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Primaires, premiers et second tours, le point sur tous les scrutins qui nous amènent à la Présidentielle. Consultez les résultats des législatives à Paris Consultez les Résultats du premier tour des législatives Consultez les Résultats du second tour des législatives
Le chiffre du jour : 27Soit le nombre de voix d'avance du candidat UMP Jean-Pierre Bechter, homme de paille de l'ancien maire Serge Dassault, vainqueur dimanche des municipales de Corbeil-Essonnes (Essonne) face au communiste Michel Nouaille. Dassault avait été déclaré inéligible en juin dernier par le Conseil d'Etat pour achat de voix.
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En dépit de cette condamnation, Dassault a été au cœur de la campagne de son poulain, posant sur les affiches, inscrivant son nom sur les bulletins de vote et pratiquant le chantage à l'emploi en cas de défaite de sa liste : "Il n'y aura plus de subventions pour la ville qui devra augmenter ses impôts de 100% et tout le monde s'en ira", avait déclaré l'avionneur au soir du premier tour.
![]() Dimanche soir, Bechter, quasi inconnu avant la campagne, ne faisait d'ailleurs pas de mystères de la réalité de la situation : "Pour la quatrième fois consécutive Mr Dassault est réélu maire de Corbeil-Essonnes. Oui, c'est moi qui suit élu, mais c'est quand même lui qui bat le Parti Communiste... avec moi". Et ce même Bechter de répondre spontanément que Serge Dassault allait continuer à occuper "son bureau", celui du maire.
Le Parti Pirate refuse de soutenir (explicitement) les VertsCrédité d'un peu plus de 2% des voix lors de la législative partielle dans les Yvelines, Maxime Rouquet, le tout premier candidat pirate de France, ne "prévoit pas de consignes officielles" pour le second tour qui opposera l'UMP Jean-Frédéric Poisson à l'écologiste Anny Poursinoff.
![]() Maxime Rouquet et son suppléant Laurent Le Besnerais lors d'une réunion à Rambouillet
Le zèle du Numerama Fidèle son crédo apolitique, le Parti Pirate préfère donc faire "confiance aux électeurs" (quelques centaines) qui leur ont accordé leur suffrage, dimanche, dans la 10e circonscription des Yvelines, laissée vacante par Christine Boutin. Un communiqué ambigu du PP* semblait pourtant inviter ses sympathisants à se reporter sur la coalition de gauche menée par Anny Poursinoff (20,15%) face au gros score réalisé par Jean-Frédéric Poisson (43,93%), comme l'annonçait Numerama. Que nenni. "Il y a eu une mauvaise interprétation de la part de Numerama", assure Maxime Rouquet. "Pour l'instant, nous n'avons pas pris de position. C'est une décision difficile car on ne veut pas être étiquetés. Suite à l'annonce des résultats à Rambouillet, j'ai pu m'exprimer en premier ayant obtenu le score le plus faible, et j'ai rappelé pourquoi nous étions opposé à la loi Hadopi. Ce à quoi Mme Poursinoff a rétorqué qu'elle aurait voté contre Hadopi si elle en avait eu l'occasion. Mais Jean-Frédéric Poisson n'a pas voté le texte non plus." Le PP compte tout de même diffuser dans la semaine "une explication de vote sur la position de Poisson, et son appartenance à l'UMP". "Nous regrettons qu'il n'ait pas voté contre Hadopi", glisse Rouquet, affirmant par ailleurs qu'il ne serait "pas présenté dimanche" si le candidat UMP avait plus clairement pris position contre Hadopi. Une manière de rappeler que le Parti Pirate veut, pour l'heure, se limiter "aux questions internet".
"Un message envoyé aux parlementaires" Le résultat enregistré dimanche est en tout cas encourageant pour le PP, même si les 2% en question ne représentent que 472 voix en raison d'un taux de participation extrêmement bas (22%). "Nous avons pu prouver que les idées et les thèmes défendus par le Parti Pirate étaient importants pour les Français. Ce dans une campagne que nous avons réalisé sans tracts ni affiches. 2%, c'est un début très prometteur. Nous avons envoyé un message fort aux parlementaires." Le parti pirate suédois avait dû se contenter d'un petit 0,6% lors de sa première sortie électorale. Au-delà de ce bilan réjouissant, les Pirates de France doivent encore régler leurs querelles internes pour ne pas nourrir les critiques sur le manque de sérieux de ces militants en herbe. Comme la récente affaire du piratage du PPF (Parti Pirate français), qui a annoncé son vrai faux retrait. "C'est effectivement quelque chose qui peut nous handicaper", reconnait Maxime Rouquet. "Nous nous sommes réunis avec le Parti Pirate Canal Historique. Le Parti Pirate français est lui plus une démarche personnelle d'un étudiant de Sciences Po. On a démontré qu'on était sérieux." Un discours policé trahi par une petite pique lancée au sujet du hackage du PPF, "dû aux faibles compétences techniques des membres du parti qui n'a pas bien sécurisé son site." * "Le vote de dimanche prochain opposera la gauche, unie derrière la candidate des Verts (20,15 + 12,44 + 9,58 + 4,72 = 46,89%), au candidat de l'UMP (43,94%) qui ne peut compter que sur une fraction du report des voix de l'extrême droite (4,05 + 3,08 = 7,13%). Le choix pour le second tour des électeurs qui avaient confié leurs voix au Parti Pirate sera décisif, et pourrait faire basculer cette circonscription historiquement acquise à la majorité" (voir le communiqué complet) Maxime Rouquet, premier pirate français candidat aux législatives
Premier candidat du Parti Pirate de France, Maxime Rouquet, un étudiant de 23 ans, a accepté d'essuyer les plâtres dans une campagne qui aura surtout pour but de faire connaître le Parti Pirate et de lancer enfin un vraie campagne d'adhésion : "Beaucoup de personnes sont déjà conscientes des enjeux de la loi Hadopi. On aimerait que les Français comprennent que l’adresse IP, qui sera utilisée pour sanctionner les internautes, est une donnée facilement falsifiable, et qu’une famille ou une entreprise pourra voir sa connexion coupée même si elle n’est pas responsable."
Européennes : les Villiéristes parodient Star WarsComment défendre notre fière identité et nos traditions fromagères, et, surtout, convaincre ces maudits urbains cosmoplites du bien fondé de ce combat ? C'est la question qu'a dû se poser la liste Libertas menée par Philippe de Villiers aux Européennes.
Un peu moins bon mais tout de même savoureux, nous vous proposons un bonus sur la banque centrale. Vous avez reconnu le film ? (trouvée via l'excellent Twitter de Vincent Glad) PS : le cauchemar continue
" Un doute dans l'esprit, un poison entre nous", voilà comment le député socialiste Manuel Valls résumait la situation à l'issue du deuxième tour. Les partisans de Ségolène Royal appellent donc à la tenue d'un nouvau scrutin, la régularité des opérations de vote étant contestée dans plusieurs bureaux. Certaines pratiques historiques comme les fausses cartes de membres continueraient au parti socialiste malgré des tentatives de rationalisation du système. Avec un résultat aussi resserré, le camp de Royal croit à un trucage orchestré par l'appareil du parti. A l'issue du premier tour qui avait placé Ségolène Royal largement en tête, c'était le camp de Martine Aubry qui avait laissé entendre une manipulation des chiffres.Quelle que soit la nouvelle secrétaire du parti, une chose est sure : les dissensions sont loin d'être recouvertes. François Hollande a d'ailleurs retardé la publication officielle des résultats et appelé à un peu de sérénité. Après un congrès cauchemardesque à l'issue duquel aucune ligne politique n'a pu être dégagée et où l'unique cohésion s'est faite dans le front anti-Royal de l'ensemble des courants, le parti socialiste va désormais mettre à sa tête un leader dont les marges de manoeuvre vont être très faibles... PS : Delanoë, grand perdant, Benoit Hamon l'homme qui monteSi l'affrontement entre Martine Aubry et Ségolène Royal peut réserver son lot de surprises, deux choses sont déjà à retenir de la séquence : Bertrand Delanoë est le grand perdant de l'affaire et Benoit Hamon l'homme qui monte.
Si le report des voix de Delanoë est réel, comment expliquer qu'il ne fut pas massif ? Son soutien est-il apparu comme trop superficiel ? L'opération tout sauf Royal est-elle de plus en plus contre-productive ? Ce qui est sûr c'est que non seulement le maire de Paris n'a profité ni du Congrès, ni du vote des militants pour asseoir sa stature nationale mais qu'en plus, il ne convainc même pas ses propres troupes de le suivre dans ses accords. Son poids au sein du parti quel que soit l'issue du scrutin pourrait en patir. Certes Delanoë permet à la maire de Lille de réduire l'écart et d'espérer une victoire. Mais si cela arrive, cela apparaitra surtout comme la victoire de...Benoît Hamon qui, arrivé troisième, encourage aussi Aubry. Plus de20 % des voix, 30 000 électeurs derrière lui, il devient l'émissaire de la nouvelle génération qui s'assure que les choses changent au sein de la structure et que le parti conserve son ancrage à gauche ( et qu'Henri Emmanuelli conserve quelque aura...) Mathématiquement, Martine Aubry devrait donc l'emporter. Sauf si les miltants, décident au contraire de renforcer uun peu plus Royal, auquel cas outre le plébiscite de l'ancienne candidate à l'Elysée, le vote serait celui du désaveu profond de l'appareil socialiste et cloturerait sèchement l'ère joispini-hollandaise. Ce désaveu est déjà visible en chiffres : à peine 60 % des militants ont participé au rendez-vous le plus important de la vie du parti. Berlusconi remporte les législatives : bis repetita?
Le vainqueur de cette élection hérite d'un pays en crise. Le gouvernement de Romano Prodi s'est rendu impopulaire en entreprenant certaines reformes nécessaires, notamment en ce qui concerne la maitrise des dépenses publiques. Mais la coalition très large avec laquelle il gouvernait a montré ses limites.
Le paysage politique italien est d'ailleurs en pleine recomposition : dans son nouveau parti, le Parti Démocrate, Walter Veltroni a décidé de se recentrer, en se séparant des partenaires de la gauche radicale. « Il cavaliere » lui, a mené une coalition appelée Peuple de la Liberté, qui regroupe son parti Forza Italia, l'Alliance Nationale (anciens néo-fascistes devenus droite nationale) et la Ligue du Nord (anti-immigration). On se dirigerait donc vers un système bipartite. Dans un entretien donné au Monde, Marc Lazar, professeur à Sciences Po, estime d'ailleurs que l'opposition entre réformistes et conservateurs, remplacerait le traditionnel clivage droite/gauche. Ce n'est d'ailleurs pas seulement le seul changement.
Si les espoirs soulevés par la gouvernance Prodi sont à la mesure de la déception qui s'en est suivie, les Italiens n'ont pas forcément redonné le pouvoir à l'homme de toutes les situations comme on le surnommait il y a une dizaine d'années. Selon Marc Lazar, Berlusconi a changé, et a pris conscience de son environnement. La situation économique, à l'intérieur comme à l'extérieur du pays, le pousserait à mettre de côté l'arrogance qui le caractérisait. « Il cavaliere » a d'ailleurs admis que des reformes étaient nécessaires pour redresser le pays. Ensuite, avec l'âge, 72 ans, il souhaite prendre de la hauteur et incarner une autre forme de gouvernance, moins partisane, plus respectable, avec la présidence italienne comme objectif.
L'Italie est aujourd'hui en chantier, avec des disparités sociales et culturelles qui ne cessent de s'accroître, entre un Nord riche et industrialisé, et le Sud précaire et rural. La population a perdu confiance en ses représentants, et attend du vainqueur qu'il entreprenne une rénovation de l'Etat.
Caroline du Sud : Victoire prévisible pour ObamaPosté par Charif le 28.01.08 à 12:21 | tags : elections, élections américaines 2008, primaires américaines 2008
On a assisté au succès de Barack Obama ce week-end lors de la primaire démocrate en Caroline du Sud. Le sénateur de l'Illinois a remporté 55% Mais à neufs jours du « super Tuesday » tous les scénarios restent envisageables. Environ 80 délégués (150 pour Obama, 230pour Clinton) séparent les deux favoris. Dans ces proportions, John Edwards peut avoir son mot à dire, et ses résultats peuvent faire la différence à l'heure des comptes. A noter qu'un soutien de taille s'est manifesté ces derniers jours en faveur de Barack Obama :C'est celui de Caroline Kennedy, le fille du célèbre président assassiné en 1963. Dans un texte intitulé "un président comme mon père", paru dans le New York Times, elle fait la comparaison entre JFK et Obama qui tous deux, à des époques différentes, symbolisent le changement. John Fitzgerald Kennedy fut le premier président catholique des Etats-Unis , Obama peut-être le premier noir.
Consultez notre dossier élections américaines.
Le véteran embusquéPosté par Charif le 23.01.08 à 16:21 | tags : elections, élections américaines 2008, international, primaires américaines 2008
John McCain a pris sa revanche. En 2000 il a subi un échec cuisant face à George Bush dans l'Etat de Caroline du Sud. Rudolph Giuliani attend plus que jamais la Floride, lui qui jusqu'à présent n'a pas réussi à faire décoller sa campagne. Ses résultats dans l'Etat "laboratoire"(la Floride), parce qu'il se compose des communautés représentatives au niveau national, devraient nous en dire plus sur ses chances de poursuivre l'aventure. Ron Paul lui, malgré une campagne bien moins médiatisée que ses concurrents, s'accroche et ne lâche rien. Il compte du moins porter le plus longtemps possible son projet, et imposer dans l'opinion une partie de ses idées. A l'évidence, tous attendent le "super Tuesday", le grand rendez-vous de ces primaires, pour y voir plus clair. Le mardi 5 février, les électeurs d'une vingtaine d'Etats seront amener à voter. A partir de là, commenceront les tractations pour tous ceux qui espèrent intégrer l'équipe présidentielle.
Qui aime bien châtie bienPosté par Charif le 22.01.08 à 11:37 | tags : elections, élections américaines 2008, international, primaires américaines 2008
Hier était une journée de commémoration nationale aux Etats-Unis, en l'honneur de Martin Luther King. Les deux candidats démocrates se sont retrouvé à cette occasion, histoire de faire oublier la polémique née ces de Jusque là, les dimensions raciales et de genres ont été tenues à l'écart du débat. Mais aujourd'hui, de nombreux observateurs estiment que la campagne entre les deux démocrates prend une tournure malsaine. Bill Clinton est notamment accusé de diffamation par le clan Obama, ce dernier reprenant à sa convenance les déclarations du jeune sénateur. Personne ne tient à voir s'affronter, d'un côté l'incarnation du mouvement féministe, et de l'autre celle du mouvement des droits civiques. Il y a une chance sur deux pour qu'un démocrate accède à la Maison Blanche. Donc une chance sur quatre(sans manquer de respect à John Edwards) pour qu'on retrouve un noir ou une femme aux commandes de l'Etat. Une belle revanche.
Un fauteuil pour quatrePosté par Charif le 18.01.08 à 18:10 | tags : elections, élections américaines 2008, international, primaires américaines 2008
Les questions environnementales, militaires et économiques sont au centre du débat au sein du Grand Old Party. Avortement Ecologie John McCain se dit favorable au projet comprehensive immigration reform, généralement porté par les démocrates. Comme Giuliani, il est taxé de progressiste dans son propre camp, et préconise donc l'intensification des contrôle à la frontière.
Le mot d'ordre est le même pour tous: renforcer la présence américaine dans le monde. La guerre contre le terrorisme n'en est qu'à ses débuts. L'avenir des troupes US en Irak met tout le monde d'accord: il faut finir le boulot. Fiscalité Si Guliani et Romney sont en faveur d'un baisse des impositions, McCain lui insiste pour une rupture avec la tradition républicaine sur le sujet. Il considère que la baisse des taxes est inefficace, et qu'il n'y procédera qu'après la diminution des dépenses publiques. Comme chez leurs ennemis démocrates, la grande similarité des programmes fait qu'aucun candidat ne s'est détaché de manière significative pour l'instant. Lequel incarne le mieux, et le plus fidèlement les valeurs de la droite américaine dans son ensemble? Primaires américaines : ca se précisePosté par Charif le 16.01.08 à 18:18 | tags : elections, élections américaines 2008, primaires américaines 2008
Un peloton se détache dans la course à l'investiture républicaine. Les résultats du scrutin dans l'Etat du Michigan ont permis à trois candidats de distancer les autres concurrents.
Ce qui était au début une manoeuvre politicienne, privilégier certains Etats afin d'amplifier l'impact de probables écrasantes victoires, a finalement creuser la tombe des aspirations présidentielles de celui que l'on appelé un temps « le maire de l'Amérique ». Les prétendants républicains représentent, aussi bien par leurs parcours que par leurs programmes, une Amérique crispée sur ses valeurs religieuses et patriotiques. Après huit années au pouvoir, comment le camp républicain va-t-il s'y prendre pour prolonger son règne sur un pays en crise, socialement et économiquement, et qui manifeste une envie grandissante de changements? Comme l'a fait l'administration Bush, en se trouvant un épouvantail, un ennemi de la nation qui ramènerait les brebis égarées dans l'enclos? La mise en garde faite par le président Bush à l'Iran est une opportunité de fédérer l'opinion face à une menace exterieure. La politisation des municipales, piège pour Sarkozy ?Politiser or not politiser les élections municipales ? Lors de sa conférence de presse, Nicolas Sarkozy a indiqué que la question ne se posait pas. Selon l'argument simple qu'en cas d'échec ce dernier lui serait imputé. Car si les électeurs sont parfois tentés d'adresser un camouflet au pouvoir exécutif via un scrutin qui n'a rien à voir, le féliciter via ce même scrutin n'est pas automatique. "Plus, au contraire, "le" jugement est favorable et plus les élections sont localisées, "dégouvernementalisées", et les évolutions constatées varient d'une ville à l'autre en fonction des considérations communales de personnes et d'enjeux.", explique le politologue Jean-Luc Parodi. Ainsi la popularité de l'Exécutif aurait très peu d'effet d'entraînement positif et serait au mieux un agent neutre. Il est vrai qu'en 1995 les élections municipales n'ont pas été un raz-de-marée de la droite malgré l'état de grâce du président Jacques Chirac élu un mois plus tôt. Six ans plus tard, la gauche plurielle ne fera pas non plus un carton monumental, si ce n'est à Lyon et Paris.
Donc mieux vaut ne pas trop politiser et se battre localement puisque c'est là que cela se jouera. Ce matin, ce vieux briscard de Laurent Fabius ne s'y est d'ailleurs pas trompé, appelant la masse des mécontents à attribuer "un carton jaune" à l'Exécutif. Au coude à coude avec la droite dans les sondages, Il n'y a que l'opposition qui trouve avantage dans tous les cas à nationaliser le débat. Démocrates américains : et si l'élection imperdable était perdue ?Posté par Easywriter le 03.01.08 à 12:25 | tags : elections, élections américaines 2008, international, primaires américaines 2008
![]() 1) l'élection imperdable est loin d'être gagnée 2) Hillary clinton, dont la popularité est relative, pourraît bien arracher d'un cheveu la candidature et se gameler face au candidat républicain en novembre. Si bien que les incertitudes sur l'issue des primaires masque mal la flippe occasionnée par la perspective d'une défaite à la fin de l'année. Les Démocrates ont intérêt à ne pas se comporter en socialistes français, si sûrs douze mois avant le scrutin de la mécanicité de l'alternance. Après deux mandats, l'administration Bush est certes plutôt grillée mais tout dépend désormais de la capacité des Républicains à donner l'impression du changement tout en gardant les fondamentaux conservateurs. Une sorte de "rupture tranquille" ( si cela vous rappelle quelque chose). Les démocrates, eux, parient beaucoup sur le bourbier irakien pour s'attirer les faveurs de l'opinion. Mais leurs divisions sont telles qu'ils n'ont pas réussi à capitaliser sur ce qui est pourtant le plus gros boulet au pied des Républicains. Pire, leur stratégie exclusivement anti-guerre a même escamoté les maigres avancées sociales obtenues, dont la notable revalorisation du salaire minimum figé depuis dix ans. Ben oui la faute à qui ? Il paraît difficile de continuer à taper sur George Bush pour avancer surtout maintennat qu'aucun challenger ne se détache réellement ( Hillary Clinton stagne, Barack Obama inquiète, John Edwards remonte). Russie : la démocratie c'est simple comme un faxPosté par Easywriter le 06.12.07 à 10:23 | tags : elections
Du taylorisme appliqué à la fraude électorale. "On ne peut transposer à cent pour cent à la Russie le chemin démocratique emprunté par l'Allemagne : la Russie n'était pas une démocratie et n'est pas une démocratie". Angela Merkel, chancelière allemande après l'élection de Vladimir Poutine. Pendant ce temps, le Kremlin s'enorgueillissait des félicitations téléphonées par Nicolas Sarkozy.
Municipales : le PS va t-il pratiquer la discrimination positive ?Posté par Easywriter le 05.11.07 à 11:02 | tags : décryptage, elections, municipales 2008, opposition, ps
La question de l'immigration et de l'intégration des enfants issus de l'immigration est toujours aussi problématique au parti socialiste. Le PS craint toujours qu'en évoquant les minorités ou la diversité il se laisse prendre au piège du communautaire, moyennant quoi il faut bien reconnaître qu'il n'a pas accouché depuis un bail d'un discours positif sur ce point. Que le principal parti de la gauche modérée ne contienne dans ses rangs qu'une proportion grotesque d'élus issus des minorités est désolant. D'ailleurs à ce propos, un intéressant documentaire sur la parité diffusé par Public Sénat dimanche, montrait à quel point Laurence Rossignol, présidente de la commission femmes aux élections du parti, avait le plus grand mal à faire exister la parité autrement qu'en une fumeuse escroquerie : une moitié de femmes dans chaque scrutin certes, mais envoyées dans des combats électoraux perdus d'avance. A sa décharge, sur le plan de la parité comme sur celui de la visibilité des minorités, le parti socialiste essaie de placer des élus et non des nommés comme le fait la majorité avec les postes gouvernementaux de Rama Yade ou Rachida Dati, élues de nulle part et totalement "fabriquées" par Nicolas Sarkozy , quel que soit leur talent. Pour les municipales, le parti socialiste pourrait donc imaginer une forme de discrimination positive. Certains tiquent de cette méthode de quotas qui nie aux personnes issues de l'immigration leur légitimité strictement politique et jetterait fatalement une suspicion sur leur qualité. Pendant longtemps la parité a été pensée "négativement" par rapport aux hommes et les places qu' ils pourraient éventuellement libérer aux gonzesses. La candidature de Ségolène Royal, quoi qu'on en pense, prouve que des critères strictes ont permis d'évoluer et qu'on pouvait penser positivement la question paritaire, en faisant la promotion de femmes talentueuses et non par défaut. La nouvelle danse du centreQuelques mois après des élections législatives qui ont isolé François Bayrou au profit d'une bi-polarisation accrue de la vie politique, le mouvement démocrate est de retour sur scène.
Le pouvoir de nuisance de François Bayrou est inversement proportionnel à son succès dans l'opinion mais la perspective des municipales peut lui donner un rôle d'arbitre. Le scrutin de mars 2008 est en effet crucial pour Sarkozy et le gouvernement mais aussi pour l'opposition. Municipales à Paris : Panafieu est-elle victime du syndrome Royal ?Posté par Easywriter le 14.08.07 à 12:49 | tags : candidats, décryptage, elections, elections municipales, ump
Les escarmouches à l'encontre de Françoise de Panafieu, candidate UMP à la mairie de Paris, vont aller crescendo dans les semaines à venir. Et ces attaques viennent exclusivement de son camp. Aujourd'hui dans Le Parisien, c'est Bernard Debré qui demande à ce qu'elle retire sa candidature à son profit (personne ne rit).
Ses adversaires pensent que quel que soit son succès actuel, elle sera au mieux la mieux placée pour perdre et n'a pas le potentiel pour remporter la mairie. C'est ce qu'on pourrait appeler le syndrome Ségolène Royal et qui n'a pas fini de handicaper les femmes en politique. Oui vous pouvez être populaire, plus que nous tous (les hommes), mais ces adhésions relèvent de l'impulsif et sont donc précaires. Le royaume de l'émotionnel a des frontières qui le séparent du premier tour où vous prendrez une toise qu'avec recul n'importe qui était capable de prévoir. Chevènement battu, Montebourg réélu de justesse
Sans surprise Vincent Peillon est également battu dans la Somme. Arnaud Montebourg qui ramait 1500 voix derrière Arnaud Danjean l'a finalement battu de quelque 150 voix (résultat provisoire). Dominique Strauss-Kahn s'attend finalement à une nette victoire. L'ancien co-directeur de campagne de Ségolène Royal, Jean-Louis Bianco, est finalement réélu dans les Alpes de Haute-Provence ce qui était tout sauf gagné. Consultez les résultats du second tour des législatives. Résultats des législatives :La vague bleue est nettement retombée
A suivre les résultats du second tour des législatives (affinés) Jean Lassalle dans la seule triangulaire du second tour
Au bout du compte seul Jean Lassalle se retrouve avec deux adversaires dans la quatrième circonscription des Pyrénées Atlantiques. Il est le seul à faire les frais d'absence d'accord de désistement entre le Mouvement democrate et le Parti socialiste. A quelques kilomètres de là, François Bayrou bénéficie lui du retrait du candidat UMP, geste impérial sans contrepartie décidé par l'Elysée. Lassalle, arrivé second au premier tour avec 29,54 % des voix va avoir du mal face à l'UMP Hervé Lucbereilh (31,36 % des voix) et le socialiste Jean-Pierre Domecq (19,86 %). Mais le député sortant a l'habitude des combats jusqu'auboutiste, on se souvient de la grève de la faim qu'il effectua en mars 2006 pour interpeller les medias sur la délocalisation programmée d'une usine de la vallée d'Aspe (lire la biographie de Jean Lassalle). Les lieutenants de Royal en mauvaise postureSi Delphine Batho, la suppléante de Ségolène Royal dans la deuxième circonscription des Deux-Sèvres semble bien partie pour l'emporter avec Voilà pour ceux qui partent au feu dans des fiefs acquis à l'ennemi mais les sortants proches de Royal n'ont guère plus de succès. Son co-directeur de campagne, Jean-Louis Bianco (illus) risque fort de perdre son siège dans les Alpes de Haute-Provence; où il finit deux points derrière son adversaire UMP Eliane Barreille ( 36,40 contre 38,60).
L'UMP royale avec Bayrou
Et pour cause : non seulement l'UMP n'a pas besoin du Modem pour faire élire ses députés - franchement 434 sièges ou 438.. - mais en plus la manoeuvre est surtout destinée à contrecarrer les manoeuvres socialistes, dont les négociations éventuelles sont désormais compromises : impossible de trouver un accord avec un homme qui a le soutien même involontaire de la majorité. Ce n'est que le début : certains de mes informateurs bien placés ( France Info) laissaient entendre ce matin qu'un membre du parti radical de gauche (PRG), Christiane Taubira ou plus surement Jean-Michel Baylet pourrait obtenir un secrétariat d'Etat. Or les radicaux ont un accord avec les socialistes pour les législatives ( voir l'explication ici). Bayrou lui passe durablement pour un pantin ce qui pourra toujours servir en 2012. Joli coup. Mise à jour 13 H 07 : c'est encore plus beau que prévu : l'UMP appellera à ne pas voter pour le Front national dans la 14e circonscription du Pas-de-Calais, où Marine Le Pen, arrivée en seconde position (24,47%) sera opposée dimanche au sortant PS, Albert Facon (28,24%). Ségolène Royal critique le journal de France 2 (sur France 2)Posté par Easywriter le 12.06.07 à 09:56 | tags : dailymotion, elections, legislatives, medias et politique, ps
Après François Bayrou qui conchia le manque de pluralisme durant toute la campagne présidentielle, c'est au tour de Ségolène Royal de durcir le ton sur les medias. La hausse de la TVA fera t-elle grimper le score socialiste ?![]() Laurent Fabius a l'air de rien peut-être réussi un joli coup dimanche soir sur le plateau de France 2. En demandant au ministre de l'économie Jean-Louis Borloo s'il était en mesure de promettre une non augmentation de la TVA, le socialiste a donné un bel argument de campagne à la gauche. La majorité n'est d'ailleurs pas sur ce point plus à l'aise ce matin qu'elle ne l'était hier soir. Eric Woerth a indiqué qu'elle n'était pas à l'ordre du jour mais c'est aussi lui qui avait indiqué avant d'être démenti par le président lui-même que la déduction des intérêts d'emprunts ne couraient que pour les prêts réalisés après le 06 mai 2007. Alain Juppé a lui été un peu moins clair " Nicolas Sarkozy se dit ouvert à une réflexion sur ce qu'on appelle la TVA sociale. Comment alléger un certain nombre de cotisations qui pèsent sur le travail et les transférer éventuellement, je dis bien éventuellement, sur une TVA sociale". |
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