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Tous les billets sur l'historique course à la Maison Blanche qui a vu Barack Obama devenir le premier-président afro-américain des Etats-Unis. Au grand dam de John McCain et de son inoubliable colistière, Sarah Palin.

Voir aussi le dossier élections américaines


Obama, le premier président 2.0

55% des électeurs américains se sont informés via internet lors de la dernière campagne présidentielle US. 26% en ont même fait leur source principale, selon le Pew Research Center. Des chiffres à méditer pour les médias traditionnels qui perdent inexorablement leur rôle de prescripteur.

 

 

On avait beau savoir que Barack Obama avait remporté la course à la Maison Blanche en partie grâce à la qualité de sa web-campagne, cette étude confirme donc en chiffres cette impression. La toile est devenue un acteur majeur de l'élection présidentielle américaine. Et sur ce nouveau terrain, le démocrate a battu John McCain à plat de couture. 15% des partisans d'Obama ont par exemple effectué un don en ligne, contre 6% pour ceux de son adversaire républicain.

Pour la première fois, une majorité d'américains (et 74% des usagers d'internet) se donc tournés vers le net pour suivre la champagne ou débattre avec leurs concitoyens. Les sites de partages de vidéos comme you tube, ou les réseaux sociaux (Facebook, Myspace) ont été des lieux d'échanges majeurs. 45% des internautes déclarent ainsi avoir regardé des vidéos liées à l'élection. Dans le même temps, les sites officiels des deux candidats ont connu un fort succès d'audience. 30% des internautes ont visité le site d'Obama, 21% celui de McCain. Bien plus que pour John Kerry (18%) et George Bush (14%) en 2004.

 
Sale temps pour le papier

Si la télévision demeure la source d'information politique numéro 1 pour 77% des Américains, la part du web a considérablement progressé (26% contre 11 en 2004). Au détriment de médias traditionnels comme la radio et la presse papier, cette dernière n'étant plus citée que part 28% des adultes en âge de voter, contre 39% en 2000 et 60% en 1996. Les électeurs à la recherche d'informations écrites se sont tournés vers les versions online des journaux, ou des pure-players (sites non-adossés à un quotidien papier) comme Slate, Politico ou The Huffington Post.

Selon Aaron Smith, un des auteurs de l'étude, "les électeurs en 2008 n'étaient pas passifs dans le processus politique. Ils ont eu recours à une vaste étendue d'outils numériques et de technologies pour s'impliquer dans la course, pour exploiter leur créativité afin de soutenir le candidat de leur choix et unir leurs forces avec ceux partageant les mêmes objectifs."


Le web ne serait donc pas qu'un repère de violeurs, délinquants et autres pirates, mais aussi un outil réconciliant les concitoyens avec la démocratie ?




Galerie photo : Obama, le monde est à lui

Posté par Edouard le 05.11.08 à 16:27 | tags : élections américaines 2008, international
De Shanghai à l'Indonésie, en passant par Rome, le Kenya ou Koweit City, la planète entière (ou presque) a suivi hier la soirée des élections présidentielles US. Expatriés américains ou supporters locaux fascinés par le personnage de Barack Obama, tous ont été pris par l'enthousiasme suscité par l'accession d'un candidat afro-américain à la tête de la (toujours ?) première puissance mondiale.

Retrouvez sur notre galerie photo spéciale Obama une sélection de clichés hauts en couleurs illustrants cet engouement internationale pour la course à la Maison Blanche du premier président métis de l'histoire des Etats-Unis >> La suite

Danse hawaïenne réalisée par les "Obama Girls", dans la ville japonaise d'Obama, le 5 novembre 2008 (credit : Sipa)

PS : Nous n'avons bizarrement pas trouvé de photos d'Hillary Clinton en train de fêter la victoire de son ancien opposant dans les primaires démocrates à coup de Cosmopolitan






Vidéo : Une nuit d'élections américaines à Paris

Posté par Easywriter le 05.11.08 à 15:30 | tags : élections américaines 2008

De la mobilisation ( la galère) des medias du côté du Trocadéro en tout début de soirée jusqu'à la liesse en toute fin de nuit dans les cafés américains de la capitale, en passant par le soutien des sans-papiers à la candidature de Barack Obama : une nuit américaine à Paris en cinq minutes. Reportage Marie Painon pour Fluctuat.

 





Obama premier président...vert ?

Posté par Easywriter le 05.11.08 à 12:57 | tags : écologie, élections américaines 2008, international

Barack Obama est peut-être le premier président américain ayant une fibre écolo. Dans la classe politique américaine Al Gore était jusqu'ici le plus connu des ecolofriendly.

Même si on oublie que le vice-président de Bill Clinton n'a jamais réussi à faire ratifier par son pays le protocole de Kyoto.

Dans les décisions qu'il juge prioritaires, le nouveau président devrait entériner l'enveloppe de 15 milliards de dollars Us dévolus au développement des énergies propres, ce qui aura pour effet de créer  5 millions de nouveaux “emplois verts”.

Le but est d'assurer l'indépendance énergétique des Etats-Unis face au Moyen-orient qui réprésente 20% des importations américaines de pétrole. Obama a également promu la fabrication de voitures écolos américaines et non plus chinoises ou japonaises.

Du coup, les analystes financiers et autres spécialistes de l'investissement pensent que les entreprises oeuvrant dans la construction,  l'immobilier,  l'automobile et les énergies renouvelables sont les investissements les plus appropriés pour "profiter" pleinement de l'effet Obama. 

En revanche, les groupes pétroliers, du tabac, du nucléaire, des services aux collectivités et des biens d'équipement pourraient déguster.

 




Barack Obama : visualisez le changement

Posté par Easywriter le 05.11.08 à 12:19 | tags : élections américaines 2008, international
The big day en un coup d'oeil :



Et pendant ce temps, la Californie interdit le mariage gay

Posté par Easywriter le 05.11.08 à 12:00 | tags : élections américaines 2008, international

A peine le temps de saluer le sursaut progressiste et de se féliciter de l'élection de Barack Obama qu'une mauvaise nouvelle tombe : la Californie a ratifié par referendum la proposition 8. Dans l'Etat d'Arnold Schwarzenegger  on ne se prononçait pas uniquement sur le choix du président mais également sur le mariage gay.
Il y a six mois, la Cour Suprême de Californie l'avait légalisé. Les Conservateurs ont mis au point un referendum d'initiative populaire arguant que les juges allaient contre le sentiment populaire, plutôt hostile à cette idée.
Bien que Barack Obama ait soutenu la proposition (du bout des lèvres)  et que la Californie ait voté cette nuit majoritairement pour lui, les premiers résultats  laissent penser que les quelques 18 000 couples qui ont profité de l'arrêt de la Cour seront les derniers.Les candidats à l'union n'ont plus qu'à déménager dans le Massachussets ou le Connecticut, derniers états américains à autoriser le mariage gay. 




Barack Obama élu président

Posté par Easywriter le 05.11.08 à 05:48 | tags : élections américaines 2008
Obama est élu président des Etats-Unis avec moins de suspense que prévu. Il arriverait d'ailleurs largement en tête devant John McCain avec plus de 300 grands électeurs réunis sur les 270 requis pour la victoire. La participation a été massive, Le Figaro parle de 135 millions d'électeurs estimés contre 120 millions il y a quatre ans. Barack Obama a notamment réussi à emporter des états républicains notoires comme l'Ohio, La Floride et surtout la Virginie qui vote démocrate pour la première fois depuis 1964.

Sans attendre de décompte plus précis John McCain a déjà reconnu sa défaite. "J'ai appelé Barack Obama pour le féliciter de son élection à la présidence des USA. Je lui tire mon chapeau. Je l'admire pour avoir réussi cela. Cette élection est une élection historique. J'en reconnais son importance. L'élection d'un président Noir à la Maison Blanche est une grande étape. Je m'engage à l'aider du mieux que je le pourrai pour relever les défis que nous avons à relever tous ensemble. J'appelle tous ceux qui m'ont soutenu à féliciter Barack Obama".

Le candidat républicain l'a emporté dans plusieurs états comme le Kentucky, la Caroline du sud, le Tennessee, l'Oklahoma, l'Arkansas, l'Alabama, la Géorgie, le Dakota du Nord, le Wyoming, la Louisiane, la Virginie-Occidentale, le Texas, le Mississippi, le Missouri, l'Utah, le Nebraska et le Kansas.

D'après les premiers sondages effectués à la sortie des bureaux de vote, le candidat démocrate a réuni une majorité de voix chez les femmes et les communautés hispaniques, le Républicain ayant lui gardé sa légère avance dans les couches populaires "blanches". On aurait pu avoir le premier président américain né en Arizona. Le moment est autrement historique avec l'élection du premier président noir comme 44ème président des Etats-Unis.

Voici la première vidéo de la victoire postée sur Youtube à 4H du mat. Pour voir la vidéo du premier discours d'Obama et toutes les vidéos du nouveau président c'est par là

 




Obama, président des Etats-Unis

Posté par Easywriter le 04.11.08 à 18:53 | tags : élections américaines 2008, humour, international

Obama, président des USA, Obama premier président noir, Obama gagne l'élection... Comment faire pour être indexé sur Google avec ce type de requête avant et devant tout le monde alors que ça bastonne sec sur le web ? Plusieurs options sont possibles.

Le principe de précaution.
Le choix le plus défendable dans la course à l'échalote est celui effectué par le Journal Chrétien qui ajoute un point d'interrogation à la formule. Avec pour résultat au moment où nous écrivons, une belle première place sur Google news (bravo les gars).


 

Un journal en ligne algérien a opté pour le même genre de stratégie en expliquant que Barack Obama était "presque" président avec de beaux résultats ( 7ème sur Google). Vous interrogez des sondages à haute voix et faites votre métier. Qui saurait vous en blamer ?

La contextualisation des termes.
Si vous craignez que la ponctuation finale ou un terme limitatif obère vos espoirs et vous condamne à un opportunisme très laid et inutile, l'AFP est là pour vous aider. Hier l'agence de presse a publié une dépêche avec ce titre somme toute anodin." L'Amérique latine espère trouver un véritable interlocuteur en Obama". Les premiers termes du corps du texte sont pourtant plus percutants : La victoire présidentielle du démocrate américain Barack Obama (c'est nous qui soulignons) fait naître l'espoir etc.. La dépêche a été reprise par des dizaines de medias avec succès.

L'aventurisme
Sur un marché saturé, certains médias en ligne ont opté pour l'économie de niche : parier sur McCain comme président est aussi risqué que méritant.

La Carlabrunisation.
D'autres, plus prudents journalistiquement et habiles tactiquement, ont décidé de "Carlabruniser" leur contenu, sur le mode, j'aime beaucoup Barack Obama qui gagne mais j'aime aussi beaucoup Barack Obama qui ne gagne pas. C'est le cas du blog webchercheurs (sic..) qui n'hésite pas à proposer la victoire des deux candidats.(1,2)

L'énoncé performatif.
Vous le dites, ça arrive. Certains intègrent carrément la possibilité de l'élection dans leur modèle éditorial. La technique, d'un opportunisme très sophistiqué, consiste à parier sur une actu à venir, en l'occurence "Barack Obama premier président noir", et à activer immédiatement le référencement par Google sur l'expression sus-mentionnée ( c'est ce que font les petits malins ci-dessous)


 

L'acquisition
Foin de précautions langagières et autres circonvolutions rhétoriques, certains y vont de leur poche. Ainsi de La Libre Belgique : le quotidien a carrément acheté l'expression "Obama président" pour être assuré de quelques retours sonnants et trébuchants. Toujours plus sérieux dans le traitement d'informations non confirmées, et financièrement responsable, Le Monde s'est également positionné sur "McCain président".

L'analyse
Si vous n'avez ni thunes, ni sens de l'anticipation référentielle (mais que faites-vous sur le web ?) vous pouvez toujours vous lancer au dernier moment dans une analyse marathon des stratégies de vos camarades de jeux, en renforçant au maximum la densité du texte ( sur Barack Obama élu premier président noir des Etats-Unis le 05 novembre par exemple) et espérer que ça paie.

Conclusion

 

ps : Barack Obama est devenu le 44ème président des Etats-Unis avec plus de 300 grands électeurs recensés à 5h du matin le 05 novembre, heure française.La participation électorale a atteint des records avec plus de 135 millions d'électeurs mobilisés contre 120 millions en 2004.

 




150 000 dollars de shopping pour Sarah Palin

Posté par Easywriter le 23.10.08 à 14:50 | tags : élections américaines 2008, international
Alors que la campagne de Barack Obama connaît un regain sans précédent et que les fonds progressent plus vite encore que sa courbe de popularité, les moins chanceux Républicains font bon usage des dons qu'ils reçoivent.
Depuis sa nomination en août, Sarah Palin a investi 150 000 dollars dans l'industrie du vêtement et des cosmétiques. Pas pour refaire son portefeuille d'actions sur fond de crise financière, mais pour s'acheter les fringues qui la font ressembler toujours plus à une mère de famille lambda.
On apprend par le site Politico que 4716 dollars ont été ainsi investis uniquement pour l'entretien de la coiffure sculptée de la colistière de John Mc Cain. En pleine crise économique et amenuisement de leurs moyens, la révélation n'arrange pas les affaires des Républicains, surtout que même le dernier enfant de Palin aurait coûté 253 dollars pour sa tenue de déplacement. 
La gouverneure de l'Alaska a déjà fait un usage particluier de l'argent de l'Etat de l'Alaska comme l'indique Libération qui rapporte "qu'à l’occasion d’une simple réunion de l’Association nationale des gouverneurs, en juillet 2008 à Philadelphie, ses deux filles, Bristol et Piper, ont disposé d’une chambre chacune au Ritz Carlton Hotel pendant cinq nuits. Coût total de la facture : 2 741 dollars. Les enfants ont aussi voyagé dans l’avion de l’Etat et auraient, selon les compagnies aériennes locales, déjà coûté 55 000 dollars à l’Alaska."
(Photo: Matt Rourke/SIPA)
 



Obama fait campagne sur I-Phone

Posté par Easywriter le 06.10.08 à 18:27 | tags : élections américaines 2008

Après avoir livré le contenu de son Ipod au magazine Rolling Stone et annoncer par sms à ses adhérents le choix de Joe Biden comme co-listier, Barack Obama lance une appli sur I-Phone.

Celle-ci permet - entre autres - de repérer les amis des utilisateurs qui vivent dans l'un des Etats-clés. L'appli permet également aux statisticens qui phosphorent dans son QG de connaître  le nombre d'appels faits par un utilisateur à ses proches pour les convaincre de voter démocrate.

Voilà qui devrait amuser les cadres technophiles de la côte Est ( ou Ouest d'ailleurs) mais restera sans effet sur les "cols bleus", importante frange de l'électorat qu'Obama séduit peu.




La boite mail de Sarah Palin hackée par Anonymous

Le groupe Anonymous, collectif planétaire de joyeux hackers sans visage qui réserve d'habitude l'essentiel de ces happenings à la Scientologie, a pénétré la boite mail de Sarah Palin.

Quelques photos ont été publiées sur des sites comme Wikileaks (inutile de cliquer c'est mort depuis que Wired a balancé le pot aux roses).

Mais la portée de cette opération est moins potache ou pipolesque que politique. La boite de Sarah Palin contient en effet un message adressé au gouverneur de l'Alaska Sean Parnell - qui mène une active campagne pour intégrer le Congrès.
Un autre est signé d'Amy McCorkell que Palin avait nommé au Conseil consultatif sur l'alcoolisme et les toxicomanies de l'Alaska.

La loi américaine stipule que les courriers relatifs à la fonction de gouverneur d'Etat doivent être postés depuis une messagerie officielle (qui ne permet pas de supprimer les messages).
C'est donc un délit. Mais il y a mieux :
Sarah Palin est soupçonnée depuis plusieurs semaines par le Parlement de l'Alaska (à majorité démocrate) de népotisme. Résumons l'affaire grâce au Monde :
Mme Palin est soupçonnée d'avoir licencié abusivement, le 11 juillet, le chef de la sécurité publique de l'Alaska, au motif que celui-ci aurait refusé de limoger un agent de police (en anglais, state trooper) qui se trouvait être l'ex-beau frère de la gouverneure, engagé dans un divorce houleux avec la sœur de celle-ci.

Les enquêteurs diligentés par le Parlemenrt essaient depuis des semaines d'accéder à la boite perso de Palin pour la confondre. Celle-ci leur a toujours refusé l'accès indiquant qu'elle n'utilisait  pas son compte Yahoo pour ses échanges professionnels. Les flics ont désormais un peu plus de biscuit pour motiver leur demande. Merci qui ? Merci Anonymous !

 


 




Un ticket Obama / Clinton est-il souhaitable ?

Posté par Easywriter le 05.06.08 à 12:19 | tags : élections américaines 2008

"La sénatrice Clinton organisera à Washington une réunion au cours de laquelle elle remerciera ses partisans et apportera son soutien au sénateur Barack Obama ainsi qu'à l'unité du parti".

C'est par un communiqué laconique et fataliste que le staff de Hillary Clinton a mis un terme à l'acte I des élections américaines.
Il y a peu de chances en revanche que la sénatrice de New-York ne devienne la co-listière de Barack Obama. (Photo Obama : Alex Brandon Ap /Sipa press)

Pas seulement parce que l'ancienne First Lady est vexée comme un poux mais parce qu'il n'est pas certain que le ticket Obama/ Clinton soit une si bonne idée.
Pendant toute la campagne, Hillary n'aura pas su se départir de l'image d'une femme d'appareil, totalement tributaire des réseaux de son mari et des lobbys qui lui sont liés.
En face, Obama jouait sur l'un des principaux mythes fondateurs de l'Amérique :le "self made man" qui réussit contre le système. La fascination qu'il exerce chez une partie des Républicains n'est sans doute pas à chercher ailleurs.
Les allusions plus ou moins heureuses à Robert Kennedy - candidat démocrate assassiné en 1968 au soir même de a victoire aux primaires - par le clan Clinton n'auront probablement fait que renforcer la puissance mythique de la candidature Obama et inscrit son parcours individuel dans l'histoire politique des Etats-Unis.

A l'intérieur du parti démocrate, cette stratégie de l'homme prophète qui ouvre une nouvelle ère a fonctionné à plein.
Si on a longtemps pensé qu'une bonne partie des grands électeurs soutiendraient Hillary parce qu'ils devaient l'essentiel de leur carrière à Bill, on a un peu vite oublié une nouvelle génération d'élus démocrates trop heureuse de voir dans le sénateur de l'Illinois l'occasion d'en finir avec la dynastie en place.
Plusieurs états comme le Montana ou le Missouri gouvernés par des démocrates rongeant leur frein pour accéder à un niveau national ont apporté leur soutien à Obama.

Jouer aujourd'hui une carte stratégique plus modérée en tentant d'unifier tout le monde pourrait avoir quelques effets pervers. Les Républicains tout en activant en coulisse des réflexes racistes chez leurs administrés ne manqueront pas d'expliquer qu'Obama est devenu un pantin clintonien inexpérimenté.

Le ticket Obama/Clinton pourrait également faire légèrement retomber le souffle de la campagne du sénateur et celle-ci ne supporterait peut-être pas une baisse de régime. Quand on réussit aussi magistralement une série d'improbables hold-up, on évite de lever le pied une fois sorti de la première banque.
(photo Hillary Clinton © FABIANO/SIPA)

 

 




Elections US : Les démocrates iront jusqu'au bout

Posté par Charif le 23.04.08 à 17:18 | tags : élections américaines 2008, primaires américaines 2008

 

 

Hillary Clinton a remporté la primaire démocrate en Pennsylvanie. Cette victoire n'est pas tellement une surprise aux vues de la campagne menée dans cet Etat par les deux candidats. On connaît la difficulté qu'a Barack Obama à séduire les travailleurs blancs. De plus, le sénateur de l'Illinois s'est cramé en évoquant la frustration des électeurs blancs des petits patelins du Midwest qui se réfugient dans la religion, la xénophobie et les armes à feu.

 

 

Même si elle l'emporte de 10 points, 55% contre 45% pour Obama, l'ex first Lady n'a pas comblé son retard en terme de délégués. Pour rattraper son adversaire, elle doit réunir 65% des votes lors des prochains scrutins. Autant le dire, c'est une mission presque impossible, elle n'a d'ailleurs jamais réalisé cette performance.

 

Une chose est acquise : les super délégués auront un rôle déterminant lors de la convention nationale démocrate où sera intronisé le candidat du parti. Deux possibilités s'offrent à eux : soit ils respectent le vote populaire et se prononcent en faveur d'Obama qui a pour l'instant remporté deux fois plus d'Etat que Clinton, et possède une avance de 800.000 voix. Soit ils se reportent sur Clinton qui, l'ayant emporté dans des Etats importants, est celle qui a le plus de chance de battre McCain. Pour favoriser ce deuxième choix, Clinton doit réduire l'écart au maximum.

 

Le seul à y trouver son compte est John McCain qui a le champ libre. Et quel que soit le vainqueur chez les démocrates, leur candidat sortira forcément affaibli de cette bataille.




Quand Hillary Clinton évitait les balles en Bosnie...

Posté par Charif le 27.03.08 à 12:16 | tags : élections américaines 2008, primaires américaines 2008

Hillary Clinton l'a bien compris, les questions militaires et de sécurité intérieure vont peser dans le débat. L'expérience dans ces domaines vaut chère, et chaque candidat exploite au maximum ses faits d'armes. Voire fictionne un peu si besoin est.

Comme Hillary, donc, qui sort de sa mémoire un déplacement en Bosnie, le 25 mai 1996, sur la base militaire de Tulza. L'ex First lady se rappelle d'une arrivée en catastrophe, sous les tirs de snipers.

Malheureusement pour elle, les images de ce fameux voyage, qui la montre au contraire évoluant dans un espace surprotégé, sont diffusées sur internet.

L'équipe de Barack Obama n'en demandait pas tant.

 



 




John McCain à Paris

Posté par Charif le 21.03.08 à 14:56 | tags : élections américaines 2008, international

John McCain met un terme à sa tournée au Moyen-Orient et en Europe par une escale à Paris. Il vient se donner une posture de présidentiable, et continuer le processus de rapprochement entre les deux pays, entamé par Nicolas Sarkozy et George Bush fin 2007.

Les deux hommes doivent se rencontrer ce vendredi à 16h. L'occasion d'évoquer des sujets sensibles, comme la guerre en Irak ou la politique étrangères des Etats-Unis.


Ces deux points sont devenus en quelques temps les principaux arguments du Véteran, sur lesquels il fonde sa légitimité à gouverner.

A l'extérieur, McCain souhaite une coopération renforcée entre les Etats-Unis et l'Europe, et voir le retour de la France au sein de l'Otan.

Pour ce qui est de l'Irak, après avoir déclaré « je me fous que les Etats-Unis soient obligés de rester 100ans ans en Irak, voir 1000ans. », il nuance sa pensée : « mes amis, la guerre sera bientôt fini ». Une chose est claire, il exclut tout retrait des troupes US du sol Irakien.

 

Sa politique intérieure est surtout marquée par les attentes concernant la sécurité et le terrorisme. C'est l'épouvantail Al Qaïda qui est ressorti, avec une petite touche de menace Iranienne, et on obtient un cocktail efficace d'angoisse.

Mais là, McCain montre ses limites. Lors d'un discours en Jordanie, le candidat républicain a affirmé à plusieurs reprises que l'Iran(chiites) apporte son aide à Al Qaïda(sunnite) en Irak.... Il donne ici une preuve de son ignorance sur la question.

 

Bien sur, pour les américains, un musulman reste un musulman, et cette erreur ne risque pas de porter préjudice au sénateur de l'Arizona. Mais la distinction entre chiites et sunnites est essentielle à la compréhension du conflit, et à toutes tentatives d'apaisement dans la région.

A l'occasion de « l'anniversaire » des 5 ans de présence américaine en Irak, les journalistes de Reuters ont réalisé un court documentaire...édifiant.






Obama, objet de tous les fantasmes

Posté par Charif le 12.03.08 à 18:09 | tags : élections américaines 2008, primaires américaines 2008

Nouveau coup d'arrêt pour Hillary Clinton. Après une série de victoires, qui a réveillé un temps les espoirs de la sénatrice, Barack Obama a remporté consécutivement deux primaires, samedi dans le Wyoming et hier dans le Mississipi.

Pourtant, depuis quelques temps, le sénateur de l'Illinois fait face à des attaques répétées, en provenances du camp républicain mais également du sien.

 

Ses détracteurs jouent encore la carte raciale, comme Steve King, représentant républicain d'Iowa et soutien de McCain, qui explique lors d'une conférence de presse que la victoire d'Obama serait une victoire des islamistes.

On apprécie la pertinence de l'argumentaire développé par ce dernier concernant le nom d'Obama : « Son deuxième prénom compte. Ca compte parce qu'ils en font une interprétation particulière. Ca a une signification très spéciale pour eux. Ils danseront dans la rue à cause de son second prénom »...

 

Heureusement pour Obama que Clinton (ne)sait(pas) s'entourer. Une de ses alliées, Geraldine Ferraro, y va de son interprétation quant au facteur ethnique de la candidature Obama, « Si Obama était blanc, il ne serait pas là où il en est aujourd'hui. Il est chanceux d'être ce qu'il est. Et tout le pays est pris dans le concept».

Et pour enfoncer un peu plus Mrs Clinton, un de ses soutiens, le gouverneur de L'Etat de la « Grosse Pomme », fait la une du New York Times. Eliot Spitzer est soupçonné de participer à un réseau de prostitution. Il a été démasqué par les enquêteurs du FBI qui surveillaient des mouvements financiers, pensant tomber sur une affaire de chantage ou de corruption. Celui que l'on surnomme « Mr propre » ou « le shériff de Wall Street » est en fait « Client9 », selon les appels téléphoniques passés aux prostituées.

 

Loin d'être déstabilisée, l'ex first-lady s'y voit déjà, proposant à son adversaire le poste de vice président. Surprenant, alors qu'elle déclare quelques jours auparavant que seul elle et McCain sont capable de diriger le pays. Pourquoi prendre un vice-président incompétent? Surtout qu'à l'heure actuelle, Obama est en tête en nombre de délégués, avec deux fois plus d 'Etats remportés.

 

Selon l'analyste de MSNBC, Chuck Todd, Hillary Clinton doit, pour rejoindre Obama dans la course aux délégués, gagner 64% des votes dans les dix consultations électorales à venir. Mais le plus embêtant, c'est que les démocrates risquent de faire les frais d'une campagne interne destructrice, decrédibilisant l'action du parti. Du pain béni pour McCain.




McCain s'impose, Clinton se relance

Posté par Charif le 05.03.08 à 17:27 | tags : élections américaines 2008, primaires américaines 2008

Les primaires de ce 4 mars ont installé John McCain dans le fauteuil de candidat républicain pour l'éléction présidentielle. Côté démocrate, Hillary Clinton remporte trois victoires symboliques, qui sonnent peut-être le reveil de la sénatrice de New-York.

 

Personne il y a deux mois n'aurait misé sur le Vet', prétextant un âge avancé et un profil pas assez rassembleur. Il a même un temps pensé renoncer, faute de soutiens et de financements. Au final c'est lui qui va représenter le Grand Old Party lors du scrutin national, après avoir éliminé tour à tour Rudy « 9/11 »Giuliani, le milliardaire Mitt Romney, et hier le pasteur baptiste Mike Huckabee.

Mais John McCain ne s'y trompe pas quand il déclare après l'annonce des résultats, « Tout commence ce soir ». Selon la chaîne d'information CNN, George Bush devrait lui apporter son soutien, et l'aider à conquérir la base conservatrice du parti. Autre étape cruciale pour « RINO », le choix d'un vice président qui puisse fédérer son camp autour de sa candidature.

 

« Elle doit gagner au moins deux des quatre Etats sinon... ». Bill Clinton a été entendu. Sa femme a relancé sa campagne pour l'investiture démocrate, et a démontré qu'elle compte bien se battre jusqu'au bout.. La soirée a pourtant commencé par une 12e défaite d'affilée avec la victoire d'Obama dans le Vermont. Mais en l'emportant dans le Rhode Island, le Texas et l'Ohio l'ex-first lady a réduit l'écart que son concurrent a creusé depuis le « super tuesday ». Pour cela, elle a élargi son coeur de cible - les femmes et les personnes âgées - aux ouvriers pour l'Ohio et aux Hispaniques dans le Texas.

La défaite ne semble pas troubler le camp Obama outre mesure. Ce dernier ce déclare confiant, certain que la dynamique du changement est en marche, et qu'elle le portera en tête de cette course à l'investiture.

 

Aujourd'hui, le sénateur de l'Illinois est toujours en tête au nombre de délégués, avec un total de 1451 contre 1365 pour Clinton. Sur les 4049 délégués en jeu, 3253 sont « affiliés » c'est à dire attribués lors des primaires et dont la préférence est connu à l'avance, et 796 qualifiés de « super délégués » qui sont indépendants. Le nombre de délégués affiliés restant n'est pas suffisant pour permettre à l'un des deux candidats d'atteindre le « magic number » qui est 2025, et d'obtenir la majorité. Ce sont donc les super délégués qui auront la responsabilité de choisir le ou la candidat(e) démocrate à la présidentielle.

Citant une source anonyme proche du camp Obama, Tom Brokaw, ex- chef d'antenne de NBC, a déclaré sur MSNBC que 50 super délégués sont sur le point d'officialiser leur soutien au sénateur de l'Illinois. Les récents résultats vont-ils changer la donne? Il y a fort à parier que le passé de Bill Clinton pèse dans la balance. Beaucoup de ces super délégués devant leurs carrières à l'ancien président, ils seront tentés de lui renvoyer l'ascenseur fin août, lors de la Convention démocrate.




Obama-Clinton : dernier coup tordu avant le terminus ?

Posté par Charif le 27.02.08 à 12:46 | tags : élections américaines 2008, primaires américaines 2008

Barack Obama et Hillary Clinton se sont affrontés lors d'un dernier débat télévisé avant les primaires décisives du Texas et de l'Ohio.

Contrairement aux autres confrontations, l'échange est cette fois resté courtois. Les deux candidats se sont opposés sur de nombreux points comme la couverture maladie, l'accord de libre échange de l'ALENA ( concernant le Canada, les Etats-Unis et le Mexique )et la guerre en Irak. C'est sur la politique étrangère que les désaccords ont été les plus flagrants.
Hillary Clinton a attaqué son adversaire sur son inexpérience et emet des doutes sur sa capacité à garantir la sécurité nationale. Obama a répliqué en rappelant à l'ex-first lady ses positions en 2002, en faveur d'un engagement des troupes US en Irak.

Mais c'est le présentateur Tim Russert qui a ouvert la plus grande polémique en demandant à Obama de réagir au soutien que lui apporte Louis Farrakhan, leader historique de Nation of Islam, une organisation radicale souvent qualifié d'antisémite. Cette polémique fait écho à celle née suite à la parution d'une photo, où l'on voit Barack Obama vêtu d'un habit traditionnel somalien.
Quand on sait la peur que provoque la vue d'un turban pour un américain, la diffusion de ce cliché n'est certainement pas innocente. D'ailleurs, face aux accusations du clan Obama, Maggie Williams, la nouvelle directrice de campagne d'Hillary Clinton, ne nie même pas l'implication de son équipe dans ce coup tordu.

Depuis quelques jours, différents protagonistes de cette campagne, ennemis d'Obama, tentent de donner une dimension religieuse au débat. En première partie d'un discours de John McCain, Bill Cunningham, animateur radio, a cité à plusieurs reprises le nom complet d'Obama, insistant sur Hussein. Le vétéran républicain s'est d'ailleurs excusé, et a demandé que le débat ne soit pas faussé par ce genre d'attaques. Les adversaires d'Obama y résisteront-ils ?

 




Primaires démocrates : le retour de l'Obamania?

Posté par Charif le 13.02.08 à 15:11 | tags : élections américaines 2008, primaires américaines 2008

C'est un vrai raz de marée électoral auquel on assiste ces derniers jours. Le sénateur de l'Illinois s'est imposé lors des six dernières primaires démocrates, et devance maintenant Hillary Clinton au nombre de délégués.

Au jeu de l'image, Obama a une longueur d'avance. Car même si toutes ces victoires ne lui permettent pas de prendre le large au niveau comptable, elles mettent en évidence l'avantage prit par ce dernier après les scrutins du « super tuesday ». Plusieurs explications peuvent être avancées.

Tout au long de la campagne, Hillary a autant séduit qu'elle a exaspéré. Aussi bien par les sorties de son mari, qui a depuis pris un peu de recul, que par sa capacité à se rependre, à étaler ses états d'âmes et verser une larme des qu'une occasion se présente.

Mais la percée de McCain côté républicain y est aussi pour quelque chose. En effet, plusieurs sondages annoncent que si une confrontation McCain-Clinton devait avoir lieu, c'est le vétéran qui l'emporterait.

Et pour ne rien arranger, on apprenait hier la démission de Mike Henry, le directeur adjoint de la campagne d'Hillary Clinton.

Chez les démocrates, l'intronisation ne se joue pas sur les programmes des candidats, qui sont similaires sur de nombreux points, mais plutôt sur leur capital séduction. Avantage pour l'instant à Obama...




Supertuesday : Hillary Clinton confirme sa légère avance

Posté par Easywriter le 06.02.08 à 11:30 | tags : élections américaines 2008, primaires américaines 2008

«Too close to call». L'arithmétique complexe des primaires américaines ne permet pas encore de déterminer un gagnant pour le camp démocrate.
Mais si Barack Obama a remporté 13 des 21 états concernés, c'est Hillary Clinton qui devrait conforter son avance en nombre de délégués.
D'après les calculs du New-York Times, elle en réunirait désormais 744 (679 pour Obama).

La sénatrice de New-York a en effet remporté la primaire en Californie qui à elle seule fournit 370 des 2025 délégués qui désigneront le candidat démocrate à la Présidentielle.

Clinton réussit également des victoires importantes symboliquement, notamment dans le très progressiste Massachussets, fief du clan Kennedy qui n'avait pourtant pas mégoté son soutien à Obama.

De son côté le sénateur de l'Illinois a gagné dans des états difficiles comme le Delaware et l'Utah, prouvant qu'il ne manque pas de ressources et peut créer la surprise.

Et c'est pour lui l'essentiel.

La bataille se joue désormais sur le plan psychologique : dans les Etats restant, (voir la liste), les électeurs démocrates risquent de "voter utile", c'est à dire Clinton s'il pense qu'Obama est trop juste dans son propre camp pour prétendre affronter les Républicains dans quelques mois.

Le sénateur doit donc continuer son discours performatif basé sur le changement, l'élan, et ce futur qui ouvrirait ses bras à l'Amérique. Barack has a dream en effet, toute réveil ressemble fatalement à une redescente brutale quand on est le candidat du pari audacieux. La moindre temporisation dans la tornade Obama joue durement contre lui. Un vote rationnel froid, stratégique et sans illusion est un vote Clinton.

 

Chez les Républicains

Côté Républicains, c'est John McCain qui confirme son leadership à droite et qui a désormais 570 délégués sur les 1191 nécessaires, sachant que Mitt Romney en a 251 et Mike Huckabee 171.

Qui, quoi, où, comment : tout sur les élections américaines dans notre dossier spécial




Le Supertuesday est-il si décisif ?

Posté par Charif le 05.02.08 à 14:35 | tags : élections américaines 2008, primaires américaines 2008

Enfin, on y est. Depuis le début de ces primaires américaines, tout le monde attend avec impatience « le super Tuesday » du 5 février. 24 Etats sont appelés à voter pour le candidat de leur choix.
Les enjeux sont bien différents pour chaque camps.
Du côté républicain, cette échéance peut permettre d'y voire plus clair et de dégagé dores et déjà un favori pour l'investiture.
Mais chez les démocrates, la bataille entre Hillary Clinton et Barack Obama s'annonce beaucoup plus serrée.

Les deux candidats démocrates se talonnent dans les sondages. Un léger avantage à la sénatrice de New York pousse Obama à la prudence, et sa propre équipe pronostique une victoire d'Hillary, d'une centaine de délégués, à l'issu de cette grande journée électorale.
Une gestion des attentes qui place Barack Obama dans la position d'outsider, et qui accentuerait l'impact d'une éventuelle victoire. Ce dernier reçoit de plus en plus
de soutiens ces derniers temps, comme celui de la famille Kennedy ou encore celui de l'industrie Hollywoodienne.

Cette nuit,, les démocrates mettent en jeu 1681 délégués. Il ne faut donc pas s'attendre à connaître le vainqueur immédiatement, mais plutôt patienter jusqu'aux scrutins suivants, dans des Etats comme le Texas, la Pennsylvanie ou l'Ohio, qui fournissent eux aussi un nombre important de délégués.

Le Grand Old Party risque lui d'être fixé sur l'identité de son futur représentant. La majorité pour obtenir l'investiture est de 1195 délégués, et il y en a 1023 à remporter ce soir.

John McCain fait figure de favori. Ce vétéran de la guerre du Vietnam, sur qui personne n'aurait parier il y a encore quelques mois, est en passe aujourd'hui de remporter l'investiture.

Il ne reste plus que Mitt Romney et ses millions pour inverser la tendance. Mais le Mormon manque de soutien médiatique et politique. McCain lui, c'est rallier Rudolph Giuliani ainsi que le gouverneur de Californie, Arnold Schwarzenegger.

Les attaques se multiplient entre les deux adversaires, qui ce disputent ces derniers temps l'héritage de Ronald Reagan.

John McCain, souvent mis en difficulté sur son âge avancé, a déclaré non sans humour : « Je suis content d'être vieux car j'ai tout vu dans ma vie, même un président français pro-américain ».

Il pense avoir tout vu... Le « superTuesday » nous le dira.




McCain : l'oeil du tigre

On commence à y voir plus clair. Après avoir remporté deux primaires consécutives, en Caroline du Sud et en Floride, John McCain prend le dessus sur ses concurrents. Hier il est arrivé en tête dans le « Sunshine State » avec 36% des voix, devant le millionnaire Mitt Romney 31%. On trouve Giuliani à la troisième place avec 15%, suivit du pasteur Huckabee à 14%.

Tout le monde au GOP attendait ce grand rendez vous avec impatience. Tout d'abord, parce que la Floride est considérée comme un échantillon représentatif de l'électorat républicain au niveau national. Les résultat allaient donc donner une idée de la suite des évènements.

C'était aussi le pari de Rudy. L'ancien maire de New-York s'est lancé dans une campagne à la carte, et a fait de la Floride une de ses priorités. Il doit aujourd'hui s'en mordre les doigts. Annoncé comme favoris au début de la campagne, il a enchaîné les échecs, et doit maintenant assumer les conséquences d'une stratégie qui semblait depuis le début vouée à l'échec. Un revers de trop donc, qui le pousse prématurément vers la sortie. D'après les informations relayées sur le site internet du magazine Time, Giuliani devrait se rallier à McCain.

Ca se complique donc pour le Mormon Mitt Romney, qui , notamment grâce à la manne financière dont il dispose, semble être le seul capable d'accrocher le vétéran. Car s'il veut l'emporter, il doit composer avec ses concurrents, qui malheureusement n'éprouve aucune sympathie à son égard. Impossible d'imaginer que Huckabee le baptiste, pour qui être Mormon est un péché, puisse se rallier à Romney. Mais veillons à n'enterrer personne, le « super Tuesday » du 5 février apportera sûrement quelques réponses.

Côté démocrates, la Floride n'était pas un enjeu décisif. En effet, pour sanctionner l'Etat suite à un désaccord portant sur la date du scrutin, la direction du parti a décidé de n'envoyer aucun des 210 délégués prévus initialement. Bien que les candidats n'aient pas mené de campagne dans cet Etat, des estimations indiquent que la participation démocrate à cette occasion était supérieur à celle constaté lors des primaires précédentes. Hillary Clinton qui a obtenu 50% des suffrages contre 33% pour Barack Obama a déclarer, "Je vous promets que je ferai tout ce que je peux pour que les démocrates de Floride soient représentés à la convention démocrate et que la Floride soit du côté démocrate en novembre 2008". Une idée à laquelle s'oppose fermement le sénateur de l'Illinois qui a qualifié ce vote de « concours de beauté ».

La prochaine étape de cette course à l'investiture sera le « super Tuesday ». Dans six jours 2075 délégués seront mis en jeu chez les démocrates, et 1114 pour les républicains. La semaine risque d'être intense.




La dernière carte de Giuliani

Posté par Charif le 29.01.08 à 17:39 | tags : élections américaines 2008, primaires américaines 2008

Le vote en Floride sera quitte ou double pour Rudy. Sa stratégie sera-t-elle payante ?
Après avoir négligé les premiers scrutins, il n'aura plus vraiment d'espoirs en cas d'échec. C'est un pari risqué dans lequel s'est lancé Mister 11 septembre.

De plus, il doit faire face à de nombreuses attaques en provenance de son propre camp. Ces positions sur l'avortement n'ont pas convaincu, et les frasques de sa vie privée embarrassent un électorat trop conservateur.

Ses moeurs sont également montrer du doigt. Giuliani a-t-il pour habitude de se travestir? Des photo de lui circulent sur le net, et portent atteinte à sa crédibilité.

Le contraste entre ces accusations, et son clip de campagne sur la sécurité nationale est de nature a égarer le plus modéré des républicain.





Caroline du Sud : Victoire prévisible pour Obama

Posté par Charif le 28.01.08 à 12:21 | tags : elections, élections américaines 2008, primaires américaines 2008

On a assisté au succès de Barack Obama ce week-end lors de la primaire démocrate en Caroline du Sud. Le sénateur de l'Illinois a remporté 55% des suffrages, deux fois plus que sa rivale Hillary Clinton qui est loin derrière avec 27% des voix. Cette victoire était néanmoins prévisible. Les électeurs de cet Etat sont noirs pour 50%, et se sont prononcés à 81% pour le candidat Obama. Le couple Clinton s'est empressé de faire passer leur adversaire pour le candidat d'une communauté.

Mais à neufs jours du « super Tuesday » tous les scénarios restent envisageables. Environ 80 délégués (150 pour Obama, 230pour Clinton) séparent les deux favoris. Dans ces proportions, John Edwards peut avoir son mot à dire, et ses résultats peuvent faire la différence à l'heure des comptes.

A noter qu'un soutien de taille s'est manifesté ces derniers jours en faveur de Barack Obama :C'est celui de Caroline Kennedy, le fille du célèbre président assassiné en 1963. Dans un texte intitulé "un président comme mon père", paru dans le New York Times, elle fait la comparaison entre JFK et Obama qui tous deux, à des époques différentes, symbolisent le changement.

John Fitzgerald Kennedy fut le premier président catholique des Etats-Unis , Obama peut-être le premier noir.

 

Consultez notre dossier élections américaines.





C'est la zizanie chez les démocrates

La campagne démocrate pour la Caroline du Sud est montée d'un cran en intensité. Après les différentes polémiques, le caractère racial donné à la la confrontation, c'est sur un plan plus personnel que les attaques ont lieu ces derniers jours.

Et c'est le couple Clinton qui semble avoir lancé les hostilités, Bill en particulier, qui montre des signes d'agressivité à l'encontre de Barack Obama.
L'ancien président est vivement critiqué par des membres de son parti, à l'image de Patrick Leahy, sénateur du Vermont, qui déclare « e n’est pas digne d’un ancien président, il n’aide personne, et certainement pas le Parti démocrate ». Effectivement, cette stratégie risque de porter atteinte au crédit des démocrates dans l'ensemble, et de ce fait, renforcer les positions républicaines. Les deux candidats continuent à se défier par spots publicitaires interposés, obligeant Obama à quitter la posture d'imperturbable qui lui a tant réussit.

Toute cette agitation a lieu avant le scrutin en Caroline du Sud qui, s'il n'est effectivement pas décisif, peut permettre de se faire une idée des chances de chacun des prétendants. On sait aujourd'hui qu'Hillary Clinton a délaissé la campagne dans cet Etat pour se focaliser sur des Etats clefs lors du « super Tuesday »: L'incontournable Californie et ses 441 délégués, son fief de sénateur, New-York,et le voisin New-Jersey, et l'Arkansas où sont mari fut gouverneur. Obama est donc en tête dans les sondages en Caroline du Sud, un Etat où 50% de l'électorat est noir. S'il ne remporte pas ce rendez-vous, on risque de voir l'écart ce creuser entre les deux adversaires.

Pour l'instant, c'est Hillary qui est en tête avec un total de 210 délégués remportés depuis le début des primaires, suivit d'Obama qui en totalise 123. John Edwards, avec ses 52 délégués, va sûrement endosser le rôle d'arbitre et se positionner pour la vice-présidence. Sa préférence irait à Obama...

Voir le dossier sur les élections américaines






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