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L'environnement s'invite dans le débat politique. Réchauffement climatique, gaz à effets de serre, qu'en pensent nos responsables ?
En images : le fluo est dans la natureChampignons luminescents, parasites phosphorents utilisés par les Calamars pour se repérer en grande profondeur, méduses emettant un rouge éclatant pour éloigner les prédateurs, la nature regorge d'animaux capables de produire leur propre lumière. Souvent pour sauver leur peau. Eventuellement pour attirer leur partenaire sexuel, à l'image de la mythique Luciole. Ces particularités offrent parfois un spectacle saisissant, comme le Bathocyroë Fosteri (voir photo), un cténophore qui n'est pas sans rappeler les extra-terrestres du film Abyss.
Voir notre diaporama : la nature bioluminescente L'Amazonie est toujours en péril, affirme GreenpeaceLa déforestation en Amazonie a chuté de 45% sur les douze derniers mois. Un record. "Extraordinaire", s'est félicité le président brésilien Lula, à l'approche du sommet de Copenhague sur les changements climatiques (du 7 au 18 décembre). Pour l'association Greenpeace, il serait dangereux de crier victoire trop tôt alors que 7000 km2 de forêt ont encore été détruits cette année. ![]() "La déforestation diminue, on ne peut que s'en féliciter. Même si le vrai objectif reste zéro déforestation", rappelle Grégory Lejonc, chargé de campagne forêt pour Greenpeace France, interrogé par Fluctuat. "Juste avant le sommet de Copenhague, c'est intéressant pour le Brésil, mais il faut voir d'où ils partent. La forêt amazonienne est toujours en péril. 7000 kilomètres carrés sont encore partis cette année et 20% de sa superficie totale a déjà disparu. Il faut continuer à lutter contre les moteurs de la déforestation qui sont le commerce du bois, la culture du soja et l'élevage bovin."
En images : Pripyat, ville morte dans la zone d'exclusion de Tchernobyl26 avril 1986. Le réacteur numéro 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl, en Ukraine, subit un grave accident aux conséquences sanitaires et écologiques sans précédent. A trois kilomètres de là, les 50 000 habitants de la ville de Pripyat, en fait plus proche de la centrale que Tchernobyl distante elle de 7 kilomètres, assistent incrédules à l'effroyable spectacle.
Ce n'est qu'à partir du lendemain qu'ils seront évacués dans la précipitation, laissant derrière eux une cité abandonnée, qui reste figée dans le temps plus de vingt ans après la catastrophe. Entre les restes du parc d'attraction et les écoles en ruines où l'on trouve encore des jouets et des dessins d'enfants. Seuls les objets de "valeurs" (radiateurs, téléviseurs) ont été emportés par des pilleurs insconscients.
Située dans la zone d'exclusion, Pripyat est une ville morte, inhabitée, et qui le restera encore un long moment tant les niveaux de radiation y sont élevés. Plus encore qu'à Tchernobyl où le travail de décontamination a été plus "soigné". Des visites encadrées sont pourtant possibles. Comme l'a fait le photographe suisse Timm Suess, qui y a réalisé un reportage en mars 2009. Voir le diaporama de Pripyat, ville irradiée Le chiffre du jour : 100 milliards de dollars
Ce rapport est censé compiler des données plus précises que ses prédécesseurs, en incluant notamment la croissance économique dans ses calculs. "La plupart des études partaient du principe que le Bangladesh, par exemple, serait le même en 2050 qu'aujourd'hui, ce qui ne sera manifestement pas le cas", a déclaré Warren Evans, directeur du département environnement de la Banque Mondiale, à BBC News. "Il y a aura normalement moins de pauvreté, plus de croissance et ainsi de suite, ce qui aura un impact majeur sur le coût d'adaptation."
Toutefois, d'autres sources, comme le International Institute for Environment and Development (IIED) ou le Grantham Institute, estiment que la Banque Mondiale omet encore de nombreux facteurs et tablent sur un coût deux à trois fois supérieur. Et ce n'est qu'un début... Réchauffement climatique : Hulot répond au troll AllègreTraité d'imbécile par Claude Allègre, dimanche dans Nice Matin, Nicolas Hulot a contre-attaqué sur l'antenne d'Europe 1, regrettant que l'ancien ministre s'enfermait dans une niche médiatique : "quel gâchis que cette intelligence soit utilisée à si mauvais escient".
Faut-il nourrir le troll scientifique nommé Claude Allègre ? Tel est le dilemme des écologistes qui nous alertent sur les dangers du réchauffement climatique. "En général j'essaie d'éviter de répondre à Claude Allègre", a d'ailleurs déclaré Nicolas Hulot, invité d'Europe 1 ce lundi, avant d'expliqué que "la succession d'injures que depuis des années je prends de Claude Allègre m'oblige à réagir à un moment ou un autre."
La dernière injure en date ? Un mot doux de l'ex ministre de l'éducation (époque Jospin), jurant une fois de plus que les théories le changement climatique étaient "une vaste plaisanterie". "Nicolas Hulot est un imbécile, vous pouvez l'écrire. C'est une honte qu'il soit devenu le gourou de l'écologie. Il envoie les gens rouler à vélo et lui fait ses affaires en hélicoptère", a balancé Allègre, suscitant la réaction de Hulot qui a rappelé que la position de son détracteur était largement isolé au sein de la communauté scientifique.
Réchauffement climatique, le débat aussi rage sur les forums de Flu En images : les oeuvres d'art naturelles"La nature est une œuvre d'art, mais Dieu est le seul artiste qui existe, et l'homme n'est qu'un arrangeur de mauvais goût", disait George Sand. Un point de vue pas forcément partagé par tous, mais qui prend tout son sens lorsqu'on observe certains sites naturels à la beauté époustouflante.
Eruption volcanique, jeu de la tectonique des plaques, ils peuvent à eux seuls donner naissance à des joyaux uniques. Ce spectacle de la nature, aussi magnifique qu'il soit, est le fruit d'une force colossale que l'homme ne maîtrise actuellement pas. A se demander si ces merveilles ne sont pas là pour nous rappeler notre petitesse ?
Voir notre diaporama : La nature, une oeuvre d'art version XXL Une crise économique aux vertus écologiquesLa crise économique a des vertus écologiques. C'est en substance le propos tenu par Fatih Birol, économiste en chef de l'Agence Internationale de l'Energie (AIE), dans un entretien accordé au Financial Times. Dans un rapport à paraître en novembre, l'AIE affirme que la baisse des émissions de CO2 est la plus importante depuis 40 ans, la crise aidant.
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Le climat du futur version Météo-FrancePosté par Rémi Métriau le 15.09.09 à 11:38 | tags : environnement
Le réchauffement climatique s'annonce. On en parle souvent, tout le temps, ça nous inquiète... un peu. Sciences et vie donne des auréoles sous les bras à cette abstraction en émettant des prévisions entre 2050 et 2100, par saison. Il se pourrait alors que vous mourriez un jour d'été 2068, accablé par la canicule. Si, si, si. Des Paris (en bouteille) ?
Après la carte qui vous met les pieds dans l'eau via le site Flood Maps, c'est aujourd'hui au tour de la revue scientifique de publier des cartes de l'hexagone, saison par saison, année par année et de nous montrer que nos thermomètres actuels vont virer obsolètes rapidement. Pour effectuer ses mesures, Sciences et Vie se sert "d'un des grands modèles utilisés par la communauté climatologique mondiale : celui développé par Météo-France sous le nom d'Arpège-Climat."
D'aucuns diront : "déjà qu'ils se trompent sur des prévisions de deux jours"... N'empêche que, il y a pléthore de scénarii. Alors, oublions la disparition potentielle du Gulf Stream et le refroidissement futur de la planète (une théorie comme une autre) et regardez ces prévisions de plus près. Ici, deux futurs sont possibles. Celui avec le gros 4*4 (scénario intensif) ou celui du recyclage Tetra pak et du déplacement en vélo (scénario modéré) et là, la sentence tombe. Dans le cas du deuxième scénario (a priori le moins pire), l'été 2068 s'annonce mega hot, + 8,6 degrés de moyenne sur l'ensemble de la France et 2064 particulièrement humide. Pour le reste... Regardez vous-même.
Enfin, pour ceux que ces spéculations n'intéresseraient pas, il est toujours possible de se rabattre sur la Météo du futur vu par Mozinor.
A lire sur Flu : Changement climatique : chronologie des réjouissances La couche d’ozone toujours menacéeLes chercheurs de l'Administration américaine de l'océan et de l'atmosphère ont constaté que le protoxyde d'azote est le gaz qui endommage la plus fortement la couche d'ozone. Lié à l'utilisation d'engrais "toxiques" dans l'agriculture, les émissions de ce gaz demeurent particulièrement délicates à réduire.
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Antarctique : un glacier fond à grande vitesseL'Ile Pine, un des plus gros glaciers du pôle Sud, fondrait quatre fois plus vite qu'il y a dix ans, selon des chercheurs anglais.
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N'en déplaise aux détracteurs du réchauffement climatique, qui voient là une belle arnaque "destinée à briser les libertés publiques et à imposer le pouvoir centralisé du Nouvel Ordre Mondial" (sic), ce rapport dirigé par le professeur Duncan Wingham du University College London (UCL) vient nous rappeler les graves conséquences engendrées par une augmentation, même minime, de la température du globe.
Les résultats de l'étude sur l'Ile Pine, situé à l'ouest de l'Antarctique, sont en effet édifiants : ce glacier de 175 000 km² perdrait désormais 16 m par an. Une fonte en nette accélération en comparaison avec la décennie 1990. Il y a quinze ans, on estimait ainsi que le glacier disparaîtrait dans les 600 ans. Les données mises à jour ne lui donne plus que 100 ans à vivre.
"C'est sans precedent dans cette zone de l'Antarctique. Nous savions que l'équilibre était déréglé depuis quelques temps, mais rien dans le monde naturel ne se détériore d'une manière aussi exponentielle que ce glacier", alarme Andrew Shepherd, Leeds University, de l'Université de Leeds.A part ça ? Tout va bien...
Lire aussi : Réchauffement climatique : ce que Bush a caché Réchauffement climatique : ce que Bush a cachéDes photos satellites récemment déclassées par l'administration Obama révèlent la gravité de la fonte des glaces dans la région arctique. ![]()
Sur les 1000 clichés pris par des satellites espions américains au cours de la décennie écoulée, les plus frappants montrent la disparition de la banquise en été au large du port de Barrow, en Alaska. En juillet 2006, la glace est encore bien présente sur la mer des Tchouktches (Chukchi sea en VO), située à la pointe nord-ouest du continent américain. Douze mois plus tard, un million de kilomètres carrés de banquise a disparu. Une situation qui ne s'est guère améliorée en juillet 2008, pas plus que cette année.
Seul point positif pour les scientifiques, la qualité des photos en question, qui offre des détails précieux sur les conséquences du réchauffement climatique. "Ce sont des images d'une résolution d'un mètre, ce qui nous donne une vue d'ensemble du climat estival dans l'Arctique", se réjouit Thorsten Markus du Centre de vols spatiaux Goddard de la NASA. "C'est la raison principale de notre excitation. Une résolution d'un mètre, c'est la dimension qui nous manquait."
Reste à espérer que ces clichés aideront à sensibiliser encore un peu plus l'opinion publique et les dirigeants de ce monde sur l'urgence du problème.
Illustration : deux photos satellites prises en juillet 2006 et juillet 2007 montrent la fonte de la glace polaire au large de Barrow, en Alaska (DR)
Nauru : l'île tombée sur l'autel de l'hyperconsommationSymbole d'un mode de vie occidental qui court sans doute à sa perte, l'île de Nauru aura vécu en trente ans une parabole accélérée des excès du surdéveloppement.
Société traditionnelle sans besoins matériels, Nauru a découvert l'opulence grâce à l'exploitation de ses lucratifs gisements de phosphores. Problème, les mines ne produisent aujourd'hui plus grand chose, et le micro-état du pacifique n'a pas su mener la transition en réalisant les bons investissements. Résultat, la pauvreté est revenue. Mais les séquelles écologiques et sanitaires sont restées, comme a pu le constater le journaliste Luc Folliet, auteur du livre Nauru, l'île dévastée. Voir notre diaporama : Nauru, une île victime du surdéveloppement Lire aussi notre article : Nauru, l'île désenchantée Les trains pollueraient plus que les avions
Les études sur l'impact environnemental des moyens de transport réalisées jusqu'ici ne prenaient pas en compte les infrastructures nécessaires à la circulation du moyen de transport considéré. Selon cette nouvelle étude, la création et l'entretien d'un réseau de gares et de rails dans des zones à faible densité de population est bien plus dommageable pour l'envirronement qu'un vol d'avion qui brûle peut-être énormément de kérosène mais n'a besoin que du ciel pour aller d'un point à un autre. Et un avion, c'est (presque) toujours plein.
L'étude montre aussi que les bus polluent énormément en heure creuse. Un bus qui ne transporte que cinq personnes pollue plus que cinq personnes en voiture, même si celles-ci roulaient en 4x4. Encore une fois, on se rend compte que les problèmes écologiques sont plus complexes qu'on ne le croit. Les conséquences sont nombreuses : on ne va plus pouvoir reprocher à Yann Arthus Bertrand de prendre ses photos depuis un avion, les anti-4x4 vont devoir s'attaquer aux bus de nuit et l'écolo-fasciste, pour qui la solution était jusqu'ici de "mettre tous les pollueurs dans un train", va devoir revoir son plan. Diaporama : L'éco-achitecture délirante de Vincent CallebautPosté par Edouard le 10.06.09 à 11:33 | tags : environnement
Allier esthétisme, fonctionnalité et conscience environnementale n'est pas une mince affaire en matière d'achitecture. C'est pourtant le parti pris par le Belge Vincent Callebaut, qui multiplie les projets de bâtiments verts aux fonctions diverses : tours d'habitation, bibliothèques, hôtels, centres culturels. Donner vie à ces constructions ambitieuses relève malheureusement du miracle, à l'image de l'Anti Smog (voir photo), structure censée diminuer la pollution de l'air que Callebaut a conçu pour le canal de l'Ourcq à Paris, qui attend sagement dans un tiroir que les politiques daignent financer cette architecture verte.
Visiter notre galerie consacrée à l'architecture verte de Vincent Callebaut. Chicza, ou quand le chewing-gum (re)devient écolo
Question pas franchement centrale au sein des débats portant sur l'environnement, le chewing-gum chimique est pourtant un petit fléau. Consommé en quantité astronomique, les Français en mastiqueraient 5 milliards de tablettes chaque année, il met cinq ans à s'éliminer dans la nature et son coût de nettoyage est exorbitant dans les grandes villes. La Grande-Bretagne y dépense par exemple 150 millions de livres par an.
Pour régler le problème, le consortium des Chicleros (producteurs de gomme à mâcher) mexicains à décider de relancer la tradition ancestrale des indiens mayas, qui mastiquaient déjà il y a 5 000 ans. Avant de devenir un produit de composition synthétique, le chewing-gum était en effet un produit naturel issu d'un arbre, le sapotillier. Sa sève, le chicle, permet d'obtenir un chewing-gum biodégradable qui, en prime, ne colle pas aux vêtements ou au bitume comme son cousin chimique.
La carrotmob ou le bâtonPosté par Emmanuel le 23.02.09 à 16:46 | tags : environnement, international, actu insolite, écologie
Qui a dit qu'Internet était le royaume de geeks au mode de vie végétatif?
Carrotmob est le nouveau fer de lance West Coast de l'activisme écologiste on line ...Son mot d'ordre: la carotte plutôt que le bâton. A 27 ans, Brent Schulkin, un ancien de Google, a la main verte. De son réseau de consommateurs responsables carrotmob, des pousses d'écolo-citoyens ont foisonné en moins de deux pour intervenir en faveur d'un mode de production plus "vert". Pour cela, l'"hacktiviste" a mis au défis vingt supermarchés de proximité de son quartier de Mission à San Francisco. Le deal: il mobilise des centaines d'individus à venir consommer dans un magasin. Celui-ci doit réinvestir le chiffre d'affaire de cette promotion à la rénovation écologique de sa boutique. And the winner is...K&D market, avec l'intention d'investir 22% des bénéfices de la carrotmobilisation à une production plus verte... Encore un passe-temps pour bobos pleins de bonnes intentions ? La consommation est-elle un argument efficace contre les producteurs pollueurs? Quelle est la meilleure solution ? la carottmob ou le bâton ?
Kosciusko-Morizet, Price minister of the numérique ?
Voilà qui lui donnera l'occasion dans son emploi du temps chargé de croiser plus souvent son frère Pierre qui préside l'association pour le commerce et les services en ligne et dirige le site Price Minister. Conflit d'intérêts ? L'association essaie de privilégier une vision globale de l'économie numérique et s'apprête à sortir une batterie d'indicateurs qui devraient servir au pilotage du plan numérique 2012 comme l'avait indiqué Eric Besson. NKM n'ayant pas vocation à atribuer des marchés publics, le conflit d'intérêt est faible. Même s'il n'y a guère qu'en France qu'un ministre puisse avoir un frère à la tête du principal lobby concerné par son portefeuille. Mais passons, le plus gros problème de NKM reste quand même de trouver les moyens pour le plan numérique 2012, sympathique fourre-tout peu opérationnel. Et puis on a échappé au pire, n'est-ce pas ? L'écologie c'est fini ? Nathalie Kosciusko-Morizet a eu chaud
Contre attaque de Jean-François Copé, qui accuse alors la jeune secrétaire d'Etat « d'être à l'origine des problèmes »(AFP), et s'engage à faire supprimer ces amendements en deuxième lecture. Le lendemain, dans un interview donné au Monde, elle évoque « concours de lâcheté et d'inélégance entre Jean-François Copé, qui essaie de détourner l'attention pour masquer ses propres difficultés au sein du groupe, et Jean-Louis Borloo, qui se contente d'assurer le minimum ». La jeune effrontée est sommée par le Premier ministre de s'excuser, sous peine de s'exposer à des sanctions. François Fillon décide même de se priver de sa présence pour son déplacement au Japon. NKM ne se le fait pas dire deux fois. Dans un communiqué, elle « souhaite présenter des excuses à Jean-Louis Borloo et Jean-François Copé. Les propos qu'on me prête président de la République et à lui seul d'apprécier ».(AFP) Aujourd'hui l'orage est passé, et Nathalie Kusciusko-Morizet est tout de même confirmée à la direction de l'UMP. Mais cet épisode a mis en évidence le manque de coordination au sein des ministères. Jusqu'ici ce genre de bugs était réservé aux ministres d'ouverture, avec NKM le gouvernement montre qu'à l'UMP on peut très bien s'embrouiller sans l'aide de la gauche. Al masdar, première ville sans émission de CO2 ?
![]() Abou Dabi pourrait à linverse préfigurer la métropole vertueuse du futur : autosuffisante dans sa consommation d'énergie et neutre sur le plan de l'émission de CO2. Abu Dabi est le plus grand des Emirats arabes unis et possède 10 % des réserves mondiales de pétrole et de gaz. "Si l'économie d'Abou Dabi est bien plus diversifiée que celle d'autres émirats du Golfe, comme le Qatar, le Bahrein ou le Koweït, les exportations de pétroles brut et raffiné représente tout de même plus des deux tiers de l'économie de l'émirat", peut-on lire sur Wikipedia. L'Emirat qui connaît une croissance de plus de 5 % par an sait que l'épuisement des ressources naturelles suppose la réorientation stratégique vers les énergies renouvelables.
Playdoyer (raisonné) pour Mac Do et Dominique VoynetDominique Voynet est donc interviewée dans l'Eco-journal, feuille de choux marketing publié par Mac Donald. "McDonald's est désormais légitime pour parler environnement à ses clients", dit en substance la sénatrice de la Seine-Saint Denis. Je ne suis pas là pour faire la promo de Mc Do ni de Dominique Voynet (et accessoirement je vais encore me faire traiter de gros c.. de droite), mais il me semble que cette dernière n'a pas totalement tort.
Enfin, certes, concernant l'environnement, quiconque a été au Mc Do sait que l'utilisation hystérique des serviettes en papier y est un sport local et, qu'a priori, consommer beaucoup de viande - créneau principal du fast-food - implique une forte pollution. Sauf que Mc Do s'est fixé des objectifs chiffrés sur la réduction de gaz à effet de serre - basée sur les pespectives fixées par le protocole de Kyoto - aussi bien que sur la logistique et l'emballage. Evidemment que Mc Do fait de la com. Evidemment que la mode du développement durable amènera les boîtes à passer autant de temps et d'argent à communiquer sur leurs actions qu'à agir. Et alors ? Arroser à l'eau de pluie est aussi un moyen de réduire sa facture de flotte et je ne vois l'inconvénient ni aux arguments marketings ni aux arguments financiers. L'important est de réduire sa production de nuisances. Et je préfère voir Mc Do vanter auprès de sa jeune clientèle (dont il façonne forcément l'imaginaire de consommateur) le tri sélectif que le plaisir de la mayo à l'huile de moteur. Ben oui, d'accord avec Mc Do et avec Dominique Voynet, et oui, ça fait bizarre. Alors, ce Grenelle de l'environnement ?Posté par Easywriter le 25.10.07 à 18:57 | tags : écologie, environnement, président de la république
Point non, préserver les intérêts industriels et commerciaux tout en évitant de finir dans un tsunami planétaire c'est tout l'enjeu. Les principales avancées du Grenelle de l'environnement à travers les (quelques) arbitrages pronconcés cet après-midi par Nicolas Sarkozy. Ca se passe sur le mag politique de Flu. Lire l'article Grenelle de l'environnement Les Verts doivent-ils devenir solitaires ?On l'écrivait il y a quelques semaines : les Verts gagneraient probablement à couper le cordon PS. Le score du 06 mai dernier n'a pas calmé les socialistes qui ont déjà une nette tendance à satelliser sans trop de ménagement leurs partenaires. Ces derniers y trouvent aussi quelque avantage comme la garantie de leur simple survie - les communistes par exemple auraient probablement disparu depuis longtemps sans le PS. Pour autant, ces alliances/allégeances sont plus nocives que bénéfiques aujorud'hui. ( les communistes, pour en finir avec eux, ont loupé le rassemblement antilibéral à cause de leur passif gauche plurielle). Les Verts viennnent donc de refuser l'accord que leur proposaient les socialistes pour les législatives et qui leur garantissait au mieux six sièges.
Certes, avec 1,57 % des voix au premier tour, les Verts sont exsangues mais leur avenir est loin d'être compromis : l'effet Hulot est retombé mais les problématiques environnementales n'ont pas disparu et vont s'inscrire durablement dans le débat public. Les clivages partisans ordinaires commencent à lasser et les Verts pourraient, s'ils s'émancipaient, cultiver un discours pragmatique et expert sur les questions environnementales - bien sur pour cela il leur faudrait encore mettre un peu d'ordre dans leur organisation. Libres et indépendants, ils devraient susciter plus d'intérêt, notamment de la part du Mouvement démocrate de François Bayrou. Ceci étant, ils risquent aussi l'implosion après les législatives, comme le craint Noël Mamère très remonté contre le refus de l'accord. "C'est un affaiblissement plutôt que le triomphe de la vertitude. En interne, nous entrons dans la zone rouge. Cette position fait planer la menace de l'éclatement". Y a t-il temps à perdre ?Objectif VertsPosté par Moonlight le 18.04.07 à 10:29 | tags : campagne electorale, écologie, environnement, les verts
Ecologie des villes contre écologie des champs, mise à part la ruralité, l'autre thème de campagne qui est dans la ligne de mire de Frédéric Nihous , c'est battre Les Verts à tout prix. Avec Dominique Voynet à peine à 2% dans les sondages, l'objectif n'est pas insurmontable.
Mais pourquoi tant de haine ? A priori les Verts et Chasse Pêche Nature et Tradition ont tout pour s'entendre, ils partagent une volonté commune de préserver l'environnement. Ce que Nihous ne pardonne pas aux Verts, c'est qu'ils remettent en cause des modes vies attachés au monde rural, et le fait qu'ils se préoccupent peu du clivage rural/urbain. CPNT déteste ce qu'il appelle « l'écologie punitive » des verts. Frédéric Nihous reproche au parti écologiste, de pratiquer l'ingérence territoriale. Les Verts qui selon lui sont tous élus à Paris et ont une vision abstraite de l'écologie, se complaisent dans une sorte d'écologie de salon. Nihous met en avant son côté homme du terroir - c'est à la mode - car il vit la ruralité au quotidien et qu'il ne veut pas recevoir de leçons de « bobos » parisiens. Dans sa démarche il cherche à leur retirer le peu de légitimité qu'il leur reste depuis l'initiative de Nicolas Hulot.Nihous a un modèle de développement différent, et quand les parisiens idolâtre le vélo, lui défend l'usage de la voiture comme un droit inaliénable, car en zone rurale le vélo est seulement un loisir, et pas une alternative à la voiture. Si le CPNT dépasse les Verts dimanche, le désaveu serait cinglant, mais peut-être aura-t-il l'effet d'un électrochoc capable de ranimer l'écologie politique, qui pour l'instant vit sous perfusion. Nicolas Hulot ne soutiendra personne"On a fait tout ce que l'on pouvait pour mettre au coeur de cette campagne les enjeux écologiques et climatiques. Il y a un moment où c'est la responsabilité de chacun" Nicolas Hulot ne soutiendra donc aucun candidat, lui qui disait il y a quelques jours être disposé à "donner un bon point" à l'un ou l'autre des prétendants.Nicolas Hulot a surtout permis à la plupart des candidats de s'acheter à peu de frais un brevet de bonne tenue écologique même si effectivement le débat fera sans doute surface à nouveau. L'autre réussite est l'asphyxie finale des Verts - qui étaient bien partis il est vrai - qui incarnaient la dernière vision politique de l'écologie. Car l'écologie est effectivement de la politique qui implique une vision du monde et par laquelle se décline un certain nombre de choix de politiques économiques, énergétiques etc.. Pour le coup, Noël Mamère a raison quand il explique que Nicolas Hulot a déplacé le débat sur le terrain moral. "Je suis triste pour Dominique Voynet, mais on ne peut pas ajourner en permanence la mutation écologique. Il faut travailler, il faut la traduction politique de cette réalité scientifique", explique Nicolas. C'est vrai que là on a l'air tellement mieux partis.... Nicolas Hulot est vert "Nicolas Sarkozy a défini six priorités à mettre en oeuvre rapidement s'il était élu. Aucune d'elles ne se réfère aux enjeux écologiques", déplore le militant écologiste. "Sur les 100 points du pacte présidentiel de Ségolène Royal, un seul aborde ce thème de manière diluée et transversale. Quant à François Bayrou, il a fixé quatre chantiers prioritaires dès cet été. Et là encore, l'environnement est absent".Non, sans blague Nico, on t'aurait menti ? Ben on t'avait prévenu nous... Ps : l'inventeur du pacte écologique n'exclut pas de nouvelles actions politiques, voire de donner "un bon point" (sic) à un des candidats. |
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