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Nominations, remaniements, démissions..tout sur les postes clefs du gouvernement. Acte I : le gouvernement Fillon
Remaniement : Christine Boutin vide son sacPressentie pour rester au gouvernement, où on l'annonçait en charge du dossier des prisons, Christine Boutin a finalement été victime du remaniement ministériel. Une information qu'elle aurait découverte en "regardant le 20h". ![]()
C'est sûr le plateau de Marc-Olivier Fogiel, sur Europe 1, que l'ancienne ministre du logement a finalement vidé son sac, après cinq jours de silence. Qualifiant de "jetage" son éviction du gouvernement, Boutin a déploré l'attitude de François Fillon, dont elle n'a eu aucune nouvelle depuis mercredi dernier. "De l'Elysée, j'ai eu un contact avec Claude Guéant, qui a été plus chaleureux, dès le lendemain matin , mais je dois dire que j'ai été quand même très choquée de voir que le premier ministre n'a même pas pris le temps de passer un coup de fil. J'espère que ce n'est pas en raison de ce que je représente, c'est-à-dire la droite sociale chrétienne, parce que ce serait vraiment très grave."
Commentant son absence à la passation de pouvoir de son ministère, transformé en secrétariat d'Etat, Boutin a par ailleurs jugé que le logement méritait "mieux qu'être la 25e roue du carosse." Le temps où l'on nous promettait un utopique droit opposable au logement semble en effet bien loin...
Remaniement : à quoi servent les ministres ?
Entre ministres écartés, nouveaux entrants et fidèles ballottés de maroquins en maroquins, comme Brice Hortefeux qui va occuper son troisième poste en deux ans, le troisième remaniement du gouvernement Fillon, annoncé mardi soir par Claude Guéant sur le perron de l'Elysée, a finalement fait beaucoup de bruit pour rien. Difficile, en effet, de dégager une nomination forte dans cette recomposition qui sent bon le bricolage politique. La diversité initiée en 2007 est maintenue. Les égos ont été ménagés, notamment ceux des sarkosistes. Et un vrai-faux ministre d'ouverture, qui plus est neveu de François Mitterrand, est même là pour faire joli.
Reste qu'au-delà de l'image et des équilibres politiciens, certains choix peu légitimes symbolisent l'incohérence d'un remaniement qui altère encore un peu plus la valeur de la fonction ministérielle :
Brice Hortefeux : s'il avait rempli son rôle à l'Immigration, où il était chargé de conduire la politique de fermeté voulue par le président, le bras de droit de Sarkozy n'aura guère brillé au Travail, où il n'a même pas eu le temps de faire avancer la réforme des retraites. Six mois après, le voilà nommé en charge de l'Intérieur. Un poste qu'il risque de quitter dans neuf mois si sa candidature aux élections régionales de 2010 se confirme.
Christian Estrosi : fidèle sarkosiste jusqu'ici recalé des différents gouvernements Fillon, le maire de Nice obtient enfin un ministère. Celui de l'Industrie. Etrange choix pour ce spécialiste des questions sécuritaires, connu pour ses propositions d'amendement chocs (rétablissement de la peine de mort pour certains crimes, suppression des allocations familiales pour les parents d'enfants placés en centres éducatifs fermés, portiques de sécurité à l'entrée des écoles). Il devait défendre ce mardi sa proposition de loi contre les bandes. En matière d'économie, ses compétences restent à démontrer.
Xavier Darcos : dans la catégorie "ministre qui n'a rien fait mais qu'on promeut quand même", Darcos se pose là. Après plus de deux ans à l'Education, le bilan du Limougeaud n'est en effet pas bien reluisant. Passés des débuts en douceur, il aura réussi à se mettre tous les syndicats à dos, et dû abandonner sa réforme des lycées devant la pression de la rue. Qu'à cela ne tienne, l'Elysée récompense ses efforts en le nommant au Travail. Un ministère où il sera chargé de conduire une réforme autrement plus ardue, celle des retraites, qui plus est face à certains des syndicalistes avec qui il avait eu maille à partir à l'Education.
Michèle Alliot-Marie, mère protectrice des internautesInsatisfaite du tollé provoqué par la loi Hadopi, Michèle Alliot-Marie a présenté en Conseil des ministres de mercredi la Loppsi, un nouvel instrument juridique de filtrage des sites sur la toile. Une main protectrice tendue aux internautes, qui hésitent pour l'instant à la saisir.
MAM reprend le flambeau de la sécurisation sur le net.
"La sécurité demeure l'une des préoccupations majeures de nos concitoyen" Le Ministère de l'Intérieur ne semble plus croire au contrôle citoyen de la toile. Le site protection des mineurs signale que "deux minutes suffisent pour protéger vos enfants" en installant un filtre de navigation ? Pas assez sûr. Autre site (du gouvernement), Internet signalement, permet aux internautes de signaler toute irruption involontaire (spams, cheval de troie etc.) sur leurs écrans et y va de ses conseils aux parents consciencieux sur la nécessité de dialoguer avec leurs enfants pour aborder les dangers d'Internet. Le site gouvernemental les invite même à échanger leurs préoccupations sur un forum crée pour l'occasion. ![]() Tous ces outils de contrôle dialogique et responsabilisant semblent dépassés. "Mon ambition est, en somme, de ne jamais laisser le dernier mot aux trafiquants, aux pédophiles et aux terroristes" précisait la ministre en 2008. Une ambition qui a aussi un écho financier, car le texte du projet de loi Loppsi reconnaît "l'enjeu que représentent les marchés étrangers de la sécurité intérieure pour les entreprises française", qui sont "une réalité économique et commerciale croissante". On a enfin trouvé une raison d'être au passe-temps favori des gus dans leurs garages. Gamins arrêtés : une dérive de la politique sécuritaire ?Depuis l'arrestation de deux enfants âgés de 6 et 10 ans pour un vol supposé de vélos, mardi en Gironde, la polémique enfle autour des méthodes de la police française. Le gouvernement et l'UMP se sont désolidarisés de cet excès de zèle. Mais n'est-il pas le fruit de la politique du chiffre inculquée aux forces de l'ordre ?
![]() Des jeunes même pas adolescents cueillis à la sortie de l'école et emmenés au poste par une escouade de six flics. Voilà une image dont la majorité se serait bien passée. Pas question ici de louer le travail de la police, sur fond de guerre des bandes et de montée de l'insécurité. Le Ministre de l'Education Xavier Darcos et son homologue de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie la jouent profil bas. Cette dernière a demandé l'ouverture d'une enquête interne pour comprendre comment un tel déploiement a pu être mis en place pour une histoire somme toute banale.
Attention, l'interpellation s'est déroulée "sans menottes ni rudoiement", nous rassure le directeur départemental de la sécurité publique (DDSP), Albert Doutre, droit dans ses bottes face aux critiques qui ont fusée ses derniers jours. Sans doute la seule personne en France à assumer un épisode qui salit un peu plus l'image déjà désastreuse de la police française. Aymed Korbosli, secrétaire régional de l'Unsa-police-le-syndicat-unique, a d'ailleurs condamné ce type d'interventions commandées par "la religion du chiffre et des statistiques".
Debbouze réclame toujours les pensions des indigènesCoup de gueule de Jamel Debbouze ce mercredi sur Europe 1 : la promesse de Jacques Chirac de revaloriser les retraites des anciens combattants issus des ex-colonies n'a toujours pas été tenue. "On s'en fout des mots, on s'en fout des discours. Faites votre boulot", a pesté l'acteur qui réclame des actes. ![]()
Problème, la reconnaissance financière du statut de ces sacrifiés n'est, elle, toujours pas à l'ordre du jour. En 2006, le film Indigènes de Rachid Bouchareb, qui sera diffusé pour la première fois en clair jeudi sur France 3, avait suscité une vive émotion et poussé la France à voter en 2007 une loi de finances mettant un terme à la "cristallisation" promulguée par le Général de Gaulle en 1959. Un texte qui définissait un barème de pensions en fonction de la nationalité des anciens combattants. Or, cette décristallisation est incomplète puisqu'elle ne s'applique pas à la pension civile et militaire.
"La pension civile et militaire d'un Français s'élève à environ 600 euros par mois. Elle est de 150 euros par mois pour un Sénégalais et de 80 euros par mois pour un Marocain", dénonçait récemment au JDD.fr Naïma Charaï, déléguée nationale à l'Egalité des chances au sein du Parti socialiste.
"Il reste 80.0000 combattants. Qu'est ce qu'on attend ? Que le dernier meurt pour rétablir la situation ?", s'interroge donc Jamel Debbouze, dans une interview accordée à Marc-Olivier Fogiel et diffusée mercredi sur Europe 1. Récompensé avec ses camarades par le Prix d'interprétation masculine lors du Festival de Cannes 2006, l'acteur déclare par ailleurs ne pas vouloir rencontrer Nicolas Sarkozy : "Non, parce que ça y est on a fait le boulot. On a été un formidable prétexte pour mettre ce sujet sur la table. Maintenant, il faut que la loi soit appliquée. C'est dégradant pour la France de continuer à débattre sur le sujet."
Hadopi : NKM se démarqueLes errements de la loi Hadopi se poursuivent avec le coup de gueule de Nathalie Kosciusko-Morizet. La secrétaire d'Etat à l'Economie numérique révèle dans une interview au figaro.fr ne jamais avoir été consultée sur un projet de loi qu'elle trouve dépassé.
Son ministère a eu beau jeu de réduire l'entretien aux déclarations les moins compromettantes, le site electron libre s'est procuré la version dite non-recoupée, qui tourne depuis sur la toile comme une patate chaude. "Cette interview peut lui coûter sa place" reconnaît un habitué des cercles élyséens.
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Hors gouvernement, les critiques fusent contre Hadopi. Jacques Attali juge la loi "scandaleuse et ridicule" car elle n'est qu'une défense tardive des intérêts des gros bonnets de l'industrie du disque. A cela, NKM ajoute l'inutilité: elle sera évitée par tous ceux qui savent modifier leur adresse IP. "Moi-même je sais comment faire ! " Régionales 2010: Pécresse adoubée, Karoutchi groggyDans la course aux régionales 2010, Valérie Pécresse met Roger Karoutchi KO en Ile-de-France, mais l'appelle à rejoindre son équipe.
Résultat sans équivoque : 60% de voix pour la ministre de l'enseignement supérieur décomptées hier. Même dans son fief des Hauts de Seine, Roger Karoutchi n'a pas été soutenu. ![]() De parole de spécialiste, sa défaite tient au manque de confiance des militants, malgré sa reconquête médiatique tardive.
Statistiques ethniques : Sabeg relance le débatPas encore présenté à l'Elysée, le projet de Yazid Sabeg qui prévoit la mise en place de statistiques ethniques pour lutter contre les discriminations est déjà critiqué de toute part. Certaines voix de gauche réclament pourtant de telles mesures permettant de briser le "plafond de verre" qui freine la réussite sociale des Français issus de l'immigration.
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Un projet communautariste ?
Malgré sa proposition de baser ces mesures sur le "sentiment d'appartenir à une communauté", plutôt que sur le patronyme ou l'origine, de nombreuses voix, à droite comme à gauche, se sont élevées pour critiquer le projet. De Fadela Amara, sa collègue du gouvernement, à Malek Boutih, membre du bureau national du PS, en passant par le Haut Conseil à l'Intégration (HCI), SOS Racisme, Ni Putes Ni Soumises (NPNS) et l'Union des Etudiants Juifs de France (UEJF), tous réaffirment leur opposition à toutes formes de statistiques ethniques. La présidente de NPNS, Siham Habchi, a même présenté Yazid Sabeg comme un "cheval de Troie des communautaristes" en France.
Le plafond de verre
Créé par les sociologues américains pour désigner le couvercle invisible qui s'oppose à l'élévation des femmes dans la hiérarchie sociale, le concept du "plafond de verre" a été adapté à la situation des minorités visibles en France par Yamina Benguigui dans un documentaire éponyme sorti en 1996. Pas étonnant que l'adjointe au maire de Paris déclare récemment dans Le Monde qu'"aucun Etat confronté à sa diversité ethnique n'a échappé aux outils de mesure."
En résumé, la crainte d'une montée du communautarisme ne doit pas nous aveugler sur le fait qu'il est déjà bel et bien présent dans une société française où la méritocratie ressemble de plus en plus à un vieux mythe. Et par conséquent nous empêcher de mener les politiques qui peuvent aider les jeunes issus de l'immigration à créer le fameux "premier contact", et donc briser le "plafond de verre".
L'étrange destin de Pierre Lellouche, le M. Afghanistan du gouvernementEloigné des postes à responsabilités depuis l'élection de Nicolas Sarkozy, le député UMP de Paris sort du placard pour devenir le représentant spécial de la France pour l'Afghanistan et le Pakistan au ministère des Affaires étrangères. Petite consolation pour un politique qui est passé à côté de sa carrière.
![]() Cocu mais content
Malgré son passif de tombeur de DSK à Sarcelles, en 1997, Lellouche se planta aussi dans la course à la Mairie de Paris. Ecarté dès le premier tour des primaires UMP, il se casse ensuite les dents dans le VIIIe arrondissement du sortant François Lebel. Encore lui restait-il son siège de député de la quatrième circonscription de Paris pour ne pas totalement sombrer dans la dépression.
Le Holbrooke de Sarko
Atlantiste assumé, rodé à la mécanique de l'Otan et spécialiste de la région (il a remis en octobre dernier un rapport parlementaire sur la guerre en Afghanistan), Lellouche a (malheureusement ?) pour lui le profil de l'emploi. Placard ou dernier espoir de briguer un poste à haute responsabilité ? L'avenir nous dira s'il a encore le droit de rêver.
Illustration Sipa : Pierre Lellouche en compagnie de Bernard Kouchner lors de sa conférence de presse de présentation. Lefebvre dénonce la bêtise de la relance par la consommationPosté par Edouard le 26.02.09 à 11:41 | tags : chiffres, gouvernement, crise financière, chomage, ump
Alors que 90.200 nouveaux demandeurs d'emplois ont été enregistrés au mois de janvier, le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre assure ce matin que "les chiffres du chômage et de la consommation à la hausse valident l'action du gouvernement". Une méthode coué qui ne semble pas convaincre les Français.
Si le secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez a pris son air le plus grave pour annoncer dès mercredi soir que la France rentrait "dans une phase où on va avoir des chiffres comme ça sur plusieurs mois", Lefebvre a donc misé sur une communication plus agressive pour commenter la hausse du chômage. Invité ce matin sur France Info, le troll de l'UMP n'a rien concédé, défendant au contraire la décision du gouvernement de "tout miser sur l'investissement, l'activité et l'emploi, tout en prenant des dispositifs pour les gens les plus fragiles victimes de la crise".
La "bêtise" du PS Toujours aussi diplomate, le porte-parole a au passage fustigé la "bêtise" des mesures avancées par l'opposition comme la baisse d'un point de la TVA : "Les propositions de Martine Aubry et du parti socialiste, c'est à dire ce fameux changement de politique, faire la relance par la consommation, c'est tout simplement stupide et pas adapté à la situation". Concernant son étrange parallèle entre la hausse du chômage et la bonne politique du gouvernement, il a précisé "qu'on savait que la crise aurait des conséquences douloureuses pour les Français et pour l'emploi", prenant l'exemple de l'Espagne ou l'Angleterre, pour qui "ça va encore plus mal". La prochaine fois, il pourra aussi évoquer la situation en Haïti pour démontrer qu'on n'est finalement pas si mal lotis. Les Français ont eux l'air sceptique quant aux effets de l'action gouvernementale. Selon le dernier baromètre BVA-Orange-L'Express-France Inter, ils seraient 65 % à estimer que celle-ci n'aura pas d'impact (37 %), voire un impact négatif (28 %) sur la situation de l'emploi.
L'intervention de Frédéric Lefebvre sur France Info, très en forme dès la première minute : Kosciusko-Morizet, Price minister of the numérique ?
Voilà qui lui donnera l'occasion dans son emploi du temps chargé de croiser plus souvent son frère Pierre qui préside l'association pour le commerce et les services en ligne et dirige le site Price Minister. Conflit d'intérêts ? L'association essaie de privilégier une vision globale de l'économie numérique et s'apprête à sortir une batterie d'indicateurs qui devraient servir au pilotage du plan numérique 2012 comme l'avait indiqué Eric Besson. NKM n'ayant pas vocation à atribuer des marchés publics, le conflit d'intérêt est faible. Même s'il n'y a guère qu'en France qu'un ministre puisse avoir un frère à la tête du principal lobby concerné par son portefeuille. Mais passons, le plus gros problème de NKM reste quand même de trouver les moyens pour le plan numérique 2012, sympathique fourre-tout peu opérationnel. Et puis on a échappé au pire, n'est-ce pas ? L'écologie c'est fini ? Remaniement : Hortefeux devient le boss d'AmaraPosté par Easywriter le 15.01.09 à 12:52 | tags : gouvernement
Voir la composition complète du nouveau gouvernement Fillon La couleur des chaussettes de Fillon fait débat au QuebecLors du sommet Francophone à Québec en octobre dernier, le Premier ministre François Fillon a fait, sans le savoir, une petite gaffe en portant des chaussettes de couleur rouge.
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Mais, pourquoi des chaussettes rouges ? Pour sortir de son rôle de Premier ministre. Invité mardi soir du Grand Journal de Canal +, Fillon a confié à Michel Denisot et ses comparses qu'il "n'aime peut-être pas l'uniforme de Premier ministre" et "s'autorise" parfois à porter des chaussettes rouges. C'est son "Friday wear", une habitude anglo-saxonne pour les cadres d'entreprises qui se permettent d'être plus décontractés le vendredi. Cependant, il était loin de se douter que ce petit détail (qui n'a pas échappé à l'extrême vigilance d'un journal québécois) lui causerait un souci diplomatique lors du sommet Francophone à Québec, en octobre dernier. Le canard s'est d'ailleurs bien marré en photographiant les chaussettes et titrant sa "Une" : "Le Premier ministre français a choisi Ottawa". Fillon n'avait pas pensé au fait que le rouge est la couleur du drapeau du gouvernement fédéral du Canada par opposition au bleu du Québec. Comme quoi, les goûts et les couleurs ne se discutent pas. A lire également : Frédéric Lefèbvre vous explique le web 2.0 Jean-Paul Bolufer viré de son 190 m2 pour être recasé à Bercy Selon RTL, Jean-Paul Bolufer, ex directeur de cabinet de la ministre du Logement, Christine Boutin, a été nommé par décret la semaine dernière en conseil des ministres contrôleur général économique et financier au ministère de l'Economie. Pour rappel, François Fillon, Premier ministre, l'avait encouragé à démissionner suite à la polémique sur son logement de luxe à prix réduit. Oui, Bolufer louait un appartement de la ville de Paris de 190 mètres carrés dans le Ve arrondissement pour 1200 euros par mois. Soit seulement 6,30 euros le mètre carré, dans un quartier où le prix du marché se situe plutôt autour de 30. Maintenant, son nouveau job consistera à vérifier le "bon usage de l'argent public" (sic) versé aux organismes comme la Chambre de commerce et de l'industrie. Une "punition" exemplaire. Réforme du lycée, travail le dimanche : Premiers reculs pour le gouvernement ?Face à la grogne des lycéens, le ministre de l'Education Xavier Darcos a annoncé le report d'un an de son projet de réforme de l'enseignement secondaire, à la demande de l'Elysée. Jean-François Copé a lui dû trouver un compromis autour du travail dominical, qui divise fortement les rangs de l'UMP. ![]() La réalité du terrain "Désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s'en aperçoit", s'amusait Nicolas Sarkozy en juillet dernier devant un Conseil National de l'UMP hilare. Quelque mois plus tard, ça rigole un peu moins à l'Elysée, qui a été contraint de faire marche arrière sur la réforme des lycées pilotée par Darcos, ainsi que dans les rangs de la majorité, divisée sur la question du travail le dimanche. Deux sujets sensibles sur lesquels le gouvernement a dû ravaler sa fierté. Deux premiers revers pour la présidence Sarkozy, qui se voulait pourtant d'une grande fermeté dans la mise en place des réformes mais doit aujourd'hui faire face à la réalité du terrain. Officiellement, bien sûr, personne n'a fait machine arrière. La réforme des lycées, qui devait être présentée ce mardi, a simplement été "reportée", notamment par peur d'un embrasement "à la grecque" du mouvement étudiant. "Je préfère qu'on me trouve trop prudent qu'inconséquent", a expliqué Xavier Darcos ce matin sur Europe 1. "Pour parler le langage populaire, il s'agit de reculer pour mieux sauter." La loi sur le travail dominical, un projet de campagne de Sarko, sera elle votée suite à l'accord trouvé entre les parlementaires UMP. Le "forfait de dimanches" passera finalement de 5 à 10 par an et s'appliquera à toute la France. Bien loin du projet initial qui proposait d'ouvrir tous les dimanches de l'année, mais uniquement dans les quatre plus grandes villes françaises (Paris, Lyon, Toulouse, Marseille). Sarko rentre dans le rang "Il n'y a pas de changement de cap, il n'y a pas de reculade, il y a une adaptation", a pourtant assuré mardi sur France 2 Nadine Morano, secrétaire d'Etat chargée de la Famille. Ou quand le terme de "recul" rejoint celui de "récession" dans la liste des mots tabous du gouvernement. Difficile, malgré tout, de ne pas voir un coup de frein dans ces deux décisions visant à dégonfler la contestation, qu'elle vienne de la rue ou d'une majorité finalement pas si docile que ça vis à vis de son chef suprême. Après avoir démarré son mandat sur un rythme de réforme élevé, Nicolas Sarkozy doit donc revoir ses ambitions quelque peu à la baisse, notamment dans un climat social de plus en plus tendu. Comme la quasi totalité de ses prédécesseurs, qui avaient enterré les projets de loi Devaquet (1986), Balladur (1994), Ferry (2003) ou Fillon (2005), Sarko a donc rangé sa réforme de l'école face à la pression de la rue. Ce qui s'appelle rentrer dans le rang. Plan de relance Sarkozy : Quid du pouvoir d'achat ?Grand thème de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, le pouvoir d'achat a été le grand absent du plan de relance de l'économie présenté jeudi par le chef de l'Etat qui mise tout sur l'investissement. Un choix forcément décrié par la gauche et une partie des économistes.
![]() Nicolas Sarkozy a misé sur l'investissement pour relancer l'économie française (crédit : Sipa) Investissement vs aide à la consommation A chaque plan de relance, c'est la même chanson. Faut-il soutenir les entreprises pour favoriser l'emploi, qui débouchera sur une augmentation du pouvoir d'achat, ou au contraire financer plus directement la consommation des ménages, afin que ceux-ci relancent l'économie et donc l'emploi ? Un éternel débat qui ressurgit suite aux annonces présentées par le président Sarkozy jeu et n'est pas prêt d'être tranché. Principal argument avancé par les pro-investissements, les Français consommant à 40% des produits d'origine étrangère, le financement du pouvoir d'achat, par exemple par la baisse de la TVA, revient à stimuler les importations. Quant aux mesures d'aides directes, comme le "chèque énergie de 1.000 euros à 20 millions de Français" aux revenus modestes, proposé par Ségolène Royal, elles risquent de terminer en épargne dans le climat d'incertitude actuel qui pousse à la frilosité. Gare à la "mauvaise dette" Dans l'autre camp, on affirme au contraire que l'aide à la consommation est la condition sine qua non à une relance de l'économie. "Le plan de relance américain de Bush, le plan espagnol de Zapatero, montrent que pour stimuler l'activité, il faut stimuler la demande, et donc la consommation. Pour cela, il faut soutenir les ménages qui ont la plus grande propension à consommer, c'est-à-dire les ménages les plus modestes", affirme ainsi l'économiste Elie Cohen sur le site du Nouvel Obs. Un phénomène connu depuis Ford, qui prônait l'augmentation des salaires, en plus de l'accroissement des capacités de production, de ses ouvriers pour écouler ses voitures. Seulement, le Fordisme a vécu, et l'automobile, grand pourvoyeur d'emploi en France et en proie aux pires difficultés, n'est plus ce secteur d'avenir qu'il était à l'époque du lancement de la Ford T, première voiture populaire, au début du XXe siècle. Bref, si une politique d'investissement est défendable, encore faut-il bien investir, en misant notamment sur "les entreprises innovantes", comme l'a encore suggéré Jacques Attali. Car ajouter de la "mauvaise dette" au déficit déjà abyssal de la France ne présage rien de bon pour l'avenir. Remaniement : Rachida Dati sauvée par sa grossesse ?Posté par Edouard le 04.12.08 à 17:52 | tags : pipolitique, gouvernement, président de la république
Alors que les rumeurs sur un éventuel remaniement ministériel vont bon train, Nicolas Domenach expliquait cette semaine sur le plateau de l'Edition Spéciale de Canal Plus que la tant décriée ministre de la Justice, Rachida Dati, pourrait y échapper à la faveur de sa grossesse. L'argument massue du directeur adjoint de la rédaction de l'hebdomadaire Marianne ? "On ne vire pas une femme enceinte".Une ministre sous le feu des critiques A en croire Domenach, le maintien de la ministre ne se jouerait donc pas sur un critère de compétence, mais une considération pour le moins sexiste. Certes, "virer une femme enceinte" pourrait faire passer Nicolas Sarkozy et François Fillon pour deux gros goujats. La conserver pour la même raison ne saurait pour autant faire avancer la cause des femmes politiques. Surtout si la femme en question croule sous les critiques et a réussi à faire fuir deux directeurs de cabinet et seize collaborateurs depuis son arrivée place Vendôme. Déjà écartée du G7, le très sélect cercle des sept ministres préférés de Sarkozy, Dati a une nouvelle fois été désavouée par le chef de l'Etat après avoir déclaré que l'interpellation de l'ancien directeur de la publication de Libération, Vittorio de Filippis, était "tout à fait régulière". Sarko a en effet pris le contre-pied de sa ministre, ainsi que de Michèle Alliot-Marie, en déclarant dans un communiqué "comprendre l'émoi suscité" par cette affaire, allant jusqu'à annoncer une mission de réflexion sur une "procédure pénale plus respectueuse des droits de la personne". Dans le sérail, pourtant, rares sont ceux à parier sur un départ de Dati malgré la grogne constante des magistrats. Elle pourrait simplement être amenée à changer de maroquin, comme le suggère Le Canard Enchaîné de cette semaine dans un article intitulé "L'équation (presque) impossible du remaniement". Un conseiller aurait confié à l'hebdomadaire avoir été chargé d'"inventer un Ministère qui n'existe pas pour Rachida Dati, qu'il faut évacuer des Sceaux". D'après Le Point, une autre "beurette" pourrait la remplacer : Fatine Layt, 41 ans. Dati perdra-t-elle les Sceaux avant de perdre les eaux ? Le suspens est à son comble. Sarkozy a une dent contre BayrouPosté par Charif le 11.04.08 à 18:08 | tags : bayrou, gouvernement, modem, président de la république, ump
Nicolas Sarkozy serait-il rancunier? Malgré la gifle reçue par le MoDem aux municipales, le président essaie toujours de torpiller le Sarkozy n'a apparemment pas digéré les prises de positions du Béarnais durant la campagne présidentielle. On se rappel la ténacité avec lequel Bayrou s'en prenait à Sarkozy le populiste, l'homme des médias. Mais cet acharnement a pris une autre dimension, avec la publication le 7 avril d'une note de Dominique Paillé( en ligne sur Rue89), conseillère politique du chef de l'Etat, détaillant les mouvements au sein de la mouvance centriste. Cet inventaire a pour but de jauger les forces en présences, afin d'établir une nouvelle formation du centre intégrée à la majorité présidentielle. La numéro deux du MoDem, Marielle de Sarnez, s'indigne de cette stratégie de déstabilisation. A ce stade posons la vraie question : Mais à quoi bon tenter de couler Bayrou quand ce dernier y arrive très bien tout seul? Nathalie Kosciusko-Morizet a eu chaud
Contre attaque de Jean-François Copé, qui accuse alors la jeune secrétaire d'Etat « d'être à l'origine des problèmes »(AFP), et s'engage à faire supprimer ces amendements en deuxième lecture. Le lendemain, dans un interview donné au Monde, elle évoque « concours de lâcheté et d'inélégance entre Jean-François Copé, qui essaie de détourner l'attention pour masquer ses propres difficultés au sein du groupe, et Jean-Louis Borloo, qui se contente d'assurer le minimum ». La jeune effrontée est sommée par le Premier ministre de s'excuser, sous peine de s'exposer à des sanctions. François Fillon décide même de se priver de sa présence pour son déplacement au Japon. NKM ne se le fait pas dire deux fois. Dans un communiqué, elle « souhaite présenter des excuses à Jean-Louis Borloo et Jean-François Copé. Les propos qu'on me prête président de la République et à lui seul d'apprécier ».(AFP) Aujourd'hui l'orage est passé, et Nathalie Kusciusko-Morizet est tout de même confirmée à la direction de l'UMP. Mais cet épisode a mis en évidence le manque de coordination au sein des ministères. Jusqu'ici ce genre de bugs était réservé aux ministres d'ouverture, avec NKM le gouvernement montre qu'à l'UMP on peut très bien s'embrouiller sans l'aide de la gauche. L'UMP veut faire peau neuve
Les premiers effets de cette nouvelle stratégie : l'arrivée de Xavier Bertrand et de Nathalie Kosciusko-Morizet dans l'équipe dirigeante du parti. Les deux jeunes espoirs sont appelés pour rafraîchir l'image du tandem Devedjian-Raffarin, mis à mal pendant les municipales. En plus des aménagements à l'échelle nationale, c'est au niveau local que la direction souhaite modifier le visage de ses équipes. L'UMP a énormément souffert du phénomène de parachutage, qui a entraîné par la suite de nombreuses dissidences. Durant la campagne municipale, 80 « mutins » ont été suspendus. Un rapport est donc attendu sur les personnalités qui ont fait leur temps, ainsi que sur les départements où ca ne c'est pas bien passé. Pour éviter à tous prix que ce scénario se reproduise, le parti de la majorité souhaite aujourd'hui développer une politique locale axée sur la proximité avec les populations. C'est le cas avec la nomination de Jean Sarkozy à la tête de la section UMP de Neuilly. A 21 ans, le jeune conseiller des Hauts de Seine sur le canton de Neuilly Sud, doit assurer la pérennité du parti dans une ville qui a beaucoup souffert au cours de la dernière campagne électorale. Le fils de l'über-président prend la place d'Arnaud Teullé, et dirige désormais une des fédérations les plus importantes de France en nombre d'adhérents.
Motion de censure : une première pour Nicolas Sarkozy?L'opposition présente aujourd'hui une motion de censure devant l'Assemblée Nationale, la première du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Rejoint par
L'enjeu est double. Dans un premier temps, s'opposer à l'envoi de 700 hommes vers les zones de combats. Car la France assume depuis 2003 sa mission de puissance stabilisatrice en Afghanistan, tout en conservant son autonomie décisionnelle sur la nature de son engagement.
L'autre point de désaccord concerne le retour complet de la France dans les instances de l'OTAN d'ici 2009. Un virage Atlantiste, qui représente une rupture totale avec les positions adoptées jusqu'ici par la France. Hubert Vedrine, ancien chef de la diplomatie française, se montre sceptique quant à la nouvelle orientation donnée à la politique étrangère de la France. Sur France Info, il explique, « Il y a un vrai risque, d'autant plus qu'on ne voit pas la raison profonde de ce mouvement, sauf si cela permettrait de faire naître un pôle européen dans l'Alliance. Si la France devrait rentrer dans toutes les organismes intégrés (de l'OTAN) sans cette contrepartie, je crois que ce serait une erreur. Cela ne correspond à aucune nécessité, aucune utilité sur aucun plan, et il y aurait un prix politique à payer ».
A long terme, ces nouveaux engagements peuvent créer un nouvel équilibre géopolitique, et un rapport de force défavorable aux interêts de la France. Au niveau national, cette décision du gouvernement pose la question du rôle du parlement, et de la place que le président entend lui donner.
Il y a tout de même peu de chances pour que cette motion passe, l'UMP étant majoritaire à l'Assemblée Nationale. C'est la souveraineté française qui se retrouve aujourd'hui au centre du débat. Un sujet, cher à la droite gaulliste, qui peut néanmoins rassembler au delà des clivages politiques traditionnels.
Flamme olympique en milieu tempéréPosté par Easywriter le 07.04.08 à 12:26 | tags : gouvernement, international, président de la république
![]() A chaque fois que la France doit mettre un mouchoir sur ses valeurs morales, le gouvernement sauve l'essentiel : le débat. Croire ou faire croire qu'il y a une controverse comme le titrent Le Nouvel Obs ou Le Monde est rappeler que nous sommes dans un pays libre où le débat est toujours vivace.
L'UMP prend un coup de jeune
Après le gouvernement, c'est au tour de l'UMP de subir quelques remaniements. Conséquence de la défaite des municipales, et de l'incapacité des dirigeants à Deux jeunes espoirs du parti ont été promus : le ministre du travail, Xavier Bertrand, et la secrétaire à l'écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, deviennent secrétaire généraux adjoint de l'UMP.
Cette nouvelle donne peut être interprétée comme une réponse à la montée en flèche de la popularité de Fillon.Distancé dans les sondages, Nicolas Sarkozy a mis un de ses poulains dans les pattes du premier ministre. Une manière pour le président de réaffirmer son autorité.
Mais pour modérer l'appétit (conséquent) de Bertrand, il partage ses nouvelles fonctions avec une autres figures montantes, Nathalie Kosciusko-Morizet. Le maire de Nice, Christian Estrosi, est également appelé à prendre plus de responsabilités au sein de la machine.
Depuis la victoire de Sarkozy à la présidentielle, l'UMP n'a pas retrouvé de leader capable d'unir toutes les forces du parti autour d'un projet commun. On se rappelle qu'au cours de la campagne municipale, le simple logo UMP avait été retiré des tracts par de nombreux candidats.
Aujourd'hui, de plus en plus de parlementaires font sentir leur exaspération à l'égard du parti et de sa direction. Xavier Bertrand, et la réussite qui le symbolise, est donc attendu comme l'homme de la situation, capable de redonner de la cohésion aux forces de l'UMP. A suivre donc....
Gouvernement Fillon 3 : un "ajustement" ministeriel
On note donc l'arrivée de six nouveaux secrétaires d'Etat, et plusieurs ministres voient leurs attributions modifiées ou élargies. Les nouveaux :
Ceux qui changent de poste :
Les ministres dont les fonctions sont modifiées :
Les réactions ne se sont pas faites attendre. Julien Dray, qualifie ces changements de « réponse bizarre, voir stupéfiante. C'est à la fois une sorte de tableau d'honneur et de récompense pour certains et un lot de consolation pour d'autre » Jean-Paul Huchon, président de la région Ile de France, se sent menacé par la création d'un secrétariat d'Etat au développement de la région capitale. « le gouvernement fait mine d'ignorer que la Région Ile-de-France est la 1ère Région d'Europe, qu'elle a battu cette année tous les records de création d'entreprises ». Municipales : après le second tour François Fillon maintient le cap
Dans la foulée, comme la semaine dernière, Ségolène Royal est intervenue : " j'observe que tous les maires socialistes élus l'ont fait dans une démarche de démocratie participative" a indiqué l'ancienne candidate à la présidentielle manière de s'attribuer une partie du succès. Pour elle la forme d'exercice du pouvoir (hyperconcentration) et les mauvaises mesures du gouvernement ont été sanctionnés lors de ce scrutin |
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