Le blog société de Fluctuat.net
Fil d'actu : EuropeFil Rss Europe
Toute l'actualité de l'Europe dans le débat politique.

Le chiffre du jour : 171 millions d'euros dépensés par la présidence française de l'UE

Posté par Edouard le 26.10.09 à 16:15 | tags : economie, en chiffre, europe

Selon un rapport de la Cour des comptes, révélé par le site Mediapart, la France n'a pas regardé à la dépense lors sa dernière présidence de l'Union Européenne, au cours du second semestre 2008. Avec 171 millions d'euros dépensés en six mois, soit 1 million par jour, on est même proche du record établi par l'Allemagne (180 millions d'euros) en 2007.

 

Voilà qui ne va pas arranger l'image de flambeur qui colle à Nicolas Sarkozy, encore récemment épinglé pour avoir organisé en septembre un dîner à 400 000 euros à New-York. D'après la Cour des comptes, l'Elysée a été frappé par la folie des grandeurs, avec un budget largement supérieur à ceux de ses voisins européens, qui dépensent en moyenne entre 70 et 80 millions d'euros. En 1995, la France avait claqué 14 millions d'euros. Puis 57 en 2000.


Pour comprendre comment une telle somme a pu être dépensée, le mieux est encore de prendre quelques exemples :

 

- 489 manifestations ont été organisées au cours de la présidence française.

- Le seul sommet de la Méditerranée, deux jours en juillet 2008, a coûté 16,6 millions d'euros. Dont plus d'un million pour un dîner réunissant 200 personnes, plus de 90 000 euros de moquette, 190 000 euros de jardinières, etc.

- Le designer Philippe Starck a touché plus de 57 000 euros, via un sous-traitant, pour signer le logo de la présidence française (voir illustration).

- L'illumination de la tour Eiffel aux couleurs de l'Union Européenne a couté 1,5 millions d'euros.

 

A part ça, la France est censée se serrer la ceinture pour enrayer la croissance de la dette publique. 




Gilbert Montagné à fond pour les européennes

Posté par Edouard le 03.06.09 à 11:14 | tags : élections européennes 2009, ump, europe, politique 2.0

 

Après l'inoubliable lip dub organisé autour de Xavier Bertrand, voici la dernière arme de l'UMP pour mobiliser ses troupes et lutter contre l'abstention, pressentie comme la future grande gagnante des élections européennes du 7 juin, l'appel au vote de Gilbert Montagné, secrétaire général au handicap du parti majoritaire. 


Apparemment, la situation est trop grave pour qu'on tienne rigueur plus longtemps à l'auteur d'"On va s'aimer", qui avait dénoncé la "cécité psychologique" de l'industrie du disque avant même le début de l'examen d'Hadopi à l'Assemblée...







Bruxelles harmonise le salaire des eurodéputés

Posté par Edouard le 02.06.09 à 11:26 | tags : élections européennes 2009, europe
7.665,31 euros bruts (5.963,33 euros nets). Voilà ce que toucheront tous les élus du Parlement Européen à partir du mois de juillet. Une réforme qui ne fait pas l'unanimité et relance le débat sur l'uniformisation des salaires dans l'Union.

 

Fini le temps de la disparité. L'écart de salaire qui sépare aujourd'hui un eurodéputé italien (11 700 euros) d'un de ses homologues bulgares (1000 euros) sera bientôt un vieux souvenir. Ainsi en a décidé Bruxelles, qui souhaite au passage opérer un grand nettoyage dans les diverses indemnités d'accompagnement et frais de remboursement, source d'abus et de polémiques depuis de nombreuses années. Embaucher des proches à des postes de collaborateurs sera désormais interdit. Les frais de voyage, jusque là illimités, seront eux plafonnés.

 

Si tout le monde s'accorde sur la nécessité de coup de balai, la question du salaire unique soulève en revanche quelques interrogations, notamment dans les pays où le niveau de revenus se situe bien en deçà de la moyenne européenne. "Les députés européens de Pologne ou Roumanie vont gagner beaucoup plus que leurs collègues nationaux, et même davantage que leurs Premiers ministres", souligne ainsi Hans-Herbert Arnim, spécialiste allemand de droit administratif interrogé par l'AFP. "Si les élus sont perçus comme des Crésus, cela ne servira pas les intérêts de l'Europe."


Le long accouchement de cette réforme, qui aura mis dix ans à être adoptée, nous rappelle par ailleurs que la fameuse harmonisation européenne a du mal à passer du mythe à la réalité sur les questions sociales et fiscales. Autant dire que le Smic européen, dont rêvent Olivier Besancenot et Martine Aubry, n'est pas prêt de voir le jour. Pour certains, il serait pourtant le meilleur moyen de lutter contre les délocalisations au sein de l'Union en plaçant dans les membres dans une relation de partenaires, et non de concurrents.




A Munich : Hitler en attraction touristique

Posté par Emmanuel le 27.05.09 à 15:30 | tags : europe, actu insolite
A Munich, arpenter les lieux phares de l'histoire du IIIème Reich est une attraction prisée. Cette visite guidée en dit plus que sur la curiosité déplacée des touristes : l'Allemagne maintient toujours une industrie florissante autour de la mémoire du Führer.

 

C'est un guide touristique britannique qui offre ce tour si spécial. Le IIIème Reich revisité en une matinée semble faire plus d'émules que la visite de la vieille ville.
Avec Jeff Cox, guide britannique depuis 10 ans, on pourra visiter la brasserie Hofbräuhaus où le jeune Adolf fit ses premiers discours, aussi bien que l'ancien quartier général de la Guestapo. Un des touristes américain a lu sept biographies sur l'ex-dictateur, mais ne se considère pas comme nazi. De quoi interloquer le journaliste du quotidien allemand Der Spiegel.

 

Le reporter y voit un symptôme du manque de curiosité des étrangers sur l'histoire récente de son pays, les manuels d'histoire restant souvent bloqués sur la période 1933-1945. Mais les guides touristiques ne sont pas seuls à jouer sur le créneau national-socialiste pour vendre. L'industrie de la mémoire allemande est elle aussi grande consommatrice de la figure hantée du dictateur. L'essayiste et journaliste Henryk M. Broder évoque cet "historien en chef" de la chaîne publique ZFD qui a produit pas mois de 50 films sur toutes les thématiques liées au nazisme. Sans oublier les livres politiques, essais, fictions et thèses en tout genre. Tant que l'histoire d'Hitler n'aura pas été démythifié, pense l'essayiste, les Allemands et les autres continueront à nourrir une curiosité fascinée pour le personnage : "ce qu'il ne faut pas, c'est ramener Hitler à sa véritable dimension".

 

Sur le blog livre de Flu : les lectures de chevet d'Hitler 

Source : Courrier International

photographie (à droite du texte) : archives numériques du musée français de la photographie




Test politique on line: trouver l'élu(e) idéal(e)

Posté par Emmanuel le 26.05.09 à 17:14 | tags : e-campagne, europe, élections européennes 2009

Dans la famille "lutte contre l'absention", je voudrais... le test politique en ligne. Le but ? Connaître ses affinités avec les programmes des différents partis européens, dans un contexte où médias et politiques se plient en deux pour (ré)insuffler la niaque européenne aux citoyens. La rédaction de Flu a essayé le test votematch.

Aux urnes e-citoyens !

L'initiative des tests politiques en ligne part de l'idée que l'abstention vient du manque d'information. Face aux tracts un peu simplistes ou aux spots télévisés peu attirants, les test politiques en lignes apparaissent comme un moyen mi-ludique mi-informatif de s'intéresser à la campagne. Pour les européennes du 7 juin, c'est l'Institut néerlandais pour la participation politique (IPP), la Bundeszentrale für politische Bildung (BPB) en Allemagne et une quinzaine de participants d'autres pays de l'UE qui se sont collés à la tâche d'élaborer un test européen. Le résultat ? votematch et ses versions nationales.

Le test en ligne : un avant-goût de l'isoloir

Le but n'est pas de se forger une opinion politique clé en main, mais bien de prendre un premier contact avec les thématiques de l'élection avant de se rendre dans les urnes. Un test a aussi été modelée par des chercheurs français sur le site touteleurope et par la fondation Schnuman avec Euprofiler. Votematch a l'avantage de comparer ses opinions par rapport aux positions des listes européennes sur 20 questions qui vont de l'immigration au nucléaire civil en passant par l'adhésion de la Turquie à l'UE. Dans une e-democratie idéale, les tests seraient couplés au vote électronique pour pousser les plus réticents à participer. C'est en tout cas le résultat de l'étude du Berkman Center for Internet and Society pour le cas Suisse, où le sentiment de citoyenneté (comprenez le nombre de votants) s'est amélioré grâce à ces instruments.

Moment fatidique. En tête d'article, l'effet d'annonce était que Fluctuat a testé le test. Qu'en ressort-il ? La rédaction de Flu est-elle eurosceptique, altermondialiste ou révolutionnaire centriste ? Aucun des trois d'après votematch. La rédaction se place en majorité derrière la liste Europe Ecologie avec 3 voix, suivie du Parti Socialiste Européen avec deux voix. L'ALDE (Alliance des libéraux et démocrates pour l'Europe) recueille 1 voix, idem pour la liste GUE/NGL (Gauche unitaire européenne). Reste à savoir si les bulletins jetés dans l'urne le 7 juin correspondront.




Bayrou, un succès qui agace

Posté par Edouard le 25.05.09 à 11:22 | tags : europe, élections européennes 2009, modem
Même pas candidat, François Bayrou est pourtant au cœur de l'actualité de la campagne pour les élections européennes, où le Modem pourrait réaliser un score intéressant, ce qui a le don d'irriter ses opposants. Ce week-end, c'est Jean-François Copé qui était chargé de le dézinguer sur Europe 1.

 

françois bayrou, abus de pouvoir

 

Leader sans parti, déserté par la plupart de ses cadres après la présidentielle 2007, François Bayrou était promis à une longue traversée du désert d'ici à 2012, la prochaine échéance sur laquelle mise le révolutionnaire centriste pour dynamiter le duel UMP-PS. Comment expliquer alors qu'il se porte aujourd'hui comme un charme, avec son pamphlet anti-Sarkozy, Abus de pouvoir, qui cartonne en librairie, et des sondages on ne peut plus flatteur pour le Modem, conforté dans son rôle de troisième force dans le dernier sondage des européennes paru dimanche dans Le Parisien où il est crédité de 14% d'intentions de vote (26% à l'UMP, 21 au PS, 9 aux Verts) ?

 

Malgré des têtes de liste pas très sexys, en dehors de Jean-François Kahn, et peu médiatisées, Bayrou récolte donc les fruits de son travail d'opposition, ce sans être lui-même candidat. Surfant sur le mécontentement d'une partie des Français à propos de l'action du gouvernement, et profitant d'un PS toujours plombé par les querelles internes et un déficit de proposition flagrant, il a toujours devant lui l'autoroute qui lui avait permis de jouer les trublions il y a deux ans.

 

Pour bien mesurer le succès du Modem et la capacité de nuisance de Bayrou, il suffit de comptabiliser les critiques qui lui sont faites. Pris pour cible par Martine Aubry la semaine dernière ("Il ne pense qu'à trois choses: lui, 2012, lui en 2012. C'est décevant. Il ne propose rien sur l'Europe!"), il a essuyé ce week-end les tirs de la majorité. Xavier Darcos, samedi, Rachida Dati et Jean-François Copé, dimanche. Invité sur Europe 1, ce dernier a accusé le leader centriste d'"imposture" et l'a comparé à un "joueur de poker". Du pain béni pour Bayrou qui cultive là son image de candidat alternatif. Reste à savoir jusqu'à quel point cette stratégie sera payante.




Mélenchon et le cauchemar de l'Europe americaine

L'Europe va-t-elle définitivement tomber sous la coupe des Etats-Unis et épouser sa doctrine libérale ? C'est la crainte de Jean-Luc Mélenchon, leader du Parti de Gauche (PG), qui alarme les médias depuis quelques semaines sur les conséquences d'une résolution du Parlement Européen qui aboutirait à la création, d'ici 2015, d'un grand marché transatlantique.

En avril sur BFM, et plus récemment sur la Matinale de Canal Plus, "Meluch" a évoqué ce texte mystérieux, intitulé "l'état des relations transatlantiques après les élections aux Etats-Unis", devant des journalistes interloqués. De fait, la presse relaie très timidement cette résolution votée massivement par les socialistes européens mais que personne ne semble connaître ou être en mesure d'expliquer. Fluctuat a donc demandé à Patrick Le Hyaric, tête de liste Ile-de-France du Front de Gauche (alliance du PC et du PG) aux élections européennes, de nous en dire plus sur ce projet.

 

Flu : Dans des interviews récentes, Jean-Luc Mélenchon (tête de liste Sud-Ouest du Front de gauche) a cloué le bec aux journalistes en évoquant le vote du 29 mars du Parlement Européen en faveur d'un grand marché transatlantique. De quoi parlait-il et pourquoi la campagne esquive le débat ?

P. Le Hyaric : Si, le projet est en débat. Ceux qui se disent les meilleurs constructeurs de l'Europe préparent l'avènement d'un marché unique entre l'Europe et les Etats-Unis, pour mettre à terme l'Union Européenne et ses droits sociaux à la solde de la direction américaine. C'est un projet de longue date. Il y a 10 ans, l'Accord Multilatéral sur l'Investissement (AMI) prévoyait déjà de libéraliser les investissements des sociétés américaines vers l'Europe. Mais à l'Assemblée, le projet avait été mis en échec par Robert Hue et Lionel Jospin avait annoncé que la France se retirait de ces négociations Depuis le projet est revenu à trois reprises et le 26 mars 2009, sous la forme d'une quasi directive. Seuls 53 eurodéputés de la gauche unitaire s'y sont opposés.

 

Flu : La résolution du 26 mars s'intitule "l'état des relations transatlantiques après les élections aux Etats-Unis". La séduction de Barack Obama explique-t-elle la quasi unanimité du Parlement Européen derrière le projet ?

P. Le Hyaric : Pas du tout, le projet était déjà dans les startings-blocs sous l'administration de Georges Bush et il a été voté au premier trimestre par le Parlement Européen après dix ans de tractations.

 

Flu : Quels sont les dérives possibles de ce grand marché unitaire ?

P. Le Hyaric : Bientôt on devra manger du bœuf aux hormones, acheter Boeing plutôt qu'Airbus. C'est la promesse de pertes d'emplois par milliers et d'une désindustrialisation massive.
Il y a aussi un danger en terme de liberté. Regardez ce qui se fait déjà dans nos universités : c'est ranger le modèle français selon les normes américaines. C'est la même chose pour le plaider coupable qui vient d'être décidé. L'Europe est en train de perdre des droits de qualité pour s'adapter aux normes américaines. On ne peut pas nous dire qu'on construit une Europe protectrice et en sous main nous proposer une Europe américaine.

 

Flu : Une fois la résolution adoptée, quand le grand marché transatlantique va-t-il entrer en oeuvre ?

P. Le Hyaric : Jamais ! Vous pouvez compter sur nous pour remettre ça sur le tapis et le mettre en échec. Nous allons mener une campagne publique européenne pour l'empêcher. C'est un des grands enjeux, même si ce n'est pas le seul, de la campagne européenne. Ceux qui parlent d'une Europe rempart sont des menteurs !

 

Sur Flu: l'actualité de la campagne des européennes




Temps de parole du président : la pirouette du CSA

Visite rapide et décevante du PS au CSA lundi 18 mai : le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel refuse à l'heure actuelle le décompte du temps de parole de Nicolas Sarkozy, lui préférant un droit de réponse de l'opposition 48 heures après chaque déclaration présidentielle.

Rappel. Aujourd'hui, le temps de parole télévisuel est divisé en trois tiers entre gouvernement, majorité et opposition. Au premier tiers, Benoît Hamon, porte-parole du PS, a demandé de rajouter les prises de parole du président "dès lors qu'il s'exprime dans le débat national", demande soutenue par le Conseil d'Etat le 8 avril dernier.
Réponse du CSA ? Le temps de parole de Sarko restera libre, mais le PS aura droit de répliquer dans les 48 heures sans voir cette réponse décomptée...
Dans tous les cas, pas de décision du CSA avant les européennes : "à ce rythme-là, rien n'aura été décidé avant la prochaine présidentielle !" répond François Hollande au Nouvel Obs.

En attendant, le PS saisit aujourd'hui le CSA pour interdire le clip de "campagne d'information et de mobilisation civique" du gouvernement en vue des élections européenes du 7 juin. "Spot UMP à la gloire du Président de la République" s'exclament les membres de l'opposition. Une nouvelle polémique qui sent le coup d'épée dans l'eau. Le clip doit être diffusé 1000 fois entre le 9 et le 22 mai, le CSA n'aura sûrement pas pris de décision d'ici là. Pas sûr en tout cas que ce genre de débats servent à combattre l'euroscepticisme.





You Tube sauve l'Europe de l'abstention

C'est quand les européennes, entre le 4 et le 7 juin ? Ah non pas le temps 1) je suis en week-end avec mon ex 2) mon patron m'envoie en mission à Bali 3) mon gosse joue la finale du championnat de foot. Si vous êtes dans un de ces cas de figure, la campagne du Parlement Européen sur You Tube est faite pour vous remotiver... Vous et les 60% d'abstentionnistes prévus par les sondages.

"There's always time to vote"

"Pour combattre la crise, on supprime l'impôt sur le revenu"

L'image du Parlement Européen a été dégradée par le comportement français vis-à-vis du "paquet télécom". Il n'en faut pas plus pour éloigner les électeurs d'institutions éloignées, dotées d'un mode de fonctionnement complexe, avec des eurodéputés pas toujours très présents. Déjà en 2004, 54% des électeurs s'étaient abstenus dans les 27 pays européens. Les sondages montent à 60% pour cette nouvelle édition note le Canard Enchaîné. Alors outre sa campagne sur You Tube, dont la deuxième vidéo de la trilogie est ici, le Parlement Européen diffuse aussi un spot télévisé qui tente de changer la perception des Européens sur leurs institutions. En diffusant des informations fictives et abracadabrantesques, le clip incite les citoyens européens à faire eux-même l'information de demain. Les communiquants ont donc fait le pari d'être drôles ou alarmistes pour motiver les votants... Résultat le mois prochain.

Modification du 18 mai : voici le troisième volet de la campagne You Tube du Parlement européen :

 

 




Coups bas dans la course aux européennes

Posté par Emmanuel le 12.05.09 à 12:20 | tags : campagne electorale, europe

La course aux européennes donne l'occasion aux politiques français de s'adonner à leur sport préféré: les coups sous la ceinture. En réponse aux propos de Bernard Kouchner sur la campagne du PS, Daniel Cohn-Bendit s'est attaqué à l'image people de Rachida Dati.

 

Autant vous prévenir tout de suite, cette année, le menu de la campagne européenne c'est bisbilles à volonté. Dimanche 10 mai, le sémillant french doctor déclarait ne pas encore savoir pour qui voter le 7 juin prochain. Un choix cornélien entre ses anciens camarades et ses nouveaux collègues. Mais il a vite fait pencher la balance à droite, regrettant que ses "amis de la gauche" "n'aient pas de réflexe d'unité nationale et qu'ils profitent de chaque occasion pour affirmer qu'avec eux, ce serait obligatoirement mieux". Lundi, on apprend qu'il votera pour la liste de Michel Barnier. Stupéfiant !

Son ancien camarade de lutte "Dany le rouge" n'a pas dû apprécier ce type de louvoiement capable de dévaluer la campagne européenne de la gauche. Lundi, Daniel Cohn Bendit s'en est lui directement pris à Rachida Dati, deuxième tête de liste UMP pour l'Ile-de-France, qu'il ne voit pas "se taper l'endroit où il n'y a pas de caméra" Quant au favori de Kouchner, "il est tête de liste pour être élu commissaire".
Ne manquait plus que Ségolène Royal pour parfaire le tableau. Dominique Paillé n'a pu s'empêcher de mettre l'ex-candidate à la présidentielle sur le devant de la scène. Le porte-parole adjoint de l'UMP a demandé des excuses à la tête de liste d'Europe-Ecologie : "Et que ce soit Cohn-Bendit qui fasse des excuses! On va pas demander à Mme Royal qui a l'habitude". Beau programme!




James Bond nouvel espion villiériste

Posté par Emmanuel le 11.05.09 à 11:02 | tags : europe, campagne electorale

La liste Libertas où évolue le MPF de Philippe de Villiers est plus que jamais en lice pour les meilleurs clips de campagne aux Européennes. Après Star Wars et X-Men, Libertas détourne James Bond. L'objectif? Ecoeurer les électeurs de la bu(llo)reaucratie de Bruxelles... Et de son rosé.

 

 

 

Décidemment Libertas est à l'heure actuelle le point d'interrogation de la campagne des Européennes. Un parti qui se qualifie d'eurosceptique mais que certains considèrent comme européaniste. Une mouvance qui accuse Bruxelles de détruire les spécificités nationales tout en regroupant des mouvements politiques issus de douze pays d'Europe. Le plus grand mystère reste Declan Ganley, l'homme d'affaire Irlandais qui le dirige, qui bati sa fortune dans l'ex-URSS et dont on sait juste qu'il a prêté 200.000€ à Libertas. C'est en tout cas le parti qui réussit peut-être le meilleur buzz sur le Net.



Hadopire en pire...

Posté par Emmanuel le 07.05.09 à 08:51 | tags : hadopi, europe
L'amendement Bono, qui rend toute coupure Internet illégale sans décision préalable d'un juge, a été adopté à 404 voix pour, 57 contre et 171 absentions par le Parlement Européen. Une nouvelle victoire pour les opposants à la loi Hadopi, à une semaine du vote définitif de la loi.

 

"C'est un jour historique pour la démocratie" s'est écrié Guy Bono. Si le cri de joie est fort, c'est d'abord parce que l'amendement Bono a bien failli ne pas être voté. Les députés verts, socialistes et libéraux se sont mis d'accord au dernier moment pour faire passer le vote avant le compromis préféré par Catherine Trautmann. Entre les deux, c'est un peu le jeu des sept différences : la nuance est ténue.

 

L'amendement 138 dit "Bono" : "Aucune restriction ne peut être imposée aux droits et libertés fondamentaux des utilisateurs finaux sans décision préalable des autorités judiciaires".
Le texte de Trautmann : "Les mesures concernant l'accès de l'utilisateur final (...) doivent respecter les libertés et droits fondamentaux des personnes,(...) et le droit à un jugement par un tribunal indépendant et impartial établi par la loi et agissant dans le respect du procès équitable en conformité avec l'article 6 de la Convention Européenne des droits de l'homme".

En gros, le deuxième texte éclipsait le passage obligé par un juge pour couper l'abonnement Internet. Le vote du premier exprime au niveau européen le rejet de l'autorité administrative Hadopi pour décider d'une sanction pénale. Hadopi est aussi obsolète que le reste de la loi Création et Internet. Au cas où on ne l'aurait pas compris, Guy Bono insiste : "le Parlement a dit non à Sarkozy autant sur le fond que sur la forme ! Les eurodéputés ont dit non à la riposte graduée et non aux pressions inadmissibles exercée par la France sur le premier organe démocratique du continent européen !"

 

A lire sur le blog société :

- Toute l'actualité de la loi Hadopi

- Les raisons du refus à la loi Hadopi




Démocratie française: des efforts restent à faire

Posté par Emmanuel le 04.05.09 à 16:20 | tags : europe, décryptage, démocratie
Selon le très sérieux Economist Intelligence Unit (EIU), la France fait parti du groupe des 30 "démocraties parfaites". Oui, mais voilà, elle se classe 25ème, devant l'Italie mais derrière la Grèce et l'Uruguay...

 

 

"Il n'y a pas de consensus sur la manière de mesurer la démocratie", précise The Economist dans son rapport sur l'état de la démocratie dans le monde en 2008.
Reste que les unités de mesure sélectionnés par l'EIU sont approfondies: I- le processus électoral et son pluralisme (9.58), II- les libertés civiles (7.50), III- le fonctionnement du gouvernement (6.67), IV- la participation politique (7.50) et V- la culture politique (9.12). Les notes de la France (entre parenthèses) la placent dans le groupe des 30 "démocraties parfaites". Reste que 24 pays sont plus "parfaitement démocratiques", Suède et Norvège en tête, Etats-Unis en 18ème position. Les seuls membres de l'UE derrière la France sont le Portugal, l'Italie et la Slovénie.


Derrière, ont trouve des démocraties imparfaites - l'Inde, Israël ou la Thaïlande - des régimes hybrides - Madagascar ou Venezuela - suivis des régimes autoritaires, l'Iran, la Chine, la Corée du Nord arrivant bonne dernière.
Le constat général n'est pas palpitant : la démocratisation a stagné entre 2006 et 2008. Sur la même période, les indices de 19 des 28 pays d'Europe de l'Est ont baissés. C'est, selon The Economist, le décalage entre les efforts réalisés pour assimiler l'UE et le retour à la norme, celle d'une culture démocratique peu ancrée dans les mentalités, malgré l'assimiliation institutionnelle. Autre source d'inquiétude en Europe de l'Ouest : la montée de mouvements anti-immigration couplée avec la popularité des partis d'extrême droite.


Les élections européennes du 7 juin prochain restent donc, malgré le niveau du débat en France, un moyen d'exercer notre (imparfaite) culture démocratique.

Source: Marianne2




Les eurodéputés ont aussi leur classement

Posté par Emmanuel le 24.04.09 à 09:59 | tags : élections européennes 2009, campagne electorale, europe
L'Europe aussi a son classement par ordre d'assiduité. Les eurodéputés ont été hiérarchisés selon leur temps de présence et leur activité par le site parlorama. Instructif à un mois des élections européennes.

 

S'il fallait voter pour les eurodéputés français qui travaillent le plus, le Parti Socialiste Européen arriveraient en tête des scrutins. Parmi les 20 eurodéputés français les plus assidus, 8 sont membres du PSE. Ensuite viennent les parlementaires de l'Alde (Alliance of Liberals and democrats, qui regroupe 7 députés du Modem et 3 de l'ACDE, Alliance Citoyenne pour la Démocratie en Europe, deux partis de tradition européiste). Seuls 4 députés du Parti Populaire Européen sont dans ce groupe de tête.

 


 

A l'inverse, les anti-européens cassent la baraque en bas de tableau. Les trois députés d'Indépendance Démocrate (Philippe de Villiers et ses comparses) sont aussi absents des bancs du Parlement européen que présent pour la villipender, Le Pen père et fille réservent aussi leur énergie à la cause nationale, et les députés de la Gauche unitaire ne font pas de zèle outre-mesure.

Instructif aussi, Pervenche Berès, la plus bûcheuse des eurodéputés française, n'est que 21ème du classement total. Seul quatre français font partie du top 100. Rien d'étonnant quand on voit les problèmes d'assiduité qui frappent déjà l'Assemblée Nationale...

 

Edit : Le site parlorama a été temporairement fermé suite à des menaces de poursuites judiciaires émanants de plusieurs euroedéputés. D'après le blog de Jean Quatremer, l'initiateur du site, Flavien Deltort, souhaite consulter son avocat avant de le réouvrir.




L'Europe est contre Hadopi. Et alors ?

Posté par Emmanuel le 23.04.09 à 16:04 | tags : europe, hadopi

Nicolas Sarkozy veut faire adopter la loi Création et Internet le 14 mai malgré le troisième rejet consécutif de l'Europe contre le projet de couper l'abonnement Internet sans procès préalable.

 

Sabordage du Parlement Européen par la France en deux leçons.


Acte I. Nicolas Sarkozy envoie une lettre à José Manuel Barroso, président de la Commission Européenne en octobre 2008 pour qu'il rejette personnellement l'amendement 138 du Paquet Télécom. Cet amendement, dit Bono du nom du député PS à l'origine du texte, prévoit qu'aucune "restriction aux droits et libertés fondamentales des utilisateurs finaux (d'internet) ne doit être prise sans décision préalable de l'autorité judiciaire", et a juste été adopté par 88% des voix au Parlement Européen.

La Commission Européenne a rejeté officiellement la demande de la France car "cet amendement est un rappel important des principes juridiques clés inhérents à l'ordre juridique de l'Union européenne, en particulier des droits fondamentaux des citoyens". Mais finalement, c'est le Conseil de l'UE qui refuse d'adopter le Paquet Télécom. Soulagement pour la France qui peut poursuivre son imbroglio national sur la loi Création et Internet.

 

Acte II. Mardi 21 avril 2009, deuxième lecture du Paquet Télécom. La Commission Industrie du Parlement Européen adopte l'amendement 138 à 40 voix contre 4. Aïe ! La loi Hadopi doit pourtant être (re)votée fin avril, et ces fameux "droits et libertés fondamentales" de l'UE pourraient rendre la riposte graduée hors-la-loi.
Branle bas de combat, Nicolas Sarkozy remet la pression sur le Conseil de l'Europe. Il rallie la Grande-Bretagne, les Tchèques, les Suédois et le Portugal contre l'amendement Bono, et le Conseil insiste pour que la rapporteuse de l'amendement (la socialiste Catherine Trautmann) le transforme en simple considérant, c'est-à-dire vide de son caractère obligatoire pour les Etats.
Mais l'ancienne Ministre de la Culture insiste, soutenue par les citoyens européens, et le Paquet Télécom sera voté dans son intégralité le 5 mai par le Parlement Européen. Le Parlement Français aura déjà statué sur Hadopi le 29 avril, mais la loi ne sera pas encore adoptée. Une faille dans laquelle les anti-hadopi cherchent à s'infiltrer, espérant que l'Europe puisse tout bonnement rendre Hadopi illégale.

 

Dernier Acte. Nicolas Sarkozy a décidé de jouer la montre. La loi Hadopi sera adoptée le 14 mai a-t-il affirmé hier, c'est-à-dire avant que le Conseil de l'UE ne décide de ratifier le Paquet Télécom. Une belle leçon de démocratie européenne à un mois des élections.




Européennes : L'UMP craint le vote sanction

Posté par Edouard le 23.04.09 à 13:24 | tags : web-campagne, europe, campagne electorale, élections européennes 2009, ump

Ça n'intéresse pas encore grande monde. Pourtant, les élections européennes 2009 arrivent à grand pas (le 7 juin). Un rendez-vous majeur puisqu'environ 60% des lois votées à l'Assemblée Nationale proviennent de Bruxelles (et sans doute pas 80% comme on l'entend souvent). Mais le débat parviendra-t-il à se détacher du contexte national, sur fond de crise économique et défiance à l'égard de la politique menée par le gouvernement ?

 

C'est en tout cas ce qu'espèrent Frédéric Lefebvre et ses camarades. Dans une vidéo publiée cette semaine sur le compte dailymotion de l'UMP, son porte-parole martèle que le parti majoritaire est "la seule formation politique qui roule pour l'Europe". "On ne veut pas que le débat européen soit pris en otage par les uns ou par les autres parce qu'on voit bien que derrière ses arrière-pensées, il y a la volonté d'attaquer Nicolas Sarkozy", prévient Lefebvre lors de la présentation de la caravane pour l'Europe de l'UMP qui va sillonner la France.

 


Alors que les Français ont voté majoritairement non (54,68%) lors du référendum sur la Constitution Européenne, en 2005, il va en effet être compliqué de mobiliser les électeurs sur des questions traitant uniquement de l'avenir de l'UE. Et la crainte d'un vote anti-Sarko est bien réelle. D'autant que le chef de l'Etat ne garde pas un très bon souvenir de cette élection. En 1999, il avait mené la liste RPR à la déroute (3e avec 12,82 % des suffrages), obtenant même un résultat inférieur à celle menée par Charles Pasqua et Philippe de Villiers (13,05 %), avant d'entamer une traversée du désert de trois ans. Selon les derniers sondages, l'UMP conserve une légère avance sur le PS pour le vote du 7 juin.

 

Pour les partis d'opposition, difficile de résister à la tentation du vote sanction. Grosse ficelle que n'a pas manqué de tirer Benoît Hamon dès le 14 avril dernier sur Europe 1 : "Ce que nous n'avons pas pu obtenir par la mobilisation sociale, eh bien il faut essayer de l'arracher par les urnes". Comme d'habitude, l'Europe risque d'être la grande perdante du débat, victime des querelles partisanes et nationales. Et il n'y a pas de quoi s'en réjouir.




Européennes : les Villiéristes parodient Star Wars

Posté par Easywriter le 15.04.09 à 11:56 | tags : europe, elections, politique 2.0

Comment défendre notre fière identité et nos traditions fromagères, et, surtout, convaincre ces maudits urbains cosmoplites du bien fondé de ce combat ?

C'est la question qu'a dû se poser la liste Libertas menée par Philippe de Villiers aux Européennes.
A la recherche d'une politique de communication résolument pop, Libertas a choisi Star Wars pour tacler cette épouvantable bureaucratie bruxelloise. Mon Dieu mais dites nous que c'est un fake...

 


Un peu moins bon mais tout de même savoureux, nous vous proposons un bonus sur la banque centrale. Vous avez reconnu le film ?
(trouvée via l'excellent Twitter de Vincent Glad)



L'Espagne, mauvais élève du chômage européen

Posté par Edouard le 03.02.09 à 13:18 | tags : economie, europe, décryptage, crise financière

Si la hausse du chômage frappe la majorité des pays de l'Union Européenne, l'Espagne sombre plus vite que ses voisins avec près de 200 000 nouveaux demandeurs d'emplois enregistrés au mois de janvier 2009. Presque autant que la France sur la totalité de l'année 2008.


Avec un taux de chômage qui a grimpé à 8% dans la zone Euro au mois de décembre (7,4 pour les 27 de l'UE), le vieux continent paie un lourd tribu à la crise financière qui a plongé l'économie mondiale dans le marasme. La France a ainsi annoncé un augmentation de 2,2% du nombre de demandeurs d'emplois en décembre (+45 800 personnes). Des pacotilles par rapport aux chiffres publiés par le gouvernement espagnol, qui annonce ce mardi l'arrivée de 198 838 nouveaux chômeurs sur le marché du travail en janvier.

Ce record historique pour l'Espagne n'augure rien de bon pour 2009 alors que 2008 avait déjà été une année noire. Plus mauvais élève de l'Union (voir grapique ci-dessous), le pays qui avait connu un essor économique sans précédent ses dernières années retombe dans ses vieux travers suite à l'effondrement de la bulle immobilière. De janvier 2008 à janvier 2009, le chômage y a grimpé de 47%, soit 1 065 876 personnes sur le carreau. A titre de comparaison, on a enregistré 1 665 000 chômeurs de plus de décembre 2007 à décembre 2008 sur l'ensemble des 27 pays de l'UE, selon Eurostat.


Par rapport au niveau plancher qu'il avait connu à l'été 2007 (7,95%), le taux de chômage espagnol devrait donc quasiment doubler d'ici à la fin de l'année, selon le gouvernement, passant à 15,9 % de la population active. 3 327 801 personnes sont aujourd'hui au chômage en Espagne. Soit nettement plus que la France ou l'Angleterre (2,1 millions), qui comptent pourtant une population totale plus importante. Seule l'Allemagne et ses 82 millions d'habitants fait pire avec 3 489 000 chômeurs.

Malgré le caractère globale de la crise, quatre pays de l'Union Européenne parviennent tout de même à sauver les meubles, comme les Pays-Bas qui conservent un taux de chômage quasi-fixe (entre 2,8 et 2,7% sur les douze derniers mois). Neuf membres voient même leur nombre de demandeurs d'emploi baisser, notamment la Pologne (de 8,2 à 6,5%) et la Slovaquie (de 10,3 à 9,4%). Pas de quoi se réjouir pour autant. Selon les prévisions de la Commission européenne, le taux de chômage devrait augmenter de près de trois points dans la zone euro entre 2008 et 2010. Ce qui l'amènerait à franchir l'an prochain la barre des 10%, pour la première fois depuis dix ans.




Présidence française : l'Europe a peur...

Posté par Myosotis le 16.06.08 à 12:40 | tags : europe, institutions, international, sarkozy

L'Europe serait-elle déjà en train de désespérer de la Présidence française ?
A quelques semaines de la prise en main par la France de la présidence de l'Union européenne, présidence placée, comme l'indique le site dédié, sous le signe de "l'Europe Protection" (ne me demandez pas ce que cela veut dire), la presse européenne se fait peu à peu l'écho d'inquiétudes des professionnels de l'Europe devant l'arrivée qui ne manquera pas d'être tonitruante de Nicolas Sarkozy dans le jeu bruxellois.

Tout autant que la personnalité volcanique et globalement peu eurocompatible avec les moeurs diplomatiques et policées en vigueur, ce sont les thèmes de "campagne" du Président français et ses annonces répétées qui inquiètent sérieusement les lobbyistes, les députés et les hauts fonctionnaires.
Jean-Pierre Jouyet a beau déminer le terrain et faire en sorte que tout soit canalisé de la meilleure des façons, l'Europe a peur.
Derrière les principaux thèmes mis en avant par la France, on retrouve quelques morceaux de choix : l'immigration, d'abord, rebaptisée "gestion globale et concertée des migrations", dossier sur lequel l'association de Sarkozy et de Berlusconi fait craindre le pire à l'Espagne, tout comme la mise en avant de la fameuse Union pour la Méditerranée, et bien sûr la Politique Agricole Commune, sur laquelle le président français sera très attendu. En marge des thèmes officiels, l'Europe craint les initiatives de Nicolas Sarkozy sur d'autres dossiers sur lesquels ces dernières sorties ont été diversement appréciées : les carburants et le développement durable, ou encore la politique monétaire.

D'après les commentateurs, la France est perçue comme un pays qui, étrangement pour un fondateur, "n'a dans son exécutif, jamais complètement compris, ni intégré les différentes couches institutionnelles de l'Union."
Les diplomates aguerris craignent ainsi que Nicolas Sarkozy ne respecte pas les corps constitués et soit tenté, pour attirer l'attention sur lui, de parler de choses qui ne se discutent pas au Conseil.
Il n'y a guère qu'un point qui rassure tout le monde : l'inscription comme priorité de mieux faire connaître l'Europe et de la rendre plus populaire. .La saison culturelle européenne française, lancée au Grand Palais, le 4 juin, et chapeautée entre autres par Olivier Poivre d'Arvor et Renaud Donnedieu de Vabres, devrait alterner manifestations élitistes et grands raoûts populaires comme les apprécient le président.

Le dernier point d'inquiétude, chez les experts, est évidemment le plus important, puisqu'il s'agit de savoir quelle énergie compte mettre Nicolas Sarkozy dans le processus de désignation du futur président du Conseil et au profit de quel candidat.
Si on l'imagine mal soutenir Valéry Giscard d'Estaing qui, de manière pathétique, semble avoir fait de récents appels du coude à ses (faux) amis, l'Europe craint que Sarkozy, par pure amitié virile, ne soutienne la candidature de Tony Blair à la présidence.
Outre le symbôle (l'Angleterre n'est pas connue pour son europhilie), les diplomates et fonctionnaires privilégient (ils ont les qualités de leurs défauts) une candidature plus experte et moins m'as-tu-vu, celle de Barroso ou de Juncker, par exemple. Là encore, le duo Sarkozy-Berlusconi est craint pour son caractère imprévisible et sa recherche permanente du coup d'éclat. A suivre dès le 1er juillet.

 

 

 




Traité européen : le baroud d'honneur des nonistes

Posté par Charif le 04.02.08 à 14:59 | tags : europe, international, ps

Le parlement est convoqué, aujourd'hui lundi 4 février, en congrès à Versailles. Il s'agit de modifier la constitution afin de ratifier le traité européen, rejeté à 55% par les français en 2005.

L'attention se porte essentiellement sur les socialistes, très divisés sur la question européenne, et qui, pour une partie d'entre eux, souhaitent soumettre l'adoption du traité au choix des citoyens.

C'est dans cet optique que s'est réunit hier le CNR (le Comité National pour un Référundum). Différents intervenants, partisans du « non », comme Mélenchon, Chevènement, Besancenot se sont succédés à la tribune pour dénoncer une procédure non-démocratique.

Mais le parti de la rose, qui a déjà payé cher ses oppositions internes sur l'Europe, est tiraillé entre ses différents courants. Il y a le camp de ceux qui souhaitent signifier leur opposition à la position officielle qui consiste à s'abstenir sur la modification, puis ratifier le Traité par voie parlementaire une fois la modification validée. Et le camp de ceux qui entendent faire valoir « l'héritage » de 2005.

Il semble en tout cas urgent pour le PS d'enterrer rapidement le dossier européen qui a tant coûté au parti. Aujourd'hui, retarder à nouveau la construction européenne risquerait d'isoler le parti sur la scène politique européenne.

.18h15-Les résultats sont tombés: sur 893 votants, 560 ont voté pour, 181 contre, et 152 se sont abstenus.




Traité constitutionnel : dans le doute le PS s'abstient

Posté par Easywriter le 15.01.08 à 16:19 | tags : europe, opposition

Casse-tête stratégique la position du PS sur l'adoption du Traité constitutionnel sera finalement... l'abstention. "68 députés socialistes se sont prononcés pour l'abstention, 30 pour le non et 8 se sont abstenus". Malgré cette majorité évidente, cette position ne satisfera en réalité complètement personne.
Ni ceux de l'aile gauche qui comme Jean-Luc Mélenchon Arnaud Montebourg ou Henri Emmanuelli épaulé par les communistes voyaient la possibilité au Congrès de Versailles de forcer Nicolas Sarkozy au referendum et accessoirement de tenir un engagement de leur parti pris pendant la présidentielle.
Ni la direction, François Hollande et Jean-Marc Ayrault, qui appelait au boycott pur et simple du Congrès, ni ceux qui comme Jack Lang voulaient sortir du bourbier en votant deux fois oui ( à la modification puis à la ratification).
Les socialistes se dédouanent donc de la responsabilité du choix de la ratification parlementaire en lieu et place de la consultation du peuple. Et soutiendront le Traité quand celui-ci sera soumis au vote des Assemblées. On ne pourra guère les accuser d'obstruction.
Ni les féliciter pour leur capacité d'opposition. Il appartient à ceux qui le souhaitent d'y voir un progrès.

 




Bienvenue à Schengen

Posté par Easywriter le 21.12.07 à 11:32 | tags : europe, international

 

Imaginez le cauchemar de Brice Hortefeux : depuis 0H01 cette nuit, l'Europe a élargi encore son ouverture aux vents mauvais de l'immigration.
Des millions de rempailleurs de chaises et autres syphonneurs de gazoil ont intégré l'espace Schengen : L'Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Hongrie, la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie , la Slovénie et Malte.

Sur le plan symbolique le nouveau découpage abolit les dernières divisions héritées du "Rideau de Fer", et matérialise l'espoir d'un monde idéologiquement réconcilié.
Bien sûr l'ouverture s'accompagne de la crainte d'une hausse sensible de la criminalité, l'espace ayant désormais des frontières avec la Biélorussie, l'Ukraine, la Serbie et la Croatie.
Les contrôles y seront renforcés en attendant une solution moins "vingtième siècle".

Car l'ouverture de Schengen n'est pas la réalisation d'un rêve de hippie, son enjeu principal réside dans l'extension réussi d'un puissant système d'informations croisées, le SIS ( système d'information de Schengen, 20 millions de données) consultable par l'ensemble des forces de police européennes.

Il s'agit donc surtout d'amélioration des interventions policières sur un espace élargi.
C'est comme ça le post-modernisme et puis c'est tout : sur chaque progrès supposé plane une horreur techno-liberticide, toute amélioration physiquement évidente s'accompagne d'une poussée d'angoisse. Tous bagués dans un monde aux limites physique abolies. Brrrr...

Le Big Brother européen, un fichier de renseignements dont le centre est à Strasbourg, reste perfectible. (parenthèse : malgré l'ambiance Bigard qui a déferlé sur le pays je ne ferais pas de jeux de mots autour du sot SIS de Strasbourg...). Aujourd'hui le SIS peut croiser les informations émanant de 26 pays, les 24 de l'espace Schengen plus l'Irlande et l'Angleterre. Sa puissance de feu est essentiellement orientée dans la lutte contre l'immigration clandestine.

Données biométriques, empreintes digitale, ADN, devraient augmenter le nombre d'informations recensées dans les prochaines années. " Sont également proposés un renforcement des informations sur les demandeurs d'asile, un allongement de la durée de conservation des données et un élargissement des droits d'accès au fichier" nous explique Le Monde. Ami letton, bienvenue à Gattaca.

 





Traité européen : le parti socialiste esquive la question du referendum

Posté par Easywriter le 07.11.07 à 11:52 | tags : europe, international, opposition, ps

On avait expliqué récemment les différentes attitudes possibles chez les socialistes à propos du Traité constitutionnel européen modifié. Le bureau national a tranché mardi soir mais sans résoudre tous les problèmes, loin s'en faut.
Le "oui" au Traité l'a emporté de 36 voix contre 20 ce qui montre que le clivage apparu au moment du referendum de 2005 est toujours opérant.
Mais le point de tension principal est intact : oui ou non le parti socialiste acceptera t-il que la Constitution soit modifiée pour permettre la ratification parlementaire et donc éviter la tenue d'un referendum ? Sur ce point le secrétaire national François Hollande botte en touche, expliquant que les soicalistes verraient bien de quoi la réforme constitutionnelle (qui implique d'autres changements sur lesquels nous reviendrons) sera faite.

Pourtant la décision aurait pu couler de source : pendant la campagne présidentielle le parti et sa candidate Ségolène Royal étaient pour la tenue d'un nouveau referendum, celui-ci était inscrit au programme. Benoît Hamon a d'ailleurs démissionné hier du bureau national en raison du non respect de cette ligne de conduite. (edit 14H40 :Sur ce point, l'ancienne candidate précise aujourd'hui : J'entends dire certains que j'ai changé d'avis sur le référendum. Ce n'est pas exact. Je tiens compte de la situation pour avancer sur des convictions qui n'ont pas changé sans me réfugier derrière une question de procédure (importante) pour ne rien oser dire.")

Car le PS aurait pu à moindres frais faire valoir une cohérence dans son discours : nous sommes toujours pour le referendum c'est la condition préalable à toute discussion possible sur ce Traité. Marie-Noëlle Liennemann et Jean-Luc Mélenchon par exemple voyaient l'occasion rêvée de faire montre d'opposition puisque l'accord des 3 cinquièmes des parlementaires (et conséquemment des élus de gauche) réunis en Congrès est nécessaire à toute modification.

Certes, un nouveau rejet du Traité serait critique pour la construction européenne.
Mais de deux choses l'une : soit on continue de faire de l'Union un débat d'experts sur le modèle du Traité de Nice, soit on croit en la nécessité d'une légitimité démocratique de toute avancée, comme ce fut le cas en 2005.
C'est aux hommes politiques de tirer les leçons de l'échec et d'en assumer les conséquences.

Une consultation démocratique n'est pas une cerise qu'on pose sur le gateau d'un consensus acquis par avance mais représente le risque que prennent les élus et dirigeants sur le pouvoir de conviction qu'ont leurs idées.
Il est vrai qu'en la matière le PS a reçu ces derniers temps quelques sévères désillusions.
Pas plus que le Chef de l'Exécutif il ne souhaite aujourd'hui affronter ces angoissants électeurs capables de tous les camouflets.




Traité européen : le point sur la position socialiste

Posté par Easywriter le 30.10.07 à 12:33 | tags : europe, international

Le parti socialiste qui cherche à retrouver un semblant de cohérence et d'unité n'est pas aidé dans sa tâche par le calendrier imposé de Nicolas Sarkozy.
Le Chef de l'Etat aimerait faire ratifier par voie parlementaire le Traité constitutionnel avant la présidence française du second semestre 2008 ; et idéalement avant les municipales.
Le président pense que le débat autour du Traité va déchirer les socialistes et ceux-là ne le démentent pas complètement. Même si la discorde n'est pas aussi patente que l'affirment les médias.

Les socialistes doivent se mettre d'accord sur deux points : voter oui ou non au Traité proprement dit, accepter ou non que la Constitution soit modifiée, seul moyen pour Nicolas Sarkozy d'éviter le referendum. Ségolène Royal estime qu'il faut voter oui et éviter le referendum. "A partir du moment où le peuple a refusé le précédent, il serait logique de le consulter à nouveau. Mais je crois que ce traité, même imparfait, peut remettre l’Europe en marche. J’aurais préféré un texte avec moins de dérogations. Mais mieux vaut un compromis que rien", expliquait-elle à Libération.

Les partisans "classiques" du oui en 2005 comme Pierre Moscovici ou François Hollande répondent oui à la première option, non à la deuxième.
Le referendum sur la question du Traité constitutionnel faisait partie du programme socialiste. Certains nonistes comme Vincent Peillon ou David Assouline les rejoignent estimant que refuser à nouveau un Traité n'a pas de sens dans la mesure où aucune négociation nouvelle ne suivrait un tel refus. L'Europe serait coincée cette fois définitivement.

Côté nonistes, Laurent Fabius fait du referendum une question préalable mais n'appelle pas aussi clairement qu'en 2005 à voter non. Jean-Luc Mélenchon et ses amis, suivis par les communistes, continuent sur la même ligne et pétitionnent pour exiger à la fois une consultation populaire et que celle-ci aboutisse à un nouveau rejet.

Le parti socialiste doit donc trouver d'ici le 06 novembre une position, l'abstention état toujours une option possible.
Marianne explique ce matin qu'il y a peu de chances que le Traité puisse être adopté avant le printemps prochain, au regard du calendrier parlementaire.
D'ici là, un autre événement aura peut-être réglé définitivement la question : la Grande-Bretagne de Gordon Brown. Le Premier minsitre britannique essaie d'éviter lui aussi un referendum camouflet en expliquant que le Traité est un simple réglement intérieur qui respecte l'insularité farouche de son pays. Margaret Thatcher et les conservateurs ruent dans les brancards pour expliquer que la pieuvre bruxelloise étend ses tentacules dans le dos des citoyens britanniques et exigent une consultation populaire.
Si celle-ci a lieu sous la pression des Tories, le Traité de Lisbonne sera comme son infortuné prédecesseur un acte mort-né.

En débat sur le forum politique : Le traité européen doit-il être adopté par referendum ?




Sarkozy est-il devenu un europhile convaincu ?

Posté par Easywriter le 28.07.07 à 10:24 | tags : europe, président de la république

 

Sur le mag, nous posons LA question : Oui ou non (bordel) le président de la République croit-il en l'Europe. Candidat réservé sur la question, Nicolas Sarkozy a une fois élu a fait de l'Europe une de ses priorités. Pourtant, en alternant les replis souverainistes et l'enthousiasme communautaire, le virevoltant président brouille les cartes et met mal à l'aise les partenaires.

Alors, m'enfin, qu'est-ce à dire ? Aime t-il l'Europe d'amour ? Trois feuillets plus tard vous n'en saurez pas beau vous saurez tout et plus encore.

Sarkozy et l'Europe






  Discussions en cours sur le forum :
Rechercher
Dans la boite
Ajouter à Netvibes Ajouter à Mon Yahoo! Ajouter à mon Google Ajouter ce blog à mes favoris Technorati! Abonnement Bloglines