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La démocratie représentative ou participative en questions... avant, pendant et après les élections !
Flu a testé le stage de désobéissance civileBrigade des Clowns, Déboulonneurs, Clan des néons. L'activisme a pris ces dernières années une apparence sympathique propre à séduire les médias. Les nouveaux militants sont-ils pour autant devenus des rigolos ? Fluctuat est allé assister à un stage de désobéissance civile organisé par les "Désobéissants", à Strasbourg, où les apprentis contestataires se nourrissent à l'expertise militante et aux débats stratégiques. ![]() Comment faire face à une charge de CRS, réaliser une action médiatique sans tomber sous le coup de la loi, ralentir une interpellation en douceur pour ne pas se faire matraquer ou attaquer pour rebellion. Telles sont les enseignements précieux que viennent chercher les militants en herbe dans ces formations atypiques dont le mot d'ordre peut se résumer à la formule des trois "e" : expertise, équipe, émotion.
Un brin folklorique, cet apprentissage n'en est pas moins très sérieux pour ces activistes post-modernes qui veulent dépoussiérer les méthodes de revendication : "les manifestations classiques, c'est quand même un peu redondant. Ça fait longtemps qu'on en fait et ça fait longtemps que ça ne sert plus à grand chose. Donc c'est intéressant parce ce que c'est plus novateur et incisif", juge ainsi Maud, jeune participante au stage. La fin du militantisme à la papa a-t-il sonné ?
Lire la suite de notre reportage sur le stage des "Désobéissants"
Illustration : arrestation d'un militant de la Brigade de activistes clowns (BAC), lors d'une manifestion organisée le 14 juillet dernier au Carrousel du Louvre, à Paris (crédit : Laetitia Legrand) La Chine bloque Twitter et Flickr pour les 20 ans de Tiananmen
Assigner des dissidents à résidence ne suffit plus. Pour empêcher la résurgence de mouvements contestataires ou la diffusion d'information, la République Populaire s'est depuis longtemps mise à l'heure du net. Le blocage de sites web, rapidement devenu une spécialité locale, est ainsi reparti de plus belle ces derniers jours, alors que l'anniversaire du "Printemps de Pekin" sera célébré jeudi. Le 4 juin 1989, l'armée avait répondu par une répression sanglante au mouvement d'étudiants, d'intellectuels et d'ouvriers chinois qui réclamaient plus de démocratie et dénonçaient la corruption du pouvoir.
Outre You Tube, bloqué depuis des mois suite à la diffusion de vidéos dénonçant la répression au Tibet, l'accès à des sites comme Twitter (discussions), Flickr (partage de photos) ou Hotmail (messagerie) est devenu impossible depuis ce mardi (mais aussi du Guardian, du site d'Amnesty International ou de blogger.com). Lancé en Chine lundi, Bing, le nouveau moteur de recherche de Microsoft, est également tombé sous le coup de la censure. Sans doute parce qu'il n'a pas encore intégré la spécificité chinoise. Contrairement à son concurrent google, qui filtre tous les contenus dissidents, comme la recherche tiananmen sur le google image chinois.
Sur le site participatif Herdict, où les internautes du monde entier peuvent venir signaler les sites inaccessibles, on note ainsi une explosion des "404" repertoriés sur la journée du 2 juin (voir graphique ci-dessous). Un pic significatif quand on sait que la vitesse de croisière de la web-censure chinoise est déjà la plus élevée du monde. ![]() Obama, de la parole aux actesBarack Obama rencontre Benyamin Netanyahou ce lundi. De quoi faire renaître l'espoir d'une Amérique guidant la sortie de crise au Moyen-Orient. Un nouveau test pour le président du changement dont plusieurs promesses sont restées au stade des déclarations d'intention. Retour sur les premiers revirements de la présidence Obama.
Un faucon déguisé en Colombe Après avoir annoncé que ses troupes allaient quitter l'Irak, Barack Obama a promis qu'il miserait en Afghanistan sur la recontruction politique et civile avant le déploiement militaire. "Bullshit", dénoncent les 77 députés du Congressional Progressive Caucus, le bloc parlementaire progressiste. Le 28 avril, ils dévoilent que le budget supplémentaire de 83 milliards de dollars levé par Obama est destiné à 76 milliards aux manœuvres militaires contre 7 petits milliards à la reconstruction du pays.
Le volte-face des tribunaux spéciaux Autre domaine d'inquiétude, les droits de l'homme. Après avoir annoncé la fermeture de Guantanamo et dénoncé la pratique de la torture par la CIA sous l'ère de George Bush, le sémillant président a décidé de maintenir les tribunaux militaires spéciaux ! Bon d'accord, "les procès se dérouleraient sur le sol américain, probablement dans des bases militaires, et obéiraient à de nouvelles règles permettant d'offrir plus de garanties légales aux terroristes présumés" révèle le Washington Post. Reste que rouvrir ce genre de tribunaux risque de prolonger les errements de la politique d'exception du gouvernement Bush face aux droits (car ils en ont) des terroristes.
Obama, l'ami des dictateurs ? Enfin, last but not least, les organisations de défense des droits de l'homme craignent que la politique étrangère d'Obama, avec son penchant pour le dialogue avec les dictatures, ne néglige les droits fondamentaux de leurs populations. Alors que la rencontre avec le Premier Ministre israélien à Washington laisse les commentateurs espérer qu'Obama va imposer le projet d'Etat palestinien à Israël, on peut rappeler que la nouvelle diplomatie d'Hillary Clinton, en tournée au Moyen-Orient, n'augure aucune rupture sur la question des droits de l'homme dans la région. Rien non plus contre les exactions chinoises au Tibet. Grâce à Obama, Cuba est enfin sorti de l'embargo, mais rien n'a été dit de la censure médiatique et politique pourtant omniprésente sur l'île. Lorne W. Craner, en charge des droits de l'homme dans le gouvernement Bush, considère qu' "on ne peut pas se contenter de donner de l'espoir à Castro, Chávez et Moubarak, il faut donner de l'espoir aux autres". L'économiste Paul Jorion va plus loin: "on avait eu Néron. Beaucoup ont voté en croyant qu'ils auraient Marc-Aurèle (ah ! les livres d'Obama : tant de bons sentiments !). À la place, on a Vespasien : "L'argent n'a pas d'odeur !". Obama = Bush III".
Cynique à défaut d'être Sénèque ? En tout cas, le président de l'après Bush n'est pas aussi irréprochable que sur cette vidéo de la campagne présidentielle de 2008.
Démocratie française: des efforts restent à faireSelon le très sérieux Economist Intelligence Unit (EIU), la France fait parti du groupe des 30 "démocraties parfaites". Oui, mais voilà, elle se classe 25ème, devant l'Italie mais derrière la Grèce et l'Uruguay...
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"Il n'y a pas de consensus sur la manière de mesurer la démocratie", précise The Economist dans son rapport sur l'état de la démocratie dans le monde en 2008.
Obama, le premier président 2.0Posté par Edouard le 16.04.09 à 12:40 | tags : élections américaines 2008, démocratie, décryptage, web-campagne, politique 2.0
55% des électeurs américains se sont informés via internet lors de la dernière campagne présidentielle US. 26% en ont même fait leur source principale, selon le Pew Research Center. Des chiffres à méditer pour les médias traditionnels qui perdent inexorablement leur rôle de prescripteur.
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On avait beau savoir que Barack Obama avait remporté la course à la Maison Blanche en partie grâce à la qualité de sa web-campagne, cette étude confirme donc en chiffres cette impression. La toile est devenue un acteur majeur de l'élection présidentielle américaine. Et sur ce nouveau terrain, le démocrate a battu John McCain à plat de couture. 15% des partisans d'Obama ont par exemple effectué un don en ligne, contre 6% pour ceux de son adversaire républicain. Pour la première fois, une majorité d'américains (et 74% des usagers d'internet) se donc tournés vers le net pour suivre la champagne ou débattre avec leurs concitoyens. Les sites de partages de vidéos comme you tube, ou les réseaux sociaux (Facebook, Myspace) ont été des lieux d'échanges majeurs. 45% des internautes déclarent ainsi avoir regardé des vidéos liées à l'élection. Dans le même temps, les sites officiels des deux candidats ont connu un fort succès d'audience. 30% des internautes ont visité le site d'Obama, 21% celui de McCain. Bien plus que pour John Kerry (18%) et George Bush (14%) en 2004. Si la télévision demeure la source d'information politique numéro 1 pour 77% des Américains, la part du web a considérablement progressé (26% contre 11 en 2004). Au détriment de médias traditionnels comme la radio et la presse papier, cette dernière n'étant plus citée que part 28% des adultes en âge de voter, contre 39% en 2000 et 60% en 1996. Les électeurs à la recherche d'informations écrites se sont tournés vers les versions online des journaux, ou des pure-players (sites non-adossés à un quotidien papier) comme Slate, Politico ou The Huffington Post. Selon Aaron Smith, un des auteurs de l'étude, "les électeurs en 2008 n'étaient pas passifs dans le processus politique. Ils ont eu recours à une vaste étendue d'outils numériques et de technologies pour s'impliquer dans la course, pour exploiter leur créativité afin de soutenir le candidat de leur choix et unir leurs forces avec ceux partageant les mêmes objectifs."
La Chine planche sur les Droits de l'HommeLa Chine va rendre l'enseignement sur les Droits de l'Homme obligatoire dans les programmes scolaires et dans la formation des fonctionnaires... A quand un cours sur le cynisme ?
L'objectif du Conseil d'Etat chinois est de développer et de protéger en 2 ans tout un panel de droits, du droit du travail au droit des détenus. La peine de mort doit être "strictement contrôlée et appliquée avec prudence", promet le Plan d'action national sur les droits de l'Homme (2009-2010). La prudence ne sera pas de trop sachant que 68 crimes sont passibles de la peine capitale en Chine, dont 28 crimes économiques. Amnesty International rappelle que le géant asiatique, responsable de 80% des peines capitales dans le monde, a pour coutume d'invoquer le secret d'Etat afin d'empêcher les accusés d'être défendus par un avocat.
La longue marche des droits de l'homme Le plan mise sur l'impact de l'éducation pour faire changer les mœurs. Au menu : des cours sur la démocratie, les bases du droit, la liberté, l'égalité, l'équité et la justice. Un professeur d'anglais concède cependant aux journalistes du Quotidien du peuple qu'il aura du mal à cerner ce qu'il doit inclure dans les droit de l'homme : "Ce n'est que récemment que j'ai appris que j'ai des droits sur mon image et je possède le droit de vie". Pourquoi ne pas directement passer aux travaux pratiques en abolissant la peine de mort, en reconnaissant le droit syndical aux ouvriers, en libérant l'information sur Internet, en supprimant les camps de travaux forcés pour les prisonniers politiques ?
Dans le même temps, la Chine a rejeté plus de la moitié des recommandations du Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies en février dernier. Parmi les recommandations refusées, l'abolition de la peine de mort, la liberté de la presse, l'autorisation d'un système judiciaire indépendant ou encore le droit aux manifestations pacifiques des militants des droits de l'homme. Le Conseil d'Etat chinois s'en tient à sa stratégie du petit pas, reconnaissant que "la Chine aurait encore un long chemin à parcourir dans ses efforts pour améliorer sa situation au regard des droits de l'homme".
Pour aller plus loin: le rapport d'Amnesty International sur l'état des droits de l'homme en Chine Jusqu'où iront les enseignants-chercheurs ?Ils n'étaient que 2.800 dans les rues mercredi 9 avril selon la police, 10.000 selon les organisateurs. Le mouvement des enseignants-chercheurs lâche du lest à la veille de Pâques. Mais la détermination est toujours au rendez-vous.
"Jusqu'à maintenant, on a rien obtenu" Certains présidents d'universités (Lyon, Rennes) ont appelé à reprendre les cours ce lundi. Selon eux, Valérie Pécresse a fait les concessions qu'ils attendaient. "Jusqu'à maintenant, on a rien obtenu!", estime à l'inverse ce professeur de géographie de l'Université de Nanterre. Pour lui, le mouvement doit évidemment se poursuivre après les vacances. Son collègue, prof de maths, s'étonne que les enseignants-chercheurs passent pour les preneurs d'otage alors que c'est Valérie Pécresse qui refuse de revenir sur sa réforme depuis plus de deux mois. Pas étonnant pour la présidente du collectif Sauvons la recherche (SLR), Isabelle This Saint-Jean : "Plus Sarkozy et Pécresse attendent, plus le mouvement se radicalise. Ils cherchent à nous mettre à genoux et qu'un incident grave arrive pour décrédibiliser le mouvement." Reste à savoir si les vacances ne vont pas donner le coup de grâce au mouvement.
Lire l'article sur la manif du 9 avril dans la rubrique société Le vote électronique fonctionne mais déshumanise
![]() Les détracteurs de ce système estiment préjudiciable la médiation indispensable d'un expert en cas de doute sur la validité du dépouillement. En clair : le vote électronique jette un soupçon d'opacité sur les élections. Le site ordinateurs de vote compile également les bugs bien réels et pas psychologiques du tout de certains votes. Mais le Conseil ne s'aventure évidemment pas sur le terrain de la légitimité et préfère observer que les problèmes furent rares et les fraudes inexistantes. Pour autant les sages ne limitent pas les réticences des opposants à une névrose technophobique et parano et constatent un risque pour le rituel républicain. "Le bureau de vote est un lieu où tous les citoyens se retrouvent . C'est pour cela qu'il faut veiller à ce que l'intrusion de la technique dans ce processus ne vienne pas le déshumaniser, le désacraliser en l' automatisant, voire dissuader certaines personnes d'y participer par peur de ne pas savoir se servir de la machine."Voilà : une invention qui fonctionne mais offre peu d'intérêt et jette le discrédit sur un processus qui n'a pas vraiment besoin de ça. Rappelons pour finir qu'ici on proposa - dans l'indifférence générale - le recours à des scrutateurs nommés parmi les citoyens sur le mode des jurés d'Assises.
Le Mouvement démocrate en ligne (de rupture)![]() Bref, le Mouvement démocrate tentera probablement de présenter des candidats dans toutes les circonscriptions et rêve de prospérer sur les ruines d'un parti socialiste dans la tourmente. Si aucun accord n'est à prévoir dès le premier tour, des désistements pourraient intervenir au second bien que François Bayrou doive décider d'un positionnement plus clair, ses bédouins étant d'une très relative fidélité. "Je ne me reconnais plus du tout dans le combat de François Bayrou et dans sa façon de voir les choses" aurait même dit hier Maurice Leroy, qui a découvert ce profond désaccord en moins de quinze jours. François Bayrou lui n'a pas varié d'un iota dans le même temps il faut le reconnaître. Chirac refuse qu'on filme le Conseil des MinistresPosté par Easywriter le 27.10.06 à 16:50 | tags : chirac, citation, démocratie, information, villepin
«La démocratie doit toujours progresser dans le sens de davantage de transparence et il y a chez les Français sans aucun doute une aspiration à plus de participation dans la vie publique»Sans doute oui mais Jacques Chirac a tout de même rejeté l'idée proposée hier par Dominique de Villepin de faire filmer le Conseil des Ministres. La démocratie progresse mais tranquille, quoi. Villepin découvre la démocratie participativeSégolène Royal dans la foulée de ses jurys populaires avait proposé que les citoyens puissent y assister. Dominique de Villepin ne reprend pas complètement cette idée et a d'ailleurs critiqué les positions de la candidate socialiste qui selon lui "nous ramènent à des expressions d'un autre âge et souvent funestes" faisant référence aux comités de salut public. Le Premier ministre préfère donc la Les jurys populaires de Royal jugés antidémocratiquesPosté par DDA le 25.10.06 à 12:20 | tags : citoyen, démocratie, fabius, présidentielles 2007, ps, royal
Les deux aspirants que sont Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius ont tiré profit maximum des fameux "jurys citoyens" que Ségolène Royal promeut pour évaluer l'action des élus. Le premier a contesté le terme de "jury", expliquant que soit il s'agissait de comités consultatifs auquel cas cela existait déjà, soit ces jurys avaient vocation à sanctionner les élus et ne devaient pas exister car ils s'opposaient alors à la Pour Laurent Fabius, ces jurys citoyens foint carrément " le lit de l'extrême droite" par le jeu de la surenchère populiste et qu'il fallait surtout obtenir des résultats. Bref, les deux candidats se sont démarqués le plus possible de la dérive démagogique que beaucoup reproche à à Ségolène Royal. Ce deuxième débat devait pourtant être à son avantage, plus à l'aise sur les thèmes grand public que sur l'économie. Mais la candidate s'éloigne sur ces questions de la ligne officielle du parti ; même si elle a tenté de raccrocher ses jurys au volet participatif du programme socialiste. Celui-ci comprend déjà des referendums d'initiative populaire et un droit de pétition étendu qui permettrait à un million de citoyens répartis sur plus de 30 départements d'obliger le Parlement de mettre le contenu de leur appel à l'ordre du jour. Ségolène Royal a également rétorqué à ses adversaires que la crise morale et politique était profonde comme l'avait prouvé le 21 avril 2002 et qu'il ne fallait pas se méfier du peuple. Royal / Strauss-Kahn : un début d'embrouille ?Posté par DDA le 23.10.06 à 17:39 | tags : démocratie, elections, présidentielles 2007, ps, royal, strauss kahn
![]() Plus les primaires avancent, plus les candidats PS tentent de se distinguer. La carte de proximité et de participation citoyenne -ou de démagogie populiste selon vos penchants - jouée par Ségolène Royal l'oppose de plus en plus à Dominique Strauss-Kahn. La candidate a proposé hier que soient tirés au sort des citoyens qui formeraient des jurys d'évaluation devant lesquels les élus rendraient compte de leur action à intervalles réguliers. Ségolène Royal ne précise pas si ces jurys donneraient un simple avis consultatif ou auraient le pouvoir de sanctionner les représentants la notés. Dominique Strauss-Kahn a critiqué cette idée estimant que concurrencer des assemblées élues et donc légitimes par des jurys populaires serait la négation du principe de suffrage universel "qui est la règle". Après les 35 heures, la |
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