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Nominations, remaniements, démissions..tout sur les postes clefs du gouvernement. Acte I : le gouvernement Fillon

Sarkozy kiffe Raymond (enfin pour l'instant)

Posté par Edouard le 19.11.09 à 11:16 | tags : au delà du sport, gouvernement

Intervention en direct sur TF1, images au côté de Raymond Domenech, félicité chaleureusement, Nicolas Sarkozy n'a pas ménagé sa peine pour tenter de récupérer la pourtant peu glorieuse qualification de l'équipe de France pour le Mondial 2010. A 39% d'opinions favorables, on fait ce qu'on peut...

Tout juste après le coup de sifflet final de ce triste France - Irlande (1-1), entaché par une main de Thierry Henry sur le but de William Gallas, Nicolas Sarkozy s'est donc précipité devant une caméra de TF1 pour y aller de son petit discours présidentiel sur l'importance de la qualification de l'équipe de France à la Coupe du monde organisée en Afrique du Sud. Avant de s'exhiber dans les couloirs au côté du sélectionneur Raymond Domenech, homme qu'il maudissait en privé et évitait soigneusement depuis plusieurs mois.

En juillet 2008, L'Express rapportait déjà ce commentaire de Sarko, signé au printemps lors d'un match au Parc des Princes : "Celui-là, il est aussi chiant comme sélectionneur que comme joueur, quand il était à Lyon !" Quelques semaines plus tard, il était pourtant là pour encourager les Bleus juste avant le début de l'Euro (voir la vidéo ci-dessous). Dernière image du président en compagnie de l'équipe de France, piteusement éliminée de la dite compétition. "Le maintien de Domenech à son poste participe à la désespérance française. Une idée bien de chez nous : tout foire et tout reste en place", dira ensuite Nicolas Sarkozy à ses proches, dixit Le Canard Enchaîné.

 

Lire l'article complet : Sarkozy soutient les Bleus... quand ils gagnent




En chiffre : 67% des Français contre un départ de Rama Yade du gouvernement

Posté par Edouard le 09.11.09 à 16:05 | tags : en chiffre, gouvernement
Tancée récemment par Nadine Morano et François Fillon (entre autres) pour ses prises de positions régulièrement en décalage avec la ligne gouvernementale, la secrétaire d'Etat aux Sports Rama Yade a reçu le soutien de l'opinion publique, par l'intermédiaire d'un sondage BVA réalisé pour la matinale de Canal Plus. Selon cette enquête, 67% des Français ne trouveraient pas normal qu'elle soit renvoyée ou contrainte de démissionner.

 

Ce chiffre ne fait que confirmer la cote dont bénéficie globalement Rama Yade, qui reste la personnalité politique préférée des Français d'après le dernier baromètre TNS Sofres publié jeudi. 44% des personnes interrogées jugent qu'elle doit "jouer un rôle important dans les mois et les années à venir". Un score en progression de cinq points par rapport à octobre qui la place devant Bernard Kouchner, Dominique Strauss-Kahn ou Bertrand Delanöe.

 

Dans ce contexte, les menaces de Fillon ("Il faudra en tirer les conséquences le moment venu") semblent difficiles à mettre en œuvre. D'autant qu'au fil des remaniements, la proportion de femmes a déjà nettement diminuée au sein du gouvernement et que Rama Yade demeure un symbole fort de la rupture chère à Nicolas Sarkozy. Sans parler des appels du pied du PS qui souhaiterait récupérer cette personnalité très appréciée des électeurs de gauche qui la soutiennent à 73% (contre 61% aux sympathisants de droite).

 

Rama Yade, récemment guignolisée, serait-elle donc devenue impossible à virer ? Le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre a en tout cas été chargé d'éteindre la polémique, ce lundi : "la question du départ de Rama Yade n'existe pas (...) Rama Yade est une richesse pour notre famille politique, elle le montre chaque jour, et comme c'est une richesse, je souhaite et nous souhaitons à l'UMP qu'elle s'engage à fond dans la bataille des régionales et qu'elle joue collectif. C'est ce qu'elle entend faire et on est tous très satisfaits."







Philippe Seguin enfonce le clou sur les dépenses de l'Etat

Posté par Edouard le 29.10.09 à 10:30 | tags : revue de presse, gouvernement, economie

Le président de la Cour des Comptes a détaillé, ce matin au micro d'Europe 1, les critiques du récent rapport qui dénonce le coût exorbitant de la dernière présidence française de l'Union Européenne, et donc se délecte la presse étrangère.

 

Selon Philippe Seguin, ces dépenses excessives sont en partie dues à la politique de "liquidation" des actifs de la France, menée depuis quelques années pour renflouer les caisses de l'Etat. Il dénonce notamment la vente du centre des conférences internationales de l'avenue Kléber, en avril 2007, qui aurait pu accueillir le sommet de la Méditerranée (plus de 16 millions d'euros pour deux jours de rencontres), organisé au Grand Palais en juillet 2008.


"La France a payé dans cette histoire le fait qu'elle n'a plus de centre permanent de rencontres internationales. C'est bien de faire des économies, et en particulier de liquider les bijoux de famille, là on se prépare à vendre place de la Concorde l'immeuble de la Marine, c'est bien. Mais encore faut-il le faire à bon escient, c'est-à-dire que la situation qu'on créé ne soit pas prometteuse de dépenses. C'est exactement le cas. On a liquidé l'immeuble Kleber, où aurait pu avoir lieu, sans dépenses excessives, la réunion en question. (...) Du coup, maintenant, chaque fois qu'on a un sommet, une rencontre internationale, il faut faire une opération du type Grand Palais. Au bout de quelques sommets, on aura dépensé ce qu'avait rapporté la vente."

 

L'interview de Philippe Seguin sur Europe 1 :




Identité nationale : NKM et la ''patrie internet''

Posté par Edouard le 28.10.09 à 11:14 | tags : gouvernement, revue de presse

Preuve que l'identité nationale est décidément une valeur dure à définir, Nathalie Kosciusko-Morizet a apporté, ce matin sur Europe 1, une étrange contribution au débat relancé cette semaine par Nicolas Sarkozy et le ministre de l'immigration Eric Besson. Selon la secrétaire d'Etat à la prospective et au numérique, "de plus en plus d'internautes considèrent qu'internet est leur patrie".

 

"On a besoin d'être de quelque part, on a besoin de plonger ses racines. ça peut être dans une communauté numérique, ça se fait beaucoup sur internet (...) Le quelque part n'est pas forcément un lieu, une famille. Le quelque part ça, peut être une pratique artistique", a expliqué NKM au micro de Jean-Pierre Elkabbach.

Cette intervention n'est pourtant pas si saugrenue ou hors sujet, par rapport au débat sur l'identité nationale. Elle vient surtout ringardiser, l'air de rien, l'approche qui est pour l'instant celle de Besson et Sarkozy, qui a lui déclaré devant des agriculteurs que "la terre fait partie de cette identité nationale française". Une approche effectivement un peu dépassée à l'heure du world wide web et de la mondialisation...

 

Et vous, c'est quoi votre définition de l'identité nationale ?

+ - Sur AEIOU, suivre le fil identité nationale




Le chiffre du jour : 58% des Français jugent négatif le bilan de Sarkozy

Posté par Edouard le 27.10.09 à 15:10 | tags : revue de presse, en chiffre, gouvernement

A l'approche du mi-mandat de Nicolas Sarkozy, qui tombe pile-poile le 6 novembre, la presse et les instituts de sondage commencent à dresser les premiers bilans. Selon l'enquête LH2-Nouvelobs, réalisée les 23 et 24 octobre, l'opinion publique n'est pas tendre avec le président de la République. Seuls 38% des Français qualifient de "positif" le travail accompli jusqu'ici par le locataire de l'Elysée, contre 58% de "négatif".

 

Si la multiplication des polémiques ces dernières semaines a sans doute accentué la tendance, un autre chiffre doit tout de même inquiéter Nicolas Sarkozy : 19% des personnes ayant voté pour lui au 1er tour de la présidentielle 2007 déclarent qu'elles n'en feront pas de même en 2012. En outre, la popularité du chef de l'Etat est également en baisse, avec 41% d'opinions positives (-3 points par rapport au mois dernier).

 

Que donnent ces scores comparés à ceux de son prédécesseur ? Rien de très bon pour Sarko, selon l'historique d'un autre institut, Ipsos. Alors que Jacques Chirac était parti de bas, sa popularité avait connu une embellie à la mi-temps de son premier septennat (plus de 70% en janvier 99), notamment grâce à la cohabitation, pour ne plus descendre en dessous des 50% avant la campagne de 2002. Nicolas Sarkozy a lui démarré en trombe avant de chuter rapidement. Mais dans un autre contexte, et avec un tout autre style de présidence où le premier ministre ne joue plus vraiment son rôle de fusible.


Pour les anti-Sarko, il est donc un peu trop tôt pour crier victoire, surtout en l'absence d'alternative crédible du côté de l'opposition...




Jean Sarkozy nulle part (ou presque)

Posté par Easywriter le 23.10.09 à 10:03 | tags : président de la république, gouvernement, pipolitique

Jean Sarkozy ne dirigera finalement pas l'EPAD et on ne manquera pas de saluer aujourd'hui la maturité politique du jeune homme ou la vitoire de l'e-démocratie face à la tentation népotiste selon qu'on est de droite ou de gauche.

Ce qui est certain, c’est que je mènerai des combats dans les années qui viennent devant les électeurs.» a assuré le conseiller général des Hauts de Seine qui sera uniquement candidat au poste d'administrateur de l'établissement. Parmi les combats possibles, l'élection du nouveau présidentd u conseil général des Hauts de Seine en 2011 pourrait être une nouvelle fenêtre de tir. 

Ce matin du côté de la Défense, la manif anti-Jean devrait prendre les allures de fête, Fluctuat y a envoyé l'un des intrépides reporters, images à suivre dans la journée. 

 




Affaire Jean Sarkozy : La majorité grince en coulisse

Posté par Edouard le 22.10.09 à 11:38 | tags : medias et politique, revue de presse, ump, gouvernement
Officiellement, l'UMP fait front derrière Nicolas Sarkozy face aux diverses polémiques qui ont éclatées ces dernières semaines. Loin des micros, la réalité est semble-t-il nettement plus nuancée. Et on dénonce de plus en plus l'autoritarisme du chef de l'Etat.

 

 

A en croire le Canard Enchaîné, la gestion des cas Frédéric Mitterrand et Jean Sarkozy centralise la rancœur des élus UMP et des membres du gouvernement. L'hebdomadaire publiait mercredi une ribambelle de "offs", anonymes pour la plupart, de ministres excédés par les méthodes de l'Elysée. Les vacances sexuelles du ministre de la culture relatées dans La Mauvaise vie ne passant pas : "quand je le vois, j'ai du mal à lui serrer la main. Sarko n'aurait jamais dû le prendre au gouvernement." La promotion de Prince Jean à l'Epad serait elle une "énorme connerie", en "contradiction avec le discours de campagne sur la méritocratie." Problème, personne n'ose "lui dire que la nomination de Jean était une mauvaise idée, par peur de se faire virer".

Toujours selon le Canard, François Fillon, en privé, jugerait également le pistonnage du fiston comme "une énorme faute" : "Cette polémique n'est pas bonne (...] à six mois des régionales. Et, surtout, elle donne une image catastrophique de Nicolas Sarkozy." Ambiance.

 

Ça grince en haut, donc, mais aussi à la base, du côté des militants UMP. Sollicités à partager leur réaction sur lemonde.fr, ces derniers n'ont pas mâché leurs mots pour livrer leur sentiment. "Le mode de gouvernance actuel est plus proche de Poutine que de De Gaulle", balance Nicolas R. "L'hégémonie de l'UMP nous amène à un stalinisme de droite", assène Christian T. "Tout ceci est au mieux digne d'une république bananière", juge Eric M.

 

Pendant ce temps, on veut nous faire croire que la fronde actuelle est orchestrée par une presse malfaisante, qui se lève le matin avec comme unique motivation de trouver matière à ternir l'image du président. On veut nous faire croire que l'élection de David Douillet dans les Yvelines (circonscription acquise à la droite) signifie que le peuple se moque de ces polémiques et approuve toujours la politique du gouvernement, au mépris des sondages qui indiquent le contraire. Mais quand la peinture commence à craquer, ça finit toujours par se voir.




Eric Besson défend Jean Sarkozy et le népotisme

Posté par Easywriter le 19.10.09 à 11:35 | tags : gouvernement, citation

Décidément, rien n'égale la ferveur des convertis.
Parmi les louanges dressées à Jean Sarkozy, celles d'Eric Besson sont les plus inspirées.
Dans Libé à paraître demain (mais déjà cité ici) le Ministre de l'Immigration commence par expliquer assez classiquement que le fils du président a la légitimité du vote. Avant d'enchaîner sur l'âge du capitaine (c'est nous qui soulignons) : 

"Après, il y a la question de l’âge comme si quinze ans dans le sillage d’un animal politique comme l’est son père, vous ne pensez pas que c’est une formation accélérée?
Ce garçon regorge de talents. Il va vite, très vite. Je prends date avec vous, s’il poursuit en politique, il ira très loin, il n'a pas besoin de grand monde pour le faire.
Beaucoup de fées se sont penchées sur son berceau, je l’ai remarqué dès que j’ai fait sa connaissance.
Quand un joueur éclate sur un terrain de foot à 16 ou 17 ans, vous ne vous demandez pas s’il a tous les titres de noblesse, vous ne le laissez pas sur le banc de touche. Lui, son talent est éclatant au sens propre du terme. Je pense qu’il a des ambitions fortes et des atouts."

 

Sympathique renversement qui consiste à indiquer que Jean Sarkozy aurait du talent mais aucun titre de noblesse. Mais surtout l'éloge exprime un adage élégant pour défendre le népotisme : fréquenter de près son père fera de sa progéniture son meilleur successeur.CQFD.

 




Jean Sarkozy à la tête de l'Epad : le compromis qui ne change rien

Posté par Edouard le 19.10.09 à 10:57 | tags : ump, gouvernement

Pour tenter de désamorcer la polémique autour de la future nomination de Jean Sarkozy à la tête de l'Epad, Luc Chatel a proposé que les représentants de l'Etat au conseil d'administration s'abstiennent de voter. Un compromis en trompe l'œil dénoncé par l'opposition.

 

 

Selon Christophe Grébert, le Conseiller municipal Modem de Puteaux à l'origine de la pétition demandant à Jean Sarkozy de se désister, le rapport de force resterait quoiqu'il arrive en faveur du fils du président de la république. En dehors des 9 fonctionnaires représentant quatre ministères (Culture, Economie, Intérieur, Equipement), le conseil d'administration est composé de 9 représentants des collectivités locales : 4 UMP, 2 PS et 2 PC, plus un représentant du monde l'entreprise, Claude Leroi. Or, ce dernier est réputé proche de Nicolas Sarkozy. Il fut conseiller municipal à Neuilly, du temps où le locataire de l'Elysée était maire de la ville.

 

Claude Leroi a déclaré sur Europe 1 ce lundi qu'il représentait avant tout la chambre de commerce, qui n'est "ni de droite ni de gauche". Il n'a en revanche pu cacher la haute opinion qu'il a de Jean Sarkozy, "un garçon de qualité, sympathique que je connais depuis très longtemps." On se dirgie donc tout droit vers une élection du fiston à cinq voix contre quatre. 


"Si j'osais, je dirais que Leroi va couronner le prince", ironise sur son blog Christophe Grébert. La tension n'est donc pas prête de retomber, en attendant la manifestation organisée par le collectif Sauvons les riches, vendredi 23 octobre (à 10h) devant le Conseil général des Hauts de Seine où Jean Sarkozy doit être désigné avant ma décision finale du conseil d'administration de l'Epad, le 4 décembre. 




Le chiffre du jour : 8 000 (signatures contre Jean Sarkozy)

Posté par Edouard le 12.10.09 à 11:51 | tags : gouvernement, en chiffre, revue de presse

MAJ 19/10/09 : la pétition approche désormas les 90 000 signatures. Selon le blog de Christophe Grébert, le cap des 100 000 sera franchi une fois le traitement des signatures en attente de confirmation effectuée.

 

Soit le nombre de signatures déjà recueillies par la pétition appelant Jean Sarkozy à renoncer au poste de président de l'Epad, l'établissement public d'aménagement de La Défense.

 

L'initiative vient du conseiller municipal (MoDem) de Puteaux Christophe Grébert, qui a pris la tête du front anti-Jean- Sarkozy, notamment via son blog, monputeaux.com. "Cette nomination commence à faire le tour du monde. La presse britannique s'en donne à cœur joie et l'affaire permet même à la télévision chinoise de se moquer du népotisme français", raillait Grébert, dimanche à l'AFP. "Jean Sarkozy, qui n'a pas terminé ses études et n'a pas d'expérience professionnelle, n'a aucune légitimité à prendre la direction de La Défense".

 

Christophe Grébert prévoit de remettre la pétition à Jean Sarkozy avant le 4 décembre, date du conseil d'administration de l'Epad qui élira son nouveau président. L'élu Modem compte réunir 10 000 à 15 000 signatures. Un objectif qui devrait être largement dépassé vu le succès du texte, qui a gagné 4 000 nouveaux signataires entre dimanche et lundi matin, malgré le plantage du site victime d'un trafic trop important.

 

De très nombreuses réactions négatives ont accompagné l'annonce de la future nomination du fils du président de la république, dont Arnaud Montebourg qui compte signer la pétition et dénonce le "privilège de naissance" dont bénéficie le prince Jean. "C'est parce qu'il s'appelle Sarkozy qu'on nommerait un étudiant en droit de deuxième année à la tête de l'Epad. C'est la destruction de l'esprit de la république."


Arnaud Montebourg invité de la matinale de Jean-Jacques Bourdin :




Le chiffre du jour : 35 milliards

Posté par Edouard le 07.10.09 à 10:58 | tags : gouvernement, en chiffre
C'est la somme qu'il faudra injecter pour le volet transport du projet Grand Paris qui passe ce mercredi en conseil des ministres avant d'être débattu à l'Assemblée nationale.

 

Entériné en avril dernier par Nicolas Sarkozy, cet investissement pharaonique doit couvrir le plan de mobilisation de Jean-Paul Huchon, président du conseil régional d'Ile-de-France, destiné notamment à moderniser le réseau RER et à prolonger la ligne 14 jusqu'à Saint-Ouen. Il regroupe également le projet de métro périphérique autour de Paris, une "double boucle" de 130 km baptisée Orbival qui reliera les futurs pôles économiques franciliens (Roissy, Le Bourget, Marne-la-Vallée, le plateau de Saclay, la vallée de la Bièvre, etc.). Selon le Secrétaire d'Etat Christian Blanc, ce nouveau réseau banlieue-banlieue pourrait créer 800 000 emplois en quinze ans.

 Le tracé du premier tronçon de l'Orbival, qui desservirait 13 communes entre Arcueil-Cachan RER B et Val-de-Fontenay RER A



Nadine Morano joue à GTA... après l'avoir critiqué en mai dernier

Posté par Edouard le 01.10.09 à 18:58 | tags : gouvernement, actu insolite, revue de presse

La secrétaire d'Etat à la famille et à la Solidarité s'est fait épingler par Arrêt Sur Images à l'occasion d'un reportage publié dans Paris Match. On y voit Nadine Morano en famille, avec son père et ses enfants. Jusque-là, rien de bien croustillant. Sauf qu'une photo montre la membre du gouvernement en pleine partie de GTA IV (ou du moins en train de faire semblant) avec ses bambins.

 

Or, comme le rappelle @si, ce jeu trash est réservé à un public adulte, et l'on voit pourtant sa fille de 13 ans les yeux rivés sur la télé. Surtout, Nadine Morano s'était illustré lors de la sortie du jeu pour dénoncer son caractère "violent", "amoral" et "potentiellement addictif" et appeler à la "vigilance parentale".

 

Hou, la menteuse ?




Le chiffre du jour : 22 000 euros

Posté par Edouard le 30.09.09 à 10:38 | tags : gouvernement, en chiffre, economie

Soit ce que représente la dette publique par habitant en France. Un record selon l'Insee qui a publié, ce mercredi, un communiqué annonçant que la dette brute atteignait 1.428,0 milliards d'euros, ce qui équivaut à 73,9% du produit intérieur brut.

La dette est en hausse de 61,1 milliards de dollars par rapport au trimestre précédent. En pourcentage, elle augmente donc de 3,5 points.

C'est dans ce contexte morose que la ministre de l'Économie, Christine Lagarde et son collègue du Budget, Éric Woerth, présenteront aujourd'hui le projet de loi de finances pour 2010. Bon courage à eux...

 

Dette au sens de Maastricht des administrations publiques en point de PIB :

 

Source : Insee

 

Discutez sur le forum : Ce qu'on oublie de dire au sujet de la dette




Pourquoi l'UMP c'est devenu le PMU

Posté par Easywriter le 14.09.09 à 11:24 | tags : ump, gouvernement

L'UMP c'est le parti du peuple, c'est écrit dessus d'ailleurs : mouvement populaire.
Alors à son université d'été, forcément c'est très détendu, ambiance merguez et humour de droite : on y papote avec bonhomie des bons arabes - pardon DU bon arabe -  qui mangent du cochon - et on fait même des doigts à des journalistes un peu lourds avec leurs questions qui plombent le barbecue.

C'est ce qu'à fait Eric Besson, sémillant ministre de l'Immigration, qui en phase ultime de bizutage, multiplie les signes d'adaptation à l'ambiance très "lol" de l'UMP.

 

Il a fait un doigt à journaliste de Canal Plus qui tentait de le piéger lui et ses militants "progressistes" sur l'alliance avec Philippe De Villiers.
Le militant ne s'en est pas laissé compter et a récité le laïus habituel sur l'ouverture. Et Besson d'exprimer manuellement un "dans ton cul" de bon aloi au journaleux provoc mais bredouille. 

 



Pour justifier sa décontraction, le ministre a expliqué que  "c’était un jeu" et argué d'une certaine complicité avec l'équipe télé.
Ben oui ça arrive dans les meilleurs fêtes foraines ça, une insulte qui part entre cousins, un bras d'honneur un peu primesautier.
Si les convives n'ont pas trop bu de rosé ça ne dérape pas au-delà.
Et puis on plombe pas les repas entre potes avec de la politique, tout le monde trouve ça lourd.

Depuis l'élection de Nicolas Sarkozy, la majorité a réussi l'air de rien une vraie révolution mentale.
Après la présidentielle, Benjamin Berton écrivait sur Fluctuat un article où il évoquait l"ouverture d'une présidence beauf, en phase avec "le pays réel".
"Sarkozy fait (...) tomber la légende selon laquelle le Président français serait porteur d’une singularité culturelle et incarne un spectre de consommation proche du bidochon.
A l’inverse de Jacques Chirac, dont les lacunes étaient compensées par les points forts, Sarkozy n’a rien qui puisse plaider dans ce domaine en sa faveur : films de Christian Clavier, goût ostentatoire pour les grosses montres, idolâtrie des people (qui sont rarement les grands artistes et créateurs les plus respectés), mauvais goût vestimentaire avéré( ...) , il semble que pour la première fois depuis longtemps, la France ait un président qui lui ressemble plus qu’il ne ressemble à l’idée qu’elle se fait d’elle-même.

 

Désormais, la politique parle un langage simple : les concepts compliqués, la distance du monarque et la réserve des gouvernants, tout cet héritage mitterrandien poursuivi finalement par Jacques Chirac est remisé à la cave.
Et quand on voit ces leaders socialistes, qui ressemblent tous à une bande de bourgeois névrosés, franchement qui regretterait un tel snobisme ?
La désacralisation du langage politique s'accompagne aussi d'une décontraction des gestes.
Après tout Benoit Hamon aussi a fait un doigt à des journalistes sur le plateau de Canal Plus. Ce n'est sans doute pas si grave.

D'ailleurs nous-mêmes en écrivant ces lignes on ne trouve pas que cela soit si terrible.
C'est plutôt drôle le visage espiègle de Besson tellement psychorigide d'habitude.
Ce n'est pas si grave cette histoire d'Hortefeux, on se doute bien qu'ils ne sont pas tous totalement racistes à l'UMP. C'est sans doute cela la révolution culturelle qu'a réussi la majorité et ce qui assure son succès. Désormais la beauferie manifeste fait partie du paysage politique. On est comme ça nous les Français, alors si ça vous va tant mieux, sinon changez de PMU. 

 

Réagissez sur le forum : Les hommes politiques peuvent-ils rire de tout ?




Dérapage : Hortefeux s'enfonce dans l'argument auvergnat

Posté par Easywriter le 10.09.09 à 19:32 | tags : gouvernement

"Alors qu'il prenait une photo à la demande d'un jeune militant, des commentaires du public ont porté sur les caractéristiques supposées des habitants de l'Auvergne, région d'origine de Brice Hortefeux".

Telle est la réponse contenue dans le communiqué envoyé aux rédactions par le cabinet de Brice Hortefeux. L'argument n'est pas très crédible dans le contexte, le ministre lâche la phrase Quand il y en a un ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes", juste après avoir été interpellé par une petite dame agée qui semble dire sur la vidéo : "C'est notre petit Arabe" en parlant du militant maghrébin qui se tient à côté du ministre. 

Mais Hortefeux a déjà utilisé l'alibi auvergnat pour se défendre de présupposés racistes. Souvenez-vous c'était il y a quelques semaines, Brice Hortefeux avait dit que Fadela Amara était une "compatrriote même si ce n'est pas forcément évident, je le précise". La secréatire d'Etat à la Ville avait alors soutenu le ministre :

 

A Fluctuat, nous souhaitons aider le ministre à trouver des justifications plus convaincantes. Sur le forum, participez à notre jeu "Mais de quoi parlait Brice Hortefeux ?"



Brice Hortefeux pris en flagrant délit de racisme ordinaire

Posté par Edouard le 10.09.09 à 16:54 | tags : gouvernement

Une vidéo diffusée par le site du Monde montre un dérapage du ministre de l'Intérieur, filmé au côté d'un militant d'origine maghrébine lors de l'université d'été de l'UMP, le 5 septembre dernier. "Il en faut toujours un. Quand il y en a un ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes", déclare Brice Hortefeux.


Pour un ministre qui a mis au placard le préfet Paul Girot de Langlade, accusé d'avoir insulté une Antillaise travaillant à Orly, ça la fout mal. La scène, immortalisée par un vidéaste amateure, n'est pas outrancière. Elle illustre néanmoins le racisme ordinaire dont font trop souvent preuvent nos hommes politiques. Un rappel qui fait froid dans le dos.

 

Accompagné de Jean-François Copé, Hortefeux fait la rencontre d'un certain Amin, jeune militant UMP. "C'est l'intégration", assure un homme dans l'assistance. Une femme poursuit : "il est catholique, il mange du cochon et il boit de la bière". "Il ne correspond pas du tout au prototype, alors", en conclut Hortefeux avant de signer la phrase citée plus haut. 

Avis à nos concitoyens originaires du Maghreb : pour l'UMP, il suffit de ne pas aller à la mosquée, de bouffer du porc et de s'enfiler des demis pour être un bon français. Des épreuves bientôt au programme de l'examen civique d'accession à la nationalité ?

 

Réagissez sur le forum : Les hommes politiques peuvent-ils rire de tout ?




Un médecin réunionnais demande la démission de Roselyne Bachelot

Posté par Rémi Métriau le 28.08.09 à 17:06 | tags : gouvernement, santé

Le docteur réunionnais, Philippe de Chazournes, juge le traitement de la grippe A inadapté voire dangereux et demande la démission de Roselyne Bachelot, la ministre de la santé, dans une lettre ouverte particulièrement virulente.

 

Philippe de Chazournes accuse Roselyne Bachelot d'avoir "semé un vent de panique" et "préféré la communication au détriment d'actions pour nous (le personnel soignant) aider à organiser et à anticiper la crise actuelle". Il juge inappropriées les solutions proposées par la ministre qui n'auraient fait qu'aggraver la situation, en coulant un peu plus "notre sécurité sociale", saturant les services d'urgence, et, de fait, en mettant les médecins dans un état de sous effectif dangereux. Le médecin souligne alors "des risques d'erreurs diagnostiques et thérapeutiques, qui pourraient être sources de plaintes en cas d'évolution défavorable."

 

Philippe de Chazournes dénonce enfin une vision catastrophiste et une gestion de la crise peu réfléchie qui pourrait bien décrédibiliser les autorités en cas de crise plus grave, "la population risque maintenant de prendre pour une simple « bachelette » une prochaine alerte sanitaire. Si celle-ci s'avérait bien plus grave (d'ordre viral, bactériologique ou chimique), elle risquerait d'être minimisée et vous en seriez alors la première responsable"

 

Tout comprendre de la grippe A sur Doctissimo

 




Luc Chatel : la honte internationale sur le site du New York Times

Posté par Edouard le 20.08.09 à 13:01 | tags : ump, international, actu insolite, gouvernement

La vie politique française à la Une du site du New York Times, ça n'arrive pas tous les jours. Sauf quand un ministre se retrouve pris au cœur d'une polémique suite à la mise en scène d'une visite de supermarché.

 

Correspondant à Paris pour le quotidien américain, Steven Erlanger a donc pris un malin plaisir à relater la polémique qui met cette semaine le ministre de l'Education Luc Chatel, ainsi que le secrétaire d'Etat au commerce Hervé Novelli, dans l'embarras. Ou comment une simple opération de com' organisée dans un Intermarché (truffé de figurants, dont une militante UMP) se transforme en pantalonnade internationale.


Mis à la une de la version en ligne du NYT ce jeudi matin, le papier a également été "publié le 20 août 2009, à la page A5 de l'édition de New York", peut-on lire en bas de page.


Dans notre souvenir, la dernière fois qu'une actualité française avait eu droit à un tel honneur, c'était à l'occasion d'un article sur le phénomène Plus Belle La Vie

(edit du 24/08 : le bureau parisien du New-York Times nous a indiqué ce matin que la France avait eu plusieurs fois l'honneur de la Une du site depuis)




Remaniement : Christine Boutin vide son sac

Posté par Edouard le 29.06.09 à 11:36 | tags : gouvernement, social

Pressentie pour rester au gouvernement, où on l'annonçait en charge du dossier des prisons, Christine Boutin a finalement été victime du remaniement ministériel. Une information qu'elle aurait découverte en "regardant le 20h".

 

C'est sûr le plateau de Marc-Olivier Fogiel, sur Europe 1, que l'ancienne ministre du logement a finalement vidé son sac, après cinq jours de silence. Qualifiant de "jetage" son éviction du gouvernement, Boutin a déploré l'attitude de François Fillon, dont elle n'a eu aucune nouvelle depuis mercredi dernier. "De l'Elysée, j'ai eu un contact avec Claude Guéant, qui a été plus chaleureux, dès le lendemain matin , mais je dois dire que j'ai été quand même très choquée de voir que le premier ministre n'a même pas pris le temps de passer un coup de fil. J'espère que ce n'est pas en raison de ce que je représente, c'est-à-dire la droite sociale chrétienne, parce que ce serait vraiment très grave."

 

Commentant son absence à la passation de pouvoir de son ministère, transformé en secrétariat d'Etat, Boutin a par ailleurs jugé que le logement méritait "mieux qu'être la 25e roue du carosse." Le temps où l'on nous promettait un utopique droit opposable au logement semble en effet bien loin...

 





Remaniement : à quoi servent les ministres ?

Posté par Edouard le 24.06.09 à 14:33 | tags : débat, gouvernement

Le dernier jeu des chaises musicales ministériel confirme une tendance lourde de la présidence Sarkozy : qu'importe la composition du gouvernement et la compétence de ses membres, c'est bien à l'Elysée que tout se décide. Le reste n'est qu'histoire de casting.

 

Entre ministres écartés, nouveaux entrants et fidèles ballottés de maroquins en maroquins, comme Brice Hortefeux qui va occuper son troisième poste en deux ans, le troisième remaniement du gouvernement Fillon, annoncé mardi soir par Claude Guéant sur le perron de l'Elysée, a finalement fait beaucoup de bruit pour rien. Difficile, en effet, de dégager une nomination forte dans cette recomposition qui sent bon le bricolage politique. La diversité initiée en 2007 est maintenue. Les égos ont été ménagés, notamment ceux des sarkosistes. Et un vrai-faux ministre d'ouverture, qui plus est neveu de François Mitterrand, est même là pour faire joli.

 

Reste qu'au-delà de l'image et des équilibres politiciens, certains choix peu légitimes symbolisent l'incohérence d'un remaniement qui altère encore un peu plus la valeur de la fonction ministérielle :

 

Brice Hortefeux : s'il avait rempli son rôle à l'Immigration, où il était chargé de conduire la politique de fermeté voulue par le président, le bras de droit de Sarkozy n'aura guère brillé au Travail, où il n'a même pas eu le temps de faire avancer la réforme des retraites. Six mois après, le voilà nommé en charge de l'Intérieur. Un poste qu'il risque de quitter dans neuf mois si sa candidature aux élections régionales de 2010 se confirme.


Rama Yade : propulsée sur le devant de la scène au cours de la présidentielle 2007, elle était un des symboles de la diversité au sein du gouvernement. A part ça ? La secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme a avalé beaucoup de couleuvres. Désavouée par son ministre de tutelle, qui s'était même prononcé pour la suppression de sa fonction, son secrétariat est passé à la trappe. Mais Sarkozy ne pouvant se séparer d'une deuxième femme issue de l'immigration, après la mise au placard de Rachida Dati au Parlement Européen, il fallu la recaser... au secrétariat d'Etat au sport. On ne l'a pourtant jamais vu faire de jogging avec Sarko.

 

Christian Estrosi : fidèle sarkosiste jusqu'ici recalé des différents gouvernements Fillon, le maire de Nice obtient enfin un ministère. Celui de l'Industrie. Etrange choix pour ce spécialiste des questions sécuritaires, connu pour ses propositions d'amendement chocs (rétablissement de la peine de mort pour certains crimes, suppression des allocations familiales pour les parents d'enfants placés en centres éducatifs fermés, portiques de sécurité à l'entrée des écoles). Il devait défendre ce mardi sa proposition de loi contre les bandes. En matière d'économie, ses compétences restent à démontrer.

 

Xavier Darcos : dans la catégorie "ministre qui n'a rien fait mais qu'on promeut quand même", Darcos se pose là. Après plus de deux ans à l'Education, le bilan du Limougeaud n'est en effet pas bien reluisant. Passés des débuts en douceur, il aura réussi à se mettre tous les syndicats à dos, et dû abandonner sa réforme des lycées devant la pression de la rue. Qu'à cela ne tienne, l'Elysée récompense ses efforts en le nommant au Travail. Un ministère où il sera chargé de conduire une réforme autrement plus ardue, celle des retraites, qui plus est face à certains des syndicalistes avec qui il avait eu maille à partir à l'Education. 

 

La composition du gouvernement Fillon IV




Michèle Alliot-Marie, mère protectrice des internautes

Posté par Emmanuel le 28.05.09 à 12:52 | tags : gouvernement, futurologie, hadopi

Insatisfaite du tollé provoqué par la loi Hadopi, Michèle Alliot-Marie a présenté en Conseil des ministres de mercredi la Loppsi, un nouvel instrument juridique de filtrage des sites sur la toile. Une main protectrice tendue aux internautes, qui hésitent pour l'instant à la saisir.

 

MAM reprend le flambeau de la sécurisation sur le net. Cette fois-ci, les internautes ne sont plus des pirates mais des victimes qu'il faut "protéger contre les images de pornographie enfantine". Les sites étrangers qui diffusent "la plupart des images de pornographie enfantine" sont la cible de la ministre de l'Intérieur car la loi ne permet d'imposer à l'hébergeur la fermeture de son site que s'il est implanté sur le sol français.
Déjà suspicieux sur la loi Hadopi, les journalistes du site Numerama deviennent presque paranos. Ils s'émeuvent de la méthode du gouvernement, qui décidera seul et sans transparence de la liste des sites à filtrer. Sous couvert de protéger l'internaute, c'est la porte ouverte à une extension du contrôle de la toile, ironisent les journalistes : "contre la pédophilie aujourd'hui. Contre le piratage et la désinformation demain".

 

"La sécurité demeure l'une des préoccupations majeures de nos concitoyen"

Le Ministère de l'Intérieur ne semble plus croire au contrôle citoyen de la toile. Le site protection des mineurs signale que "deux minutes suffisent pour protéger vos enfants" en installant un filtre de navigation ? Pas assez sûr. Autre site (du gouvernement), Internet signalement, permet aux internautes de signaler toute irruption involontaire (spams, cheval de troie etc.) sur leurs écrans et y va de ses conseils aux parents consciencieux sur la nécessité de dialoguer avec leurs enfants pour aborder les dangers d'Internet. Le site gouvernemental les invite même à échanger leurs préoccupations sur un forum crée pour l'occasion.

Tous ces outils de contrôle dialogique et responsabilisant semblent dépassés. "Mon ambition est, en somme, de ne jamais laisser le dernier mot aux trafiquants, aux pédophiles et aux terroristes" précisait la ministre en 2008. Une ambition qui a aussi un écho financier, car le texte du projet de loi Loppsi reconnaît "l'enjeu que représentent les marchés étrangers de la sécurité intérieure pour les entreprises française", qui sont "une réalité économique et commerciale croissante". On a enfin trouvé une raison d'être au passe-temps favori des gus dans leurs garages.

Le projet de loi Loppsi




Gamins arrêtés : une dérive de la politique sécuritaire ?

Posté par Edouard le 22.05.09 à 11:39 | tags : débat, gouvernement
Depuis l'arrestation de deux enfants âgés de 6 et 10 ans pour un vol supposé de vélos, mardi en Gironde, la polémique enfle autour des méthodes de la police française. Le gouvernement et l'UMP se sont désolidarisés de cet excès de zèle. Mais n'est-il pas le fruit de la politique du chiffre inculquée aux forces de l'ordre ?

Des jeunes même pas adolescents cueillis à la sortie de l'école et emmenés au poste par une escouade de six flics. Voilà une image dont la majorité se serait bien passée. Pas question ici de louer le travail de la police, sur fond de guerre des bandes et de montée de l'insécurité. Le Ministre de l'Education Xavier Darcos et son homologue de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie la jouent profil bas. Cette dernière a demandé l'ouverture d'une enquête interne pour comprendre comment un tel déploiement a pu être mis en place pour une histoire somme toute banale.

 

Attention, l'interpellation s'est déroulée "sans menottes ni rudoiement", nous rassure le directeur départemental de la sécurité publique (DDSP), Albert Doutre, droit dans ses bottes face aux critiques qui ont fusée ses derniers jours. Sans doute la seule personne en France à assumer un épisode qui salit un peu plus l'image déjà désastreuse de la police française. Aymed Korbosli, secrétaire régional de l'Unsa-police-le-syndicat-unique, a d'ailleurs condamné ce type d'interventions commandées par "la religion du chiffre et des statistiques".


On peut en effet s'interroger sur le lien entre cet évènement et la politique du chiffre promue par Nicolas Sarkozy depuis son passage à l'Intérieur, entre 2005 et 2007. Une politique qui pousse la police à privilégier les délits au taux d'élucidation élevé (possession de cannabis, racolage, ivresse sur la voie publique, sans papiers, etc.) au détriment des affaires plus complexes. Une méthode qui permet de communiquer sur des statistiques avantageuses. Mais offre aux représentants de la loi un rôle peu reluisant qui nourrit le ressentiment des français (et pas qu'en banlieue) envers l'uniforme.


Plus cocasse, l'indignation de Frédéric Lefebvre dans son communiqué de jeudi : "L'arrestation d'un enfant de 6 ans soupçonné du vol d'un vélo à la sortie de l'école n'est pas acceptable". Le porte-parole de l'UMP nous jurait pourtant il y a quelques mois les bienfaits de la détection des futurs délinquants dès la garderie. Il faut croire que la majorité a depuis pris conscience des effets secondaires de son discours sécuritaire. Sans doute un peu tard pour combler le fossé qui se creuse inexorablement entre policiers et citoyens.

 




Debbouze réclame toujours les pensions des indigènes

Posté par Edouard le 20.05.09 à 12:36 | tags : gouvernement, débat

Coup de gueule de Jamel Debbouze ce mercredi sur Europe 1 : la promesse de Jacques Chirac de revaloriser les retraites des anciens combattants issus des ex-colonies n'a toujours pas été tenue. "On s'en fout des mots, on s'en fout des discours. Faites votre boulot", a pesté l'acteur qui réclame des actes.


Le 8 mai dernier, la mémoire des combattants africains ayant lutté pour la libération de la France au cours de la seconde guerre mondiale a été honorée par Nicolas Sarkozy. "Tout le temps qu'ils participeront à l'épopée de la 1è Armée, ils se battront pour la France comme s'ils se battaient pour leur mère-patrie. Ils ne seront économes ni de leur peine, ni de leur sang. La France n'oubliera jamais leur sacrifice", déclarait notamment le président de la République.

 

Problème, la reconnaissance financière du statut de ces sacrifiés n'est, elle, toujours pas à l'ordre du jour. En 2006, le film Indigènes de Rachid Bouchareb, qui sera diffusé pour la première fois en clair jeudi sur France 3, avait suscité une vive émotion et poussé la France à voter en 2007 une loi de finances mettant un terme à la "cristallisation" promulguée par le Général de Gaulle en 1959. Un texte qui définissait un barème de pensions en fonction de la nationalité des anciens combattants. Or, cette décristallisation est incomplète puisqu'elle ne s'applique pas à la pension civile et militaire.

 

"La pension civile et militaire d'un Français s'élève à environ 600 euros par mois. Elle est de 150 euros par mois pour un Sénégalais et de 80 euros par mois pour un Marocain", dénonçait récemment au JDD.fr Naïma Charaï, déléguée nationale à l'Egalité des chances au sein du Parti socialiste.

 

"Il reste 80.0000 combattants. Qu'est ce qu'on attend ? Que le dernier meurt pour rétablir la situation ?", s'interroge donc Jamel Debbouze, dans une interview accordée à Marc-Olivier Fogiel et diffusée mercredi sur Europe 1. Récompensé avec ses camarades par le Prix d'interprétation masculine lors du Festival de Cannes 2006, l'acteur déclare par ailleurs ne pas vouloir rencontrer Nicolas Sarkozy : "Non, parce que ça y est on a fait le boulot. On a été un formidable prétexte pour mettre ce sujet sur la table. Maintenant, il faut que la loi soit appliquée. C'est dégradant pour la France de continuer à débattre sur le sujet."

 




Hadopi : NKM se démarque

Posté par Emmanuel le 23.03.09 à 13:00 | tags : hadopi, gouvernement, débat

Les errements de la loi Hadopi se poursuivent avec le coup de gueule de Nathalie Kosciusko-Morizet. La secrétaire d'Etat à l'Economie numérique révèle dans une interview au figaro.fr ne jamais avoir été consultée sur un projet de loi qu'elle trouve dépassé.

 

Son ministère a eu beau jeu de réduire l'entretien aux déclarations les moins compromettantes, le site electron libre s'est procuré la version dite non-recoupée, qui tourne depuis sur la toile comme une patate chaude. "Cette interview peut lui coûter sa place" reconnaît un habitué des cercles élyséens.
On y apprend l'absence de concertation entre le Ministère de la Culture et celui de l'Economie numérique. NKM a été exclue des débats. Dommage, car son avis aurait pu éviter de proposer une loi qu'elle juge en retard : "On a laissé le mal s'installer, prospérer et le débat survient trop tard par rapport à une pratique déjà installée".

 

 

Hors gouvernement, les critiques fusent contre Hadopi. Jacques Attali juge la loi "scandaleuse et ridicule" car elle n'est qu'une défense tardive des intérêts des gros bonnets de l'industrie du disque. A cela, NKM ajoute l'inutilité: elle sera évitée par tous ceux qui savent modifier leur adresse IP. "Moi-même je sais comment faire ! "
On espère en tout cas que ces déclarations ne lui coûteront pas son poste, elle qui se dit prête à travailler à "l'après-Hadopi" avec les "acteurs de l'après".




Régionales 2010: Pécresse adoubée, Karoutchi groggy

Posté par Emmanuel le 23.03.09 à 10:50 | tags : ump, campagne electorale, gouvernement

Dans la course aux régionales 2010, Valérie Pécresse met Roger Karoutchi KO en Ile-de-France, mais l'appelle à rejoindre son équipe.

 

Résultat sans équivoque : 60% de voix pour la ministre de l'enseignement supérieur décomptées hier. Même dans son fief des Hauts de Seine, Roger Karoutchi n'a pas été soutenu.
Dur de s'en relever. Le président du groupe UMP de la région faisait pourtant "le combat de sa vie". Il était même allé jusqu'à médiatiser son coming-out (il a sorti une autobiographie, Mes quatre vérité, en pleine campagne) .

De parole de spécialiste, sa défaite tient au manque de confiance des militants, malgré sa reconquête médiatique tardive.
Malgré les difficultés qu'elle rencontre face au mouvement des enseignants chercheurs, Valérie Pécresse a elle fédéré les 70.000 militants qui votaient depuis lundi 16 mars sous le maître mot du renouvellement. Désormais, les cadres aussi la rejoignent. Jean-François Copé pour son comité de soutien, Xavier Bertrand, et, déjà, d'anciens proches de Karoutchi changent de camps, comme le président de la fédération de Paris Philippe Goujon. Même Karoutchi pourrait faire partie de l'équipe qui part en guerre contre le PS de Jean-Paul Huchon.


En dépit des attaques récurrentes qu'elle a essuyée, Valérie Pécresse a en effet appellé à l'unité de son camp, évoquant même l'idée d'un ticket avec son ex-rival. L'Ile-de-France attend donc le renouvellement de l'UMP, les enseignants-chercheurs, eux, attendent qu'elle annonce la date de son prochain départ du gouvernement.






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