiatement"). Veronica avait demandé - et obtenu - des excuses publiques. Ce qui n'avait pas empêché Berlusconi de nommer la belle ministre de l'Égalité des chances en mai 2008. Ue cohabitation douteuse qui a inspiré le peintre italien Filippo Panseca, auteur d'un toile présentée la semaine dernière lors de l'exposition “Art et Savonnerie”.
![]() Berlusconi et la ministre Mara Carfagna en pleine renaissance
Plus récemment, le recrutement d'une foule de Veline (nom donné en Italie aux présentatrices télé qui brillent plus par leurs mensurations que par leur QI) sur la liste du parti Le Peuple de la liberté (PDL) pour les élections européennes avait également fait bondir Mme Berlusconi, poussant son mari à n'en conserver finalement que deux. Mais c'est donc la présence de Silvio à la célébration des 18 printemps de Noemie Letizia qui a consommé la rupture. "J'ai été très surprise très surprise d'apprendre ça, car il n'est jamais venu à aucun des 18èmes anniversaires de ses enfants, même s'il était invité !", a balancé Veronica dans la presse transalpine. "Je ne peux pas rester avec un homme qui fréquente des mineures"
Conscient qu'il n'a plus besoin de sa moitié pour assurer son avenir électoral, le chef du gouvernement ne présentera pas cette fois ses excuses. Au contraire, c'est lui qui en réclame : "Veronica devra me demander des excuses publiques. Et je ne sais pas si cela suffira. C'est la troisième fois qu'elle me fait le coup en pleine campagne électorale. C'est trop." Le Mexique en quarantaine touristiqueAprès les ravages de la violence des cartels, le virus de la grippe porcine risque d'aggraver la crise qui touche le secteur touristique mexicain.
Les chroniqueurs avides de jeux de mots s'amusent à rebondir de la crise financière à la crise sanitaire mexicaine où la grippe porcine a déjà fait 103 victimes et contaminé 1.600 personnes selon les autorités. Pour le secteur touristique du Mexique, c'est plus la crise sanitaire qui pourrait rebondir en crise financière. "Ce problème peut avoir un impact important sur l'économie, mais l'impact le plus important est humain", a estimé dimanche le ministre des Finances mexicain Agustin Carstens. L'impact sur le tourisme s'est vite fait sentir. En un week-end, le président de l'association des hôtels de Mexico a déjà observé une chute de 20% du tourisme national vers la capitale. ![]()
Ce dimanche, le secrétaire au tourisme de Mexico a donc rencontré le directeur national du tourisme Rodolfo Elizondo, et, avec d'autres têtes pensantes de l'industrie touristique nationale, ils ont tenté de trouver un message fort pour répondre aux craintes des touristes étrangers. Ce qui n'a pas empêché la Bourse de réagir négativement avec la chute des actions des compagnies aériennes et des groupes touristiques, tandis que les valeurs pharmaceutiques grimpaient.
Source: New-York-Times A lire aussi: le guide du crevard du tourisme de crise Sur le forum: dans quelle ville aimeriez-vous vivre ? |
Discussions en cours sur le forum :
|