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L'écologie promue, ignorée ou instrumentalisée par la classe politique.
En images : quand la radioactivité était ''in''Avant que l'on bascule dans l'ère du nucléaire, avec les dérives que l'on connait (Hiroshima, Nagasaki, Tchernobyl,etc.), la radioactivité, phénomène découvert en 1896 par Henri Becquerel, a été longtemps considérée comme quelque chose d'inoffensif. Voire carrément une invention miraculeuse à laquelle on prêtait toutes sortes de bienfaits, notamment le domaine cosmétique et pharmaceutique. Durant la première moitié du XXe siècle, on vit ainsi fleurir une foultitude de produits (crèmes, poudres, dentifrices, eaux, vêtements) dont la contenance du radium était un argument publicitaire de poids. Malgré les doutes émis par certains scientifiques, et la découverte des effets mutagènes des radiations, en particulier les risques de cancer, par Hermann Joseph Muller en 1927, cette mode entretenue par des charlatans sans scrupules a perduré encore de nombreuses années. Jusqu'à ce qu'on réalise le danger des bains radioactifs, et autres pratiques qui nous paraissent aujourd'hui bien saugrenues.
Voir notre diaporama : quand la radium était un argument publicitaire. Quand la radio-activité faisait vendre des crèmes (mis à jour)Henri Becquerel, Pierre et Marie Curie furent récompensés en 1903 du prix Nobel de Physique pour la découverte de la radioactivité, du radium et du polonium.
Fluctuat vous propose un retour en images sur une époque où les bienfaits du Progrès ne se discutaient pas. Lancez le diaporama quand le radium était un argument publicitaire
Le chiffre du jour : 100 milliards de dollars
Ce rapport est censé compiler des données plus précises que ses prédécesseurs, en incluant notamment la croissance économique dans ses calculs. "La plupart des études partaient du principe que le Bangladesh, par exemple, serait le même en 2050 qu'aujourd'hui, ce qui ne sera manifestement pas le cas", a déclaré Warren Evans, directeur du département environnement de la Banque Mondiale, à BBC News. "Il y a aura normalement moins de pauvreté, plus de croissance et ainsi de suite, ce qui aura un impact majeur sur le coût d'adaptation."
Toutefois, d'autres sources, comme le International Institute for Environment and Development (IIED) ou le Grantham Institute, estiment que la Banque Mondiale omet encore de nombreux facteurs et tablent sur un coût deux à trois fois supérieur. Et ce n'est qu'un début... Réchauffement climatique : Hulot répond au troll AllègreTraité d'imbécile par Claude Allègre, dimanche dans Nice Matin, Nicolas Hulot a contre-attaqué sur l'antenne d'Europe 1, regrettant que l'ancien ministre s'enfermait dans une niche médiatique : "quel gâchis que cette intelligence soit utilisée à si mauvais escient".
Faut-il nourrir le troll scientifique nommé Claude Allègre ? Tel est le dilemme des écologistes qui nous alertent sur les dangers du réchauffement climatique. "En général j'essaie d'éviter de répondre à Claude Allègre", a d'ailleurs déclaré Nicolas Hulot, invité d'Europe 1 ce lundi, avant d'expliqué que "la succession d'injures que depuis des années je prends de Claude Allègre m'oblige à réagir à un moment ou un autre."
La dernière injure en date ? Un mot doux de l'ex ministre de l'éducation (époque Jospin), jurant une fois de plus que les théories le changement climatique étaient "une vaste plaisanterie". "Nicolas Hulot est un imbécile, vous pouvez l'écrire. C'est une honte qu'il soit devenu le gourou de l'écologie. Il envoie les gens rouler à vélo et lui fait ses affaires en hélicoptère", a balancé Allègre, suscitant la réaction de Hulot qui a rappelé que la position de son détracteur était largement isolé au sein de la communauté scientifique.
Réchauffement climatique, le débat aussi rage sur les forums de Flu Une crise économique aux vertus écologiquesLa crise économique a des vertus écologiques. C'est en substance le propos tenu par Fatih Birol, économiste en chef de l'Agence Internationale de l'Energie (AIE), dans un entretien accordé au Financial Times. Dans un rapport à paraître en novembre, l'AIE affirme que la baisse des émissions de CO2 est la plus importante depuis 40 ans, la crise aidant.
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Des arbres artificiels pour pomper le CO2Les chercheurs de l'Institut Britannique de Mécanique Avancées exposent dans un récent rapport, Géo-Ingénierie, nous donner le temps d'agir, trois scénarios pour lutter contre l'émission de CO2.
Entre le tube transparent contenant des algues pour piéger le carbone et la construction de bâtiments dotés de panneaux réflecteurs qui renverront les rayons du soleil dans l'espace, l'érection d'arbres artificiels est aujourd'hui l'option la plus avancée. D'ici 10 à 20 ans, il pourrait sortir de terre une forêt de 100 000 arbres artificiels en Grande-Bretagne. Cette espèce d'un genre nouveau prendrait racine à proximité des autoroutes et sites industriels. Et à la place de feuilles, des filtres retiendront le CO2 avant qu'il ne soit retraité et stocké au fond des océans.
Ironie du sort, l'inventeur de cet engin, Klaus Lackner, chercheur à l'université de Columbia, affirme que sa trouvaille "est plus efficace qu'un vrai arbre pour retenir le CO2 !". En creux, le rapport stipule que ces jolis projets ont un coût. Les chercheurs britanniques auront besoin de 11, 3 millions d'euros pour mener à bien leurs travaux. Si elle était construite, la forêt d'arbres artificiels coûterait 1, 3 milliards d'euros. Surtout, il est précisé que ces projets ne seront efficaces que si ils sont accompagnés par une série de mesures pour baisser les émissions de CO2. ![]()
La couche d’ozone toujours menacéeLes chercheurs de l'Administration américaine de l'océan et de l'atmosphère ont constaté que le protoxyde d'azote est le gaz qui endommage la plus fortement la couche d'ozone. Lié à l'utilisation d'engrais "toxiques" dans l'agriculture, les émissions de ce gaz demeurent particulièrement délicates à réduire.
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Antarctique : un glacier fond à grande vitesseL'Ile Pine, un des plus gros glaciers du pôle Sud, fondrait quatre fois plus vite qu'il y a dix ans, selon des chercheurs anglais.
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N'en déplaise aux détracteurs du réchauffement climatique, qui voient là une belle arnaque "destinée à briser les libertés publiques et à imposer le pouvoir centralisé du Nouvel Ordre Mondial" (sic), ce rapport dirigé par le professeur Duncan Wingham du University College London (UCL) vient nous rappeler les graves conséquences engendrées par une augmentation, même minime, de la température du globe.
Les résultats de l'étude sur l'Ile Pine, situé à l'ouest de l'Antarctique, sont en effet édifiants : ce glacier de 175 000 km² perdrait désormais 16 m par an. Une fonte en nette accélération en comparaison avec la décennie 1990. Il y a quinze ans, on estimait ainsi que le glacier disparaîtrait dans les 600 ans. Les données mises à jour ne lui donne plus que 100 ans à vivre.
"C'est sans precedent dans cette zone de l'Antarctique. Nous savions que l'équilibre était déréglé depuis quelques temps, mais rien dans le monde naturel ne se détériore d'une manière aussi exponentielle que ce glacier", alarme Andrew Shepherd, Leeds University, de l'Université de Leeds.A part ça ? Tout va bien...
Lire aussi : Réchauffement climatique : ce que Bush a caché Les Londoniens piqués par l’apicultureC'est le brin de paille au bec que Caroline Davies, journaliste au Guardian, nous conte l'histoire de la nouvelle tendance urbaine anglaise, l'apiculture.
De plus en plus, l'homme se rend compte qu'il abîme la planète comme on esquinte le paillasson "Bienvenu" devant chez soi. Des initiatives émergent un peu partout, et le citadin qui s'était éloigné de la terre y revient doucement. La preuve avec l'apiculture, une nouvelle passion anglaise.
Au cœur de la capitale londonienne, les citadins prennent l'air à St James's Park tandis que certains s'occupent carrément de ruches, d'abeilles et de miel. Ainsi, Paul Johannes a créé sa compagnie, Omlet (déjà à l'origine du poulailler en kit), dans le dessein d'implanter l'art d'élever des reines en milieu urbain. L'idée, confie l'intéressé, est de "développer une apiculture pour ceux qui veulent vivre, un peu, leur rêve d'autosuffisance". Avec ses ruches d'un nouveau genre, Paul promet 50 pots de miel maisons par an. De quoi soigner quelques maux de gorge.
Preuve que le phénomène prend de l'ampleur, Tim Lovett, président de la British Beekeepers' Association, remarque l'évolution exponentielle d'adhérents de BBKA, qui n'a plus grand chose d'une assoc' de quartier puisqu'elle est passée de 3000 adhérents à 14 500 au cours de ces 18 derniers mois. Lovett confie que beaucoup de nouveaux membres "sont issus de milieux urbains (...) respectueux de la nature. Ils aimeraient souvent en faire plus mais ils sont trop occupés".
Ce nouveau hobby, s'il pose tout de même le problème du savoir-faire (apiculteur ça reste un métier), est révélateur d'une nouvelle forme de pragmatisme écolo. L'homme des villes triait déjà ses ordures et prenait les transports en commun. Du très utile, pas vraiment visible. L'apiculture donne à voir et à manger et permet un rapprochement physique avec la nature. Un phénomène de mode, symbole d'une prise de conscience effective et collective, qui dénote une volonté et surtout une envie de vivre autrement.
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Réchauffement climatique : ce que Bush a cachéDes photos satellites récemment déclassées par l'administration Obama révèlent la gravité de la fonte des glaces dans la région arctique. ![]()
Sur les 1000 clichés pris par des satellites espions américains au cours de la décennie écoulée, les plus frappants montrent la disparition de la banquise en été au large du port de Barrow, en Alaska. En juillet 2006, la glace est encore bien présente sur la mer des Tchouktches (Chukchi sea en VO), située à la pointe nord-ouest du continent américain. Douze mois plus tard, un million de kilomètres carrés de banquise a disparu. Une situation qui ne s'est guère améliorée en juillet 2008, pas plus que cette année.
Seul point positif pour les scientifiques, la qualité des photos en question, qui offre des détails précieux sur les conséquences du réchauffement climatique. "Ce sont des images d'une résolution d'un mètre, ce qui nous donne une vue d'ensemble du climat estival dans l'Arctique", se réjouit Thorsten Markus du Centre de vols spatiaux Goddard de la NASA. "C'est la raison principale de notre excitation. Une résolution d'un mètre, c'est la dimension qui nous manquait."
Reste à espérer que ces clichés aideront à sensibiliser encore un peu plus l'opinion publique et les dirigeants de ce monde sur l'urgence du problème.
Illustration : deux photos satellites prises en juillet 2006 et juillet 2007 montrent la fonte de la glace polaire au large de Barrow, en Alaska (DR)
Nauru : l'île tombée sur l'autel de l'hyperconsommationSymbole d'un mode de vie occidental qui court sans doute à sa perte, l'île de Nauru aura vécu en trente ans une parabole accélérée des excès du surdéveloppement.
Société traditionnelle sans besoins matériels, Nauru a découvert l'opulence grâce à l'exploitation de ses lucratifs gisements de phosphores. Problème, les mines ne produisent aujourd'hui plus grand chose, et le micro-état du pacifique n'a pas su mener la transition en réalisant les bons investissements. Résultat, la pauvreté est revenue. Mais les séquelles écologiques et sanitaires sont restées, comme a pu le constater le journaliste Luc Folliet, auteur du livre Nauru, l'île dévastée. Voir notre diaporama : Nauru, une île victime du surdéveloppement Lire aussi notre article : Nauru, l'île désenchantée La prochaine bulle spéculative sera écolo
Dans un article pour Rolling Stone, le journaliste Matt Taibbi présente des arguments convaincants contre la banque d'investissement Goldman-Sachs qu'il accuse d'être à l'origine de toutes les bulles économiques de ces dernières années, de celle de l'internet à celle des subprimes en passant par l'explosion des prix du pétrole. Le tout grâce à un réseau d'ancien dirigeants haut placé, de la Maison Blanche au Trésor américain. Et ne placez pas trop d'espoirs en Obama pour changer ça, ils étaient déjà là sous Clinton, sont restés sous Bush et ont abondamment financé la campagne du petit dernier. Taibbi a même vu l'avenir : Goldman Sachs fait pression pour obtenir la création d'un marché des crédits-carbones aux USA comme nous en avons un en Europe depuis 2005.
Le marché des crédits carbone européen n'est pas à proprement parler une réussite : le droit de relâcher une tonne de CO2 dans l'atmosphère y coute actuellement autour de 11 euros alors que, selon les spécialistes les plus conservateurs, les industries polluantes ne devraient pas commencer à investir dans des énergies plus propres tant que le prix ne montera pas au dessus de 40 euros. Et il faudrait que ce prix monte à 200 euros pour commencer à motiver un vrai effort de recherche et développement de la part du secteur privé. Faute de courage politique en Europe, les crédits-carbones ont en fait pénalisé les consommateurs et les producteurs d'énergies renouvelables tandis que les industries les plus polluantes en ont tiré de substantiels bénéfices.
En France, et ailleurs, on ne se fait plus trop d'illusions sur les crédits carbone et on parie plutôt sur l'avenir de la taxe carbone. Le congrès américain examine pourtant un projet de loi qui ressemble beaucoup à celui qui est passé il y a quatre ans en Europe. Et on n'attend pas davantage de courage politique de la part des sénateurs américains qu'on en a vu de la part des gouvernements européens. Les analystes prévoient un prix de la Tonne de CO2 entre 15 et 20 dollars, bien en deça de ce qu'il faudrait pour amener un réel changement.
Ces analystes ne comptent apparemment pas sur les banques d'investissements comme Goldman-Sachs, qui entendent bien faire leur profit sur ce jeune et juteux marché qui va bientôt s'offrir à eux. On peut déjà imaginer un scénario dans lequel le prix de la Tonne de CO2 explose grâce à la spéculation, l'administration Obama se félicitant d'initiatives de réduction des rejets dans l'atmosphère par ses industries avant qu'on ne se rende compte que le prix est dangereusement sous évalué, gonflé par des crédits carbones obtenus contre des programmes de reforestation bidons. Le prix de la tonne de CO2 s'effondrerait, les faillites s'enchaineraient, les programmes d'énergies alternatives seraient abandonnés et les banques d'investissement qui auraient vendu des crédits carbones bidons seraient sauvées par l'argent du contribuable. Croyez-en un spécialiste, Al Gore, le YAB américain, qui a créé en 2004 une startup avec trois anciens de Goldman-Sachs pour investir dans la bulle écolo. Vivement l'avenir! Lydia Guevara, petite fille du Che relance la révolutionPosté par Easywriter le 19.06.09 à 11:12 | tags : écologie
+ L'association PETA, qui ne loupe pas une occasion de faire parler d'elle, s'est offusquée (d'après le Huffington Post) de voir Barack Obama tuer une mouche. "nous avons de la compassion même pour les animaux les plus bizarres, les plus petits et les moins sympathiques", explique à l'Huffpo un de ses représentants. Les trains pollueraient plus que les avions
Les études sur l'impact environnemental des moyens de transport réalisées jusqu'ici ne prenaient pas en compte les infrastructures nécessaires à la circulation du moyen de transport considéré. Selon cette nouvelle étude, la création et l'entretien d'un réseau de gares et de rails dans des zones à faible densité de population est bien plus dommageable pour l'envirronement qu'un vol d'avion qui brûle peut-être énormément de kérosène mais n'a besoin que du ciel pour aller d'un point à un autre. Et un avion, c'est (presque) toujours plein.
L'étude montre aussi que les bus polluent énormément en heure creuse. Un bus qui ne transporte que cinq personnes pollue plus que cinq personnes en voiture, même si celles-ci roulaient en 4x4. Encore une fois, on se rend compte que les problèmes écologiques sont plus complexes qu'on ne le croit. Les conséquences sont nombreuses : on ne va plus pouvoir reprocher à Yann Arthus Bertrand de prendre ses photos depuis un avion, les anti-4x4 vont devoir s'attaquer aux bus de nuit et l'écolo-fasciste, pour qui la solution était jusqu'ici de "mettre tous les pollueurs dans un train", va devoir revoir son plan. Européennes : la crise vue par les Verts allemands
Les obèses nous empêchent-ils de respirer ?Les obèses nous empêchent de respirer. C'est un peu le message (très light) de l'étude récente intitulée "population adiposity and climate change" menée par deux chercheurs à l'Ecole d'hygiène et de médecine tropicale de Londres.
L'indice carbone est plus que jamais le moyen approprié pour nous faire culpabiliser sur notre mode de vie destructeur pour l'environnement.
20 milliards de bénéfice pour l'écomafiaNotamment dénoncé dans le livre Gomorra : Dans l'empire de la camorra de Roberto Saviano, le trafic de déchets aurait rapporté 20,5 milliards d'euros aux mafias italiennes, rapporte l'association environnementale Legambiente. ![]()
31 millions de tonnes de déchets. Soit un demi-million de camions. De quoi faire une montagne de 3 hectares de superficie et de 3 100 mètres d'altitude. L'équivalent de l'Etna. Tels sont les chiffres compilés par les écologistes de Legambiente, qui viennent de publier leur rapport annuel sur les conséquences environnementales de l'économie mafieuse. En 2008, 25 776 délits écologiques ont ainsi été enregistrés en Italie. Un phénomène en légère baisse comparé à 2007 (30124 délits) mais qui continue de gangréner le business du traitement des déchets chez nos amis transalpins.
"On sait d'où les déchets proviennent, pas toujours où ils sont enterrés", note le rapport, qui précise par ailleurs que "les mafias ont étendu leurs tentacules dans des régions du Nord".
Le site de Legambiente 40% de la pêche serait gaspillée, selon le WWFAlors que les pêcheurs français réclament une hausse des quotas de prise, un rapport du Fonds mondial pour la nature (WWF) estime que 40% des animaux pêchés dans le monde le sont par erreur. Un beau gâchis qui aggrave le problème de l'exploitation des ressources maritimes.
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A l'heure où les pêcheurs européens ont de plus en plus de mal à travailler en raison des quotas imposés par Bruxelles, la situation devient inextricable. D'autant que les poissons rejetés survivent rarement. Un cercle vicieux qui conduit à l'épuisement des ressources. D'après le rapport du WWF, il existe pourtant des moyens techniques qui pourraient permettre de réduire le gaspillage. Reste à les définir et à les appliquer avant qu'il ne soit trop tard. Chicza, ou quand le chewing-gum (re)devient écolo
Question pas franchement centrale au sein des débats portant sur l'environnement, le chewing-gum chimique est pourtant un petit fléau. Consommé en quantité astronomique, les Français en mastiqueraient 5 milliards de tablettes chaque année, il met cinq ans à s'éliminer dans la nature et son coût de nettoyage est exorbitant dans les grandes villes. La Grande-Bretagne y dépense par exemple 150 millions de livres par an.
Pour régler le problème, le consortium des Chicleros (producteurs de gomme à mâcher) mexicains à décider de relancer la tradition ancestrale des indiens mayas, qui mastiquaient déjà il y a 5 000 ans. Avant de devenir un produit de composition synthétique, le chewing-gum était en effet un produit naturel issu d'un arbre, le sapotillier. Sa sève, le chicle, permet d'obtenir un chewing-gum biodégradable qui, en prime, ne colle pas aux vêtements ou au bitume comme son cousin chimique.
Sauvez la terre, mangez une crevette
L'apport de fer dans les zones maritimes qui en sont pauvres devrait permettre d'influer sur le climat, espèrent-ils. Malheureusement pour eux, toutes les expériences menées jusqu'ici ont été décevantes. La dernière en date, menée en janvier par l'équipe indo-germanique de Lohifax, a été un cuisant échec.
On savait déjà des expériences précédentes que l'efficacité du fer sur le phytoplancton est bien moindre que prévue, mais l'expérience de Lohifax a été menée dans une zone peu riche en acide silicique, du coup, le phytoplancton mort dont on espérait qu'il sombrerait au fond de l'océan pour toujours est mangé par des petits crustacés, qui sont mangés à leur tour par de gros crustacés qui sont mangés par des pieuvres et des baleines... Bref, le dioxyde de carbone reste dans l'écosystème et fini tout de même par réchauffer la planète.
La nature est plus forte que nous, on pourrait en rester là... Sauf qu'il y a une logique économique derrière tout ça : les expériences des géo-ingénieurs sont financées parce qu'elles pourraient à l'avenir devenir très rentables. En emprisonnant du carbone, ils pourraient revendre des droits à polluer aux grosses entreprises polluantes. La logique économique, donc, ce serait de verser de l'acide silicique dans l'océan en même temps que le fer. Et sans doute de mettre encore un peu plus le bazar dans l'écosystème océanique. C'est ce genre de logique qui a pu amener l'OMS à parachuter des chats sur Bornéo après une désastreuse tentative de lutte contre la malaria.
Malheureusement, on n'a pas tellement de choix : la géo-ingénierie est l'une des pistes qu'on ne peut négliger si on veut faire quelque chose contre le réchauffement planétaire. Mais la laisser agir selon la logique économique capitaliste myope qui nous a menés dans la situation dans laquelle on est aujourd'hui, c'est préparer le terrain pour d'autres désastres futurs, pour nous comme pour les crevettes. Si vous finissez par vous prendre un chat en parachute sur la tête, vous saurez pourquoi. La voiture électrique, une lubie qui ne date pas d'hierEn 1899, "La jamais contente" a été le premier engin électrique de l'histoire à dépasser les 100 km/h. Dans la nuée de poussière dégagée par ce petit bolide exposé au musée de la Voiture et du Tourisme à Compiègne, plus discret, le taxi électrique Landaulet a sillonné les rues du Paris de la Grande époque. Malheureusement, au fil des années, l'électricité a été abandonnée pour le moteur à explosion. Retour avec Jean Denys Devauges, responsable du musée, sur les raisons d'un échec.
![]() Le Landaulet de Krieger
Fluctuat.net : Pourriez-vous nous parler de ce véhicule ? Jean Denys Devauges : Fabriqué en 1906, le Landaulet électrique de Krieger pouvait effectuer un parcours de 90 km et rouler à 30 km/h. Sa carrosserie pesait 340 kg, les châssis 320 kg et les accumulateurs (la batterie, ndlr) 550 kg. Krieger avait disposé des bornes dans Paris pour recharger les 400 véhicules.
Flu' : Pourquoi les véhicules électriques n'ont pas perduré ? Jean Denys Devauges : Ils avaient l'avantage d'avoir un moteur silencieux, un démarrage immédiat et, surtout, il n'y avait pas besoin de changer les vitesses. Mais le problème des véhicules électriques était l'autonomie des batteries. Le moteur à explosion fera la différence. Il va se miniaturiser et permettre de couvrir de longues distances. Les constructeurs de voitures électriques se sont heurtés à des limites techniques.
Flu' : La crise énergétique actuelle pourrait favoriser un retour de la voiture électrique ? Jean Denys Devauges : Je ne suis pas un spécialiste, mais les voitures électriques ont fait un retour à toutes les crises ! Durant la seconde guerre mondiale car le carburant était rationnalisé. En 1972, un an avant le choc pétrolier, EDF avait créé deux voitures expérimentales ! C'est un phénomène récurrent. Mais les limites techniques d'antan se retrouvent actuellement.
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Publicité pour une voiture électrique Masdar City : Quand les pétro-états se mettent au vertLes puissances pétrolières du golf persique cherchent à recycler depuis plusieurs années leurs pétrodollars. Dans ce registre, l'émirat d'Abu Dhabi a alloué 17,5 milliards d'euros pour construire Masdar City. Le chantier de cette ville, appelée à être l'une des plus importantes éco-cités au monde, entre dans sa phase concrète.
Une ville zéro pollution Masdar City* sortira des sables du désert en 2016. Etendue sur 6 km2, elle se situera dans la banlieue d'Abu Dhabi City, la capitale de l'émirat. Cette ambitieuse réalisation a pour objectif de ne dégager aucune pollution. Un noble souhait qui exigera des futurs 50 000 habitants de changer de mode de vie. Le transport électrique automatisé remplacera la voiture personnelle à essence. Cette dernière sera formellement interdite dans Masdar City, d'ailleurs. Autre exemple : on évacuera les déchets domestiques à l'extérieur de la ville pour les recycler. Afin d'alimenter en énergie Masdar City, une ferme solaire produira 10 MW d'électricité par jour. La nuit, le relai sera assuré par une centrale thermique à gaz. ![]() Objectif & perspective Dans un proche futur, Masdar City est appelée à devenir la première éco-cité au monde en accueillant 1500 entreprises à la pointe du business vert. Elle abritera également une branche du célèbre MIT de l'état US du Massachusetts. En construisant cette ville, les dirigeants veulent envoyer un signal fort et définitivement ancrer leur pays dans la modernité. Nombreux sont les états du golfe Persique à engager des chantiers similaires. En la matière, l'émirat de Bahreïn est l'un des grands champions. Surtout, ils savent que les réserves en pétrole ne sont pas extensibles. Alors, ils réfléchissent à des débouchés pour s'inscrire dans le concert des pays qui compteront demain. L'avenir leur dira si le tout high tech était le bon choix. * : Masdar signifie La source. L'indécente empreinte carbone de Posh Spice
Cible favorite des écolos amateur de calcul, l'ex-Spice Girl s'est encore fait épingler par la presse anglaise, en l'occurrence le Guardian, pour ses excès de jet-setteuse. Du 23 janvier au 6 mars prochain, Miss Beckham aura totalisé pas moins de 25000 air miles (40 250 kilomètres), avec neuf vols la baladant entre Milan, où son footballeur de mari effectue actuellement une pige pour un des clubs locaux, Los Angeles, ville de résidence du couple depuis 2007, et Londres. La filiforme fashionista ne voyageant bien sûr qu'en première classe (où l'espace alloué alourdi la facture carbone), le coût total de ce périple de six semaines s'élèverait donc à 13,2 tonnes de CO2, selon le Energy Savings Trust, association à but non-lucratif qui milite pour les économies d'énergie. Plus que la consommation d'un britannique moyen sur toute une année (un peu plus de 9 tonnes). Victoria n'est pourtant qu'une petite joueuse à côté de son époux, qui détient le record de la pire empreinte carbone de l'histoire avec 250 000 miles parcourus dans les airs en 2007. Soit la bagatelle de 163 tonnes de dioxyde de carbone rejetées dans l'atmosphère. Malheureusement, empêcher les Beckham de faire des aller-retour au dessus de l'Atlantique ne suffira pas à résoudre le problème du réchauffement climatique. Accordons-leur au moins de ne pas avoir l'hypocrisie de jouer les militants écolos entre deux vols en jet privé, comme John Travolta, qui possède une flotte de cinq appareils et sa propre piste d'atterrissage... La carrotmob ou le bâtonPosté par Emmanuel le 23.02.09 à 16:46 | tags : environnement, international, actu insolite, écologie
Qui a dit qu'Internet était le royaume de geeks au mode de vie végétatif?
Carrotmob est le nouveau fer de lance West Coast de l'activisme écologiste on line ...Son mot d'ordre: la carotte plutôt que le bâton. A 27 ans, Brent Schulkin, un ancien de Google, a la main verte. De son réseau de consommateurs responsables carrotmob, des pousses d'écolo-citoyens ont foisonné en moins de deux pour intervenir en faveur d'un mode de production plus "vert". Pour cela, l'"hacktiviste" a mis au défis vingt supermarchés de proximité de son quartier de Mission à San Francisco. Le deal: il mobilise des centaines d'individus à venir consommer dans un magasin. Celui-ci doit réinvestir le chiffre d'affaire de cette promotion à la rénovation écologique de sa boutique. And the winner is...K&D market, avec l'intention d'investir 22% des bénéfices de la carrotmobilisation à une production plus verte... Encore un passe-temps pour bobos pleins de bonnes intentions ? La consommation est-elle un argument efficace contre les producteurs pollueurs? Quelle est la meilleure solution ? la carottmob ou le bâton ?
La pollution des villes, une cause directe de mortalitéPour la première fois en France, une étude menée à l'échelle nationale sur la pollution en zone urbaine prouve une incidence sur la santé humaine.
Lancé en 1997 par l'Institut de veille sanitaire, le "Programme de surveillance air et santé" avance un résultat sans appel : la pollution urbaine augmente les hospitalisations et le nombre de décès. Les rédacteurs du BEH concluent que "le risque de décès (...) est significativement associé à l'ensemble des indicateurs de pollution étudiés".
Menée durant douze ans dans neuf grandes villes - Bordeaux, Le Havre, Lille, Lyon, Marseille, Rouen, Strasbourg, Toulouse et Paris - l'étude a relevé le taux des polluants atmosphériques, à savoir le dioxyde d'azote et le dioxyde de souffre, que l'on retrouve dans l'ozone.
Malheureusement, l'étude ne donne pas un classement de ces agglomérations. Pour réparer cet oubli, il est possible de comparer la qualité de l'air des villes françaises, grâce au tableau ci-dessous, proposé en rubrique "Statistiques" sur buldair.org. ![]() Consulter également le dossier pollution sur Doctissimo |
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