|
Projet de loi, fait de société, déclaration. Ça fait débat, on en parle sur Flu...
Polémique autour d'une pub pro-Marijuana en CaliforniePlusieurs chaînes de télés refusent de diffuser un spot du Marijuana Policy Project, vantant les bienfaits économiques de la légalisation du cannabis. ![]()
Cinq stations - dont deux affiliées à ABC, une à NBC et une à FOX TV, selon le Huffington Post - ont donc décidé de boycotter la dernière campagne du MPP, un groupe qui milite activement pour la décriminalisation de l'usage du cannabis. Un courant qui a repris du poil de la bête depuis que la crise économique a frappé les Etats-Unis, et notamment la Californie, état exsangue qui affiche un déficit de 26,3 milliards de dollars (18,7 milliards d'euros).
Le spot surfe à fond sur la situation locale, affirmant que les nombreux emplois publics (professeurs, policiers, chirurgiens) menacés par la crise pourraient être sauvés en taxant les fumeurs de joints. Des arguments déclamés par Nadene Herndon, une militante de 58 ans.
"Le gouverneur et le législateur ignorent les millions de Californiens qui veulent payer des taxes. Nous sommes des consommateurs de marijuana. Au lieu d'être traités comme des criminels parce qu'on prend une substance moins dangereuse que l'alcool, nous voulons payer notre tribut."
A lire aussi : Légalisation : le débat impossible. Reportage : l'appel du 18 joint 2009 Schwarzenegger prêt à étudier la légalisation Peut-on dire du bien du cannabis à l'écran ? En Californie, le cannabis détend la crise Le cannabis étudié à l'Université américaine Obama dit non à la légalisation
Débats : Quel fumeur êtes-vous ?
Sur Doctissimo : Remaniement : à quoi servent les ministres ?
Entre ministres écartés, nouveaux entrants et fidèles ballottés de maroquins en maroquins, comme Brice Hortefeux qui va occuper son troisième poste en deux ans, le troisième remaniement du gouvernement Fillon, annoncé mardi soir par Claude Guéant sur le perron de l'Elysée, a finalement fait beaucoup de bruit pour rien. Difficile, en effet, de dégager une nomination forte dans cette recomposition qui sent bon le bricolage politique. La diversité initiée en 2007 est maintenue. Les égos ont été ménagés, notamment ceux des sarkosistes. Et un vrai-faux ministre d'ouverture, qui plus est neveu de François Mitterrand, est même là pour faire joli.
Reste qu'au-delà de l'image et des équilibres politiciens, certains choix peu légitimes symbolisent l'incohérence d'un remaniement qui altère encore un peu plus la valeur de la fonction ministérielle :
Brice Hortefeux : s'il avait rempli son rôle à l'Immigration, où il était chargé de conduire la politique de fermeté voulue par le président, le bras de droit de Sarkozy n'aura guère brillé au Travail, où il n'a même pas eu le temps de faire avancer la réforme des retraites. Six mois après, le voilà nommé en charge de l'Intérieur. Un poste qu'il risque de quitter dans neuf mois si sa candidature aux élections régionales de 2010 se confirme.
Christian Estrosi : fidèle sarkosiste jusqu'ici recalé des différents gouvernements Fillon, le maire de Nice obtient enfin un ministère. Celui de l'Industrie. Etrange choix pour ce spécialiste des questions sécuritaires, connu pour ses propositions d'amendement chocs (rétablissement de la peine de mort pour certains crimes, suppression des allocations familiales pour les parents d'enfants placés en centres éducatifs fermés, portiques de sécurité à l'entrée des écoles). Il devait défendre ce mardi sa proposition de loi contre les bandes. En matière d'économie, ses compétences restent à démontrer.
Xavier Darcos : dans la catégorie "ministre qui n'a rien fait mais qu'on promeut quand même", Darcos se pose là. Après plus de deux ans à l'Education, le bilan du Limougeaud n'est en effet pas bien reluisant. Passés des débuts en douceur, il aura réussi à se mettre tous les syndicats à dos, et dû abandonner sa réforme des lycées devant la pression de la rue. Qu'à cela ne tienne, l'Elysée récompense ses efforts en le nommant au Travail. Un ministère où il sera chargé de conduire une réforme autrement plus ardue, celle des retraites, qui plus est face à certains des syndicalistes avec qui il avait eu maille à partir à l'Education.
Obama, un fumeur anti-tabac
Finis les clopes au goût sucré, les labels "light" ou "faible taux de goudron". Bonjour les cibiches allégées en nicotine. Telles sont les principales mesures qui pourront être mise en place prochainement à l'encontre des cigarettiers, accusés par Barack Obama de cibler les jeunes. "Je le sais - j'étais l'un de ces adolescents. Je sais à quel point c'est difficile de se défaire de cette habitude", a déclaré le locataire de la Maison Blanche, assurant que "c'est une loi qui sauvera des vies américaines".
Le tabac, c'est en effet le talon d'Achille de Super Barack, qui avait promis à sa femme Michelle d'arrêter de fumer durant la course à la présidentielle américaine. Interrogé par les reporters présents à Washington, Obama a toutefois refusé d'affirmer qu'il avait respecté son engagement. Mais le simple fait qu'il ait parlé au présent dans la citation mentionnée plus haut laisse à penser que son combat contre la cigarette n'est pas terminé.
Le statut de fumeur d'Obama a toutefois un aspect positif. Après avoir tant diabolisé les consommateurs, les Etats-Unis promulguent pour la première fois une loi s'attaquant directement aux producteurs de tabac et à leurs méthodes de marketing. Une voie que George Bush avait refusé de prendre au cours de ses deux mandats.
L'appel du 18 joint : un rendez-vous symboliqueCe jeudi à 18h, les amateurs de cannabis sont invités à se retrouver pour le 17e appel du 18 joint. Mais qui se soucie encore de cette cause perdue ?
![]()
Tests salivaires sur les automobilistes, traque aux usagers, maintien de la politique de répression en dépit du constat d'échec dressé par l'ONU, les tenants de la légalisation (ou du moins de la dépénalisation) n'ont jamais eu autant de bonnes raisons de faire entendre leur voix. Pas sûr, pourtant, que le fameux appel du 18 joint, lancé pour la première fois en 1976 par Libération, trouve cette année un écho démesuré. Relancée en 1993 par le CIRC, cette initiative n'attire plus trop les médias. Ni les responsables politiques influants. Il est loin le temps où on pouvait apercevoir Dominique Voynet lors du rassemblement du Parc de la Villette, à Paris, à l'époque où les Verts clamaient haut et fort leur volonté d'en finir avec la loi de 1970.
Dans une tribune publiée par Rue 89, Jean-Pierre Galland, président du CIRC, dénonce ainsi les dispositions du dernier "plan gouvernemental et triennal de lutte contre les drogues et les toxicomanies" pondu par la M.I.L.D.T. (Mission Interministérielle de Lutte contre la Drogue et la Toxicomanie) :
Sur le même sujet : Peut-on dire du bien du cannabis à l'écran ? En Californie, le cannabis détend la crise Sur le forum : quel fumeur êtes-vous ? Sur Doctissimo : Patrick Lozès : Je reconnais à Manuel Valls la franchise
"On connaissait Manuel Valls sans langue de bois, on le découvre politiquement incorrect. Peut on rapprocher ces propos de ceux de monsieur Frêche, par exemple, qui avait laissé entendre qu'il y avait trop de Noirs dans l‘équipe de France de football, ou du moins pas assez de Blancs ? Mon sentiment, c'est que ces paroles sont gênantes et qu'on peut se demander si en se promenant dans une brocante de Versailles, Manuel Valls aurait dit : "belle image de la ville de Versailles. Tu nous mets quelques Noirs, quelques Blacks ...".
Pour autant, il faut considérer qu'il aborde d'une manière dérangeante un problème qui n'est pas nouveau. Je lui reconnais au moins la franchise. Il ne faut pas lancer de chasse aux sorcières. Le débat qu'il soulève est beaucoup plus important que la manière dont il l'a amené. Mais poser une question est une chose, y répondre en est une autre. Fondamentalement, je ne pense pas que les Noirs et les Arabes d'Evry ont tout d'un coup décidé de vivre dans cette ville sans les Blancs. J'aimerais donc que Manuel Valls veuille bien dire très clairement les solutions qu'il propose pour résoudre le problème qu'il vient de poser."
Voir notre interview vidéo de Patrick Lozès, où le président du CRAN analyse l'échec des politiques anti-discrimination et dénonce le paternalisme des élites française perpétué par des personnalités comme Nicolas Sarkozy, Eric Zemmour ou Alain Finkielkraut. La chasse aux députés godillots est ouverte
Alors que le débat sur l'absentéisme a ressurgi dans la foulée du rejet initial d'Hadopi, dans une Assemblée désertée par les députés UMP, députésgodillots.info pose la question du travail parlementaire sous un autre angle. Pour les administrateurs de ce projet de vigilance citoyenne, qui squattent le Palais Bourbon pour surveiller les glandeurs, obliger les élus à faire acte de présence dans l'hémicycle est une ineptie. Surtout si ces derniers passent le temps à feuilleter le journal, trier leurs photos de vacances... ou jouer à Freecell.
Le travail d'observation et de documentation effectué, malgré les pressions, par ce site dément en tout cas l'affirmation de Jean-François Copé, qui annonçait il y a peu la fin du Parlement godillot. "Certains députés ont oublié la charge de leur fonction, et ont sans doute l'impression qu'ils sont tout puissants", explique Teymour, un des deux fondateurs. "Ils ont du pouvoir, mais il leur est délégué par les citoyens. Et c'est important qu'ils respectent ceux qui les ont élus. N'importe quel citoyen a le droit de se pencher, voire le devoir de se pencher sur le travail de son député." Lire la suite de l'entretien sur le mag société Sur le forum : Faut-il traquer les députés godillots ? Gamins arrêtés : une dérive de la politique sécuritaire ?Depuis l'arrestation de deux enfants âgés de 6 et 10 ans pour un vol supposé de vélos, mardi en Gironde, la polémique enfle autour des méthodes de la police française. Le gouvernement et l'UMP se sont désolidarisés de cet excès de zèle. Mais n'est-il pas le fruit de la politique du chiffre inculquée aux forces de l'ordre ?
![]() Des jeunes même pas adolescents cueillis à la sortie de l'école et emmenés au poste par une escouade de six flics. Voilà une image dont la majorité se serait bien passée. Pas question ici de louer le travail de la police, sur fond de guerre des bandes et de montée de l'insécurité. Le Ministre de l'Education Xavier Darcos et son homologue de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie la jouent profil bas. Cette dernière a demandé l'ouverture d'une enquête interne pour comprendre comment un tel déploiement a pu être mis en place pour une histoire somme toute banale.
Attention, l'interpellation s'est déroulée "sans menottes ni rudoiement", nous rassure le directeur départemental de la sécurité publique (DDSP), Albert Doutre, droit dans ses bottes face aux critiques qui ont fusée ses derniers jours. Sans doute la seule personne en France à assumer un épisode qui salit un peu plus l'image déjà désastreuse de la police française. Aymed Korbosli, secrétaire régional de l'Unsa-police-le-syndicat-unique, a d'ailleurs condamné ce type d'interventions commandées par "la religion du chiffre et des statistiques".
Debbouze réclame toujours les pensions des indigènesCoup de gueule de Jamel Debbouze ce mercredi sur Europe 1 : la promesse de Jacques Chirac de revaloriser les retraites des anciens combattants issus des ex-colonies n'a toujours pas été tenue. "On s'en fout des mots, on s'en fout des discours. Faites votre boulot", a pesté l'acteur qui réclame des actes. ![]()
Problème, la reconnaissance financière du statut de ces sacrifiés n'est, elle, toujours pas à l'ordre du jour. En 2006, le film Indigènes de Rachid Bouchareb, qui sera diffusé pour la première fois en clair jeudi sur France 3, avait suscité une vive émotion et poussé la France à voter en 2007 une loi de finances mettant un terme à la "cristallisation" promulguée par le Général de Gaulle en 1959. Un texte qui définissait un barème de pensions en fonction de la nationalité des anciens combattants. Or, cette décristallisation est incomplète puisqu'elle ne s'applique pas à la pension civile et militaire.
"La pension civile et militaire d'un Français s'élève à environ 600 euros par mois. Elle est de 150 euros par mois pour un Sénégalais et de 80 euros par mois pour un Marocain", dénonçait récemment au JDD.fr Naïma Charaï, déléguée nationale à l'Egalité des chances au sein du Parti socialiste.
"Il reste 80.0000 combattants. Qu'est ce qu'on attend ? Que le dernier meurt pour rétablir la situation ?", s'interroge donc Jamel Debbouze, dans une interview accordée à Marc-Olivier Fogiel et diffusée mercredi sur Europe 1. Récompensé avec ses camarades par le Prix d'interprétation masculine lors du Festival de Cannes 2006, l'acteur déclare par ailleurs ne pas vouloir rencontrer Nicolas Sarkozy : "Non, parce que ça y est on a fait le boulot. On a été un formidable prétexte pour mettre ce sujet sur la table. Maintenant, il faut que la loi soit appliquée. C'est dégradant pour la France de continuer à débattre sur le sujet."
L'offre musicale légale et gratuite est elle KO?La secrétaire d'Etat à l'Economie Numérique Nathalie Kosciusko-Morizet avait promis de se pencher sur l'après-Hadopi. C'est chose faite avec le cycle de tables rondes "Internet pour la création musicale", qui se tiennent du 14 avril à la fin juillet. Mais le premier débat a déjà fait une victime: la gratuité.
"Ce modèle est le moins capable de générer des revenus suffisants à court terme" Ce modèle, dont Michael McGuire, du cabinet Gartner, prédit déjà la disparition, ce sont les plates-formes gratuites de musique en ligne (Deezer, Jiwa, Last.fm etc.). Un coupable ? La crise, pardi, qui fait fuir les annonceurs. Deezer en sait quelque chose. Jonathan Benassaya, son PDG présent lors des débats, est tellement dans le rouge qu'il va devoir insérer des publicités sonores entre les morceaux - au risque de faire fuir son public. Pire, Deezer devrait bientôt faire payer les services liés à sa version mobile. Car le premier site de musique gratuite en streaming - avec 7 millions de visiteurs enregistrés - n'est pas rentable. Aux Etats-Unis, même constat: Spiralfrog a dû fermer. Et Last.fm pourrait revenir à un modèle payant dans certains pays. ![]() Autour de Nathalie Kosciusko-Morizet, "les acteurs de l'après", soit les patrons des principaux canaux d'offre payante sur Internet (Orange, Free, SFR, Fnac, VirginMega etc.) sont en berne. En attendant, en tirant un trait sur l'offre légale gratuite, on laisse peu d'alternative au téléchargement illégal. Seul Paul Verna, du cabinet eMarketer, a entrouvert une faille : "Pour que l'industrie renverse la tendance en sa faveur, il faut aussi que les maisons de disque baissent leurs exigences financières auprès des sites Web". Pour faire mentir la sentence de Nathalie Kosciusko-Morizet ("l'offre légale est faible, décevante et peu attirante"), espérons que les prochains rendez-vous d'"Internet Pour la création musicale", qui réuniront des artistes et des internautes, seront plus créatifs. Légaliser le cannabis ? La France refuse le débat
Le retour de ce vieux serpent de mer des libertaires de gauche part d'un constat factuel. Les politiques de répression ont totalement échouées à enrayer le développement du traffic et la demande croissante des consommateurs, comme l'a confirmé un récent rapport de la Commission Européenne.
En France, pourtant, on n'a jamais été aussi loin de légaliser, ou ne serait-ce que dépénaliser, le cannabis. Entre un gouvernement qui fait la traque aux fumeurs pour soigner ses statistiques de la délinquance (un fumeur interpellé = une affaire résolue) et une gauche traditionnelle qui a trop peur d'être taxée de laxisme post-soixante-huitard, il n'y pas plus guère que le NPA d'Olivier Besancenot et les Libéraux pour défendre encore cette douce utopie. Lancé pour la première fois en 1976, l'appel du 18 joint risque donc de rester à jamais lettre morte.
Lire notre enquête : "Légalisation : Le débat impossible" Royal, toujours seule face à Sarkozy
Bien sûr, le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre n'a pas eu de telles réticences : "De Chine à Dakar, en passant par Washington, Mme Royal ridiculise notre pays, par son attitude et ses sorties iconoclastes".
Au-delà du fond, la réussite de Royal a surtout été de fédérer une nouvelle fois les personnalités du PS autour de sa position, comme elle l'avait fait ce week-end en légitimant les séquestrations de dirigeants par des salariés "fragilisés, piétinés et méprisés". Benoît Hamon, Pierre Moscovici et Vincent Peillon ont ainsi salué sans restrictions sa sortie sénégalaise.
"Dès qu'elle s'exprime elle est entendue, finalement qu'il y ait encore des gens de gauche qui puissent être entendus, je m'en félicite", a même commenté Peillon. Quasi inexistante dans les médias - même son récent passage chez Drucker n'a pas déchaîné les foules - Martine Aubry, qui est rappelons-le LA patronne du PS, peut méditer là-dessus.
Le discours prononcé par Nicolas Sarkozy à Dakar en 2007 : Et les amis de Benoît XVI sont...
Marine Le Pen n'a pas pu assister à ce lynchage sans défendre la nouvelle bête noire des médias:"Le pape c'est le pape. L'église catholique exprime l'idéal de l'abstinence, l'idéal de la fidélité. Elle est là pour fixer la règle". De tautologie en conservatisme social, la fille d'une autre tête de turc des médias sait ce qu'est le déni de popularité. Mais ses arguments sonnent creux.
Christine Boutin s'est aussi prononcée pour défendre son chef spirituel. La chantre du catholicisme de droite décomplexé en a profité pour dévoiler ses préférences intimes: "ce n'est pas drôle de mettre le préservatif quand on fait l'amour". "Chacun fait comme il peut et comme il veut". Mais encore?
Philippe de Villiers, plus pro, s'est limité à une récupération politique de la visite du pape en Afrique. Invité de Oui Non par Michel Field sur LCI, le leader vendéen en a profité pour dénoncer ses adversaires politiques: "Le pape est dans son rôle. Il évolue sur le terrain de l'exigence éthique. Tous ces obsédés de la capote, Kouchner, Juppé, ou Cohn-Bendit, n'ont jamais rien fait pour l'Afrique". Et de détailler son action en Vendée pour les pauvres malades africains: "Il faut traiter les questions avec le sens des principes, il (le pape) est courageux, et le sens de l'humanité pour soigner toutes les victimes, ce que j'essaie de faire par la coopération que nous avons lancé avec le Bénin".
Défendre les errements du pape est donc plus intéressé (à défaut d'être intéressant) qu'on pourrait le croire. Et plus courageux aussi. Selon la fille de Jean-Marie Le Pen, le happening d'Act-up devant Notre Dame le 22 mars, sous le slogan "la capote c'est la vie, le pape l'interdit", était trop facile: "J'aimerais bien que les militants d'Act Up, plutôt que de venir s'allonger et faire de la provocation devant Notre-Dame, aillent devant quelques mosquées pour plaider contre la lapidation. Mais ça, il faut avoir un petit peu plus de courage". Hadopi : NKM se démarqueLes errements de la loi Hadopi se poursuivent avec le coup de gueule de Nathalie Kosciusko-Morizet. La secrétaire d'Etat à l'Economie numérique révèle dans une interview au figaro.fr ne jamais avoir été consultée sur un projet de loi qu'elle trouve dépassé.
Son ministère a eu beau jeu de réduire l'entretien aux déclarations les moins compromettantes, le site electron libre s'est procuré la version dite non-recoupée, qui tourne depuis sur la toile comme une patate chaude. "Cette interview peut lui coûter sa place" reconnaît un habitué des cercles élyséens.
![]()
Hors gouvernement, les critiques fusent contre Hadopi. Jacques Attali juge la loi "scandaleuse et ridicule" car elle n'est qu'une défense tardive des intérêts des gros bonnets de l'industrie du disque. A cela, NKM ajoute l'inutilité: elle sera évitée par tous ceux qui savent modifier leur adresse IP. "Moi-même je sais comment faire ! " Loi Hadopi : Cinq questions à la quadrature du net Après moult balbutiements, l'examen du texte de Loi "Création et Internet", dit aussi Loi Hadopi, débute ce mardi 10 mars à l'Assemblée Nationale. Jérémy Zimmerman, du site laquadrature.net à l'initiative du black out de la toile organisé en réaction au projet, fait le point sur cet inédit mouvement de contestation en ligne qui espère bien gagner le monde réel...
Fluctuat.net : Comment jugez-vous l'impact de votre appel au black out du net contre le projet de loi Hadopi qui entre en discussion à l'Assemblée Nationale ?
On a le sentiment que les médias traditionnels continuent à traiter ce sujet d'une manière différente de ce qu'on peut voir sur le web. Est-ce que ça a évolué ces derniers jours ?
On parle peu du fait que la la Loi Hadopi semble être incompatible avec le droit européen. Votre opinion ?
Quelles sont vos initiatives pour amener cette contestation de la toile au monde réel ?
Lire aussi : Le manifeste de Pirate Bay et le black out du net français Hadopi : Qu'en pense l'Europe ? Le rapport Olivennes à l'origine du projet de loi L'opposition européenne au projet de loi Hadopi Les solutions alternatives dans les autres pays d'Europe
Hadopi, qu'en pense l'Europe ?Posté par Emmanuel le 02.03.09 à 17:30 | tags : information, justice, opposition, hadopi, débat, cyber
La loi Création et Internet est-elle eurocompatible ? Pas si l'on s'en tient au rapport de la Commission des Libertés civiles, de la Justice et des Affaires intérieures (la LIBE) publié le 17 février. Une faille qui pourrait être exploitée par l'opposition lors de l'examen de la loi à partir du mercredi 4 mars.
C'est pour accorder respect des droits d'auteur et respect de la vie privée des internautes que la LIBE s'est positionné contre toute sanction pénale concernant l'accès à Internet.
Une faille à exploiter Pas si l'opposition met l'accent sur cette prise de position européenne. C'est en tout cas ce qu'espère l'avocat-blogueur Maître Eolas, pour qui "l'opposition a une vraie carte à jouer : un projet de loi mal fichu, impopulaire, et qui ne résulte pas d'une directive européenne, donc le parlement est totalement libre de ne pas adopter. Sans compter le passage par le Conseil constitutionnel". Pour rappel, la Commission Nationale Internet et Liberté (CNIL) s'était déjà opposée au projet en mai 2008. Le débat parlementaire promet d'être long et mouvementé...
A lire sur Flu: Le rapport Olivennes à l'origine du projet de loi L'opposition européenne au projet de loi Hadopi Les solutions alternatives dans les autres pays d'Europe En débattre sur le forum société Sur le blog aeiou, l'annonce de blackout sur le web pour protester contre le projet de loi *Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet illustration Sipa: la ministre de la culture et de la communication Christine Albanel |
Discussions en cours sur le forum :
|