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Tous les billets sur l'actualité économique - micro ou macro - et ses répercussions sur la vraie vie. Jusqu'au bout, Madoff écrase Kerviel
L'américain vient d'être condamné à 150 ans de prison, une peine qui peut sembler absurde mais qui colle bien avec les nombreux excès déjà contenus dans l'affaire depuis le début. Et Kerviel, alors ? Le trader français sera au mieux jugé en 2010, il risque, au pire, cinq ans de prison et 375 000 euros d'amende. Le foot business fonce-t-il droit dans le mur ?Avec le retour de Florentino Perez au poste de président, le Real Madrid ambitionne de retrouver son statut de plus grand club du monde. Perez, magnat du BTP espagnol, c'est l'homme qui avait instauré de 2000 à 2006 l'ère des "Galacticos" (galactiques), en recrutant à prix d'or les plus grandes stars du ballon rond (Figo, Zidane, Ronaldo). Un modèle qui avait permis de faire exploser le chiffre d'affaire du club madrilène, mais s'était soldé par un échec sportif passée la victoire lors de la Ligue des champions 2001. ![]()
Chercheur au Centre de droit et d'économie du sport de Limoges (CDES), Frédéric Bolotny reconnait la viabilité de cette politique calquée sur la "stratégie Disney", où le développement commercial de la marque assure la pérénnité financière, mais s'inquiète des dérives du football business, qui risque de "tuer la poule aux oeufs d'or" en brisant la glorieuse incertitude du sport.
Cristiano Ronaldo touchera 25 euros par minute au Real Madrid
Dans ce contexte inflationniste, les propos de Benoît Hamon, moins choqué par les salaires des footballeurs que part les rémunérations des grands patrons ("Zidane, lui, est rare et, selon la loi du marché, ce qui est rare est cher"), tiennent-ils encore la route ?
En Espagne, les joueurs étrangers bénéficient d'un régime fiscal spécial leur permettant de payer seulement 24% d'impôts sur leurs hauts revenus, contre 43% pour les Espagnols. LEAP : Les flics US pro-légalisation
"Après quatre décennies de financement de la guerre contre la drogue qui a coûté 3 mille milliards de dollars et entraîné 37 millions d'arrestations pour infraction aux lois anti-drogue sans violence, notre population carcérale a quadruplé faisant de la construction de prisons l'industrie avec la plus forte croissance aux Etats-Unis", affirme le site du LEAP. "Chaque année où nous continuerons cette guerre coûtera encore 69 milliards de dollars aux contribuables. En dépit de toutes les vies détruites et de tout cet argent gâché, les drogues illégales sont aujourd'hui moins chères, plus fortes, et bien plus faciles à se procurer qu'il y a 35 ans lorsque la guerre contre la drogue a commencée. Pendant ce temps, les gens continuent de mourir dans la rue, tandis que les barons de la drogue et les terroristes continuent à s'enrichir. Ce scénario est la définition d'une politique publique qui a échouée. Cette folie doit cesser !"
Si mecs les flics le disent... ![]() "L'abus de drogue, c'est mal. La guerre contre la drogue, c'est pire", dixit ce slogan du LEAP
20 milliards de bénéfice pour l'écomafiaNotamment dénoncé dans le livre Gomorra : Dans l'empire de la camorra de Roberto Saviano, le trafic de déchets aurait rapporté 20,5 milliards d'euros aux mafias italiennes, rapporte l'association environnementale Legambiente. ![]()
31 millions de tonnes de déchets. Soit un demi-million de camions. De quoi faire une montagne de 3 hectares de superficie et de 3 100 mètres d'altitude. L'équivalent de l'Etna. Tels sont les chiffres compilés par les écologistes de Legambiente, qui viennent de publier leur rapport annuel sur les conséquences environnementales de l'économie mafieuse. En 2008, 25 776 délits écologiques ont ainsi été enregistrés en Italie. Un phénomène en légère baisse comparé à 2007 (30124 délits) mais qui continue de gangréner le business du traitement des déchets chez nos amis transalpins.
"On sait d'où les déchets proviennent, pas toujours où ils sont enterrés", note le rapport, qui précise par ailleurs que "les mafias ont étendu leurs tentacules dans des régions du Nord".
Le site de Legambiente La France, pays de table et d'oreiller Dans la série études comparatives qui décrédibilisent la France, l'OCDE frappe un grand coup avec un rapport sur l'évolution des modes de vie dans les 30 pays de l'OCDE. Résultat ? Les Français sont ceux qui passent le plus de temps dans leur lit et à table...
130 minutes par jour consacrées aux repas. Non, les Français ne sont pas prêt à sacrifier l'essentiel malgré la crise. Presque 9 heures de sommeil par nuit: en tête des pays de l'OCDE.
Euphorie apparente donc, retour en grâce de la positive attitude, le pays des grèves incessantes et des manifestations permanentes serait même un peu au-dessus de la moyenne des 30 pays de l'OCDE niveau satisfaction dans la vie. Reste un effort à faire niveau emploi où les Français n'arrivent qu'en avant-dernière position du classement (devant la Corée) sur la satisfaction au travail. On comprend mieux maitenant pourquoi Jacques Chirac a été élu personnalité politique préférée des Français... Collectif sauvons les riches : le patron du CAC 40 en ligne de mirePosté par Le Yog le 04.05.09 à 10:37 | tags : social, economie, politique-fiction, pipolitique, actu insolite
Alors que la réunion a débuté depuis 30 minutes, dans une salle déjà échauffée suite à l'annonce des mauvais résultats (un détail à constater sur la vidéo ci-dessous à la condition de faire abstraction du mauvais cadrage et de se concentrer sur le son), une dizaine de militants se sont levés, armés d'un mégaphone, d'une couverture de survie dorée et d'une "Golden pantoufle" trônant sur un plateau à côté d'œufs de lump. De modestes cadeaux offerts à François Pérol, président du futur groupe à naître de la fusion entre la Banque Populaire et la Caisse d'Epargne. Naturellement, les vigiles sont intervenus rapidement pour dissiper les trublions. Après s'être payé le publicitaire Jacques Séguéla et Jean Sarkozy dans le courant du mois d'avril, le collectif Sauvons les riches, inscrit ses actions dans le sillage de la campagne Europe-Ecologie qui veut instaurer un revenu maximal européen. En tout cas, dans les semaines à venir, les patrons des entreprises du Cac 40 devront faire attention ! Et, pour le plaisir, voici une vidéo des artistes à l'œuvre alors qu'ils remettaient un diplôme de "Fils à papa", à Jean Sarkozy, le 22 avril, au Rotary Club de Paris. Le Mexique en quarantaine touristiqueAprès les ravages de la violence des cartels, le virus de la grippe porcine risque d'aggraver la crise qui touche le secteur touristique mexicain.
Les chroniqueurs avides de jeux de mots s'amusent à rebondir de la crise financière à la crise sanitaire mexicaine où la grippe porcine a déjà fait 103 victimes et contaminé 1.600 personnes selon les autorités. Pour le secteur touristique du Mexique, c'est plus la crise sanitaire qui pourrait rebondir en crise financière. "Ce problème peut avoir un impact important sur l'économie, mais l'impact le plus important est humain", a estimé dimanche le ministre des Finances mexicain Agustin Carstens. L'impact sur le tourisme s'est vite fait sentir. En un week-end, le président de l'association des hôtels de Mexico a déjà observé une chute de 20% du tourisme national vers la capitale. ![]()
Ce dimanche, le secrétaire au tourisme de Mexico a donc rencontré le directeur national du tourisme Rodolfo Elizondo, et, avec d'autres têtes pensantes de l'industrie touristique nationale, ils ont tenté de trouver un message fort pour répondre aux craintes des touristes étrangers. Ce qui n'a pas empêché la Bourse de réagir négativement avec la chute des actions des compagnies aériennes et des groupes touristiques, tandis que les valeurs pharmaceutiques grimpaient.
Source: New-York-Times A lire aussi: le guide du crevard du tourisme de crise Sur le forum: dans quelle ville aimeriez-vous vivre ? G20 - OTAN : Les altermondialistes se rebiffentAprès les incidents survenus à Londres, où se réunissaient la semaine dernière les 20 pays les plus riches, le sommet de l'OTAN, qui se tenait à Strasbourg, a lui aussi été marqué par des affrontements et des dégradations. Quand l'usage de la violence devient un mode de contestation systématique. ![]() Malgré la promesse faite par le G20 d'un "nouvel ordre mondial", où le capitalisme serait débarrassé de tous ses maux, la mouvance altermondialiste a encore fait parler d'elle ce week-end. Certes, il s'agissait d'une réunion de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord auquel répondait une manifestation pacifiste. Mais pour les black blocks, tout sommet international est par définition l'occasion de faire passer son message anticapitaliste, aussi destructeur soit-il.
Si la polémique fait rage, certains reprochant aux autorités d'avoir laissé les casseurs saccager le quartier populaire du Neuhoff, pendant que le centre-ville restait protégé, pour pouvoir encore mieux stigmatiser le comportement des altermondialistes, la mouvance black block a semble-t-il réussi son coup : faire du sommet de l'OTAN un désastre. Le récit des incidents par Les Dernières Nouvelles d’Alsace : Le G20 passe les paradis fiscaux au karchërCette année, le G20 veut nettoyer la finance des paradis fiscaux. Dieu sait si la crasse est incrustée en France, où, des Bermudes à Panama, toutes les entreprises du CAC 40 ont des filiales dans les paradis fiscaux.
A la veille du G20, l'affaire fait un peu tâche d'encre. Total, Michelin et Adidas soupçonnés de fraude fiscale au Liechtenstein. Doit-on être surpris ? Pas si l'on en croit l'enquête du magazine Alternatives économiques qui fait dégonfler les poitrines indignées par cette nouvelle affaire de fraude fiscale. Oui, l'évasion fiscale est une pratique courante chez les grandes entreprises du CAC 40. Oui, les banques aussi ont des filiales dans des paradis fiscaux - de Jersey à la Suisse, allant jusqu'à Panama - où fructifient les richesses de leurs plus gros clients. On appelle ça "l'optimisation fiscale".
Les paradis fiscaux black-listés Heureusement, les crises entraînent souvent de petites révolutions. A la veille du G20, une proposition de loi américaine vise à instaurer une liste noire des paradis fiscaux, ainsi qu'une plus grande surveillance des intermédiaires privés de l'évasion fiscale, comprenez les banquiers et autres cabinets d'audit. On apprend ensuite qu'une liste grise - Autriche, Honk Kong, Luxembourg, Belgique, etc.- viendra compléter la liste noire - Singapour, Suisse, Jersey etc.
Pour en savoir plus, l'enquête d'Alternatives Economiques sur les entreprises du CAC 40 dans les paradis fiscaux. Obama ne soutient pas la légalisationA l’occasion du grand chat organisé via le site web de la Maison Blanche, le président américain a déclaré que légaliser la marijuana ne serait pas "une bonne stratégie pour faire croître notre économie". Au grand dam des internautes, qui en avaient fait un des thèmes majeurs de la consultation. ![]() Le débat relancé par le démocrate Tom Ammiano a donc peu de chances d’aboutir au niveau fédéral. Le député de l’Assemblée de Californie avait proposé le 23 février une loi prônant la légalisation du cannabis. Son argument principal ? Ce marché porteur pourrait rapporter un milliard de dollars de taxe par an à cet Etat frappé par un endettement record. Une position que Barack Obama n’a pas souhaité reprendre à son compte dans les réponses qu’il a livré aux internautes américains. "La réponse est non, je ne pense pas que ce soit une bonne stratégie pour faire croître notre économie", a rétorqué le président, après s’être amusé de l’intérêt porté à cette question apparemment futile : "Je dois reconnaître que c'est une des questions qui a reçu le plus de votes. Je ne sais pas ce que ça nous dit sur le public internaute…" Rires dans la salle. Parmi les 100 000 questions posées par un peu plus de 90 000 internautes et qui ont reçu environ 3,5 millions de vote, celles portant sur la légalisation ont en effet connu un succès retentissant, comme on peut le constater dans les classements disponibles sur le site de la Maison Blanche. Sur le thème du "budget", les sept questions les plus populaires évoquaient ainsi la légalisation, reléguant au loin les débats autour, par exemple, des bonus des grands patrons. Idem sur le thème de la "stabilité financière" ou celui des "green jobs" (emplois écologiques).
Lors de la conférence de presse de débriefing tenu par le porte-parole de la Maison Blanche Robert Gibbs, les journalistes américains sont pourtant revenus à la charge pour savoir si ce refus était politique ou économique, avec des chiffres à l’appui. "Je ne sais pas s’il y a eu une analyse du coût et des bénéfices sur ce sujet", a répondu Gibbs, tout aussi amusé et gêné, reconnaissant par ailleurs qu'il ne maîtrisait pas la question. Si personne ne s'attendait à ce qu'Obama se prononce clairement en faveur de la légalisation, une question se pose tout de même : pourquoi lancer une grande opération de démocratie participative pour ensuite se moquer du thème le plus populaire auprès des participants ? Mais pourquoi en finir avec les stock options ?Posté par Easywriter le 26.03.09 à 11:15 | tags : economie
Bonus, parachutes, stock options, toutes les formes de rémunération ponctuelles sont mises dans le même bain de la critique sociale. En temps de crise, les salariés sont exaspérés de voir des sommes folles filer dans les poches de dirigeants dont les entreprises réclament parfois par ailleurs des deniers publics. Tout cela est bien légitime mais les stock options n'ont rien à voir là-dedans, ils constituent probablement la forme de rémunération non salariale la plus saine en économie de marché. Un salarié se voit attribuer par son employeur à tarif préférentiel des actions qu'il ne paiera que quand il les revendra. Si la boite perd des parts de marché, voit sa marge opérationnelle fondre, ses actions perdront de la valeur et ceux qui bénéficient de stock options perdront de l'argent. Cela n'a donc rien à voir avec bonus et autres parachutes qui sont décidés de manière plus arbitraire et pas forcément liés aux résultats et à la réussite du dirigeant qui touche le pactole. Les bonus impactent directement la trésorerie de l'entreprise, pas les stock options. Il est étonnant de voir media et politiques les amalgamer.
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Le cas GDF Suez est typique : cette société - qui ne demande pas d'aide de l'Etat - a enregistré un bénéfice de 6,5 milliards d'euros l'an dernier et distribué des stock-option. La plupart des salariés n'en verront jamais la couleur. Le trompe l'oeil du record de créations d'entreprisesLe nombre de création d'entreprises a atteint un nouveau record de 43.213 au mois de février grâce au régime de l'auto-entrepreneur entré en vigueur au début de l'année.
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Ouf! Enfin un chiffre qui redonne la pêche malgré l'essoufflement économique, alors que plus de 60% des français disent désapprouver la politique économique de Nicolas Sarkozy.
Qui sont donc ces optimistes créateurs de richesse qui snobent la peur de la récession ?
Mais, à la lecture des secteurs d'activités mis en exergue par le site de l'auto-entrepreneur, on découvre, déçu, que la vrai nature de "l'aventure entrepreneuriale" n'a rien de "révolutionnaire". Les offres oscillent entre les chambres d'hôtes, le service à la personne (livraison de courses ou de repas à domicile, garde d'enfants, soutien scolaire, prestations de petits bricolages dites "homme toute mains", entretien de la maison et travaux ménagers etc.), le télé-travail (télé-secrétaire par exemple) et les boutiques en ligne (vente à distance sur e-bay).
Ces micro-entreprises (dont le chiffre d'affaire ne doit pas excéder 80.000 euros par an) ont donc le mérite de faire grossir les chiffres de l'emploi en temps de crise. Pour ce qui est de rajeunir l'image de l'entreprise, il reste encore de la marge. Reprise en 2010 : La méthode coué de Trichet et BernankeLa croissance va repartir en 2010. Voilà en substance ce que répète depuis quelques semaines Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne (BCE), et Ben Bernanke, son homologue de la Réserve fédérale américaine (FED). De belles manifestations d'optimisme qui n'engagent que leurs auteurs. ![]() Je vais bien, tout va bien... "Nous devrions probablement assister à la fin de la récession cette année", a encore répété Bernanke, dans une interview diffusée dimanche dans le magazine 60 minutes. Avis évidemment partagé par Trichet, qui lui emboîtait le pas ce mercredi : "L'année 2009 sera très très difficile. (...) En même temps, il y a un accord assez général pour penser que 2010 peut être l'année de la reprise, modérée, de la croissance".
Ce n'est pas la première fois que le duo nous joue ce petit numéro depuis le début de l'année. Le 9 mars, à l'issue de la réunion bimestrielle du G-10 au siège de la Banque des règlements internationaux (BRI), Trichet l'annonçait déjà : "Nous nous approchons du moment où il y aura une reprise". Au cas où on n'aurait pas bien compris sa déclaration du 28 février, où il se réclamait également d'un avis soit-disant partagé par tous : "J'ai noté que c'est ce que pratiquement tous les économistes et institutions pensent."
Le précédent Hoover Cette certitude autour d'un retour de la croissance en 2010 est pourtant loin d'être aussi unanimement partagée que JCT veut bien le dire, d'autant qu'aucun indicateur économique ne permet d'appuyer une telle affirmation.
La Banque Mondiale et le Fonds Monétaire Internationale sont ainsi nettement plus réservés. Dominique Strauss-Kahn a reconnu le 11 mars avoir "peur que la reprise en 2010 devienne difficile", si l'assainissement du système bancaire ne s'accélérait pas. Warren Buffet, deuxième fortune de la planète, mise lui sur un redressement de l'économie dans "cinq ans" : "Cela prend cinq minutes pour prendre peur, mais reprendre confiance demande bien plus de temps. Or, le système ne fonctionne pas sans confiance."
Si on peut donc comprendre la volonté de Trichet et Bernanke d'enrayer la morosité ambiante, la méthode coué a ses limites. Yann Algan, économiste à L'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), rappelait récemment dans un chat du Monde "l'optimisme largement infondé du président Hoover en mai 1930, qui déclarait : ‘le pire est passé, nous allons rapidement sortir de la crise'. Deux ans plus tard, 770 banques étaient fermées, le PIB avait reculé de 25 % et le chômage touchait un quart de la population américaine."
Dans cette cacophonie de pronostics, le mieux est sans doute de s'en tenir à ce que nous a appris la crise actuelle : optimistes ou alarmistes, n'écoutons pas trop les économistes... Système D vs. ChômagePosté par Le Yog le 18.03.09 à 09:56 | tags : economie, actu insolite, information, crise financière
En France comme aux USA, les entreprises ferment les unes après les autres, et les chiffres du chômage ne cessent de grimper. En attendant des jours meilleurs, certains déploient des trésors d'imagination pour se vendre sur le marché du travail et se démarquer au sein de la masse des demandeurs d'emploi.
USA : homme sandwich, voyage travail Le concept publicitaire de "l'homme sandwich" a retenu l'attention de Paul Nawrocki. Il arpente le macadam new yorkais dans les environs de Grand Central Station - Manhattan. Au chômage depuis février 2008, il tente de trouver un travail en distribuant son CV aux passants. A défaut de décrocher un boulot, les gens ont de la sympathie pour lui.
Radicalement plus créatif, Daniel Seddiqui, 26 ans, diplômé en économie. Ce jeune américain a entamé au mois de septembre un tour des USA de 50 semaines pour travailler dans différents états. Tour à tour, il a été hydrologiste (Colorado), animateur de rodéos (Dakota-du-Sud), bûcheron (Oregon), policier des frontières (Arizona), archéologue (Arkansas), mécanicien automobile (Michigan) ; certains de ses employeurs lui ont proposé un emploi permanent. Lui, traçait sa route tel un hobo* des temps modernes en plus argenté. A ce jour, il a gagné 710 $, certes, ce n'est pas beaucoup, mais Daniel Seddiqui ne paye pas les chambres d'hôtels, la nourriture et les transports.
France : En vente sur E-bay, payer pour travailler Yann Miel, embauché en CDD par le haut commissaire à la Jeunesse Martin Hirsch, travaille au sein d'une commission qui étudie la question de l'intégration des jeunes diplômés. On pouvait retrouver cet homme de 23 ans, en vente sur e-Bay et battre le pavé de la Défense à Paris. Le buzz créé par les médias autour de lui a sans doute attiré l'attention de l'homme politique, voyant en Miel, justement, l'occasion de se faire de la pub à moindre coût. Dans une autre démarche, mais une tranche d'âge également durement touchée sur le marché de l'emploi. L'ex cadre Jean-Pierre Le Floche, un sénior de 51 ans, n'hésite pas à carrément investir 50 000 euros sur son embauche qu'il reversera par tranches mensuelles de 500 euros à son futur employeur.
Décompte Toutes ces méthodes pour amorcer un retour à l'emploi ne sont pas payantes. Yann Miel a été le plus chanceux (provisoirement) par rapport à Paul Nawrocki et Jean-Pierre Le Floche. En s'ouvrant sur d'autres secteurs professionnels, Daniel Seddiqui a été de loin le plus entreprenant. Une démarche qui pourrait être sérieusement étudiée par les jeunes célibataires demandeurs d'emploi et mobiles. Selon les spécialistes et la doxa politique, la reprise est annoncée pour 2010. En attendant, le système "D" et la créativité peuvent être un antidote pour combattre le cancer de la morosité ambiante. A chacun son arme.
* Hobo : Après la crise de 1929, les hobos étaient des travailleurs itinérants qui sillonnaient les USA pour trouver du travail de ville en ville. Le tourisme dit "oui" à la crise
Londres, Reykjavik, Dublin, Séoul, Moscou, ces destinations phares étaient jusqu'à aujourd'hui dénuées d'offres bon marché. Or, en quelques mois, leurs économies ont si lourdement accusé le coup que la donne a changée. En Irlande, les prix baissent pour la première fois depuis 1960, Londres héberge désormais des restaurants à prix libre, la compagnie aérienne islandaise offre des voyages clé-en-main au prix du billet d'avion... Bref, le touriste qui a encore quelques deniers à dépenser est roi.
Lire la suite sur le mag société : Le tourisme en période de crise Trillion dollar bailout, le jeu qui sauve l'économie USAlors que Barack Obama a assuré hier devant le Congrès US que l'Amérique sortirait plus forte de la crise, un jeu en ligne, Trillion dollar bailout*, propose de filer un coup de main au nouveau résident de la Maison Blanche. ![]() Le principe est simple. L'internaute gère une enveloppe de 1000 milliards de dollars pour aider les propriétaires de maisons en punissant ou récompensant les patrons d'entreprises. Le joueur peut contrôler ses actions grâce à un graphique qui reproduit la santé de l'économie. Sur ce coup, Addicting Games manque de réactivité sur l'actualité comparé à Sock and Awe qui, lui, surfait vraiment sur la vague. * en français : Plan de sauvetage de mille milliards de dollars ![]() Careeroki : La chanson de motivationPosté par Le Yog le 24.02.09 à 10:55 | tags : humour, information, international, economie, crise financière
Nouveau concept originaire de Floride, le Careeroki est un dérivé du karaoké où l'on s'époumone pour tenter de relancer sa carrière professionnelle.
Afin de participer au concours, il fallait envoyer une vidéo dans laquelle on interprète une chanson pour expliquer sa motivation. La grande gagnante du premier Careeroki, l'aspirante infirmière Nichole Nagy, a remporté une bourse de 8000 dollars, l'aide d'un coach pour accomplir ses démarches professionnelles et une carte d'achat de 100 dollars d'essence. Alors que de nombreuses personnes étaient attendues, les organisateurs de ce show atypique de l'emploi ont dû se contenter d'à peine plus de quarante participants. Apparemment, même en temps de crise, les gens ne sont pas décidés à faire n'importe quoi pour décrocher un job.
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La crise financière expliquée aux adultesJohnathan Jarvis était peut-être très clair et didactique quand il vous expliquait la crise économique, mais Todd Diamond l'est encore plus ! Le "Self Made Potential Millionaire" Todd Diamond offrait au National Post sa sagesse dans la série de vidéos Finansense jusqu'à il y a peu encore. Dans cette vidéo il explique par une belle analogie comment l'économie s'est effondrée parce que sa femme l'a quitté et que les banques ont bu des shots avec des filles faciles qui voulaient juste s'acheter une maison. Voilà un langage économique clair que comprendront tous ceux qui se sont déjà réveillés dans un lit dans lequel ils n'auraient pas du se coucher.
La crise financière expliquée à ma filleEn anglais, mais d'un didactisme estimable, Jonathan Jarvis vous explique en vidéo comment la survalorisation des baraques de la middle-class américaine a mis la planète dans la mouise. En temps de crise, les traders se recyclent
Il y a trois ans, l'analyste financier Geraint Anderson a quitté son job. Dans la peau de son personnage Cityboy, le londonien se moque dorénavant de ses collègues et rédige une chronique dénonçant le côté "sex, drug & business" du milieu. Il a même publié un bouquin, "Cityboy : beer and loathing in the square mile", qui a été la troisième meilleure vente en Grande-Bretagne. Depuis, il bosse sur un nouveau livre et lève des dons pour une école kenyane. Avec un confortable matelas de 2.5 millions de pounds, il peut jouer à l'artiste. Charles Kergaravat, ex trader new-yorkais d'origine française, s'est retrouvé au chômage en septembre. Il a fait un tour de France en vélo d'octobre à décembre afin de récolter des fonds pour une association de lutte contre le cancer. Maintenant, les vacances caritatives sont terminées. Charles est rentré au pays et cherche à nouveau un job dans la finance. Le britannique Martin Shone a largué son poste de project change manager pour monter son groupe Honey Ryder où il officie comme guitariste. Une reconversion réussie car une tournée serait prévue avec Michael Bolton. Mais, l'ex financier n'en perd pas pour autant le sens des affaires. Derrière les riffs de rock, se cache la Honey Ryder Ltd, en gros : il propose à ses fans d'acheter des parts dans le groupe. Si pour ces trois traders la crise n'est pas la fin du monde, pour d'autres, comme le prouve cette vidéo décalée de l'émission Groupe d'action discète sur Canal +, une reconversion ne sera pas simple. L'Espagne, mauvais élève du chômage européenSi la hausse du chômage frappe la majorité des pays de l'Union Européenne, l'Espagne sombre plus vite que ses voisins avec près de 200 000 nouveaux demandeurs d'emplois enregistrés au mois de janvier 2009. Presque autant que la France sur la totalité de l'année 2008. Avec un taux de chômage qui a grimpé à 8% dans la zone Euro au mois de décembre (7,4 pour les 27 de l'UE), le vieux continent paie un lourd tribu à la crise financière qui a plongé l'économie mondiale dans le marasme. La France a ainsi annoncé un augmentation de 2,2% du nombre de demandeurs d'emplois en décembre (+45 800 personnes). Des pacotilles par rapport aux chiffres publiés par le gouvernement espagnol, qui annonce ce mardi l'arrivée de 198 838 nouveaux chômeurs sur le marché du travail en janvier. Ce record historique pour l'Espagne n'augure rien de bon pour 2009 alors que 2008 avait déjà été une année noire. Plus mauvais élève de l'Union (voir grapique ci-dessous), le pays qui avait connu un essor économique sans précédent ses dernières années retombe dans ses vieux travers suite à l'effondrement de la bulle immobilière. De janvier 2008 à janvier 2009, le chômage y a grimpé de 47%, soit 1 065 876 personnes sur le carreau. A titre de comparaison, on a enregistré 1 665 000 chômeurs de plus de décembre 2007 à décembre 2008 sur l'ensemble des 27 pays de l'UE, selon Eurostat. ![]() Par rapport au niveau plancher qu'il avait connu à l'été 2007 (7,95%), le taux de chômage espagnol devrait donc quasiment doubler d'ici à la fin de l'année, selon le gouvernement, passant à 15,9 % de la population active. 3 327 801 personnes sont aujourd'hui au chômage en Espagne. Soit nettement plus que la France ou l'Angleterre (2,1 millions), qui comptent pourtant une population totale plus importante. Seule l'Allemagne et ses 82 millions d'habitants fait pire avec 3 489 000 chômeurs. Malgré le caractère globale de la crise, quatre pays de l'Union Européenne parviennent tout de même à sauver les meubles, comme les Pays-Bas qui conservent un taux de chômage quasi-fixe (entre 2,8 et 2,7% sur les douze derniers mois). Neuf membres voient même leur nombre de demandeurs d'emploi baisser, notamment la Pologne (de 8,2 à 6,5%) et la Slovaquie (de 10,3 à 9,4%). Pas de quoi se réjouir pour autant. Selon les prévisions de la Commission européenne, le taux de chômage devrait augmenter de près de trois points dans la zone euro entre 2008 et 2010. Ce qui l'amènerait à franchir l'an prochain la barre des 10%, pour la première fois depuis dix ans. Le micro crédit s'invite sur la toile
Le fondateur, Arnaud Poissonnier, compare son entreprise à du "peer to peer". Sauf qu'au lieu d'échanges de films et de musique, les transactions sont ici financières. En résumé : Babyloan met en relation l'internaute qui prêtera de l'argent via internet à un entrepreneur désireux de développer son activité. Certes, l'importance de la fracture numérique rend difficile d'imaginer un éleveur de chèvres au fin fond de la brousse surfant sur la toile. Pour contourner ce frein, Babyloan travaille avec une IMF (Institution de Micro Finance) présente dans le pays qui redistribue la somme prêtée.
Comment se passe le deal ? 1 : On prête 20 euros + 1 euro pour le coût du transfert et le fonctionnement du site. 2 : Les 20 euros filent sur le compte de l'IMF et les 1 euro sur celui de Babyloan. 3 : L'IMF prête les 20 euros à l'entrepreneur sélectionné sur Babyloan. 4 : A la fin du micro crédit, l'entrepreneur rembourse la somme à l'IMF qui la reverse à Babyloan qui crédite votre compte de 20 euros.
Il est impossible de dégager un profit, l'internaute perd même 1 euro. Ici, il est question de business social. Si la possibilité de retour sur investissement existait, les gros capitalistes pervertiraient immanquablement ce système, aboutissant à une nouvelle forme de domination économique nord / sud. Mais les financiers, décidemment toujours en avance, investissent déjà dans les business équitable et vert. Ainsi va le monde. Du moins, pour le moment.
A lire aussi : McDonald's adore la crise McDonald's adore la crise Malgré des profits en baisse au quatrième trimestre 2008, le géant du fast food ne semble pas perturbé par la crise. Au contraire, il prévoit de créer 12 000 emplois en Europe avec le lancement de 240 nouveaux restaurants.
McDonald's a beau avoir annoncé ce lundi un recul de son bénéfice net, de 1,27 milliard de dollars à 985,3 millions, le numéro un de la restauration rapide est loin d'accuser le coup en cette période de trouble économique. D'abord parce que cette baisse s'avère moins grave que prévue au cours d'une année 2008 qui a été globalement bonne pour McDo avec des ventes mondiales en augmentation de 6,9%. Ensuite parce que les perspectives de développement international laissent présager un avenir radieux à la marque américaine. Vendredi, le magazine Forbes dévoilait d'ailleurs le plan d'investissement de McDo pour l'Europe : 1,1 milliards de dollars destinés à financer la rénovation et l'ouverture de nouvelles enseignes en Espagne, France, Italie, ainsi que dans plusieurs pays de l'Est. Selon Denis Hennequin, président de McDonald's Europe, "il n'y a aucun pays où, de notre point de vue, nous ne somme pas en progression", déclarait-il à Forbes. Et la forte baisse de l'immobilier, notamment en Espagne, offre des opportunités intéressantes pour l'acquisition de nouveaux sites. Pendant que la plupart des secteurs accusent le coup en ces temps de récession, le clown Ronald McDonald profite donc à plein de sa politique de prix bas pour continuer à prospérer. Ces chiffres confirment par ailleurs que la campagne anti-malbouffe, symbolisée par le démontage du restaurant de Millau par José Bové ou le film Super size me, n'aura eu que peu d'effets sur la santé de McDo, qui a su se repositionner habilement sur des produits plus "sains" (fruits coupés, tomates cerises à croquer) et modifier sa communication à son avantage. Ça se passe comme ça, chez McDonald's... Les tomates cerises à croquer, un des produits lancés par McDonald's pour assainir son image
En Argentine, les bonbons remplacent les pesosPosté par Faris le 23.01.09 à 10:43 | tags : crise financière, international, actu insolite, economie
Aujourd'hui donc, en Argentine, vous pouvez acheter un ticket de bus, voyager en taxi ou aller au kiosque et repartir avec des bonbons en guise de monnaie. 80% des Argentins seraient même prêts à les accepter, selon un sondage réalisé par TNS Gallup. A Buenos Aires, où le billet de bus est passé de 75 centavos à 1,10 peso, c'est la galère. Pas rare, dans ses conditions, de voir des panneaux vous dire "collaborez, payez en monnaie", "pas de change" ou "paiement exact". Même les agences bancaires ne vous donnent plus de monnaie en échange de billets.
La Banque centrale argentine a bien essayé d'injecter plus de monnaie sur le marché, mais l'inflation est toujours beaucoup plus importante. Et certains petits malins en profitent. La justice accuse même une compagnie de transport d'en profiter, exigeant un billet de 100 pesos contre 90 pesos en monnaie. Le marché noir des centimes se développent en même temps que certains Argentins les gardent comme un trésor. Seuls gagnants au change : les mendiants et artistes de rue, qui reçoivent désormais des billets à la place des traditionnelles petites pièces jaunes.
Source : El Pais
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