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Primaires, premiers et second tours, le point sur tous les scrutins qui nous amènent à la Présidentielle.

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Européennes : les Villiéristes parodient Star Wars

Posté par Easywriter le 15.04.09 à 11:56 | tags : elections, europe

Comment défendre notre fière identité et nos traditions fromagères, et, surtout, convaincre ces maudits urbains cosmoplites du bien fondé de ce combat ?

C'est la question qu'a dû se poser la liste Libertas menée par Philippe de Villiers aux Européennes.
A la recherche d'une politique de communication résolument pop, Libertas a choisi Star Wars pour tacler cette épouvantable bureaucratie bruxelloise. Mon Dieu mais dites nous que c'est un fake...

 


Un peu moins bon mais tout de même savoureux, nous vous proposons un bonus sur la banque centrale. Vous avez reconnu le film ?
(trouvée via l'excellent Twitter de Vincent Glad)



PS : le cauchemar continue

Posté par Easywriter le 22.11.08 à 11:26 | tags : elections, ps

vote ps aubry royalMême dans le pire des scénarios, un résultat comme celui-là n'aurait pu être imaginé. Ségolène Royal (49,98%) des voix et Martine Aubry (50,02 % des voix) finissent au coude à coude avec 42 voix d'écart.

" Un doute dans l'esprit, un poison entre nous", voilà comment le député socialiste Manuel Valls résumait la situation à l'issue du deuxième tour. Les partisans de Ségolène Royal appellent donc à la tenue d'un nouvau scrutin, la régularité des opérations de vote étant contestée dans plusieurs bureaux. Certaines pratiques historiques comme les fausses cartes de membres continueraient au parti socialiste malgré des tentatives de rationalisation du système. Avec un résultat aussi resserré, le camp de Royal croit à un trucage orchestré par l'appareil du parti.

A l'issue du premier tour qui avait placé Ségolène Royal largement en tête, c'était le camp de Martine Aubry qui avait laissé entendre une manipulation des chiffres.Quelle que soit la nouvelle secrétaire du parti, une chose est sure : les dissensions sont loin d'être recouvertes. François Hollande a d'ailleurs retardé la publication officielle des résultats et appelé à un peu de sérénité.

Après un congrès cauchemardesque à l'issue duquel aucune ligne politique n'a pu être dégagée et où l'unique cohésion s'est faite dans le front anti-Royal de l'ensemble des courants, le parti socialiste va désormais mettre à sa tête un leader dont les marges de manoeuvre vont être très faibles...







PS : Delanoë, grand perdant, Benoit Hamon l'homme qui monte

Posté par Easywriter le 21.11.08 à 11:48 | tags : elections, ps

Si l'affrontement entre Martine Aubry et Ségolène Royal peut réserver son lot de surprises, deux choses sont déjà à retenir de la séquence : Bertrand Delanoë est le grand perdant de l'affaire et Benoit Hamon l'homme qui monte.

Avec près de 25  % chacun au premier tour, Martine Aubry et Bertrand Delanoë, "rapprochés" au moins dans leur front anti-Royal, possédaient sur le papier la majorité pour l'emporter.
Au final, Aubry ferait 34,50 % au deuxième tour.

Si le report des voix de Delanoë est réel, comment expliquer qu'il ne fut pas massif ? Son soutien est-il apparu comme trop superficiel ? L'opération tout sauf Royal est-elle de plus en plus contre-productive ? Ce qui est sûr c'est que non seulement le maire de Paris n'a profité ni du Congrès, ni du vote des militants pour asseoir sa stature nationale mais qu'en plus, il ne convainc même pas ses propres troupes de le suivre dans ses accords. Son poids au sein du parti quel que soit l'issue du scrutin pourrait en patir.

Certes Delanoë permet à la maire de Lille de réduire l'écart et d'espérer une victoire. Mais si cela arrive, cela apparaitra surtout comme la victoire de...Benoît Hamon qui, arrivé troisième, encourage aussi Aubry. Plus de20 % des voix, 30 000 électeurs derrière lui, il devient l'émissaire de la nouvelle génération qui s'assure que les choses changent au sein de la structure et que le parti conserve son ancrage à gauche ( et qu'Henri Emmanuelli conserve quelque aura...)

Mathématiquement, Martine Aubry devrait donc l'emporter. Sauf si les miltants, décident au contraire de renforcer uun peu plus Royal, auquel cas outre le plébiscite de l'ancienne candidate à l'Elysée, le vote serait celui du désaveu profond de l'appareil socialiste et cloturerait sèchement l'ère joispini-hollandaise. Ce désaveu est déjà visible en chiffres : à peine 60 % des militants ont participé au rendez-vous le plus important de la vie du parti. 




Berlusconi remporte les législatives : bis repetita?

Posté par Charif le 14.04.08 à 17:25 | tags : elections, international, legislatives

D'après les premières estimations, Silvio Berlusconi arrive en tête de l'élection législative. Il est opposé à l'ancien maire de Rome, Walter Veltroni, à la tête d'une alliance de centre gauche, et remplace Romano Prodi à la tête du gouvernement . « Il Cavaliere » l'emporte au Sénat et à la chambre des députés, avec 42% contre 40% pour son adversaire.

 

Le vainqueur de cette élection hérite d'un pays en crise. Le gouvernement de Romano Prodi s'est rendu impopulaire en entreprenant certaines reformes nécessaires, notamment en ce qui concerne la maitrise des dépenses publiques. Mais la coalition très large avec laquelle il gouvernait a montré ses limites.

 

Le paysage politique italien est d'ailleurs en pleine recomposition : dans son nouveau parti, le Parti Démocrate, Walter Veltroni a décidé de se recentrer, en se séparant des partenaires de la gauche radicale. « Il cavaliere » lui, a mené une coalition appelée Peuple de la Liberté, qui regroupe son parti Forza Italia, l'Alliance Nationale (anciens néo-fascistes devenus droite nationale) et la Ligue du Nord (anti-immigration).

On se dirigerait donc vers un système bipartite. Dans un entretien donné au Monde, Marc Lazar, professeur à Sciences Po, estime d'ailleurs que l'opposition entre réformistes et conservateurs, remplacerait le traditionnel clivage droite/gauche. Ce n'est d'ailleurs pas seulement le seul changement.

 

Si les espoirs soulevés par la gouvernance Prodi sont à la mesure de la déception qui s'en est suivie, les Italiens n'ont pas forcément redonné le pouvoir à l'homme de toutes les situations comme on le surnommait il y a une dizaine d'années. Selon Marc Lazar, Berlusconi a changé, et a pris conscience de son environnement.

La situation économique, à l'intérieur comme à l'extérieur du pays, le pousserait à mettre de côté l'arrogance qui le caractérisait. « Il cavaliere » a d'ailleurs admis que des reformes étaient nécessaires pour redresser le pays. Ensuite, avec l'âge, 72 ans, il souhaite prendre de la hauteur et incarner une autre forme de gouvernance, moins partisane, plus respectable, avec la présidence italienne comme objectif.

 

L'Italie est aujourd'hui en chantier, avec des disparités sociales et culturelles qui ne cessent de s'accroître, entre un Nord riche et industrialisé, et le Sud précaire et rural. La population a perdu confiance en ses représentants, et attend du vainqueur qu'il entreprenne une rénovation de l'Etat.

 




Caroline du Sud : Victoire prévisible pour Obama

Posté par Charif le 28.01.08 à 12:21 | tags : elections, élections américaines 2008, primaires américaines 2008

On a assisté au succès de Barack Obama ce week-end lors de la primaire démocrate en Caroline du Sud. Le sénateur de l'Illinois a remporté 55% des suffrages, deux fois plus que sa rivale Hillary Clinton qui est loin derrière avec 27% des voix. Cette victoire était néanmoins prévisible. Les électeurs de cet Etat sont noirs pour 50%, et se sont prononcés à 81% pour le candidat Obama. Le couple Clinton s'est empressé de faire passer leur adversaire pour le candidat d'une communauté.

Mais à neufs jours du « super Tuesday » tous les scénarios restent envisageables. Environ 80 délégués (150 pour Obama, 230pour Clinton) séparent les deux favoris. Dans ces proportions, John Edwards peut avoir son mot à dire, et ses résultats peuvent faire la différence à l'heure des comptes.

A noter qu'un soutien de taille s'est manifesté ces derniers jours en faveur de Barack Obama :C'est celui de Caroline Kennedy, le fille du célèbre président assassiné en 1963. Dans un texte intitulé "un président comme mon père", paru dans le New York Times, elle fait la comparaison entre JFK et Obama qui tous deux, à des époques différentes, symbolisent le changement.

John Fitzgerald Kennedy fut le premier président catholique des Etats-Unis , Obama peut-être le premier noir.

 

Consultez notre dossier élections américaines.





Le véteran embusqué

John McCain a pris sa revanche. En 2000 il a subi un échec cuisant face à George Bush dans l'Etat de Caroline du Sud. Aujourd'hui il savoure cette victoire qui lui fait prendre une courte avance sur ses concurrents.

Rudolph Giuliani attend plus que jamais la Floride, lui qui jusqu'à présent n'a pas réussi à faire décoller sa campagne. Ses résultats dans l'Etat "laboratoire"(la Floride), parce qu'il se compose des communautés représentatives au niveau national, devraient nous en dire plus sur ses chances de poursuivre l'aventure.
Mitt Romney, qui a remporté la primaire dans le Nevada finit quatrième en Caroline du Sud et ne parvient pas à creuser l'écart. Le pasteur Huckabee s'essoufle et attend de rééditer l'exploit de l'Iowa.
Peut-être paie-t-il en ce moment son départ tonitruant, et ne parvient pas à maintenir le rythme? Les questions d'éventuelles alliances commencent à être posé. Et ce qui est sur, c'est que le pasteur baptiste ne pactisera pas avec le missionnaire Mormon. Pour 25% des Américains( dont 30 millions appartiennent à l'Eglise baptiste) être Mormon est considéré comme un pêché.

Ron Paul lui, malgré une campagne bien moins médiatisée que ses concurrents, s'accroche et ne lâche rien. Il compte du moins porter le plus longtemps possible son projet, et imposer dans l'opinion une partie de ses idées.
Fred Thompson quant à lui renonce à l'investiture. Les résultats médiocres lors des premiers scrutins ont eu raison de sa candidature. Celui qui se voulait la réincarnation de Ronald Reagan n'a pas su enflammer l'électorat républicain et doit donc abandonner l'aventure en cours de route. Un forfait qui peut faire les affaires de McCain. Lors des primaires en 2000, Thompson a appelé à voter pour ce dernier

A l'évidence, tous attendent le "super Tuesday", le grand rendez-vous de ces primaires, pour y voir plus clair. Le mardi 5 février, les électeurs d'une vingtaine d'Etats seront amener à voter. A partir de là, commenceront les tractations pour tous ceux qui espèrent intégrer l'équipe présidentielle.

 




Qui aime bien châtie bien

Hier était une journée de commémoration nationale aux Etats-Unis, en l'honneur de Martin Luther King.

Les deux candidats démocrates se sont retrouvé à cette occasion, histoire de faire oublier la polémique née ces derniers jours, suite à des propos maladroits tenu par Hillary Clinton. Juste avant l'élection dans le New Hampshire, en difficulté dans les sondages, elle tente de minimiser l'impact de l'identification du discours d'Obama avec celui du célèbre pasteur baptiste assassiné, et déclare "sans le président Lyndon Johnson, qui a fait adopter la loi sur les droits civiques, le rêve de Martin Luther King serait resté un rêve.
Il a fallu un président pour qu'il devienne réalité". La communauté noire voit rouge. "Comment peut-t-elle minimiser le rôle du mouvement des droits civiques", se demande Ron Walters, politologue spécialisé sur la question raciale en politique.

Jusque là, les dimensions raciales et de genres ont été tenues à l'écart du débat. Mais aujourd'hui, de nombreux observateurs estiment que la campagne entre les deux démocrates prend une tournure malsaine. Bill Clinton est notamment accusé de diffamation par le clan Obama, ce dernier reprenant à sa convenance les déclarations du jeune sénateur.

Personne ne tient à voir s'affronter, d'un côté l'incarnation du mouvement féministe, et de l'autre celle du mouvement des droits civiques.
De plus, ces deux courants, fondateurs de l'histoire sociale américaine, sont nés et ont grandit ensembles. Il existe une harmonie entre ces deux mouvements, troublée périodiquement par des situations bien précises. Les clashs ne datent pas d'hier.
En 1869, lors d'un meeting à New York, Elizabeth Cady Stanton s'indigne à la tribune que le 15e amendement donne le droit de vote aux noirs mais pas aux femmes. La réponse de l'abolitionniste Frederick Douglass, pourtant allié de cette dernière, fut cinglante:" Quand les femmes, parce qu'elles sont des femmes, seront chassées à travers New York et la Nouvelle-Orléans; quand elles seront chassées de leurs maisons et pendues aux lampadaires; quand elles seront les cibles d'insultes à tous les coins de rues... là il sera urgent qu'elles obtiennent les mêmes droits que nous."

Il y a une chance sur deux pour qu'un démocrate accède à la Maison Blanche. Donc une chance sur quatre(sans manquer de respect à John Edwards) pour qu'on retrouve un noir ou une femme aux commandes de l'Etat. Une belle revanche.

 





Un fauteuil pour quatre

Les prétendants Républicains à l'investiture se trouvent aujourd'hui face à un défi majeur pour leur parti: réhabiliter l'action républicaine après la présidence Bush.

Les questions environnementales, militaires et économiques sont au centre du débat au sein du Grand Old Party.


Avortement
Mitt Romney, surnommé « the flip-flopper »(celui qui retourne sa veste), a récemment changé d'avis à ce sujet, dans le but de se rallier la droite évangéliste.
John McCain parle de « tragédie humaine », quand Mike Huckabee préfère comparer IVG à l'Holocauste et souhaite d'ailleurs une protection constitutionnelle de l'embryon.
Giuliani lui se fait plus discret. Après avoir longtemps soutenu le mouvement pro-choice, il adapte ces positions à un électorat qui lui reproche une vision gauchisante des problèmes de société.


Ecologie
Tous prônent la recherche sur les énergies alternatives, afin d'assurer l'indépendance énergétique des Etats-Unis. Cependant, malgré des signes qui témoignent d'une prise de conscience générale, aucun ne s'engage à ratifier le protocole de Kyoto.


Immigration

John McCain se dit favorable au projet comprehensive immigration reform, généralement porté par les démocrates. Comme Giuliani, il est taxé de progressiste dans son propre camp, et préconise donc l'intensification des contrôle à la frontière.
L'ancien maire de New-York envisage la régularisation des sans papiers sous certains critères. Il est d'ailleurs attaqué par son concurrent Mitt Romney, qui qualifie New-York «de ville sanctuaire, où les clandestins vivent librement ».
Beaucoup plus ferme, l'homme d'affaire Mormon préconise une plus grande sévérité et des reconduites à la frontières.
Huckabee lui c'est prononcé en faveur d'une politique d'aide à l'intégration scolaire pour les enfants de clandestins, et comme ses concurrents, accentuer la surveillance aux frontières.


International :

Le mot d'ordre est le même pour tous: renforcer la présence américaine dans le monde. La guerre contre le terrorisme n'en est qu'à ses débuts.
Huckabee veut aller plus loin, et frapper « plus fort et plus intelligemment »
« Une présence militaire forte, pour un monde dangereux », dixit John McCain, qui entend poursuivre le processus de démocratisation du Moyen-Orient commencé par son prédecesseur, bien qu'il soit particulièrement critique à l'égard des moyens employés.

L'avenir des troupes US en Irak met tout le monde d'accord: il faut finir le boulot.
Romney veut même augmenter les effectifs et souhaite renforcer le budget de la défense.
Giuliani entend gagner cette guerre en diffusant la culture américaine dans le monde musulman, via « des entreprises telles que Pepsi, Coca Cola, McDonald's et Levi's, qui ont aidé à gagner la guerre froide en pénétrant le marché soviétique. »

Fiscalité

Si Guliani et Romney sont en faveur d'un baisse des impositions, McCain lui insiste pour une rupture avec la tradition républicaine sur le sujet. Il considère que la baisse des taxes est inefficace, et qu'il n'y procédera qu'après la diminution des dépenses publiques.
Huckabee veut maintenir les diminutions d'impôts, mais souhaiterait remplacer ce système par une taxe à la consommation.

Comme chez leurs ennemis démocrates, la grande similarité des programmes fait qu'aucun candidat ne s'est détaché de manière significative pour l'instant. Lequel incarne le mieux, et le plus fidèlement les valeurs de la droite américaine dans son ensemble?
Premiers éléments de réponse demain, surtout quand on sait que la Caroline du Sud ne s'est jamais trompée, en donnant à chaque fois sa préférence au futur président.




Primaires américaines : ca se précise

Posté par Charif le 16.01.08 à 18:18 | tags : elections, élections américaines 2008, primaires américaines 2008

Un peloton se détache dans la course à l'investiture républicaine. Les résultats du scrutin dans l'Etat du Michigan ont permis à trois candidats de distancer les autres concurrents.
Arrivé en tête hier avec 39% des suffrages, Mitt Romney relance du même coup sa campagne,qui ces derniers temps, s'enlisait à cause d'une image trop rigide. John McCain et Mike Huckabee, arrivés 2e et 3e dans le Michigan, étaient déjà sur le podium dans l'Iowa et le New Hampshire.

Pour Giuliani c'est la panne sèche, l'ancien maire de New York n'a remporté aucune des primaires jusqu'à présent.
Monsieur tolérance zéro, qui n'est pourtant pas un tendre, ne semble pas être en mesure d'affronter un pasteur évangéliste, un Mormon, ancien missionnaire de l'Eglise de Jesus-Christ des Saints des derniers jours, et un vétéran de la guerre du Vietnam. Face aux faits d'armes de ses adversaires, « Rudy »n'en mène pas large.

Ce qui était au début une manoeuvre politicienne, privilégier certains Etats afin d'amplifier l'impact de probables écrasantes victoires, a finalement creuser la tombe des aspirations présidentielles de celui que l'on appelé un temps « le maire de l'Amérique ».

Les prétendants républicains représentent, aussi bien par leurs parcours que par leurs programmes, une Amérique crispée sur ses valeurs religieuses et patriotiques. Après huit années au pouvoir, comment le camp républicain va-t-il s'y prendre pour prolonger son règne sur un pays en crise, socialement et économiquement, et qui manifeste une envie grandissante de changements? Comme l'a fait l'administration Bush, en se trouvant un épouvantail, un ennemi de la nation qui ramènerait les brebis égarées dans l'enclos? La mise en garde faite par le président Bush à l'Iran est une opportunité de fédérer l'opinion face à une menace exterieure.




La politisation des municipales, piège pour Sarkozy ?

Posté par Easywriter le 11.01.08 à 12:35 | tags : décryptage, elections, municipales 2008

Politiser or not politiser les élections municipales ? Lors de sa conférence de presse, Nicolas Sarkozy a indiqué que la question ne se posait pas. Selon l'argument simple qu'en cas d'échec ce dernier lui serait imputé.
Donc autant se retrousser les manches et tenter de gagner. C'est le constat de Sarkozy : si l'UMP joue aussi la carte politique, elle fédèrera les siens, sinon seule l'opposition mobilisera.
Ce n'est pas idiot mais éminemment risqué.

Car si les électeurs sont parfois tentés d'adresser un camouflet au pouvoir exécutif via un scrutin qui n'a rien à voir, le féliciter via ce même scrutin n'est pas automatique. "Plus, au contraire, "le" jugement est favorable et plus les élections sont localisées, "dégouvernementalisées", et les évolutions constatées varient d'une ville à l'autre en fonction des considérations communales de personnes et d'enjeux.", explique le politologue Jean-Luc Parodi.

Ainsi la popularité de l'Exécutif aurait très peu d'effet d'entraînement positif et serait au mieux un agent neutre. Il est vrai qu'en 1995 les élections municipales n'ont pas été un raz-de-marée de la droite malgré l'état de grâce du président Jacques Chirac élu un mois plus tôt. Six ans plus tard, la gauche plurielle ne fera pas non plus un carton monumental, si ce n'est à Lyon et Paris.

 

Donc mieux vaut ne pas trop politiser et se battre localement puisque c'est là que cela se jouera.
C'est ce qu'indique Jean-Pierre Raffarin ce matin : "la mobilisation de l'opposition est toujours plus forte (...) est donc important de veiller à ce que la politique locale ne soit pas systématiquement un enjeu national sinon on mobilise surtout le camp adverse". (via Reuters) Lui qui connut la déroute des régionales de 2004 se dit que la côte de popularité de Sarkozy sera plus mauvaise d'ici mars prochain.

Ce matin, ce vieux briscard de Laurent Fabius ne s'y est d'ailleurs pas trompé, appelant la masse des mécontents à attribuer "un carton jaune" à l'Exécutif. Au coude à coude avec la droite dans les sondages, Il n'y a que l'opposition qui trouve avantage dans tous les cas à nationaliser le débat.




Démocrates américains : et si l'élection imperdable était perdue ?

 

Après s'être demandé pendant six mois si Ségolène Royal serait une Hillary Clinton à la française, on s'inquiète surtout désormais de ce qu'Hillary Clinton ne devienne une Ségolène française. Depuis quelques semaines il apparaît clairement que
1) l'élection imperdable est loin d'être gagnée
2) Hillary clinton, dont la popularité est relative, pourraît bien arracher d'un cheveu la candidature et se gameler face au candidat républicain en novembre.
Si bien que les incertitudes sur l'issue des primaires masque mal la flippe occasionnée par la perspective d'une défaite à la fin de l'année. Les Démocrates ont intérêt à ne pas se comporter en socialistes français, si sûrs douze mois avant le scrutin de la mécanicité de l'alternance.

Après deux mandats, l'administration Bush est certes plutôt grillée mais tout dépend désormais de la capacité des Républicains à donner l'impression du changement tout en gardant les fondamentaux conservateurs. Une sorte de "rupture tranquille" ( si cela vous rappelle quelque chose).
C'est pourquoi les spin doctors de la droite américaine sont admiratifs devant les talents d'acrobates de Nicolas Sarkozy (qui pourtant s'inspira essentiellement des méthodes de la droite américaine ).

Les démocrates, eux, parient beaucoup sur le bourbier irakien pour s'attirer les faveurs de l'opinion. Mais leurs divisions sont telles qu'ils n'ont pas réussi à capitaliser sur ce qui est pourtant le plus gros boulet au pied des Républicains.
Incapables de se mettre d'accord ( si ça vous rappelle...) sur un calendrier de retrait des troupes , les démocrates croyaient mécaniquement engranger les bénéfices électoraux de la déconfiture de l'administration Bush en se contentantd 'appuyer là où ça fait mal. Mais ça finit par se voir de ne pas avoir de projet ( si ça vous etc etc) et leur côte de popularité n'a fait que décroître depuis un an, après avoir obtenu la majorité à la Chambre des représentants.

Pire, leur stratégie exclusivement anti-guerre a même escamoté les maigres avancées sociales obtenues, dont la notable revalorisation du salaire minimum figé depuis dix ans.
" La guerre en Irak a éclipsé la plus grande partie de ce que nous avons fait", regrettait récemment Nancy Pelosi qui dirige la Chambre des Représentants.

Ben oui la faute à qui ? Il paraît difficile de continuer à taper sur George Bush pour avancer surtout maintennat qu'aucun challenger ne se détache réellement ( Hillary Clinton stagne, Barack Obama inquiète, John Edwards remonte).
La meilleure nouvelle en l'instant est que les Républicains n'ont toujours pas trouvé le bon cheval pour faire un hold-up. Si un Sarkozy se révélait en Rudolph Giulani,
Mike Huckabee ou Mitt Romney, la gueule de bois de la "gauche" américaine" pourrait être du même acabit que celle dont ne se relève pas le PS ici.




Russie : la démocratie c'est simple comme un fax

Posté par Easywriter le 06.12.07 à 10:23 | tags : elections

 

Du taylorisme appliqué à la fraude électorale.
"On ne peut transposer à cent pour cent à la Russie le chemin démocratique emprunté par l'Allemagne : la Russie n'était pas une démocratie et n'est pas une démocratie".
Angela Merkel, chancelière allemande après l'élection de Vladimir Poutine.
Pendant ce temps, le Kremlin s'enorgueillissait des félicitations téléphonées par Nicolas Sarkozy.

 

 




Municipales : le PS va t-il pratiquer la discrimination positive ?

Posté par Easywriter le 05.11.07 à 11:02 | tags : décryptage, elections, municipales 2008, opposition, ps

La question de l'immigration et de l'intégration des enfants issus de l'immigration est toujours aussi problématique au parti socialiste. Le PS craint toujours qu'en évoquant les minorités ou la diversité il se laisse prendre au piège du communautaire, moyennant quoi il faut bien reconnaître qu'il n'a pas accouché depuis un bail d'un discours positif sur ce point.

Que le principal parti de la gauche modérée ne contienne dans ses rangs qu'une proportion grotesque d'élus issus des minorités est désolant.
Faut-il rappeler que George- Pau Langevin, députée du vingtième arrondissement est la seule à l'Assemblée Nationale et qu'elle est guadeloupéenne. Une femme non métropolitaine en vaut bien dix surement.

D'ailleurs à ce propos, un intéressant documentaire sur la parité diffusé par Public Sénat dimanche, montrait à quel point Laurence Rossignol, présidente de la commission femmes aux élections du parti, avait le plus grand mal à faire exister la parité autrement qu'en une fumeuse escroquerie : une moitié de femmes dans chaque scrutin certes, mais envoyées dans des combats électoraux perdus d'avance.
Le reportage montrait également une sincère évolution du parti depuis quelques mois.

A sa décharge, sur le plan de la parité comme sur celui de la visibilité des minorités, le parti socialiste essaie de placer des élus et non des nommés comme le fait la majorité avec les postes gouvernementaux de Rama Yade ou Rachida Dati, élues de nulle part et totalement "fabriquées" par Nicolas Sarkozy , quel que soit leur talent.

Pour les municipales, le parti socialiste pourrait donc imaginer une forme de discrimination positive.
Bruno Le Roux, chargé des élections, a annoncé l'objectif de 300 conseillers municipaux. Fayçal Douhane, membre du conseil national expliquait vendredi au Figaro qu'une autre option plus ambitieuse serait de proscrire toute ligne "monocolore" dans les villes de plus de 10 000 habitants.

Certains tiquent de cette méthode de quotas qui nie aux personnes issues de l'immigration leur légitimité strictement politique et jetterait fatalement une suspicion sur leur qualité.
Pour autant, sans une dose certes artificielle de diversité, les pratiques électorales dans les boutiques socialistes ne risquent pas de changer.

Pendant longtemps la parité a été pensée "négativement" par rapport aux hommes et les places qu' ils pourraient éventuellement libérer aux gonzesses.

La candidature de Ségolène Royal, quoi qu'on en pense, prouve que des critères strictes ont permis d'évoluer et qu'on pouvait penser positivement la question paritaire, en faisant la promotion de femmes talentueuses et non par défaut.
Peut-être qu'il en ira de même pour la question de la diversité si le parti a le courage d'imposer des quotas, la discrimination positive devenant alors une véritable "affirmative action", comme on l'appelle aux Etats-Unis.




La nouvelle danse du centre

Posté par Easywriter le 13.09.07 à 15:17 | tags : elections, gouvernement, opposition

Quelques mois après des élections législatives qui ont isolé François Bayrou au profit d'une bi-polarisation accrue de la vie politique, le mouvement démocrate est de retour sur scène.
Aujourd'hui Bayrou a été reçu par Nicolas Sarkozy sans que l'on sache exactement quels furent les sujets abordés par les deux hommes.

Qu'importe au fond, l'uber-president y trouve matière à poursuivre son ouverture et le Béarnais à retrouver une tribune pour réaffirmer son autonomie. "Ces temps-ci, le président de la République collectionne ces têtes de cervidés, les trophées que dans les châteaux on accroche dans l'escalier (..) Je n'ai pas une vocation de bête à cornes !", a résumé le leader centriste avec son sens enviable de la métaphore désuète.

Le pouvoir de nuisance de François Bayrou est inversement proportionnel à son succès dans l'opinion mais la perspective des municipales peut lui donner un rôle d'arbitre. Le scrutin de mars 2008 est en effet crucial pour Sarkozy et le gouvernement mais aussi pour l'opposition.
Le Chef de l'Etat entend poursuivre sa politique d'asphyxie de la gauche jusqu'aux élections car il sait qu'un revers de la majorité casserait la dynamique politique dont il profite aujourd'hui.
La gauche y cherchera un second souffle et la possibilité d'adresser un camouflet à l'Exécutif. Plusieurs grandes villes à forte valeur symbolique ajoutée comme Toulouse pourraient en effet basculer dans les bras de l'opposition.
Pour ces premiers pas de danse chacun retrouve ses fondamentaux : le Modem avance et recule avec une élégance un rien bravache, on est indépendant mais aucune alliance n'est à exclure, la droite se trémousse un brin sans regarder son partenaire dans les yeux et l'opposition indique qu'elle se mettra en rang et veut bien inviter le centre à valser avec elle même si "la stratégie de Bayrou est un peu compliquée" comme l'expliquait François Hollande ce matin. Courage, il reste encore quelques mois pour trouver le sens du rythme et éviter de gigoter mollement comme un type amer et bourré tout seul au milieu de la piste.




Municipales à Paris : Panafieu est-elle victime du syndrome Royal ?

Posté par Easywriter le 14.08.07 à 12:49 | tags : candidats, décryptage, elections, elections municipales, ump

Les escarmouches à l'encontre de Françoise de Panafieu, candidate UMP à la mairie de Paris, vont aller crescendo dans les semaines à venir. Et ces attaques viennent exclusivement de son camp. Aujourd'hui dans Le Parisien, c'est Bernard Debré qui demande à ce qu'elle retire sa candidature à son profit (personne ne rit).
Il y a quelques semaines on évoquait l'éventualité d'une candidature Jean-Louis Borloo, le numéro 2 du gouvernement excluant mollement "pour l'instant" une telle option. Dans les deux cas, l'idée est de fédérer les électorats de droite et du centre qui détiennent la clef du scrutin.

Comme en toute chose, le monde entier est suspendu à l'arbitrage de Nicolas Sarkozy en la matière. Seul l'Elysée peut orchestrer le retrait de Panafieu, en l'indemnisant pourquoi pas par un maroquin ministériel.
Mais pouquoi vouloir congédier une candidate aussi bien installée ?Car depuis qu'elle a gagné les primaires en février 2006, la députée de la 16ème circonscription est en gros jugée totalement inapte à battre Bertrand Delanoë. Ce que les chiffres démentent pourtant assez vigoureusement : François de Panafieu a largement remporté les primaires, obtenant 40 % des suffrages à elle seule, soit un score équivalent au cumul de ses challengers Claude Goasguen (23,43%) et Pierre Lellouche (18,95 %). Les législatives ont montré que sa popularité ne s'arrêtait pas aux limites de son camp puisqu'elle a été réélue sans problème avec 64 % des voix dès le premier tour.

Ses adversaires pensent que quel que soit son succès actuel, elle sera au mieux la mieux placée pour perdre et n'a pas le potentiel pour remporter la mairie. C'est ce qu'on pourrait appeler le syndrome Ségolène Royal et qui n'a pas fini de handicaper les femmes en politique. Oui vous pouvez être populaire, plus que nous tous (les hommes), mais ces adhésions relèvent de l'impulsif et sont donc précaires. Le royaume de l'émotionnel a des frontières qui le séparent du premier tour où vous prendrez une toise qu'avec recul n'importe qui était capable de prévoir.
Forts de cette belle théorie, des types aussi populaires qu'un virus hivernal se croient autorisés aux attaques les plus basses et promis aux sommets qu'ils n'atteindraient même pas en rêve. Aux Etats-Unis, les Républicains se demandent en ce moment si une candidature démocrate de Hillary Clinton n'est pas au fond la meilleur nouvelle qui soit. Tous les hommes qui ne sont pas obnubilés par la conservation du pouvoir (et dont nous sommes) sont tristes.




Chevènement battu, Montebourg réélu de justesse

Posté par Easywriter le 17.06.07 à 20:48 | tags : elections, legislatives, ps, second tour

Parmi les vedettes de gauche en mauvaise posture, Jean-Pierre Chevènement était très mal parti pour son retour à Belfort, et a finalement été battu par l'UMP Michel Zumkeller qui réunit 54 48 % des voix.

Sans surprise Vincent Peillon est également battu dans la Somme. Arnaud Montebourg qui ramait 1500 voix derrière Arnaud Danjean l'a finalement battu de quelque 150 voix (résultat provisoire). Dominique Strauss-Kahn s'attend finalement à une nette victoire.

L'ancien co-directeur de campagne de Ségolène Royal, Jean-Louis Bianco, est finalement réélu dans les Alpes de Haute-Provence ce qui était tout sauf gagné.

Consultez les résultats du second tour des législatives.




Résultats des législatives :La vague bleue est nettement retombée

Posté par Easywriter le 17.06.07 à 20:05 | tags : chiffres, elections, legislatives, second tour

Sacrée correction apportée à la vague bleue du premier tour : l'UMP à elle seule ne totalise que 323 sièges soit (moins que les 365 d'avant le scrutin) alors qu'elle rêvait de réussir le coup de 1993 avec 470 fauteuils. Le Nouveau Centre lui amène 22 sièges supplémentaires. Le Parti socialiste et ses alliés réunissent 206 sièges (contre 149 aujourd'hui) et le parti communiste sauve 18 de ses 24 sièges et les Verts gagnent un député. Le Mdem aurait 4 sièges.
Bien sur tous ces chiffres restent provisoires mais ils témoignent déjà d'un très net souci de rééquilibrage des électeurs.

A suivre les résultats du second tour des législatives (affinés)




Jean Lassalle dans la seule triangulaire du second tour

Posté par Easywriter le 13.06.07 à 11:46 | tags : elections, legislatives, modem

Il y aurait pu y en avoir treize, il n'en restera finalement qu'une seule. Le nombre de triangulaires était déjà faible en raison du fort taux d'abstention. Pour se maintenir, un candidat doit en effet réunir au moins 12,5 % des inscrits, et au regard de la faible participation dimanche, cela impliquait de totaliser tout de même près de 20 % des suffrages exprimés. Le nombre de triangulaire est encore affaibli par les accords de désistements à l'intérieur des familles politiques - entre communistes et socialistes ou entre divers droite et UMP, par exemple.

Au bout du compte seul Jean Lassalle se retrouve avec deux adversaires dans la quatrième circonscription des Pyrénées Atlantiques. Il est le seul à faire les frais d'absence d'accord de désistement entre le Mouvement democrate et le Parti socialiste.

A quelques kilomètres de là, François Bayrou bénéficie lui du retrait du candidat UMP, geste impérial sans contrepartie décidé par l'Elysée. Lassalle, arrivé second au premier tour avec 29,54 % des voix va avoir du mal face à l'UMP Hervé Lucbereilh (31,36 % des voix) et le socialiste Jean-Pierre Domecq (19,86 %). Mais le député sortant a l'habitude des combats jusqu'auboutiste, on se souvient de la grève de la faim qu'il effectua en mars 2006 pour interpeller les medias sur la délocalisation programmée d'une usine de la vallée d'Aspe (lire la biographie de Jean Lassalle).




Les lieutenants de Royal en mauvaise posture

Posté par Easywriter le 12.06.07 à 13:53 | tags : elections, legislatives, ps

Si Delphine Batho, la suppléante de Ségolène Royal dans la deuxième circonscription des Deux-Sèvres semble bien partie pour l'emporter avec plus de 45 % des suffrages recueillis au premier tour, l'entourage de la candidate socialiste à la présidentielle est plutôt mal barré.
Jean-Pierre Chevènement se voyait bien amorcer un grand retour politique via son (ex) fief belfortain. En obtenant à peine plus de 26 % au premier tour face au sortant UMP Michel Zumkeller, le président du MRC est mal engagé pour un second tour où même avec les reports complets du Modem et des communistes il ne peut rattraper son retard.
Vincent Peillon (illus) peut faire une croix sur la troisième circonscription de la Somme où il a obtenu 29,65 % des voix. Même en ajoutant au crédit du socialiste celles du divers gaucheJacques Pecquery, le sortant Jérôme Bignon n'a pas à craindre pour son siège.
Patrick Mennucci se demande où ont pu passer les voix acquises par Ségolène Royal à la présidentielle dans la troisième circonscription des Bouches du Rhone, la moitié a disparu. Celui qui ne manque jamais une occasion de clamer son attachement à la candidate ne prendra pas la place du sortant UMP Jean Roatta ( 40 % contre 29,30 % pour Mennucci avec un report maximum de douze points pour le socialiste mais encore faut-il que tous les électeurs Modem le choisissent).

Voilà pour ceux qui partent au feu dans des fiefs acquis à l'ennemi mais les sortants proches de Royal n'ont guère plus de succès.

Son co-directeur de campagne, Jean-Louis Bianco (illus) risque fort de perdre son siège dans les Alpes de Haute-Provence; où il finit deux points derrière son adversaire UMP Eliane Barreille ( 36,40 contre 38,60).
Ce n'est pas le report des voix communistes ( Aurore Hernandez 3,41 %) qui fera la différence et même avec les 4,82 % ( qui ne se reporteront pas automatiquement) de Joelle Tebar du Modem ce sera tendu.
C'est chaud, très chaud, pour Arnaud Montebourg devancé par le jeune UMP Arnaud Danjean ( 43,95 % contre 41,37%) au premier tour dans la 6ème circonscription de Saône et Loire. Le communiste Guy Coulon (1,92 %) ne sera d'aucun secours, le report du Modem n'est pas acquis à l'inverse des voix de la candidate FN Monique Faure-Lafont (2,91%) qu'on voit mal voter pour le virulent socialiste.
Julien Dray a fort à faire dans l'Essonne, où l'UMP Laurence Gaudin le devance de près de quatre points ( 36,12% contre 32,86 %). Mais le sortant de la dixième circonscription devrait tout de même conserver son siège grâce aux 10,12 % réunis par le communiste Patrick Bardon.

 




L'UMP royale avec Bayrou

Posté par Easywriter le 12.06.07 à 11:28 | tags : décryptage, elections, legislatives, stratégie

Alors que Ségolène Royal a réitéré ses tentatives de rapprochement avec François Bayrou, l'UMP se la joue grand seigneur. Le parti de la majorité a en effet décidé de retirer son candidat, Jean-Pierre Mariné dans la deuxième circonscription des Pyrénées Atlantiques. Le Béarnais risquait une triangulaire avec la socialiste Marie-Pierre Cabanne. "
C'est un geste. Il n'y a pas de discussion, pas de compromission, il n'y a pas de négociation. C'est un geste que l'UMP souhaite faire à l'égard de François Bayrou"
, a expliqué Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille et président délégué de l'UMP.

Et pour cause : non seulement l'UMP n'a pas besoin du Modem pour faire élire ses députés - franchement 434 sièges ou 438.. - mais en plus la manoeuvre est surtout destinée à contrecarrer les manoeuvres socialistes, dont les négociations éventuelles sont désormais compromises : impossible de trouver un accord avec un homme qui a le soutien même involontaire de la majorité. Ce n'est que le début : certains de mes informateurs bien placés ( France Info) laissaient entendre ce matin qu'un membre du parti radical de gauche (PRG), Christiane Taubira ou plus surement Jean-Michel Baylet pourrait obtenir un secrétariat d'Etat. Or les radicaux ont un accord avec les socialistes pour les législatives ( voir l'explication ici). Bayrou lui passe durablement pour un pantin ce qui pourra toujours servir en 2012. Joli coup.

Mise à jour 13 H 07 : c'est encore plus beau que prévu : l'UMP appellera à ne pas voter pour le Front national dans la 14e circonscription du Pas-de-Calais, où Marine Le Pen, arrivée en seconde position (24,47%) sera opposée dimanche au sortant PS, Albert Facon (28,24%).




Ségolène Royal critique le journal de France 2 (sur France 2)

Posté par Easywriter le 12.06.07 à 09:56 | tags : dailymotion, elections, legislatives, medias et politique, ps
Après François Bayrou qui conchia le manque de pluralisme durant toute la campagne présidentielle, c'est au tour de Ségolène Royal de durcir le ton sur les medias.



La hausse de la TVA fera t-elle grimper le score socialiste ?

Posté par Easywriter le 11.06.07 à 13:22 | tags : elections, legislatives, ps, stratégie

Laurent Fabius a l'air de rien peut-être réussi un joli coup dimanche soir sur le plateau de France 2. En demandant au ministre de l'économie Jean-Louis Borloo s'il était en mesure de promettre une non augmentation de la TVA, le socialiste a donné un bel argument de campagne à la gauche.
Borloo a botté en touche avec peu d'adresse,expliquant qu'en effet l'idée d'une TVA sociale n'était pas à exclure et que le candidat Nicolas Sarkozy ne s'en était jamais caché. Borloo a raison mais l'augmentation potentielle de la TVA pour compenser les allégements fiscaux n'a pas été un thème de campagne claironné et il n'est pas sur que les électeurs aient imaginé une augmentation jusqu'ici.
Julien Dray dès hier soir, Ségolène Royal de nouveau ce matin ont donc martelé l'injustice qui consistait à faire casquer à tout le monde les cadeaux faits à quelques-uns. S'ils parviennent à articuler un discours clair et non pleurnichard autour de la justice sociale plutôt que de conspuer la concentration des pouvoirs, les socialistes peuvent peut-être améliorer leur score au second tour.

La majorité n'est d'ailleurs pas sur ce point plus à l'aise ce matin qu'elle ne l'était hier soir. Eric Woerth a indiqué qu'elle n'était pas à l'ordre du jour mais c'est aussi lui qui avait indiqué avant d'être démenti par le président lui-même que la déduction des intérêts d'emprunts ne couraient que pour les prêts réalisés après le 06 mai 2007. Alain Juppé a lui été un peu moins clair " Nicolas Sarkozy se dit ouvert à une réflexion sur ce qu'on appelle la TVA sociale. Comment alléger un certain nombre de cotisations qui pèsent sur le travail et les transférer éventuellement, je dis bien éventuellement, sur une TVA sociale".




Le Modem est planté

Posté par Easywriter le 11.06.07 à 11:50 | tags : décryptage, elections, legislatives, modem

Voie sans issue. Le Mouvement démocrate ne pouvait prétendre à une représentation digne de son élan présidentiel à l'assemblée nationale. Alors qu'il totalisait 18,5 % des voix au premier tour 22 avril dernier, François Bayrou n'aura réussi à reporter que 7, 76 % des voix sur ses candidats aux législatives.
 
Les projections en siège martelées dans tous les medias depuis deux semaine et créditant le Modem de quatre ou cinq députés auront découragé les nouveaux et très volatils électeurs centristes. Seuls Bayrou lui-même et Jean Lassalle dans les Pyrénées Atlantiques lui aussi, sont bien placés pour garder leur siège. Les quelques sortants UDF qui font la traversée en solitaire avec le Béarnais ont été sanctionnés dans les urnes, Gilles Artigues dans la Loire et Anne-Marie Comparini. Thierry Benoit en Ille-et-Vilaine, Jean-Marie Cavada dans le Val-de-Marne et Elisabeth Doineau dans la Mayenne peuvent se maintenir également mais sans succès assuré.
La plupart d'entre eux auront besoin des voix de la gauche comme Jean Lassalle qui avec 29,54 % des suffrages est en ballotage défavorable face à l'UMP Hervé Lucbereilh (31,36 %); Jean-Pierre Domecq avec 19,86 % des voix y sera sans conteste l'arbitre du second tour.
Quoique la question est loin d'être tranchée au niveau des instances nationales du parti socialiste : alors que Ségolène Royal souhaite rencontrer François Bayrou pour négocier des désistements, François Hollande affirmait ce matin à France Info que les socialistes se maintiendraient partout où ils le pourraient, ce que démentait Julien Dray moins d'une heure plus tard en expliquant qu'il ne fallait pas faire barrage au Modem dans certaines circonscriptions.

Bref, c'est le retour de cette étrange danse du centre qui consiste à alterner pas en avant et recul immédiat, art que maitrise lui aussi parfaitement François Bayrou qui a indiqué qu'il réfléchirait au calme et au cas par cas. Le leader centriste a quelques atouts pour d'éventuelles négociations : dans le quatorzième arrondissement, Marielle de Sarnez a obtenu 18,37 % des voix qui seront bien utiles à Yves Cochet pour être réélu dimanche prochain. Mario Stasi a réuni 13,47 % dans la première circonscription de Paris où Martine Billard la députée (les Verts) sortante est en ballotage défavorable.

Pour finir, une consolation pour nos (nombreux) lecteurs centristes : avec près de 8 % des voix, le Modem est tout de même la troisième force politique du pays.




Plusieurs ministres déjà élus

Posté par Easywriter le 10.06.07 à 21:21 | tags : elections, gouvernement, legislatives

Sans surprise, François Fillon a été élu dès le premier tour dans la quatrième circonscription de la Sarthe face à Stephane Le Foll. Voilà qui le place en position très confortable pour mener la (tranquille bataille du second tour. Dans l'Eure, Hervé Morin pourra également aller à la pêche dimanche prochain, après avoir totalisé 50,05 %. Idem pour Jean-Louis Borloo dans la 21e circonscription du Nord (Valenciennes-est), où il recueille 52,94% des suffrages, selon les résultats provisoires. Eric Woerth ministre du Budget et des Comptes publics (UMP) est élu dans la 4e circonscription de l'Oise (Senlis), avec 57,40% des suffrages, selon des résultats provisoires. Valérie Pécresse réunit 54,80 % des voix dans les Yvelines. Dominique Bussereau (UMP), secrétaire d'Etat chargé des Transports, est réélu dans 4e circonscription des Charentes-Maritimes.Xavier Bertrand, ministre UMP du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité est élu dans la 2e circonscription de l'Aisne, avec 53,28% des voix, selon des résultats provisoires. Une des rares ministres qui pouvait nourrir quelque inquiétude, Michèle Alliot-Marie, doit être rassurée en ayant réuni plus de 48 % des voix à Biarritz.

Consulter la liste de tous les députés élus au premier tour


 

Consulter les résultats du premier tour des législatives

 

 




Sondages : L'UMP aura t-elle plus de 400 députés ?

Posté par Easywriter le 08.06.07 à 17:01 | tags : campagne electorale, chiffres, elections, legislatives, les verts, modem, pcf, ps, ump

Profitons des dernières heures légales pour faire le point sur les dernières estimations sondagières.
Globalement la déferlante UMP prévisible s'est un rien tassée : 41 à 43 % des électeurs apporteraient leur suffrage à un candidat issu de la majorité. Les socialistes peinent à atteindre le seuil psychologique des 30 % de vote, l'étude la plus favorable ( Sondage TNS-Sofres/Unilog pour RTL, Le Figaro et LCI réalisé les 5 et 6 juin) les crédite de 29,5%, les dernières statistiques publiées par Cisco pour Le Parisien et Ipsos Dell pour SFR/Le Point les placent à 28 % d'intentions de vote.
En projection - à prendre avec des pincettes car les contextes locaux jouent beaucoup dans les résultats réels - le parti de François Hollande aurait entre 110 et 155 sièges, et retrouve au mieux l'équilibre actuel (149 députés); Encore doit-il cette relative bonne tenue à l'effondrement de ses partenaires : les communistes notamment ne conserveront pas leurs 21 députés mais plutôt une fourchette comprise entre 4 et 12 sièges. Les Verts conserveront au mieux leurs trois sortants. Le Mouvement Democrate de François Bayrou dont les intentions de vote se tassent également ne peut prétendre à plus de 6 députés sauf accord de désistement ( et de dernière minute)avec des candidats de gauche.

L'UMP récupèrerait 390 à 420 sièges contre 365 actuellement. François Fillon et Nicolas Sarkozy aimeraient dépasser le seuil de 400 élus pour marquer une très nette majorité.

A noter : - Dès 20 H, dimanche : Consultez les Résultats du premier tour des législatives
- Le 17 juin à 20H, consultez les Résultats du second tour des législatives
- Voir aussi : la liste de tous les candidats aux législatives 2007 et la liste de tous les suppléants aux candidats aux législatives






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