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Eléphanteaux ou jeunes lions ? (6/10) Le cas Aurélie Filippetti

Posté par Jordan le 29.08.07 à 16:06 | tags : eléphanteaux, opposition, ps

Aurélie Filippetti est normalienne, agrégée de lettres classiques et originaire d’une famille de mineurs émigrés d’Italie en Moselle, où son père fut conseiller général et maire. Une mémoire ouvrière qui inspirera ses deux romans et servira une carrière politique prometteuse. Sympathisante trotskyste, elle abandonne une extrême-gauche irréaliste pour les Verts, et entre en 2001 au conseil municipal du Vème arrondissement de Paris. Elle connaît quelques revers électoraux dans le chic fief de Jean Tiberi mais intègre le cabinet d’Yves Cochet au ministère de l’Environnement. Se voyant refusée par le parti écologiste, en octobre 2006, l’investiture dans sa région natale, elle s'en va rejoindre l’équipe de campagne de Ségolène Royal. Parachutée par le PS dans la 8ème circonscription de Moselle trois semaines avant le premier tour, elle gagne son siège à l'Assemblée le 17 juin 2007, jour de ses 34 ans, avec 50,96% des voix.
Le défi n'était pas mince : suite au découpage élaboré par Charles Pasqua en 1986, cette circonscription, où Nicolas Sarkozy a obtenu 56,56% des suffrages à l'élection présidentielle, réunit d'anciens bastions industriels, traditionnellement de gauche, et deux cantons ruraux aux populations plus aisées (travaillant au Luxembourg notamment), majoritairement de droite. Prenant la place d'une candidate socialiste initialement investie, Aurélie Filippetti n'arrivait pas non plus sous les hourras de ses camarades.
S'il faut encore qu'elle "s'endurcisse", aux dires d'un maire du coin, l'ancienne professeur surfe en souplesse sur la vague des nouveaux adhérents, dont "le PS a besoin". "Il faut l'ouvrir, l'aérer", dit-elle, et éviter les querelles de courants. Ainsi peut-on la voir ces jours-ci aux côtés de Manuel Valls, Gaëtan Gorce, Sandrine Mazetier (strauss-kahnienne), Philippe Martin (fabiusien) et Arnaud Montebourg à Frangy-en-Bresse, où ce dernier les a conviés, mais aussi à Melle avec Ségolène Royal, et bien sûr à La Rochelle pour l'université d'été du PS.
A la tribune du camarade Montebourg (elle est membre de sa Convention pour la sixième République), l'élue lorraine parle de politique industrielle et des classes ouvrières (toutes les victimes, en fait, d'une société plus inégalitaire), qu'il faut reconquérir. Déterminée, elle présente des idées développées par Ségolène Royal, qui a, selon elle, manqué de temps pour convaincre. Reconnaissant des dysfonctionnements dans l'équipe de campagne, elle évoque "une petite start-up" confrontée à la "machine de guerre" du candidat UMP. Acceptant de tirer un bilan "sans tabou", elle refuse la "politique-fiction rétroactive" et voterait pour Mme Royal si l'élection du premier secrétaire avait lieu aujourd'hui.
Si elle fait confiance à la "politique néo-conservatrice de Nicolas Sarkozy" pour que les Français réagissent, Aurélie Filippetti appelle aussi le PS à un changement qui "ne viendra pas de l'intérieur". Il faut donc ouvrir le parti à la société civile, aux intellectuels et aux autres formations progressistes, pour "la création d'une grande confédération de la gauche démocratique", et pourquoi pas reprendre le dialogue avec des éléments du MoDem.
Ainsi commence le travail de fond pour la jeune députée, à la commission des Affaires sociales, culturelles et familiales de l'Assemblée, mais aussi à l'Environnement, au développement durable et à l'énergie au sein de la commission Prospective du groupe socialiste, dont elle est (avec André Vallini) la nouvelle porte-parole.


+ Normalienne et background ouvrier : top crédibilité

+ Une lionne parmi les lions, de l'avantage d'être une femme

 


- Une lionne parmi les lions, de l'inconvénient d'être une femme !

- Son manque d'expérience, et une étiquette pièce rapportée qui énerve au PS




Eléphanteaux ou jeunes lions ? (5/10) Le cas Benoît Hamon

Posté par Jordan le 27.08.07 à 19:10 | tags : eléphanteaux, opposition, ps

Benoît Hamon, 40 ans, issu d'une famille modeste, rejoint le parti socialiste en 1987 à Brest, chez des rocardiens. Six ans plus tard il prend les rennes du MJS (Mouvement des Jeunes Socialistes), nouvellement autonome du PS, dont Michel Rocard est alors le premier secrétaire. Conseiller auprès de Lionel Jospin puis au ministère de l'Emploi et de la Solidarité de Martine Aubry (qui le considère comme un "garçon fin, ouvert et structuré politiquement", Il est élu conseiller municipal à Brétigny-sur-Orge en 2001 et député européen en 2004. Dans le privé, il est directeur du planning stratégique de l'institut de sondage IPSOS de 2001 à 2004.
En 2002 il emmène Nouvelle Gauche (courant majoritaire au sein du MJS) dans l'aventure du Nouveau Parti Socialiste (NPS) aux côtés d'Arnaud Montebourg et de Vincent Peillon. Se rangeant finalement derrière la synthèse au congrès du Mans de novembre 2005, il est nommé Secrétaire national chargé du projet européen (il avait voté "non" au référendum sur le Traité Constitutionnel). Soutien de Laurent Fabius pour les primaires socialistes, il ne manque pas d'épingler aujourd'hui Ségolène Royal. Il rejoint en revanche François Rebsamen sur la nécessité de continuer une campagne d’adhésion.
Propulsé porte-parole du PS pour les élections législatives, il ne rate pas le train de la refondation et crée le think-tank La Forge, un lieu de débat ouvert à toutes les idées de gauche, mais sans idée derrière la tête, non-non, c'est promis.
Benoît Hamon critique la modernité envisagée par les uns : conversion doctrinale aux principes économiques libéraux et adaptation structurelle à la présidentialisation (il tient à la proportionnelle au sein du parti), et dénonce la radicalité prônée par les autres : rupture doctrinale avec la construction européenne et la mondialisation, émergence structurelle d'une grande force antilibérale concurrente du PS. Pragmatique, il tire des enseignements de la victoire de Nicolas Sarkozy : il faut assumer la reconstruction idéologique de son camp, éviter un "recentrage lénifiant" au profit d'une bataille culturelle décomplexée, séduire les personnes âgées et reconquérir les classes populaires.
Plaidant pour la constitution d'un "grand parti de la gauche" (Henri Weber), il s'agace des accusations d'archaïsme, quand Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie, dénonce la politique libérale de l’Union européenne, archaïque comparée aux restrictions posées aujourd’hui au libre-échange en Amérique du Sud comme du Nord. Il défend la politique économique de Lionel Jospin et nie une prétendue culture de la dépense, quand la droite creuse les déficits. Surtout, il fustige la politique de classe menée par l'UMP et ne veut rompre avec un idéal de redistribution alors que la répartition capital/travail n’a jamais été aussi défavorable aux travailleurs.
Un pouvoir du capital qui, selon lui, a des conséquences idéologiques et culturelles déterminantes : contrôle des médias par l’argent, culture et de l’action aux dépens de la réflexion, de l'individu aux dépens du collectif, remise en cause de l’arbitrage politique et de sa légitimité, etc. Des évolutions qui érodent les identités sociales et opposent artificiellement les classes populaires et moyennes entre elles et en leur sein.
Paré au combat, Benoît Hamon appelle donc au "réarmement théorique et pratique de la gauche" et à une "contre-offensive culturelle et organisationnelle". D'aucun le verraient d'ailleurs bien premier secrétaire du PS, comme le président du MJS Razzye Hammadi, qui soutiendrait l'idée auprès de François Hollande.


+ Bon orateur

+ Considéré par beaucoup au PS comme un "très bon"

 


- Difficulté d'imposer sa vision de la modernité face à Ségolène Royal et aux autres jeunes lions

- Un réseau un peu léger, pour un animal politique que Pierre Moscovici considère "encore en gestation"







Eléphanteaux ou jeunes lions ? (4/10) Le cas Vincent Peillon

Posté par Jordan le 24.08.07 à 19:23 | tags : eléphanteaux, opposition, ps

Député européen depuis 2004, l'éléphanteau intello Vincent Peillon est docteur en philosophie, qu'il a enseignée 13 ans, après avoir importé du saumon fumé ("Du saumon pour tous !", ça ne s'invente pas). Il commence son oscillante carrière politique en 1992 au cabinet du président de l'Assemblée Nationale Henri Emmanuelli. Se voulant déjà rénovateur, c'est face à ce dernier qu'il présente avec DSK la motion 2 au congrès de Liévin en 1994. Membre du Bureau national, délégué auprès du premier secrétaire Lionel Jospin, il est élu député de la Somme en 1997 mais perd son siège en 2002, légèrement en froid avec les chasseurs du coin.
Il quitte son poste de porte-parole du Parti la même année pour s'engager, aux côtés d'Arnaud Montebourg et Benoît Hamon notamment, dans la création du Nouveau Parti Socialiste (NPS), courant rénovateur affirmant son ancrage à gauche. Il envisage en 2005, si leur motion passe au congrès du Mans, d'être premier secrétaire du PS. Comme la majorité des membres du NPS (mais pas Montebourg), il approuve finalement la synthèse générale de François Hollande.
Exprimant tôt son soutien pour Ségolène Royal il devient l'un de ses porte-parole. Malgré le joli discours de la candidate en sa faveur, il ne reconquiert pas sa circonscription en 2007, échouant à 143 voix près.
Absent des bancs de l'Assemblée, il a donc du temps pour réfléchir et propose une refondation intellectuelle du PS. Appelant, comme DSK, Jaurès à la rescousse et invitant à un détour par la tradition (individualiste et non étatiste), il se revendique maintenant du réformisme socialiste français. Critiquant ceux qui, à force de vouloir être toujours plus à gauche, ont laissé gagner la droite, il regrette un certain sectarisme, celui des courants particulièrement. Il fustige la posture de rejet sans projet et prône une doctrine plus audacieuse, qui passe notamment par l'acceptation du marché : "ce n'est pas trahir que de vouloir faire tomber le mur de Berlin dans nos têtes".
Considérant que le NPS n'est plus, il s'inscrit dans un pôle refondateur, aux côtés de Montebourg à nouveau. Devant la nécessité d'un instrument de réflexion et de proposition, il avance l'idée d’un Institut Edgar Quinet, dépassant les frontières du parti. Dans cette logique, il invite écologistes, communistes, démocrates, radicaux, syndicats, associations et citoyens voulant construire ensemble une nouvelle gauche réformiste à des assises de la gauche et des progressistes. Partisan d'une stratégie offensive, il souhaite que celles-ci s'organisent le plus tôt possible et rappelle, à 47 ans, que l'on peut compter sur lui pour les temps qui viennent.


+ Ses beaux yeux de poupon rusé

+ Philosophe, forcément

 


- Son parcours un peu opportuniste et sa défaite aux dernières législatives

- Une ambition un peu vérouillée par Ségolène Royal

 




Manuel Valls : un bout de chemin vers le consensus

Posté par Jordan le 24.08.07 à 15:28 | tags : eléphanteaux, opposition, ps
Dans une interview donnée au Figaro, Manuel Valls apparaît à nouveau en désaccord avec la direction du PS, réservé à l'égard de Ségolène Royal et plutôt favorable à l'ouverture.
Il réitère ainsi son opposition à la méthode de François Hollande et à l'attente des municipales de 2008 pour un congrès sonnant le début des festivités rénovatrices. Concédant que la campagne présidentielle a permis d’avancer sur les thèmes du travail, de l’ordre juste ou de la nation, il précise que cela s'est parfois fait "dans le désordre et l’absence de cohérence".
Considérant qu'"une grande partie des idées de gauche se sont épuisées", mais aussi que l'autorité est en crise et qu'"une société a besoin de règles et d'ordre", il pense que l'opposition pourrait "faire un bout de chemin avec la majorité sur des sujets qui peuvent faire consensus", dont l'immigration.
Cette semaine Brice Hortefeux, ministre de l'immigration et de l'identité nationale, déclarait être "légèrement en dessous" de l'objectif de 25 000 reconduites à la frontière fixé pour 2007 et invitait le préfet de police de Paris à "redoubler d'efforts et augmenter de façon significative le nombre d'interpellations d'étrangers en situation irrégulière". Quel bout de chemin alors, pour quel consensus ?
Interrogé sur la nécessité de piocher le prochain leader parmi les quadras du parti, le jeune lion socialiste répond sans grande surprise : "Je le crois."



Eléphanteaux ou jeunes lions ? (3/10) Le cas Gaëtan Gorce

Posté par Easywriter le 23.08.07 à 19:26 | tags : eléphanteaux, opposition, ps

Soutien de Ségolène Royal, Gaëtan Gorce n'est pas un nouveau venu dans la jungle socialiste : il a été conseiller de François Mitterrand (il est d'ailleurs encore député de la Nièvre, fief de l'ancien président) à l'Elysée et Chef de cabinet de Pierre Joxe. Contrairement à Arnaud Montebourg il ne fut pas toujours un des enfants terribles du PS, le club de réflexion Nouvelle voix dans lequel il s'investit était d'ailleurs proche de la motion majoritaire (et donc de François Hollande) lors du Congrès du Mans de 2005.

C'est donc surtout depuis la présidentielle que Gorce donne de la (nouvelle) voix et a démissionné du bureau national quand l'instance adopta le calendrier Hollande : en gros, celui ci prévoit une rénovation en mode diesel, rien avant les municipales on verra en novembre 2008 lors du Congrès.

Le député de la Nièvre propose lui une démission de la direction et une gestion collégiale, seule à même de transcender les courants et les querelles de prétendants pour renouveler le discours socialiste. La rumeur veut qu'il organise lui-même une fuite de l'information reprise partout depuis.
Ben oui pour exister en ce moment dans la pampa socialo il faut en rajouter : Montebourg devient lyrique, Valls veut tout péter, Gorce le placide qui fait plus vieux que les autres doit montrer sa vigueur et sa colère.
Il se refuse à poser la question du leadership mais est toujours considéré comme proche de Royal.



+ Ayant été jospino-hollandien puis Ségoliste et pariant sur une union de la gauche - par fédération ou nouveau parti – il a une grande souplesse d'action



- Inconnu du grand public il a du chemin pour atteindre la lumière et ce n'est pas son poste de vice président chargé de l'emploi dans le contre-gouvernement socialiste qui l'aide beaucoup pour l'instant.




Eléphanteaux ou jeunes lions ? (2/10) Le cas Arnaud Montebourg

Posté par Easywriter le 21.08.07 à 10:45 | tags : eléphanteaux, opposition, ps
Depuis l'échec de la candidature Jospin en 2002, il est l'un des plus féroces contestaires de la ligne de François Hollande jugé immobiliste. Pour contrer le vent dominant, il aura épuisé à peu près toutes les options : créer son propre courant le NPS, tenter une motion contre la direction Hollande au Congrès du Mans – grace à une alliance qui fit long feu avec Henri Emmanuelli et les siens -, et pendant tout ce temps militer pour le passage à une Sixième République, vaste réforme institutionnelle censée renforcer le parlement, moderniser la démocratie et au passage les forces progressistes.
Aucune de ces tentatives n'a abouti à quoi que ce soit. Une lose Montebourg ?
Un agité plutôt qui depuis l'échec de Ségolène Royal à la présidentielle, croit plus que jamais au temps « enthousiasmant des jeunes lions ». Pour cela il retrouve ses compères qui comme lui rongent leur frein : Benoit Hamon, Manuel Valls, Vincent Peillon ou Gaetan Gorce. Tous se sont retrouvés à Evry, refusant de définir un courant idéologique ou d'entamer une guerre des coqs.

Son gros problème reste qu'à force de se draper dans la vertu – il critique les paradis fiscaux européens, a voulu traduire Chirac en justice – ses revirements se voient plus que ceux des autres : il affirme ne plus pouvoir se montrer à la télé mais devient porte parole ( et va donc à la télé, y compris pour y dire des conneries), son obsession institutionnelle passe un peu à la trappe quand il rallie Royal.
Aujourd'hui il affirme vouloir discuter. Il a muri Arnaud : c'est vrai que 45 ans ça commence à faire vieux pour être un jeune minoritaire.
Dans le contre-gouvernement PS il est censé donner la réplique à...Eric Besson, transfuge du PS rallié à Nicolas Sarkozy. Un traitre en face de lui, voilà qui lui donne envie de bouffer du lion en attendant d'en devenir un.



+ Un lyrisme combattif et intelligent

+ Une certaine aura auprès des jeunes socialistes

 


- Une tendance à en faire des caisses et à faire paniquer tout le monde.

- Un peu grillé aussi : à force d'être un réformateur/loser il risque de patir de l'émergence de Manuel Valls du même âge mais plus frais.




Eléphanteaux ou jeunes lions ? (1/10) Le cas Manuel Valls

Posté par Jordan le 20.08.07 à 08:00 | tags : eléphanteaux, opposition, ps
Parmi les éléphanteaux ou jeunes lions censés assurer la nouvelle garde du PS, quelques-uns affirmaient le 5 juillet dernier que "rien ne peut plus être comme avant", et se réunissaient 15 jours plus tard à Evry, ville de Manuel Valls, pour la première étape d'un cycle de réflexion sur l'avenir de la gauche. Le député-maire âgé de 45 ans serait-il le chef de meute des jeunes loups ? Non, la rénovation se fera "d'abord autour des idées", les “ambitions personnelles” doivent "se fondre dans l’ambition collective”… Valls appelle au changement depuis longtemps déjà, et prônait la révision du "logiciel" socialiste bien avant que le mot de devienne à la mode.
Chargé de la communication au cabinet du Premier ministre Lionel Jospin, il lui est resté fidèle jusqu'au bout, avant de se rallier à Ségolène Royal. Ce qui ne l'empêche pas de taper sur le projet socialiste à l'élection présidentielle, qui était "en décalage par rapport aux attentes des Français et aux évolutions de la société", et de considérer que la candidate a sa part de responsabilité dans la défaite.
Mais ce sont les structures du PS, et sa direction actuelle, que Manuel Valls veut faire "imploser". Un appareil qui "dévore ses enfants", immobilisé par "la crise de ses idées, de ses alliances et de son leadership". Il faut “un véritable big-bang intellectuel" qui change en profondeur le parti et ses méthodes de travail. Les mots sont forts, et ils sont choisis. Reprochant au premier secrétaire et au bureau national leur refus de consulter les militants et l'adoption d'un calendrier reportant le débat à l'après-municipales de 2008, Valls veut que les adhérents, et les nouveaux notamment, tranchent sur les questions essentielles (les retraites, le financement de la Sécu, les 35 heures, l’immigration, la sécurité, le nucléaire) et imposent une nouvelle direction, collégiale.
Quitte à ce que le parti change de nom ? Pourquoi pas, Manuel Valls "ne s'interdit rien". Il a même rencontré Nicolas Sarkozy, qui lui proposait de rejoindre le gouvernement, et se réjouit de "l'ouverture". Sans doute parce qu'elle participe au chaos socialiste, ouvrant la voie aux partisans d'une gauche renouvelée dans laquelle Valls veut, dit-il, prendre toute sa place.
Avec Ségolène Royal en deuil de l'élection, François Hollande en fin de règne, Laurent Fabius affaibli et Dominique Strauss-Kahn concentré sur son avenir international, le champ est-il libre pour Manuel Valls ?


+ Solide expérience de la communication, bon orateur, physique agréable

+ Ne mâche pas ses mots et ne craint pas d'affronter les sujets sensibles

 


- Héritage jospiniste qui ne lui assure pas un réseau d'alliés très solide au sein du parti

- Déficit de popularité par rapport à ses camarades (Montebourg, Peillon, Dray, …)

- Difficulté de séduire les nouveaux militants avant une nouvelle offensive de Ségolène Royal






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