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Fil d'actu : élections européennes 2009Fil Rss élections européennes 2009
Toute l'actu du scrutin européen du 7 juin 2009.

Résultats définitifs : le PS a eu chaud

Posté par Edouard le 08.06.09 à 11:37 | tags : élections européennes 2009

Selon les chiffres communiqués par le Ministère de l'Intérieur, l'écart entre le PS et Europe-Ecologie s'est sensiblement réduit par rapport aux estimations données dimanche soir à 20h. Moins de 35 000 voix séparent finalement les deux listes de gauche. Le Parti Socialiste n'est donc pas passé loin d'un 21 avril bis en étant relégué à la troisième place du scrutin.

 

Les résultats (entre parenthèses, le nombre d'élus au Parlement Européen) :


UMP : 27,87% (29)
PS : 16,48% (14)
Europe - Ecologie : 16,28% (14)
Modem : 8,45% (6)
Divers Droite : 6,74% (1)
FN : 6,34% (3)
Extrême gauche (NPA) : 6,1%
Front de gauche (PG + PC) : 6,05% (4)
Divers : 5,69% (1)

Plus d'infos sur le site du Ministère de l'Intérieur

 

PS : La liste anti-sioniste de Dieudonné a finalement récolté 1,30% des voix en Ile-de-France. Un échec pour l'humoriste si l'on compare ce chiffre au résulat de la liste Europalestine, où il figurait en 2e position lors du scrutin européen de 2004, qui avait réuni 1,97% des suffrages dans la région.




Parlement Européen : la droite garde la main

Posté par Edouard le 07.06.09 à 23:37 | tags : élections européennes 2009

Les premières projections en sièges confirment la victoire globale des partis conservateurs aux élections européennes 2009. Une bonne nouvelle pour Jose Manuel Barroso, qui va bientôt briguer un nouveau mandat de cinq ans à la présidence de la Commission européenne.

 

MAJ 08/06 : La composition provisoire du Parlement Européen 

Avec une fourchette de 267 députés, le groupe du Parti populaire européen se maintient par rapport au scrutin de 2004 (288 députés), tandis que les socialistes européens devraient perdre 58 élus.

 

Le seul groupe à progresser est celui des Verts / Alliance libre européenne, qui gagne 8 sièges au niveau européen. Tous les autres groupes perdent des députés, au profit des non-inscrits qui passer de 31 à 90 députés.

 

  • EPP-ED : Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens
  • PES : Groupe socialiste au Parlement européen
  • ALDE : Groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe
  • UEN : Groupe Union pour l'Europe des Nations
  • GREENS/ EFA : Groupe des Verts/Alliance libre européenne
  • GUE/ NGL : Groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique
  • IND/ DEM : Groupe Indépendance/Démocratie
  • Others : Autres

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La déception de François Bayrou

Posté par Edouard le 07.06.09 à 22:12 | tags : modem, élections européennes 2009

Grand perdant, avec le PS, des élections européennes, François Bayrou s'est fendu d'une allocution ultra-concise, où il a fait part de sa "déception" quant au résultat enregistré par le MoDem, regrettant que son choix d'associer enjeux nationaux et européens n'ait pas été compris.

 

"Il y a eu deux bons résultats, le maintien de l'UMP et surtout le grand succès des écologistes", a noté le leader du MoDem, qui a déclaré assumer sa "part de responsabilité dans une campagne très dure" et n'a pas mentionné le nom de Nicolas Sarkozy.

 

Pas un mot non plus sur les sondages, dont il avait dénoncé les manipulations en milieu de semaine après la chute enregistrée par le MoDem dans les dernières enquêtes d'opinion. Chute qui s'est confirmée dans les urnes, contrairement à la présidentielle 2007.

 

Evoquant la polémique qui a émaillée la fin de la campagne, Bayrou a souligné qu'il fallait "trouver une autre approche dans le comportement politique".

 

Voir l'allocution de François Bayrou : 




Résultats des européennes : les estimations

Posté par Edouard le 07.06.09 à 21:14 | tags : élections européennes 2009

L'UMP en tête, le PS et le MoDem à la ramasse, Europe - Ecologie en troisième position et un nouveau record d'abstention en vue. Telle est la tendance qui se dessine des sondages sortis des urnes, en attendant les résultats officiels qui tomberont à 22h.

 

Selon le sondage TNS-Sofrès, le parti de la majorité présidentielle se placerait donc en tête du scrutin avec 28,3 % des voix, loin devant un PS loin de la barre des 20% (17, 5 %). La liste écologiste menée par Daniel Cohn-Bendit, Eva Joly et José Bové réalise elle une grosse performance (14,8 %), en dominant largement le MoDem (8,7%) dans la course à la troisième place.

 

Du côté de l'extrême gauche, le Front de Gauche (Parti de Gauche + PC) recueille 6,5% des suffrages, devant le NPA (5%) et Lutte ouvrière (1,3%). La droite souverainiste réunit pour sa part un peu moins de 12% des voix, entre le Front national (6,5 %) et Libertas (MPF + CPNT) (5 %).

 

Comme on le pressentait, l'abstention reste toutefois le grand vainqueur de la soirée. Environ 60% des Français ne se sont pas déplacés dans les urnes.




Elections européennes : l'abstention recule... en France

Posté par Edouard le 07.06.09 à 14:39 | tags : élections européennes 2009

A la mi-journée, le taux de participation aux élections européennes en France métropolitaine était de 14,81%, contre 13,65% à la même heure en 2004. Une hausse anecdotique au regard de la forte tendance abstentionniste qui se dessine dans l'ensemble de l'Union.

 

Au terme d'une campagne discrète, marquée par l'absence de grands enjeux mobilisateurs, la crainte de voir les urnes désertées par les électeurs européens semblent donc se confirmer. En dehors du petit sursaut français, qui reste à confirmer en attendant l'annonce des résultats officiels à 22h, les signaux négatifs affluents.

 

En Italie, où le vote a commencé samedi, la participation recule pour l'instant de trois points par rapport à 2004. Idem pour les Pays-Bas (36,5% contre 39,2), où le scrutin de vendredi a vu l'extrème droite prendre la deuxième place devant les travaillistes. En Estonie, c'est carrément la Bérézina. Les électeurs n'ont été que 10% à se déplacer (17% il y a cinq ans). En réponse, le Premier Ministre Robert Fico a piqué une colère contre la presse, accusée de donner une image négative du Parlement européen.

 

Si cette tendance se confirme dimanche, le triste record de participation des élections européennes de 2004 (45,4%) pourrait être battu. Depuis le premier scrutin de 1979 (63%), ce chiffre n'a cessé de baisser.




Quand Bayrou et Cohn-Bendit s'entendaient sur l'Europe

Posté par Edouard le 05.06.09 à 16:41 | tags : élections européennes 2009

A les voir s'écharper jeudi soir sur France 2, on pourrait penser qu'une vieille inimitié oppose François Bayrou et Daniel Cohn-Bendit. Que nenni. Si le leader du MoDem et la tête de liste d'Europe Ecologie en Ile-de-France se cherchent depuis quelques semaines (leurs partis se tirent la bourre dans les sondages), ils n'ont pas toujours été adversaires sur les questions européennes. Bien au contraire.

 

Lors de la campagne pour les européennes de 2000, un reportage diffusé par France-Europe Express montrait ainsi les deux compères plaider en choeur pour une Europe des citoyens (qu'on attend toujours), au delà des clivages de l'époque, quand Bayrou n'avait pas encore enfilé son costume de révolutionnaire centriste. "Tu veux te mettre à gauche ou à droite ?", glisse avec malice Cohn-Bendit à son partenaire d'alors. Une histoire d'amour qui a depuis pris du plomb dans l'aile...




Cohn-Bendit vs Bayrou : le degré zéro du débat politique

Posté par Edouard le 05.06.09 à 11:33 | tags : élections européennes 2009, débat télévisé

L'unique grand débat télévisé consacré aux élections européennes a tourné à la bataille de chiffonniers, jeudi soir sur France 2. Point d'orgue de cette mascarade, le duel opposant Daniel Cohn-Bendit à François Bayrou, qui a accusé le chef de file d'Europe-Ecologie de cautionner la pédophilie.


Déjà inaudible, la campagne des européennes a sombré dans le pathétique, à trois jours du scrutin, sous les yeux d'une Arlette Chabot dépassée par les évènements. Cet "A vous de juger" consacré à l'Europe était pourtant la seule chance de voir enfin confrontés les points de vue des listes majeures, représentées par leurs leaders respectifs : Xavier Bertrand (UMP), Martine Aubry (PS), François Bayrou (MoDem), Daniel Cohn-Bendit (Europe-Ecologie), Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche), Olivier Besancenot (NPA), Philippe de Villiers (MPF) et Marine Le Pen (FN).

 

Malheureusement, on ne retiendra de ce triste spectacle que le clash Bayrou-Cohn Bendit, dont les listes sont au coude à coude dans les sondages. La tension est vite montée lors de leur tête à tête, le centriste accusant l'écolo de téléphoner régulièrement à Nicolas Sarkozy et d'avoir déjeuné trois fois à l'Elysée. Autant de preuves d'une "connivence" entre DCB et le président de la république, selon Bayrou. "Je trouve ça ignoble de ta part, parce que tu sais exactement ce qui se passe quand on est président de groupe", a rétorqué Cohn-Bendit. "Et ce genre de jeu, devant les citoyens, eh bien mon pote, je te dis, jamais tu seras président de la République, parce que t'es trop minable !"

 

C'est donc là que François Bayrou décide de sortir une vieille polémique concernant un livré publié en 1975 par Cohn-Bendit, Le Grand Bazar, où le leader de mai 1968 traite de la sexualité des enfants. Certains extraits lui ont valu d'être taxé de pédophilie, lorsqu'ils furent déterrés en 2001, en Allemagne. "C'est ignoble d'avoir poussé et justifié des actes à l'égard des enfants que je ne peux pas accepter", lui a assené Bayrou, devant un plateau abasourdi. Sauf peut-être Marine Le Pen, qui avait déjà attaqué Cohn-Bendit sur ce sujet lors d'un France Europe Express. Une nouvelle référence peu reluisante pour le boss du MoDem qui, la veille, dénonçait la manipulation des sondages, autre vieux thème complotiste cher au Front National.

 

"On peut revenir à l'Europe ?", lançait, en vain, une Arlette Chabot désespérée. A croire que ses invités roulaient pour un seul et même parti. Celui de l'absention.




Européennes : Bayrou craque sur les sondages

Posté par Edouard le 04.06.09 à 11:35 | tags : élections européennes 2009, modem, medias et politique

Les dernières estimations indiquent que la liste Europe-Ecologie serait passée devant le Modem pour les élections européennes du 7 juin. Un glissement qui a fait sortir François Bayrou de ses gonds.


Suite aux chiffres tombés mardi, qui montraient déjà un effritement des intentions de vote du parti centriste, le leader du Modem, qui n'est pas lui-même candidat aux européennes, l'a jouait encore cool sur les enquêtes d'opinion, jusqu'ici plutôt favorables à sa formation : "Je ne les ai pas commentés quand ils étaient bons, raison de plus pour ne pas en parler maintenant." Le sondage TNS Sofres/Logica (pour Le Monde, France 2, France 3 et France Inter) publié ce jeudi, qui donne la liste menée par Daniel Cohn-Bendit et Eva Joly à 13%, contre 11% pour le MoDem, a eu raison de la sérénité affichée ces dernières semaines par Bayrou, qui s'est fendu d'un coup de gueule sur l'antenne de France Inter.

 

"J'ai déjà vécu ça, je vais le dire calmement. Je dis qu'en France, il y a une manipulation de la vie politique par les sondages. Vous ne diriez pas que notre campagne piétine sans les sondages. Au contraire, nous avons été depuis des semaines la cible de toutes les attaques, de toutes les injures et de toutes les mises en cause, ce qui est la preuve que les Français nous entendent. En 2007, la veille du scrutin, des manipulations de sondage de cet ordre ont annoncé que j'étais derrière Le Pen. Le lendemain j'ai fait le double des voix de Le Pen. Ceux qui nous écoutent savent depuis longtemps qu'il y a des manipulations d'opinions, des arnaques sur les sondages".


Et Bayrou de menacer, si le résultat de dimanche dément les sondages, de balancer des dossiers : "Si tel est le cas, dans les jours qui suivent, je dirai tout ce que je sais des sondages d'opinion. J'ai des informations, que personne ne donne." La théorie du complot, qui n'avait pas trop mal fonctionné pour le révolutionnaire centriste en 2007, fera-t-elle encore recette ?

 

Le coup de gueule de Bayrou sur les sondages (à partir de 6'24) :





Gilbert Montagné à fond pour les européennes

Posté par Edouard le 03.06.09 à 11:14 | tags : élections européennes 2009, ump, europe, politique 2.0

 

Après l'inoubliable lip dub organisé autour de Xavier Bertrand, voici la dernière arme de l'UMP pour mobiliser ses troupes et lutter contre l'abstention, pressentie comme la future grande gagnante des élections européennes du 7 juin, l'appel au vote de Gilbert Montagné, secrétaire général au handicap du parti majoritaire. 


Apparemment, la situation est trop grave pour qu'on tienne rigueur plus longtemps à l'auteur d'"On va s'aimer", qui avait dénoncé la "cécité psychologique" de l'industrie du disque avant même le début de l'examen d'Hadopi à l'Assemblée...




Bruxelles harmonise le salaire des eurodéputés

Posté par Edouard le 02.06.09 à 11:26 | tags : élections européennes 2009, europe
7.665,31 euros bruts (5.963,33 euros nets). Voilà ce que toucheront tous les élus du Parlement Européen à partir du mois de juillet. Une réforme qui ne fait pas l'unanimité et relance le débat sur l'uniformisation des salaires dans l'Union.

 

Fini le temps de la disparité. L'écart de salaire qui sépare aujourd'hui un eurodéputé italien (11 700 euros) d'un de ses homologues bulgares (1000 euros) sera bientôt un vieux souvenir. Ainsi en a décidé Bruxelles, qui souhaite au passage opérer un grand nettoyage dans les diverses indemnités d'accompagnement et frais de remboursement, source d'abus et de polémiques depuis de nombreuses années. Embaucher des proches à des postes de collaborateurs sera désormais interdit. Les frais de voyage, jusque là illimités, seront eux plafonnés.

 

Si tout le monde s'accorde sur la nécessité de coup de balai, la question du salaire unique soulève en revanche quelques interrogations, notamment dans les pays où le niveau de revenus se situe bien en deçà de la moyenne européenne. "Les députés européens de Pologne ou Roumanie vont gagner beaucoup plus que leurs collègues nationaux, et même davantage que leurs Premiers ministres", souligne ainsi Hans-Herbert Arnim, spécialiste allemand de droit administratif interrogé par l'AFP. "Si les élus sont perçus comme des Crésus, cela ne servira pas les intérêts de l'Europe."


Le long accouchement de cette réforme, qui aura mis dix ans à être adoptée, nous rappelle par ailleurs que la fameuse harmonisation européenne a du mal à passer du mythe à la réalité sur les questions sociales et fiscales. Autant dire que le Smic européen, dont rêvent Olivier Besancenot et Martine Aubry, n'est pas prêt de voir le jour. Pour certains, il serait pourtant le meilleur moyen de lutter contre les délocalisations au sein de l'Union en plaçant dans les membres dans une relation de partenaires, et non de concurrents.




Européennes : l'UMP se met au lip dub

Posté par Edouard le 29.05.09 à 11:15 | tags : web-campagne, ump, les verts, élections européennes 2009, politique 2.0

Le clip officiel de campagne l'UMP pour les élections européennes met en scène un discours de Xavier Bertrand repris en play back par une foule de militants-figurants. Attention, instant kitch.

 

 

Phénomène qu'on pensait enterré au cimetière des buzz éphémères du web, le lip dub (littéralement "lèvre-doublage) a été ressuscité par les partis politiques à l'occasion des élections européennes 2009. Initiateur de ce retour du playback corporate, la liste Europe-écologie a suscité un certain engouement en invitant les 10 000 signataires de son appel à participer à un lip dub géant sur la chanson "La crise" de L'Homme Parle. On pouvait notamment y voir Daniel Cohn-Bendit, Eva Joly et José Bové se prêter au jeu.


L'idée a visiblement séduit l'UMP, qui a donc elle aussi succombé au lip dub pour le lancement de sa campagne officielle. Sauf qu'au lieu de doubler une chanson illustrant le programme maison, les militants ont dû se contenter de faire le playback d'un texte lu par Xavier Bertrand, qui ouvre et ferme la vidéo. Ou comment sombrer dans le pathétique en voulant la jouer fun, mais sans aller jusqu'au bout.




Après le vote utile, le vote sexy

A la veille du scrutin européen où l'abstention pourrait atteindre 66%, les communicants multiplient les appels du pieds envers les "jeunes". Quitte, pour le Parlement Européen des Jeunes, à jouer sur les pulsions sexuelles des électeurs en guise d'incitation au vote.

 

La fin justifie-t-elle les moyens ?

Le PEJ-France agit pour "impliquer les jeunes dans la construction de l'Europe (...) sans aucune connotation partisane"... Mais à forte connotation sexuelle ! Dans sa campagne d'incitation au vote réalisée avec le CIDEM (Civisme et Démocratie), le ton se veut "humoristique et décalé" : démonstration.

 

L'abstention : un problème d'image ?

Le constat est alarmiste : plus de 50% d'abstention aux européennes de 2004, jusqu'à 77% pour les 18-24 ans dans l'ensemble de l'UE. D'où vient ce refus d'user de son droit de vote ? En se penchant sur le problème, les chercheurs ont crus trouver un lien logique entre l'image ternie de la politique chez les jeunes et l'abstention. Alors faut-il changer l'image des hommes politiques, en faire des "djeuns" sans cravates qui aiment les ballades en vélib ? L'étude des Cahiers de psychologie politique intitulée "L'abstention électorale des jeunes : quels liens avec leur image de la sphère politique ?" avance le contraire. Axelle Tual et A. Lecigne n'expliquent pas le comportement abstentionniste par le dégoût du monde politique. Par contre, "plus nos sujets considèrent que la communication prime l'action politique plus ils ont tendance à s'abstenir, comme si l'attitude en lien avec le comportement électoral devait porter sur quelque chose qui les touche de près, qui les implique".

Impliquer les jeunes en connectant la politique leur à leur vie quotidienne, la démonstration est faite. Reste les moyens mis en oeuvre. Entre les clips sexys du PEJ et la campagne d'1,9 millions de la Commission européenne en partenariat avec MTV, c'est peut-être l'image des jeunes par les politiques qu'il faudrait songer à changer.




Test politique on line: trouver l'élu(e) idéal(e)

Posté par Emmanuel le 26.05.09 à 17:14 | tags : e-campagne, europe, élections européennes 2009

Dans la famille "lutte contre l'absention", je voudrais... le test politique en ligne. Le but ? Connaître ses affinités avec les programmes des différents partis européens, dans un contexte où médias et politiques se plient en deux pour (ré)insuffler la niaque européenne aux citoyens. La rédaction de Flu a essayé le test votematch.

Aux urnes e-citoyens !

L'initiative des tests politiques en ligne part de l'idée que l'abstention vient du manque d'information. Face aux tracts un peu simplistes ou aux spots télévisés peu attirants, les test politiques en lignes apparaissent comme un moyen mi-ludique mi-informatif de s'intéresser à la campagne. Pour les européennes du 7 juin, c'est l'Institut néerlandais pour la participation politique (IPP), la Bundeszentrale für politische Bildung (BPB) en Allemagne et une quinzaine de participants d'autres pays de l'UE qui se sont collés à la tâche d'élaborer un test européen. Le résultat ? votematch et ses versions nationales.

Le test en ligne : un avant-goût de l'isoloir

Le but n'est pas de se forger une opinion politique clé en main, mais bien de prendre un premier contact avec les thématiques de l'élection avant de se rendre dans les urnes. Un test a aussi été modelée par des chercheurs français sur le site touteleurope et par la fondation Schnuman avec Euprofiler. Votematch a l'avantage de comparer ses opinions par rapport aux positions des listes européennes sur 20 questions qui vont de l'immigration au nucléaire civil en passant par l'adhésion de la Turquie à l'UE. Dans une e-democratie idéale, les tests seraient couplés au vote électronique pour pousser les plus réticents à participer. C'est en tout cas le résultat de l'étude du Berkman Center for Internet and Society pour le cas Suisse, où le sentiment de citoyenneté (comprenez le nombre de votants) s'est amélioré grâce à ces instruments.

Moment fatidique. En tête d'article, l'effet d'annonce était que Fluctuat a testé le test. Qu'en ressort-il ? La rédaction de Flu est-elle eurosceptique, altermondialiste ou révolutionnaire centriste ? Aucun des trois d'après votematch. La rédaction se place en majorité derrière la liste Europe Ecologie avec 3 voix, suivie du Parti Socialiste Européen avec deux voix. L'ALDE (Alliance des libéraux et démocrates pour l'Europe) recueille 1 voix, idem pour la liste GUE/NGL (Gauche unitaire européenne). Reste à savoir si les bulletins jetés dans l'urne le 7 juin correspondront.




Européennes : la crise vue par les Verts allemands

Posté par Edouard le 26.05.09 à 11:39 | tags : élections européennes 2009, écologie

Alors que les spots de campagne des listes françaises promettent encore de rivaliser de médiocrité dans la dernière ligne droite des élections européennes, rendons grâce à la communication des écologistes d'Outre-Rhin, auteurs d'une vidéo simple et efficace qui rappelle que les enjeux environnementaux ne doivent pas être rangés au placard en raison du marasme économique mondial.


Pour les Verts allemands, la crise est un château de carte qui a commencé à s'effondrer aux Etats-Unis avant de toucher l'Europe, où les chefs d'Etat prennent des mesures vaines alors que les rangs des chômeurs ne cessent de grossir. Pendant ce temps, les investissements écologiques passent au second plan, laissant la porte ouverte à la prolifération des centrales nucléaires et autres joyeusetés. Seul moyen d'enrayer le phénomène ? Voter écolo le 7 juin prochain. Si la com' des Verts français ne vous a pas dégouté de vous rendre dans l'isoloir...  




Le parti pirate, troisième force politique en Suède

Posté par Edouard le 25.05.09 à 16:44 | tags : élections européennes 2009

Mouvement opposé à la régulation de l'internet, le Piratpartiet ne cesse de grimper dans les sondages pour les élections européennes suédoises. Crédité jusqu'à 8% de voix, il se positionne en outsider derrière les deux grands partis nationaux et pourrait compter un ou deux élus au Parlement Européen.

 

Interviewé par Fluctuat avant le verdict du procès de The Pirate Bay, Rickard Falkvinge, fondateur du Parti Pirate Suèdois, avait prévenu : "S'ils sont jugés coupables, il y aura un tollé général et le problème sera politisé. Ce sera juste avant les élections européennes, et c'est là que nous intervenons". De fait, suite à la condamnation du fameux site de partage de fichiers, le Piratpartiet a vu le nombre de ses adhérents tripler (46 200 aux dernières nouvelles) en quelques semaines. Un phénomène qui se répercute aujourd'hui dans les enquêtes sur les intentions de vote, où le Parti fondé en 2006 est pressenti entre 5 et 8%. Ce qui lui assurerait au minimum un siège à Bruxelles.

 

Pour mémoire, lors de sa première expérience électorale, aux élections générales suédoises de 2006, le Piratpatiet n'avait récolté que 0,63% des voix.
"Le plan, c'est la Suède, l'Europe, le monde. Dans cet ordre", a déclaré au Times Christian Engstrom (voir photo), tête de liste du Parti Pirate.

Lire l'entretien de Rickard Falkvinge




Européennes : demandez le programme... télé

La campagne officielle des européennes démarre aujourd'hui avec, au menu, affichage à outrance et communication cathodique. Sur les 161 listes inscrites, les partis représentés à l'Assemblée Nationale disposeront de vingt minutes de spot, soit presque dix fois plus que le temps de parole laissé aux 17 autres listes ayant droit à ce temps d'antenne.

 

Comme convenu, le CSA "apprécie la présentation et l'accès équitable à l'antenne des listes de candidats et de leurs soutiens jusqu'à la clôture du scrutin". Equitable mais pas égal, on peut en effet diviser les partis en lice aux européennes en deux camps inégaux. Les premiers ont un groupe parlementaire (UMP, Nouveau Centre, Modem, PS, Verts, Parti radical de gauche) et disposent de 20 minutes de temps de parole chacun (divisés en 10 modules courts et deux plus longs), tandis que 17 autres partis (auxquels sont rattachés des listes de candidats dans au moins cinq circonscriptions) se partageront une heure en deux clips d'1min15 et 2min17. Difficile de ne pas tomber dans la caricature en moins de trois minutes, les petites listes ne sortiront vraisemblablement pas grandies de la campagne diffusée sur les chaînes du service public. Cette division du temps de parole frise l'absurde dans le cas du Parti radical de gauche, présent à l'Assemblée mais absent de la campagne européenne. On aura donc le droit à 20 minutes dédiées à la dénonciation de "l'hégémonie" UMP et PS...

 

La campagne cathodique aura du mal à concurrencer l'esprit plus libre des vidéos sur Internet, qui mêlent de plus en plus la fiction à l'information. Pour marquer les esprits, les listes ont des stratégies différentes. Les Verts, après avoir fait chanter Daniel Cohn-Bendit et Eva Joly sur You Tube, ont réalisé un film mélangeant animation et BD avec un fond de "musique bio". A côté, l'UMP la jouera "humaine, moderne, pédagogique et émouvante". Enfin, Le PS donnera une vision "enthousiaste de l'Europe", avec "des Français de toutes origines disant l'Europe qu'ils souhaitent"... Préparez-vous à sortir les mouchoirs.

Ajout le 28 mai: les spots de la campagne officielle des listes favorites dans les sondages: contest.

 
 le clip de la campagne européenne de l'UMP

le clip de campagne des européennes du parti socialiste



Bayrou, un succès qui agace

Posté par Edouard le 25.05.09 à 11:22 | tags : europe, élections européennes 2009, modem
Même pas candidat, François Bayrou est pourtant au cœur de l'actualité de la campagne pour les élections européennes, où le Modem pourrait réaliser un score intéressant, ce qui a le don d'irriter ses opposants. Ce week-end, c'est Jean-François Copé qui était chargé de le dézinguer sur Europe 1.

 

françois bayrou, abus de pouvoir

 

Leader sans parti, déserté par la plupart de ses cadres après la présidentielle 2007, François Bayrou était promis à une longue traversée du désert d'ici à 2012, la prochaine échéance sur laquelle mise le révolutionnaire centriste pour dynamiter le duel UMP-PS. Comment expliquer alors qu'il se porte aujourd'hui comme un charme, avec son pamphlet anti-Sarkozy, Abus de pouvoir, qui cartonne en librairie, et des sondages on ne peut plus flatteur pour le Modem, conforté dans son rôle de troisième force dans le dernier sondage des européennes paru dimanche dans Le Parisien où il est crédité de 14% d'intentions de vote (26% à l'UMP, 21 au PS, 9 aux Verts) ?

 

Malgré des têtes de liste pas très sexys, en dehors de Jean-François Kahn, et peu médiatisées, Bayrou récolte donc les fruits de son travail d'opposition, ce sans être lui-même candidat. Surfant sur le mécontentement d'une partie des Français à propos de l'action du gouvernement, et profitant d'un PS toujours plombé par les querelles internes et un déficit de proposition flagrant, il a toujours devant lui l'autoroute qui lui avait permis de jouer les trublions il y a deux ans.

 

Pour bien mesurer le succès du Modem et la capacité de nuisance de Bayrou, il suffit de comptabiliser les critiques qui lui sont faites. Pris pour cible par Martine Aubry la semaine dernière ("Il ne pense qu'à trois choses: lui, 2012, lui en 2012. C'est décevant. Il ne propose rien sur l'Europe!"), il a essuyé ce week-end les tirs de la majorité. Xavier Darcos, samedi, Rachida Dati et Jean-François Copé, dimanche. Invité sur Europe 1, ce dernier a accusé le leader centriste d'"imposture" et l'a comparé à un "joueur de poker". Du pain béni pour Bayrou qui cultive là son image de candidat alternatif. Reste à savoir jusqu'à quel point cette stratégie sera payante.




Mélenchon et le cauchemar de l'Europe americaine

L'Europe va-t-elle définitivement tomber sous la coupe des Etats-Unis et épouser sa doctrine libérale ? C'est la crainte de Jean-Luc Mélenchon, leader du Parti de Gauche (PG), qui alarme les médias depuis quelques semaines sur les conséquences d'une résolution du Parlement Européen qui aboutirait à la création, d'ici 2015, d'un grand marché transatlantique.

En avril sur BFM, et plus récemment sur la Matinale de Canal Plus, "Meluch" a évoqué ce texte mystérieux, intitulé "l'état des relations transatlantiques après les élections aux Etats-Unis", devant des journalistes interloqués. De fait, la presse relaie très timidement cette résolution votée massivement par les socialistes européens mais que personne ne semble connaître ou être en mesure d'expliquer. Fluctuat a donc demandé à Patrick Le Hyaric, tête de liste Ile-de-France du Front de Gauche (alliance du PC et du PG) aux élections européennes, de nous en dire plus sur ce projet.

 

Flu : Dans des interviews récentes, Jean-Luc Mélenchon (tête de liste Sud-Ouest du Front de gauche) a cloué le bec aux journalistes en évoquant le vote du 29 mars du Parlement Européen en faveur d'un grand marché transatlantique. De quoi parlait-il et pourquoi la campagne esquive le débat ?

P. Le Hyaric : Si, le projet est en débat. Ceux qui se disent les meilleurs constructeurs de l'Europe préparent l'avènement d'un marché unique entre l'Europe et les Etats-Unis, pour mettre à terme l'Union Européenne et ses droits sociaux à la solde de la direction américaine. C'est un projet de longue date. Il y a 10 ans, l'Accord Multilatéral sur l'Investissement (AMI) prévoyait déjà de libéraliser les investissements des sociétés américaines vers l'Europe. Mais à l'Assemblée, le projet avait été mis en échec par Robert Hue et Lionel Jospin avait annoncé que la France se retirait de ces négociations Depuis le projet est revenu à trois reprises et le 26 mars 2009, sous la forme d'une quasi directive. Seuls 53 eurodéputés de la gauche unitaire s'y sont opposés.

 

Flu : La résolution du 26 mars s'intitule "l'état des relations transatlantiques après les élections aux Etats-Unis". La séduction de Barack Obama explique-t-elle la quasi unanimité du Parlement Européen derrière le projet ?

P. Le Hyaric : Pas du tout, le projet était déjà dans les startings-blocs sous l'administration de Georges Bush et il a été voté au premier trimestre par le Parlement Européen après dix ans de tractations.

 

Flu : Quels sont les dérives possibles de ce grand marché unitaire ?

P. Le Hyaric : Bientôt on devra manger du bœuf aux hormones, acheter Boeing plutôt qu'Airbus. C'est la promesse de pertes d'emplois par milliers et d'une désindustrialisation massive.
Il y a aussi un danger en terme de liberté. Regardez ce qui se fait déjà dans nos universités : c'est ranger le modèle français selon les normes américaines. C'est la même chose pour le plaider coupable qui vient d'être décidé. L'Europe est en train de perdre des droits de qualité pour s'adapter aux normes américaines. On ne peut pas nous dire qu'on construit une Europe protectrice et en sous main nous proposer une Europe américaine.

 

Flu : Une fois la résolution adoptée, quand le grand marché transatlantique va-t-il entrer en oeuvre ?

P. Le Hyaric : Jamais ! Vous pouvez compter sur nous pour remettre ça sur le tapis et le mettre en échec. Nous allons mener une campagne publique européenne pour l'empêcher. C'est un des grands enjeux, même si ce n'est pas le seul, de la campagne européenne. Ceux qui parlent d'une Europe rempart sont des menteurs !

 

Sur Flu: l'actualité de la campagne des européennes




You Tube sauve l'Europe de l'abstention

C'est quand les européennes, entre le 4 et le 7 juin ? Ah non pas le temps 1) je suis en week-end avec mon ex 2) mon patron m'envoie en mission à Bali 3) mon gosse joue la finale du championnat de foot. Si vous êtes dans un de ces cas de figure, la campagne du Parlement Européen sur You Tube est faite pour vous remotiver... Vous et les 60% d'abstentionnistes prévus par les sondages.

"There's always time to vote"

"Pour combattre la crise, on supprime l'impôt sur le revenu"

L'image du Parlement Européen a été dégradée par le comportement français vis-à-vis du "paquet télécom". Il n'en faut pas plus pour éloigner les électeurs d'institutions éloignées, dotées d'un mode de fonctionnement complexe, avec des eurodéputés pas toujours très présents. Déjà en 2004, 54% des électeurs s'étaient abstenus dans les 27 pays européens. Les sondages montent à 60% pour cette nouvelle édition note le Canard Enchaîné. Alors outre sa campagne sur You Tube, dont la deuxième vidéo de la trilogie est ici, le Parlement Européen diffuse aussi un spot télévisé qui tente de changer la perception des Européens sur leurs institutions. En diffusant des informations fictives et abracadabrantesques, le clip incite les citoyens européens à faire eux-même l'information de demain. Les communiquants ont donc fait le pari d'être drôles ou alarmistes pour motiver les votants... Résultat le mois prochain.

Modification du 18 mai : voici le troisième volet de la campagne You Tube du Parlement européen :

 

 




Dieudonné : gare à la pub, le précédant Europalestine

Posté par Edouard le 05.05.09 à 11:54 | tags : élections européennes 2009, décryptage

Les listes antisionistes présentées par Dieudonné pour les élections européennes du 7 juin sont donc sorties de leur anonymat. La faute à qui ? L’UMP, qui par la voix de Claude Guéant et Frédéric Lefebvre a déclaré étudier la possibilité (peu probable) de les faire interdire. Un jeu ambigu qui offre un coup de projecteur inespéré à la bande à Dieudo.

 

A quoi joue la majorité ? En brandissant la menace d’une tentative d’interdiction des listes montées par Dieudonné, l’UMP a offert une promo inespérée au sulfureux comique. Bombardé à la une de tous les JT, Dieudo n’en demandait pas tant. Le voilà qui peut endosser le rôle du martyr, brandir le spectre de la censure. Sans parler de la thèse du lobby sioniste tout puissant qui va pouvoir allègrement se nourrir de cette charge étatique maladroite. Ou plutôt malintentionnée ?


Interdire ses listes étant quasi impossible juridiquement, une seule théorie tient en effet la route pour expliquer ce coup fumant : mettre le PS et la gauche dans l’embarras en les poussant à défendre publiquement Dieudo au nom de la liberté d’expression. Ce que n’a pas manqué de faire Benoît Hamon, porte-parole du PS : "A quoi cela sert-il et quels sont les calculs derrière cela ? Pourquoi ce coup de pub ? J'étais présent au Parlement européen quand j'ai entendu M. Le Pen répéter des propos d'inspiration négationniste sur le fait que les chambres à gaz étaient un détail : alors il faudrait interdire les listes Front national aussi."

 

Si le but de la manœuvre est bien de déstabiliser l’opposition, gare aux effets secondaires de ce billard à trois bandes. En 2004, la liste Europe-Palestine, où Dieudonné figurait en deuxième position, avait obtenu 1,97% des voix en Ile-de-France, avec des pointes inquiétantes dans certaines villes comme Garges les Gonesse ( 10,75 %), Trappes (8,62%) Villetaneuse (8,1 %), Genevilliers (7,75%), la Courneuve (7,19 %) ou Bobigny (6,7 %). Avec la nouvelle promo faite à l’amicale antisioniste réunie autour de l’humoriste, nul doute que ces scores seront réitérés. Surtout si l'on continue à s'attaquer aux symptomes, plutôt qu'aux causes cette nouvelle montée de l'antisémitisme en France. 

 

Lire aussi : 

Entretien avec Dieudonné




Les militants PS proches du Modem, pas de Martine Aubry

Posté par Emmanuel le 28.04.09 à 10:22 | tags : pipolitique, opposition, ps, élections européennes 2009
Libération a publié les résultats d'un sondage Viavoice où les sympathisants socialistes sont largement favorables au rapprochement entre le PS et le Modem.
François Bayrou pourrait d'ailleurs prendre la tête de l'opposition: les sondés estiment que le chef du Modem est un meilleur opposant à Nicolas Sarkozy que Martine Aubry.

 

"Souhaiteriez-vous que le PS et le MoDem dirigent la France ensemble" ?

Cette question pourrait être le slogan de campagne de Ségolène Royal si elle était chef du PS. Mais malgré ses sorties médiatiques commentées, c'est bien à Martine Aubry qu'incombe la responsabilité d'assumer le PS... Et ses sympathisants : 65% d'entre-eux sont favorables à un rapprochement avec le Modem, et 56% des partisans de la gauche en général.

Martine Aubry plus réac que la droite


Un coup dur pour la maire de Lille, qui vient à peine de lancer la campagne des européennes sur un mot d'ordre anti-sarkoziste. Tout d'abord parce que la leader socialiste a toujours été opposée à l'idée d'un rapprochement avec le Modem. De plus, elle doit encaisser le fait d'être derrière (à 19% des sondés) Ségolène Royal (29%) et François Bayrou (21%) comme opposante crédible à Nicolas Sarkozy. Il faut dire que son constat sur la situation de la France ("la colère est partout, dans les entreprises, les universités, les hôpitaux, les quartiers") sonne un peu mou du genou comparé aux envolées révolutionnaires de François Bayrou ou Dominique de Villepin, qui annoncent déjà la révolution à venir.




Européennes : le retour du FN ?

Posté par Edouard le 27.04.09 à 19:11 | tags : élections européennes 2009, fn

En nette baisse lors de la dernière présidentielle, où Nicolas Sarkozy avait efficacement siphonné son électorat, financièrement ruiné et en proie à de profondes querelles internes concernant la succession de Jean-Marie Le Pen, le Front National pourrait pourtant se refaire une santé à l'occasion des élections européennes où le scrutin proportionnel joue en sa faveur.

 

Depuis le temps que la fin proche du FN nous est annoncée par les politologues, faut-il encore s'étonner quand le parti d'extrême droite dément les pronostics ? Certes, le Front est en difficulté et l'âge du chef ne laisse pas présager un avenir radieux, avec l'étripage annoncé entre sa fille et ses lieutenants. Mais dans le climat actuel de crise économique, de montée de l'anti-sarkosysme et de désamour européen, il y a un terreau pour voir les idées brunes reverdir.

 

Pascal Riché de Rue 89 avait beau, en mars dernier, voir dans le détournement de Jaurès sur une affiche de campagne pour les européennes un "signe que le Front National va très, très mal", rien n'indique donc qu'il est l'heure d'enterrer les frontistes. Dimanche sur le plateau du Soir 3, on a ainsi vu une Marine Le Pen en verve amorcer la contre-attaque en dénonçant les dérives de Bruxelles. La tête de liste de la région Nord-Ouest estime pouvoir récupérer une partie des voix draguer par Sarkozy en 2007 : "oui en partie, mais pas seulement. Je pense également qu'une partie des électeurs de gauche sont profondément déçus aujourd'hui de l'action de la gauche." Et Marine d'annoncer que "le Front National va créer la surprise. On voit dans les sondages, d'ailleurs, une nette progression du Front National."


La dernière enquête publiée montre effectivement que le Front, crédité de 8% des intentions de vote, semble bien parti pour faire au moins aussi bien que lors des scrutins européens précédents (9,8% en 2004; 5,69% en 1999; 10,5% en 1994). La "réacosphère" se gargarise au passage des détails de ce sondage CSA/Le Parisien, qui indique 18% des 18-24 porteraient leur bulletin en faveur du parti à la flamme. Un phénomène pas vraiment nouveau (voir cet article de L'Express de 1996 sur le renouveau du FN), mais qui nous rappelle que le discours du FN continue de faire mouche au près des jeunes. Preuve que le parti incarné par le vieillisant Jean-Marie Le Pen n'a sans doute pas dit son dernier mot.
 
A lire aussi : 



Moscovici - Quatremer : une vielle rancœur d'européens

Posté par Edouard le 27.04.09 à 14:15 | tags : medias et politique, élections européennes 2009, ps, politique 2.0

La querelle qui oppose le député PS Pierre Moscovici au journaliste Jean Quatremer a repris du poil de la bête ce week-end sur le blog du correspondant de Libération à Bruxelles.

 

Tout est donc (re)parti d'une interview accordée par Moscovici à Libé, vendredi. L'ancien ministre délégué aux affaires européennes du gouvernement Jospin y fustigeait l'attitude désinvolte de Rachida Dati, numéro 2 de la liste UMP aux Européennes, lors d'une convention des jeunes UMP : "Etre député européen n'est pas une voie de garage pour des courtisans en défaveur."

 

A la lecture de ses propos, le sang de Quatremer, éminent spécialiste des questions européennes, ne fait qu'un tour. Le journaliste claque une notule intitulée "Moscovici et Dati, la poutre et la paille", où il déterre les dossiers de Mosco :

 

"Je rappelle que l'homme s'est fait élire député européen en 1994, au lendemain de la claque électorale subie par les socialistes en 1993, uniquement parce qu'il avait besoin d'un point de chute. On ne vit d'ailleurs guère, celui qui était alors le trésorier du PS, à Strasbourg et à Bruxelles. Il démissionna sans regret (et sans être regretté) en 1997 pour devenir ministre du gouvernement de Lionel Jospin.
En 2004, rebelote. Battu dans sa circonscription du Doubs en 2002, il décide de revenir à Strasbourg. (...) En janvier 2007, il bataille d'ailleurs comme un beau diable pour se faire réélire vice-président. Mais, un mois plus tard, c'est la rechute : il annonce qu'il se présente aux élections législatives françaises. Elu en juin, il désertera aussitôt un hémicycle qui n'est décidément pour lui qu'un asile temporaire pour battu du suffrage universel national."

 

Dans le flot de réactions suscitées par la notule (certains lecteurs du blog reprochant notamment à Quatremer de trop taper sur la gauche), on voit tout à coup apparaître la réponse d'un certain... Pierre Moscovici : "Pensez vous sincèrement, d'abord, qu'un homme qui, comme moi, a tout de même consacré 13 ans de sa vie à l'Europe-2 fois député européen, ministre, conventionnel- aurait été aussi désinvolte et approximatif sur le fond que la nouvelle candidate de l'UMP? Si oui, ce n'est pas une poutre que vous avez dans l'œil, mais tout un plafond!"

 

Ce Moscovici est-il un fake ? Apparemment pas pour Quatremer, qui a poursuivi la discussion dans l'espace commentaires, réitérant son argumentation et déplorant le manque de respect de la liberté de la presse des politiques français. Après l'affaire du blog de Eric Revel, fermé suite à sa lettre ouverte à Ségolène Royal, les blogs de journalistes n'en finissent en tout cas pas de créer la polémique. Celle lancée par Quatremer a au moins le mérite de soulever une question de fond à l'approche du scrutin européen : pourquoi notre classe politique prend-elle Bruxelles pour un placard honteux ? 




Les eurodéputés ont aussi leur classement

Posté par Emmanuel le 24.04.09 à 09:59 | tags : élections européennes 2009, campagne electorale, europe
L'Europe aussi a son classement par ordre d'assiduité. Les eurodéputés ont été hiérarchisés selon leur temps de présence et leur activité par le site parlorama. Instructif à un mois des élections européennes.

 

S'il fallait voter pour les eurodéputés français qui travaillent le plus, le Parti Socialiste Européen arriveraient en tête des scrutins. Parmi les 20 eurodéputés français les plus assidus, 8 sont membres du PSE. Ensuite viennent les parlementaires de l'Alde (Alliance of Liberals and democrats, qui regroupe 7 députés du Modem et 3 de l'ACDE, Alliance Citoyenne pour la Démocratie en Europe, deux partis de tradition européiste). Seuls 4 députés du Parti Populaire Européen sont dans ce groupe de tête.

 


 

A l'inverse, les anti-européens cassent la baraque en bas de tableau. Les trois députés d'Indépendance Démocrate (Philippe de Villiers et ses comparses) sont aussi absents des bancs du Parlement européen que présent pour la villipender, Le Pen père et fille réservent aussi leur énergie à la cause nationale, et les députés de la Gauche unitaire ne font pas de zèle outre-mesure.

Instructif aussi, Pervenche Berès, la plus bûcheuse des eurodéputés française, n'est que 21ème du classement total. Seul quatre français font partie du top 100. Rien d'étonnant quand on voit les problèmes d'assiduité qui frappent déjà l'Assemblée Nationale...

 

Edit : Le site parlorama a été temporairement fermé suite à des menaces de poursuites judiciaires émanants de plusieurs euroedéputés. D'après le blog de Jean Quatremer, l'initiateur du site, Flavien Deltort, souhaite consulter son avocat avant de le réouvrir.




Européennes : L'UMP craint le vote sanction

Posté par Edouard le 23.04.09 à 13:24 | tags : web-campagne, europe, campagne electorale, élections européennes 2009, ump

Ça n'intéresse pas encore grande monde. Pourtant, les élections européennes 2009 arrivent à grand pas (le 7 juin). Un rendez-vous majeur puisqu'environ 60% des lois votées à l'Assemblée Nationale proviennent de Bruxelles (et sans doute pas 80% comme on l'entend souvent). Mais le débat parviendra-t-il à se détacher du contexte national, sur fond de crise économique et défiance à l'égard de la politique menée par le gouvernement ?

 

C'est en tout cas ce qu'espèrent Frédéric Lefebvre et ses camarades. Dans une vidéo publiée cette semaine sur le compte dailymotion de l'UMP, son porte-parole martèle que le parti majoritaire est "la seule formation politique qui roule pour l'Europe". "On ne veut pas que le débat européen soit pris en otage par les uns ou par les autres parce qu'on voit bien que derrière ses arrière-pensées, il y a la volonté d'attaquer Nicolas Sarkozy", prévient Lefebvre lors de la présentation de la caravane pour l'Europe de l'UMP qui va sillonner la France.

 


Alors que les Français ont voté majoritairement non (54,68%) lors du référendum sur la Constitution Européenne, en 2005, il va en effet être compliqué de mobiliser les électeurs sur des questions traitant uniquement de l'avenir de l'UE. Et la crainte d'un vote anti-Sarko est bien réelle. D'autant que le chef de l'Etat ne garde pas un très bon souvenir de cette élection. En 1999, il avait mené la liste RPR à la déroute (3e avec 12,82 % des suffrages), obtenant même un résultat inférieur à celle menée par Charles Pasqua et Philippe de Villiers (13,05 %), avant d'entamer une traversée du désert de trois ans. Selon les derniers sondages, l'UMP conserve une légère avance sur le PS pour le vote du 7 juin.

 

Pour les partis d'opposition, difficile de résister à la tentation du vote sanction. Grosse ficelle que n'a pas manqué de tirer Benoît Hamon dès le 14 avril dernier sur Europe 1 : "Ce que nous n'avons pas pu obtenir par la mobilisation sociale, eh bien il faut essayer de l'arracher par les urnes". Comme d'habitude, l'Europe risque d'être la grande perdante du débat, victime des querelles partisanes et nationales. Et il n'y a pas de quoi s'en réjouir.






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