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Le Grand Paris, avec ou sans ses élus

Posté par Emmanuel le 01.05.09 à 11:01 | tags : président de la république, décryptage, développement durable
Nicolas Sarkozy a livré sa vision du Grand Paris avec un lyrisme prononcé à la Cité de l'Architecture de Paris. Coût du projet, estimé aboutir dans 10 ans ? 35 milliards d'euros. Financés comment ? On verra plus tard.

 

"Il faut voir grand (...) Une ville n'est grande que si elle est grande aux yeux de tous ses hommes". Voir grand, Nicolas Sarkozy sait faire. D'humeur lyrique à la Cité de l'Architecture, il a promis aux parisiens "le passage de la ville du besoin à la ville du désir" car "la ville est faite pour l'homme et non pas l'homme pour la ville". Qui saurait le contredire ? Sûrement pas Jean-Paul Huchon, président PS du Conseil Régional d'Ile-de-France, car les élus de gauche ont été intégrés d'office dans l'équipe du présiden t: "ce projet on va le faire ensemble avec les élus qui sont ici (Jean-Paul Huchon, Bertrand Delanöe). Quel sens ça aurait-il avec une telle ambition qu'on s'oppose parce que les uns sont de gauche et les autres sont de droite, la belle affaire".

 

Ensemble, mais à sa manière. Et avec un financement houleux, rappelle Le Canard Enchaîné. Tout d'abord, c'est sous la houlette du secrétaire d'Etat à la région Capitale Christian Blanc, "homme d'expérience de rigueur et d'audace", que le projet urbain sera piloté. Le Canard détaille ensuite de quelle manière Sarko va court-circuiter les institutions détenues par la gauche.

Le supermétro, une ligne "si possible aérienne" de 130 km d'un coût de 15 à 21 milliards d'euros, ne sera pas construit pas le Syndicat des transports d'île de France (Stif) mais par un établissement public crée à cet effet. Rappel: le président du Stif n'est autre que Jean-Paul Huchon. Or ce bon Huchon est trop regardant sur les finances. Il veut savoir "combien des 35 milliards d'euros l'Etat va mettre sur la table". Déjà en 2008, il déclarait au JDD, "j'attends toujours que le gouvernement m'explique comment il compte financer ces travaux (du Grand Palais). Et j'attends toujours la part que l'Etat, s'est engagé à mettre sur le contrat de Projet 2007-2013: il est en retard de plus de 110 millions par an".

 

Amusé, le journaliste du Canard rappelle que c'était le Sarko Ministre de l'Intérieur qui avait décidé par décret en 2006 de retirer la présidence du Stif au préfet pour la mettre dans les mains du Président du Conseil régional, le bon Jean-Paul Huchon. Mais le Nicolas Sarkozy président de la République avait définitivement des accents gaulliens ce mercredi : "le grand Paris est un projet qui n'appartient pas à un parti". En tout cas pas au parti élu pour diriger la région Ile-de-France.





Al masdar, première ville sans émission de CO2 ?

Posté par Easywriter le 19.11.07 à 17:38 | tags : développement durable, environnement

 

Les utopies du futur continuent de se dessiner dans les Emirats. Mais avec ses délirants chantiers - iles artificielles, pistes de ski par 50 degrés à l'ombre - Dubaï ressemble malgré sa modernité technologique à la pire incarnation du capitalisme old-school dévoreur d'énergie.
Abou Dabi pourrait à linverse préfigurer la métropole vertueuse du futur : autosuffisante dans sa consommation d'énergie et neutre sur le plan de l'émission de CO2.

Abu Dabi est le plus grand des Emirats arabes unis et possède 10 % des réserves mondiales de pétrole et de gaz. "Si l'économie d'Abou Dabi est bien plus diversifiée que celle d'autres émirats du Golfe, comme le Qatar, le Bahrein ou le Koweït, les exportations de pétroles brut et raffiné représente tout de même plus des deux tiers de l'économie de l'émirat", peut-on lire sur Wikipedia.

L'Emirat qui connaît une croissance de plus de 5 % par an sait que l'épuisement des ressources naturelles suppose la réorientation stratégique vers les énergies renouvelables.
D'où le projet Al Masdar, soit une cité de 6 km2 , dotée d'une centrale photovoltaïque de 40 Megawats qui permettra donc à la ville de ne pas émettre deCO2 et d'être autosuffisante en matière énergétique (grâce également à un énorme parc d'éoliennes).
Les voitures y seront bannies et une ligne ferroviaire top moderne ( un arrêt tous les 200 mètres) assurera les transports en commun. Al Masdar accueillera des centres de recherche, des instituts de recherche et des centre de formation en énergie renouvelable.

Via

 







Playdoyer (raisonné) pour Mac Do et Dominique Voynet

Posté par Easywriter le 16.11.07 à 17:40 | tags : développement durable, écologie, environnement

Dominique Voynet est donc interviewée dans l'Eco-journal, feuille de choux marketing publié par Mac Donald.
La candidate des Verts à la dernière Présidentielle salue les efforts accomplis par le géant du fast-food en matière environnementale et surtout les objectifs qu'il s'est donné pour l'avenir.

"McDonald's est désormais légitime pour parler environnement à ses clients", dit en substance la sénatrice de la Seine-Saint Denis.
Evidemment les Verts sont montés au créneau pour fustiger ce fourvoiement de leur chef de file avec le leader de la malbouffe.

Je ne suis pas là pour faire la promo de Mc Do ni de Dominique Voynet (et accessoirement je vais encore me faire traiter de gros c.. de droite), mais il me semble que cette dernière n'a pas totalement tort.

Premièrement, si on veut faire de la préoccupation environnementale, il va falloir compter avec les grosses entreprises, puisque de la démarche vertueuse des principaux pollueurs dépend aussi notre avenir.
Deuxièmement, pas plus que lors des procès intentés en malbouffe, Mc Do n'avait jusqu'ici le monopole des dégâts en matière environnementale.
A l'époque la focalisation quasi-exclusive des "casseurs" sur l'usine à hamburgers avait acheté par ricochet et à peu de frais, un brevet en bonne conduite à pas mal de chaînes de sandwichs au caca qui fleurissent dans les centre-villes. Un arbre symbolique qui cachait la forêt de nombreuses pratiques pas plus ragoûtantes, mais moins exposées. Evitons l'écueil cette fois.

Enfin, certes, concernant l'environnement, quiconque a été au Mc Do sait que l'utilisation hystérique des serviettes en papier y est un sport local et, qu'a priori, consommer beaucoup de viande - créneau principal du fast-food - implique une forte pollution.

Sauf que Mc Do s'est fixé des objectifs chiffrés sur la réduction de gaz à effet de serre - basée sur les pespectives fixées par le protocole de Kyoto - aussi bien que sur la logistique et l'emballage.
Et là je vois débouler en courant l'écolos-décroissant pour m'abreuver de " l'écologie n'est pas juste le fonctionnement optimum du système, vendu !" ou de" C'est de la com, du vent, Mc Do se fout de ta gueule Easysucker !".

Evidemment que Mc Do fait de la com.
Dans leur Eco-journal est d'ailleurs publiée une ancienne pub qui proclamait "Non au réchauffement de la clientèle" pour vanter les restaurants climatisés.
En guise d'amende honorable, la responsable de com admet... l'erreur de communication et non celle du coûteux problème de la clim sur le plan écologique.

Evidemment que la mode du développement durable amènera les boîtes à passer autant de temps et d'argent à communiquer sur leurs actions qu'à agir. Et alors ? Arroser à l'eau de pluie est aussi un moyen de réduire sa facture de flotte et je ne vois l'inconvénient ni aux arguments marketings ni aux arguments financiers. L'important est de réduire sa production de nuisances.

Et je préfère voir Mc Do vanter auprès de sa jeune clientèle (dont il façonne forcément l'imaginaire de consommateur) le tri sélectif que le plaisir de la mayo à l'huile de moteur. Ben oui, d'accord avec Mc Do et avec Dominique Voynet, et oui, ça fait bizarre.






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