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La gauche "noniste" et antilibérale au sein de la campagne présidentielle

Flu a testé le stage de désobéissance civile

Posté par Edouard le 28.07.09 à 12:55 | tags : néo-militants, démocratie, gauche antilibérale

Brigade des Clowns, Déboulonneurs, Clan des néons. L'activisme a pris ces dernières années une apparence sympathique propre à séduire les médias. Les nouveaux militants sont-ils pour autant devenus des rigolos ? Fluctuat est allé assister à un stage de désobéissance civile organisé par les "Désobéissants", à Strasbourg, où les apprentis contestataires se nourrissent à l'expertise militante et aux débats stratégiques.

Comment faire face à une charge de CRS, réaliser une action médiatique sans tomber sous le coup de la loi, ralentir une interpellation en douceur pour ne pas se faire matraquer ou attaquer pour rebellion. Telles sont les enseignements précieux que viennent chercher les militants en herbe dans ces formations atypiques dont le mot d'ordre peut se résumer à la formule des trois "e" : expertise, équipe, émotion.

 

Un brin folklorique, cet apprentissage n'en est pas moins très sérieux pour ces activistes post-modernes qui veulent dépoussiérer les méthodes de revendication : "les manifestations classiques, c'est quand même un peu redondant. Ça fait longtemps qu'on en fait et ça fait longtemps que ça ne sert plus à grand chose. Donc c'est intéressant parce ce que c'est plus novateur et incisif", juge ainsi Maud, jeune participante au stage. La fin du militantisme à la papa a-t-il sonné ?

 

Lire la suite de notre reportage sur le stage des "Désobéissants"

 

Illustration : arrestation d'un militant de la Brigade de activistes clowns (BAC), lors d'une manifestion organisée le 14 juillet dernier au Carrousel du Louvre, à Paris (crédit : Laetitia Legrand)




Mélenchon et le cauchemar de l'Europe americaine

L'Europe va-t-elle définitivement tomber sous la coupe des Etats-Unis et épouser sa doctrine libérale ? C'est la crainte de Jean-Luc Mélenchon, leader du Parti de Gauche (PG), qui alarme les médias depuis quelques semaines sur les conséquences d'une résolution du Parlement Européen qui aboutirait à la création, d'ici 2015, d'un grand marché transatlantique.

En avril sur BFM, et plus récemment sur la Matinale de Canal Plus, "Meluch" a évoqué ce texte mystérieux, intitulé "l'état des relations transatlantiques après les élections aux Etats-Unis", devant des journalistes interloqués. De fait, la presse relaie très timidement cette résolution votée massivement par les socialistes européens mais que personne ne semble connaître ou être en mesure d'expliquer. Fluctuat a donc demandé à Patrick Le Hyaric, tête de liste Ile-de-France du Front de Gauche (alliance du PC et du PG) aux élections européennes, de nous en dire plus sur ce projet.

 

Flu : Dans des interviews récentes, Jean-Luc Mélenchon (tête de liste Sud-Ouest du Front de gauche) a cloué le bec aux journalistes en évoquant le vote du 29 mars du Parlement Européen en faveur d'un grand marché transatlantique. De quoi parlait-il et pourquoi la campagne esquive le débat ?

P. Le Hyaric : Si, le projet est en débat. Ceux qui se disent les meilleurs constructeurs de l'Europe préparent l'avènement d'un marché unique entre l'Europe et les Etats-Unis, pour mettre à terme l'Union Européenne et ses droits sociaux à la solde de la direction américaine. C'est un projet de longue date. Il y a 10 ans, l'Accord Multilatéral sur l'Investissement (AMI) prévoyait déjà de libéraliser les investissements des sociétés américaines vers l'Europe. Mais à l'Assemblée, le projet avait été mis en échec par Robert Hue et Lionel Jospin avait annoncé que la France se retirait de ces négociations Depuis le projet est revenu à trois reprises et le 26 mars 2009, sous la forme d'une quasi directive. Seuls 53 eurodéputés de la gauche unitaire s'y sont opposés.

 

Flu : La résolution du 26 mars s'intitule "l'état des relations transatlantiques après les élections aux Etats-Unis". La séduction de Barack Obama explique-t-elle la quasi unanimité du Parlement Européen derrière le projet ?

P. Le Hyaric : Pas du tout, le projet était déjà dans les startings-blocs sous l'administration de Georges Bush et il a été voté au premier trimestre par le Parlement Européen après dix ans de tractations.

 

Flu : Quels sont les dérives possibles de ce grand marché unitaire ?

P. Le Hyaric : Bientôt on devra manger du bœuf aux hormones, acheter Boeing plutôt qu'Airbus. C'est la promesse de pertes d'emplois par milliers et d'une désindustrialisation massive.
Il y a aussi un danger en terme de liberté. Regardez ce qui se fait déjà dans nos universités : c'est ranger le modèle français selon les normes américaines. C'est la même chose pour le plaider coupable qui vient d'être décidé. L'Europe est en train de perdre des droits de qualité pour s'adapter aux normes américaines. On ne peut pas nous dire qu'on construit une Europe protectrice et en sous main nous proposer une Europe américaine.

 

Flu : Une fois la résolution adoptée, quand le grand marché transatlantique va-t-il entrer en oeuvre ?

P. Le Hyaric : Jamais ! Vous pouvez compter sur nous pour remettre ça sur le tapis et le mettre en échec. Nous allons mener une campagne publique européenne pour l'empêcher. C'est un des grands enjeux, même si ce n'est pas le seul, de la campagne européenne. Ceux qui parlent d'une Europe rempart sont des menteurs !

 

Sur Flu: l'actualité de la campagne des européennes







Coupat(ble) ou pas ? Le faux débat

Posté par Emmanuel le 30.04.09 à 14:37 | tags : gauche antilibérale, justice
Julien Coupat, incarcéré depuis le 15 novembre dernier pour "direction d'une entreprise terroriste et destructions en réunion à visée terroriste" vient de se voir refuser une troisième demande de remise en liberté. Alors que son avocate dénonce l'absurdité de la justice française dans une tribune du Monde et réitère sa demande de libération, Le Point révèle des indices compromettants pour le leader du groupe de Tarnac.

 

"Vous tiendrez votre liberté de ce que vous aurez libéré...", scande Irène Terrel dans sa tribune du Monde, ressuscitant les mots du poète Joël Bousquet pour exiger la libération de son client.
La force des mots. C'est tout ce qu'il reste à l'avocate de Julien Coupat face à l'obstination du parquet de Paris.

 

Petit rappel, depuis son arrestation le 15 novembre dernier, le juge des liberté a demandé à trois reprises la remise en liberté du cerveau estimé du sabotage de la ligne SNCF. Trois échecs. Julien Coupat est tout bonnement "présumé coupable", estime Irène Terrel. L'ex-avocate de Cesare Battista cite le juge des libertés en décembre dernier : "la détention provisoire de l'intéressé n'apparaît pas aujourd'hui indispensable à la manifestation de la vérité (...) au surplus, il n'a jamais été condamné".

 

Le problème dans cette affaire n'est donc pas tant de statuer sur la culpabilité de Coupat, mais d'abord de refuser qu'après six mois de geôle, il n'ait pas encore eu accès à son dossier. Et d'appliquer la loi: "La personne mise en examen, présumée innocente, reste libre" (article 137 du code de procédure pénale).

 

Niveau enquête par contre, de nouveaux "indices compromettants" révélés par Le Point rendent la nouvelle demande de remise en liberté de l'avocate compromise. Le juge d'instruction aurait reçu des preuves tangibles de la culpabilité de Coupat, notamment un carnet de bord avec une liste de fournitures nécessaires au sabotage retrouvée dans la voiture du groupe de Tarnac. Actuellement exploités par la sous-direction de l'antiterrorisme (SDAT), ces indices devraient être présentés à Julien Coupat au cours de son prochain interrogatoire, prévu le 4 mai.

 

 




Moucharder le gaucho

Posté par Myosotis le 19.06.08 à 18:01 | tags : élucubration, gauche antilibérale, opposition

Qu'elle ait servi à retrouver la trace du coiffeur responsable de la coupe de cheveux de Bernard Thibault ou à contrôler ce dernier dans la perspective de négociations, la boîte noire retrouvée à son domicile quelques semaines après l'affaire Besancenot alimente la paranoïa gauchiste. Et prouve qu'intrigue et coups fourrés sont toujours au cœur de l'action politique.

Quelques semaines à peine après la révélation des filatures auxquelles se serait livrée une officine non identifiée sur la personne d’Olivier Besancenot, le porte-parole de la LCR, la pratique a non seulement de quoi inquiéter mais étonne par le manque relatif de réactions qu’elle a entraînées dans l’ensemble de la classe politique.

Lire la chronique Surveillez votre gauche dans son intégralité sur le mag politique




L'exemple allemand de la gauche radicale

Posté par Easywriter le 25.05.07 à 11:54 | tags : décryptage, gauche antilibérale, international, lcr, pcf

 

Le Linkspartei et la Wasg ont donc fusionné la semaine dernière comme on s'y attendait depuis des mois. Les deux formations allemandes de la gauche radicale représentent désormais unies au sein de Die Linke un potentiel électotal non négligeable que le SPD de Kurt Beck peut craindre. Le 17 juin prochain, lors d'un congrès fondateur, Lothar Bisky etOskar Lafontaine devraient prendre la tête d'une présidence bicéphale. Une première tentative d'alliance avait permis de recueillir quelque 8,7 % des voix aux législatives de septembre 2005. L'alliance est d'ailleurs le quatrième parti du Bundestag et la nouvelle fusion pourrait lancer une implantation dans les gouvernements des Lander où le SPD recule.
Usé par le pouvoir et les compromis sociaux-democrates, le SPD a suscité une forte déception dans les classes populaires et chez certains de ses cadres ( c'est là-dessus que prospère le WASG) et flouté ses propres repères idéologiques (à l'inverse le Linkspartei a réussi le pari d'un néocommunisme rénové). Tout ceci ne vous rappelle rien ?

La gauche française qu'elle soit radicale ou modérée vit aujourdhui une crise politique comparable à celle qui a bouti à la recomposition politique outre-Rhin. Des socialistes comme Henri Emmanuelli ont d'ailleurs publiquement conspué la séparation des antilibéraux français entre gauche radicale et aile gauche « noniste » du PS. Si ce dernier implose après la déculottée prévisible des législatives, l'union des forces de la gauche de la gauche pourrait s'envisager.
Pour l'heure celle-ci achoppe encore sur quelques réalités comptables : le PCF présente des candidats en son nom pour obtenir le maximum de voix ( l'Etat reverse 1,63 € par voix aux partis et par an durant la législature) idem pour la LCR d'Olivier Besancenot, plutôt soulagée avec ses 4,3 % obtenu à la présidentielle dans un contexte d'effondrement du vote extrême gauche. José Bové et ses partisans ne désespèrent pas non plus de créer un vrai mouvement.
Pourtant ce qui se passe actuellement en Allemagne est bien plus riche d'enseignement que les coalitions acrobatiques à l'italienne (sur lesquelles on glose beaucoup)dans lesquellles se retrouvent des partis qui ne partagent finalement pas grand-chose et pas seulement sur le plan économique. Face au principe de la cogestion, irmprobable à l'italienne ou de contestation stérile et isolée à la française, la gauche de la gauche allemande espère être la voix décomplexée de la transformation sociale. L'exemple est tout de même à méditer.

 




Marie George Buffet dans ton Scopitone


Les clips officiels - que j'adore - sont l'ultime héritage d'une vision égalitaire et non financiarisée d'une campagne électorale. je rappelle qu'ils sont réalisés avec les mêmes moyens quelle que soit par ailleurs la force de frappe du candidat. Planifiée comme une économie socialiste, il était prévisible que le spot officiel soit un exercice réussi par les communistes qui s'en sortent plutôt bien - et si vous pensez que j'exagère attendez de voir celui de Bayrou



José Bové bat la campagne (officielle)

Alors que les budgets de campagne explosent, que le marketing politique utilise à foison les nouveaux medias, le clip officiel de campagne avec même budget et format pour tous (et interdiction de manipuler des symboles type drapeau...) est -il la dernière manifestation désuète de l'égalitarisme républicain ? Vous avez deux heures.
José Bové a été le plus rapide à mettre son clip sur Dailymotion.





Mesdames messieurs, à ma gauche....

"Il y a eu une tentative d'un certain nombre de partis politiques de récupérer un mouvementles collectifs. Ils ont essayé de l'infiltrer, le contrôler, et ces appareils ont pour finir décidé de partir seuls à la bataille. Mais aujourd'hui, ils ne peuvent pas représenter cette diversité, cette multitude de gens et cette richesse".
José Bové sur RTL à propos de sa candidature vraisemblablement officialisée le 01 février.

Avec au moins trois candidats - Buffet, Besancenot, Schivardi (du parti des Travailleurs) - les collectifs antilibéraux auront, à défaut d'un candidat de la dynamique commune au moins une bonne représentation de leur richesse et de leur diversité. Ajoutons la candidature antilibérale d'Arlette Laguiller (qui n'a jamais été proche du mouvement) et celle possible donc de José Bové, et la gauche radicale aura cinq représentants.

Partis de campagne : sur le blog militants de Flu, Yves retrace l'histoire de l'échec de l'union des antilibéraux vu côté LCR. Partisan mais bien foutu.




Les communistes veulent croire au rassemblement

Posté par Easywriter le 05.01.07 à 11:49 | tags : buffet, gauche antilibérale, pcf

Les communistes mettent fin aux travaux pratiques mais conservent les copies. La candidature de Marie-George Buffet est présentée comme suit :  "il s'agit d'opposer aux gauches du renoncement (...) une (...) gauche populaire et antilibérale capable de porter jusqu'au niveau national un vrai projet de transformation sociale" explique le parti. Gauche antilibérale c'était un peu le nom de code du "mouvement antilibéral"  mais certains lui préféraient le plus positif "gauche de transformation sociale"- le PCF conservera donc les deux. Après tout le parti a le droit de reprendre les idées qu'il a contribuées à mettre en oeuvre mais cela renforce le sentiment de hold-up effectué sur un mouvement qui n'aurait servi que de rabatteur au PCF. Le parti a refusé de présenter un candidat qui aurait été plus consensuel jetant le trouble dans son propre camp.
Pourtant en quelques années, Marie George Buffet a ouvert le parti communiste au mouvement associatif et même fait quelques appels du pied à ses ennemis historiques comme lors de la campagne sur le Traité Constitutionnel européen.
Mais les membres du mouvement non affiliés au PCF n'ont jamais voulu d'un chef de parti à leur tête et son passé de ministre du gouvernement de Lionel Jospin a fait craindre la perspective d'un ralliement au PS.
Aujourd'hui la candidate se déclare officiellement et tente le rassemblement en reprenant la terminologie d'un mouvement à l'agonie... Mais que José Bové essaie de remettre en selle via un appel à la candidature unitaire qui pourrait obtenir le retrait d'Olivier Besancenot. D'après Le Canard Enchainé, les proches de l'ancien leader paysan auraient l'idée de présenter des candidats "unitaires" aux législatives partout où le sortant est communiste. S'il conserve son vocabulaire, ses idées et ses vieilles histoires de boutique, effectivement le mouvement antilibéral n'est peut-être pas tout à fait mort.
(NB : l'illustration est un graphcut de Nicolas Gast, choppée ici



Antilibéraux : Marie-George Buffet toujours seule en tête

Posté par Easywriter le 21.12.06 à 11:20 | tags : buffet, campagne electorale, candidats, gauche antilibérale, pcf

Le mouvement antilibéral est peut-être mort hier quelque part dans les urnes du parti communiste. Si le plébiscite fut moins évident, Marie-George Buffet a tout de même réuni 81,05 % des suffrages exprimés (plus de la moitié des 93 000 militants ont voté).
L'obstination des communistes à présenter leur candidat  à la tête du rassemblement  pourrait signer la fin d'un mouvement qui a le plus grand mal à concilier ses troupes derrière un leader. Mathématiquement majoritaire, les communistes sont aussi ceux qui suscitent le plus de défiance envers les autres courants -notamment les associatifs et l'aile extrême gauche du collectif.



Marie-George Buffet critiquée dans son propre camp

Posté par Easywriter le 15.12.06 à 14:30 | tags : buffet, gauche antilibérale, pcf, présidentielles 2007
Dur : après Clémentine Autain, José Bové ou Yves Salesse, Marie-George Buffet doit ausi essuyer les critiques de son propre camp. 70 élus,parmi lesquels Patrick Braouezec candidat lui-même à l'investiture, la députée des Hauts-de-Seine Jacqueline Fraysse Cazalis, le député de Seine-Saint-Denis François Asensi ou l'adjoint au maire de Paris Pierre Mansat se sont réunis mercredi pour demander à la direction du parti d'entendre ce qui s'est dit lors du dernier rasemblement. Il sont soutenus dans leur action par le couant réformiste minoritaire. Le but est de mettre la pression à eux jours du Congrès National des communistes. Car si le collectif antilibéral implose come le craignent les détracteurs de Buffet, la candidature communiste seule plafonnerait à 3 % selon les sondages les plus enthousiastes.



La gauche radicale n'a pas de visage

Posté par Easywriter le 11.12.06 à 11:29 | tags : autain, buffet, candidats, gauche antilibérale, pcf

Rassembler plusieurs dizaines de milliers de personnes qui ont comme plus petit (et presque unique) dénominateur commun d'avoir dit non au Traité Constitutionnel européen en 2005 n'était pas chose aisée. S'organiser et se mettre d'accord sur 125 propositions non plus, et pourtant le mouvement de gauche antilibérale y est parvenu. Leur grand échec -et c'est là le plus déprimant- est de ne pas réussir à se trouver un leader. Bien sûr en rassemblant des sensibilités si diverses, c'était prévisible. Ce week-end à Saint-Denis, les membres du collectif national n'ont pas confirmé le plébiscite obtenu par Marie-George Buffetau sein des collectifs locaux. Du coup les organisateurs ont décidé dans un texte commun de demander "leur avis et leurs propositions" aux militants de ces mêmes collectifs, sollicités une deuxième fois pour "dépasser le blocage actuel et aboutir à un consensus". Le but est d'empêcher une candidature communiste qui pourrait faire exploser le mouvement... même en étant majoritaire dans les urnes. Quelle qu'en soit l'issue, le mouvement restera comme la tentative la plus aboutie de pousser la logique démocratique jusqu'à l'absurde.
Et toujours sur le forum : Qui peut incarner la gauche antilibérale ?(vote)



Antilibéraux : demain c'est le grand soir

Posté par Easywriter le 08.12.06 à 11:02 | tags : autain, besancenot, buffet, elections, gauche antilibérale, lcr, pcf

"L'espoir né le 29 mai au moment de la Constitution (européenne) mérite mieux qu'une dispersion électoraliste boutiquière, c'est évident (...), mais mérite mieux qu'une unité de façade" a indiqué Olivier Besancenot  hier soir sur France 2. Un pas en avant vers l'unité de la gauche antilibérale ? Pas sûr, réunis ce week-end à Saint-Denis pour élire un candidat, les antilibéraux sont loin d'avoir trouvé un consensus. Mathématiquement , Marie-George Buffet est la grande favorite, la représentante communiste a même affirmé qu'elle rassemblerait dans son staff rapproché tous les autres candidats. Tout plutôt qu'une scission qui renverrait les communistes à leur crise d'identité : Faut-il retenter l'aventure gauche plurielle, maintenir une candidature de contestation libérale mais risquer de faire moins de 5 % au premier tour- auquel cas le parti pourrait se retrouver au bord de la banqueroute. Clémentine Autain, la plus active pour tenter de sauver le rassemblement, continue d'affirmer qu'une candidature Buffet ne permettra pas de rassembler toutes les sensibilités. Par ailleurs un collectif d'artistes et d'intellectuels, dont Jean Ferrat, le philosophe Michel Onfray et le documentariste Marcel Trillat, ont appelé à l'unité au-delà des querelles de personnes.



L'arithmétique complexe des antilibéraux

Posté par Easywriter le 05.12.06 à 15:30 | tags : autain, besancenot, bové, buffet, campagne electorale, gauche antilibérale, pcf
Décidément les antilibéraux vont avoir du mal à se choisir un candidat. La méthode du double consensus - qui nécessite la conjugaison du choix des délégués des collectifs et du vote de tous les 08 et 09 décembre prochain - rend l'exercice ardu, mais très démocratique. A l'intérieur même du système les choses se compliquent encore : ainsi 137 procès-verbaux de désignation ont été envoyés à la direction nationale pour l'instant (un tiers du total environ). 66 se prononcent pour une candidature de Marie-George Buffet, 37 pour celle de Clémentine Autain, 29 pour Yves Salesse, 5 vont même jusqu'à soutenir José Bové alors que celui-ci n'est plus candidat. La candidate communiste a donc une belle longueur d'avance mais reste fortement contestée.
Premièrement parce que ses adversaires estiment que le pcf, monte des collectifs bidons grâce à une infrastructure militante plus performante  que celle des autres. Le parti pratiquerait donc les bonnes vieiiles techniques éprouvées de l'entrisme et du noyautage.
Ensuite, certains estiment que s'il faut un consensus authentique, le vote sur un nom (dis moi quel est le meiileur) est moins pertient que le vote préférentiel (classe les candidats par ordre décroissant d'estime). Si on privilégie la deuxième approche, Clémentine Autain et Yves Salesse dominent le scrutin. Le paradoxe étant que le vote préférentiel mettrait alors en tête deux candidats que personne ne préfère dans l'absolu mais que tout le monde estime moyennement (vous suivez là?)
Pour la petite histoire, le monde de l'édition connaît à l'occasion un problème du même ordre : les comités de lecture privilégient parfois le consensus mou et on édite dans la foulée les livres les moins détestés - mais qui alors les achètera ? A l'inverse, d'autres préfèrent un enthousiasme profond, même moins consensuel, mais qui permettrait aux auteurs sélectionnés de trouver leur public, si modeste soit-il.  Ainsi Marie-George Buffet, improbable best-seller de l'élection à venir, est pourtant celle susceptible d'obtenir les 5 % - a fortiori si Olivier Besancenot persiste à jouer seul. Mais alors les antilibéraux n'auraient servi que de rabatteurs pour des communistes en panne d'inspiration. D'un autre côté, un candidat moins polémique à l'intérieur  mais moins connu prendrait probablement une plus grosse veste. L'impitoyable loi du marché en somme...



Olivier Besancenot partira seul

Posté par Easywriter le 01.12.06 à 14:15 | tags : buffet, campagne electorale, citation, gauche antilibérale, lcr
On ne m'achète pas avec un strapontin électoral, ni avec un portefeuille ministériel, je veux dire la vérité au PS sur un plateau télé. On va voir si Ségolène Royal a envie de cette confrontation"
Olivier Besancenot au meeting de la LCR hier soir.
Le facteur altérophile ne rejoindra pas ses camarades de la gauche antilibérale. La perspective de voir Marie-George Buffet à la tête du mouvement unitaire et donc risquer un accord avec les socialistes au second tour a dissuadé le leader de la LCR. Surtout que Jean-Luc Mélenchon -socialiste un peu dissident - pourrait lui aussi grossir les rangs des prétendants.



Les leçons de la gauche de la gauche

Posté par Easywriter le 28.11.06 à 11:33 | tags : buffet, décryptage, gauche antilibérale, lcr, pcf
Marie-George Buffet ne renoncera pas. La candidate communiste briguera l'investiture des collectifs libéraux les 09 et 10 décembre prochain comme elle l' a encore confirmé hier sur RTL et ce, malgré la pétition demandant son retrait.
 De loin  formation politique la plus solide à l'intérieur du  mouvement, le pcf ne devrait pourtant pas avoir trop de peine à imposer son candidat. Pourtant ce choix risque fort de signer l'acte de décès d'une réelle mobilisation antilibérale pour laisser place à une simple candidature communiste élargie. La LCR préfère se mesurer électoralement au parti communiste plutôt que de poursuivre l'aventure altermondialiste comme l'a relevé José Bové.
Au reste, le parti d'Olivier Besancenot a peut-être plus à perdre qu'à gagner dans une union qui finirait probalement de dissoudre les fondamentaux que bien des membres ont déjà abandonné. Dans son ouvrage L'extrême gauche plurielle, Philippe Raynaud considère que " est elle-même trop pénétrée de l'imaginaire démocratico-libéral pour proposer la réelle alternative qu'elle appelle de ses voeux. Le mouvement a grossi sur les bases d'un électorat contestataire qui se sent exclu du processus décisionnel depuis trop longtemps. Toujours selon Raynaud, cette situation est imputable à une certaine dérive oligarchique de la classe politique française qui a beaucoup insisté sur la contrainte extérieure et notamment l'Europe pour justifier des choix "qu'pas défendre pour eux-mêmes dans le cadre politique normal d'un débat national". On peut considérer que cette forme de lâcheté a favorisé le rejet du Traité Constitutionnel Européen.
Toujours est-il que la gauche radicale a séduit une partie de ceux qui se sentaient -parfois fort légitimement - privés de moyens d'expression. Ségolène Royal a très tôt compris que ce type de mobilisation sociale démocratique et participative était une manière de pratiquer la politique qui aurait de l'avenir. Qu'il y avait à s'inspirer d'une méthode plus que d'un projet : Car sur ce dernier point, s'ils choisissent d'élire un candidat communiste - même si l'engagement de Buffet au sein du mouvement n'a pas été pris à défaut - les antilibéraux prouveront que les utopies d'aujourd'hui ressemblent toujours autant aux échecs d'hier.

 



José Bové ne sera pas président

Posté par Easywriter le 24.11.06 à 16:12 | tags : autain, bové, buffet, gauche antilibérale
D'après une missive récupérée par Le Monde, José Bové renoncerait lui aussi à briguer l'investiture du collectif antilibéral. "Le Parti communiste et la LCR ont pris la responsabilité de casser la dynamique unitaire", précise t-il toujours selon le quotidien.
La veille, Olivier Besancenot avait expliqué qu'il était responsable de la LCR et en conséquence pas le mieux placé pour fédérer autour de lui, laissant entendre que son parti partirait seul à la Présidentielle.
Avec ce nouveau coup dur, le mouvement risque d'arriver mal en point au rendez-vous national du 09 décembre prochain. Clémentine Autain attend manifestement du PCF qu'il renonce à présenter Marie-George Buffet pour prendre la tête du mouvement.
Sur le forum : Qui pour incarner la gauche antilibérale ?




Antilibéraux : Mélenchon sera-t-il l'homme providentiel ?


Balancée telle quelle, la formule a de quoi surprendre mais le sénateur socialiste pourrait être le candidat du compromis pour les antilibéraux. Le 9 décembre prochain à Saint-Ouen, les collectifs devront choisir leur représentant dans une ambiance chaleureuse  : les communistes tentent d'imposer Marie-George Buffet mais ni Olivier Besancenot ni José Bové ne sont d'accord avec cette option. Hier à Nanterre, Clémentine Autain a indiqué que le mouvement pouvait "exploser en plein vol" s'il ne sortait pas de "l'impasse provisoire". D'où l'hypothèse Mélenchon qui pourrait apaiser les communistes avec qui il entretient de bons rapports et a l'avantage d'être un candidat politique visible et crédible qui pourrait s'appuyer sur la popularité de Bové, le dynamisme d'Autain et l'engagement de Buffet. La touche finale qui permettrait enfin au mouvement de dépasser sa réussite militante pour créer une dynamique populaire
" Je souhaite le rassemblement de la gauche représentée ici. Je souhaite qu'il aboutisse à une candidature commune car il est absolument inenvisageable, irresponsable de croire qu'un seul parti pourrait avoir à lui tout seul, la majorité! Et j'ajoute que si vous vous laissez transformer en poussières additionnées , vous aurez dans les conditions mêmes avec lesquelles vous serez entrés dans le débat réglés la sortie par laquelle vous passerez ensuite", a dit Jean-Luc Mélenchon devant les anti-libéraux rassemblés à Montpellier le 17 novembre dernier.



A gauche, une femme peut en cacher une autre

Posté par Easywriter le 20.11.06 à 11:59 | tags : buffet, gauche antilibérale, pcf, ps, royal

On glose beaucoup sur la droitisation du PS sous le joug de Ségolène Royal mais on oublie un peu vite que la candidate socialiste va probablement séduire aussi une partie de la frange anti-libérale de l'extrême gauche. Avec un adversaire comme Dominique Strauss-Kahn, le positionnement de la gauche de la gauche eut été plus évident. Mais en reprenant à l'occasion la sémantique altermondialiste ( "un autre monde est possible"), Ségolène Royal brouille le choix économique de son parti : si elle n'abandonne pas les positions productivistes et la nécessité de la croissance, elle vante tout autant une nouvelle approche de la valeur des entreprises ( au regard de leurs dégats environnementaux et sociaux). Résultat : les anti-libéraux modérés tentés par les candidatures extrême-gauche pourraient se laisser convaincre.
C'est surtout le parti communiste qui risque de faire les frais de la situation : sa position déjà acrobatique - jouer les "alterophiles" sans rompre totalement avec le PS - devient quasiment intenable. Entre une candidature anti-libérale qu'une figure communiste -  peu compatible avec certaines idées en vogue comme la décroissance - n'arrange pas ; et une socialiste qui prône efficacité et protection du petit peuple, Marie-George Buffet risque de devenir inaudible. La dynamique populaire à retrouver sera le principal point à l'ordre du jour du Conseil national extraordinaire qui se tient aujourd'hui place du Colonel Fabien.



Marie-George Buffet fait 96 %... chez les communistes

Posté par Easywriter le 13.11.06 à 15:09 | tags : besancenot, bové, buffet, gauche antilibérale, pcf, présidentielles 2007
Gros plébiscite hier pour Marie-George Buffet qui avait défendu une candidature de rassemblement anti-libéral sous son nom. 96 % des militants l'ont soutenue dans son choix. La PCF laisse donc tomber toute idée d'une nouvelle gauche plurielle de gestion, pilotée par les socialistes.
Mais Olivier Besancenot avait déjà fait part de son profond scepticisme sur un candidat communiste représentant l'extrême gauche, en raison d'un ralliement trop évident au PS au second tour. Dans Libération ce week-end, José Bové, lui aussi probable candidat à l'investiture anti-libérale, a indiqué que la candidature de Buffet empêcherait un large rassemblement de toutes les franges du mouvement. Les 9 et 10 décembre prochain, les 650 collectifs libéraux devront élire par consensus un candidat unique. Sont en lice pour l'instant outre Marie-George Buffet et José Bové, Patrick Braouzec, Clémentine Autain et Yves Salesse, président de la Fondation Copernic.



Clémentine Autain : l'origine de son combat féministe

Posté par Easywriter le 09.11.06 à 12:03 | tags : autain, citation, gauche antilibérale
" est déterminant dans mon engagement féministe. Tout militantisme a à voir avec des ressorts personnels. On puise dans l’intime mais, en même temps, cela n’enlève rien à l’universalité du combat. Je militais déjà avant. Après cet événement, les rapports dominants-dominés sont devenus l’ossature de ma réflexion. Le viol est le produit d’une histoire et d’une culture. C’est l’expression ultime de la domination masculine".
Clémentine Autain dans un entretien au magazine Elle et entièrement repris sur son blog.
 



Qui incarnera l'extrême gauche plurielle ?

Posté par DDA le 12.09.06 à 16:16 | tags : besancenot, bové, buffet, candidats, gauche antilibérale, pcf

Plombée par son score en 2002, la gauche plurielle (alliance PS, Verts, PCF) n'a jamais réussi à se remettre d'aplomb. Le referendum sur le Traité Constitutionnel européen (TCE)  a creusé un fossé entre les partisans d'une ligne sociale-démocrate et cette gauche anti-libérale qui s'est réuni lundi à Saint-Denis. Regroupant des militants communistes, de la LCR et des altermondialistes non affiliés, cette mouvance peine encore à se trouver un leader. Les communistes (pas tous),  se verraient bien leaders d'une nouvelle extrême gauche plurielle avec Marie-George Buffet comme candidate. Ce qu'Olivier Besancenot voit d'un mauvais oeil, craignant un ralliement de dernière minute au PS. José Bové, de loin le plus populaire de nos B boys (Buffet/Besancenot/Bové) estime de son côté que seul quelqu'un de non encarté (au hasard : lui) peut porter haut le drapeau anti-libéral. En revanche, personne n'a songé à convier Laurent Fabius, qui tente lui aussi, mais seul, de capitaliser sur ce réservoir de voix "nonistes".





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