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Ségolène Royal siffle la fin de la récré

Posté par Easywriter le 16.11.09 à 10:21 | tags : ps, élucubration, débat

 

 

Royal s'impose. Pour ceux de ses amis qui ne l'auraient pas compris, elle reste le leader des wannabe au parti socialiste. Hier, elle n'a fait que rappeler quelques fondamentaux à Vincent Peillon, son ancien lieutenant.

Certes, Espoir à gauche était, à l'origine,  un courant alternatif censé fédérer les soutiens de Ségolène Royal au sein d'un appareil qui lui était majoritairement hostile.

Mais qu'on ne méprenne pas : ce n'était pas faire de la politique autrement, mais faire la même chose avec des moyens différents.
Royal a créé son courant et maintenant merci de rester dans le rang, ou dans "le troupeau" pour reprendre sa propre expression.
Un troupeau de moutons, guidé par un éléphant. Car c'est ce que Royal est en train de devenir. 

 

Et à quoi reconnait-on un éléphant du parti socialiste ? A sa capacité sans égale à empêcher ses enfants de faire carrière.
Toute une génération de leaders aujourd'hui âgés de plus de 60 ans,truste toujours les principaux courants idéologiques.
D'ailleurs ces courants portent généralement leur nom : on parle des Fabiusiens ou des Strauss-kahniens etc.

 

Derrière eux, les quadras du parti - quadras qui filent vers leur 50 ans - attendent un tour qui ne viendra peut-être jamais.
Valls, Peillon, Montebourg, les enfants frustrés d'une dynastie dans laquelle les Anciens semblent ne vouloir mourir jamais, la génération sacrifiée d'un appareil socialiste qui donne l'impression de préférer voir tout sombrer plutôt que de laisser la descendance prendre la suite.  

 

Les pères ne voulaient rien entendre, mais la mère aimante vient d'infliger un camouflet aussi méprisant à leur tentative d'émancipation.
Royal qui déboule au meeting de Peillon, c'est un peu comme si votre mère débarquait avec ses amies en plein milieu de votre boum adolescente : bien sur la maison lui appartient mais Pitié, maman, laisse moi vivre mes expériences."
Et bien non, la fête est finie, Ségolène siffle la fin de la récrée (Peillon organisait d'ailleurs un débat sur l'école) et demande qu'on parle correctement

 

Vous trouvez qu'on exagère ? Critiquant la partie qui vient de se jouer et l'attitude de Royal, Valls s'est dit fatigué des "jeux de rôles insupportables." et Filipetti a prôné le retour de la fessée au parti socialiste, les deux affichant bien l'atmosphère régressive qui y règne.
Après avoir fait la leçon à l'Enfant terrible, Ségolène est repartie convaincre les foules.
Elle a commencé sa campagne pour les Régionale dans les Deux-Sèvres. Dans un village qui s'appelle "La Crèche". 

 




Polémique autour d'une pub pro-Marijuana en Californie

Posté par Edouard le 09.07.09 à 11:29 | tags : international, débat, actu du cannabis

Plusieurs chaînes de télés refusent de diffuser un spot du Marijuana Policy Project, vantant les bienfaits économiques de la légalisation du cannabis.

 

Cinq stations - dont deux affiliées à ABC, une à NBC et une à FOX TV, selon le Huffington Post - ont donc décidé de boycotter la dernière campagne du MPP, un groupe qui milite activement pour la décriminalisation de l'usage du cannabis. Un courant qui a repris du poil de la bête depuis que la crise économique a frappé les Etats-Unis, et notamment la Californie, état exsangue qui affiche un déficit de 26,3 milliards de dollars (18,7 milliards d'euros).

 

Le spot surfe à fond sur la situation locale, affirmant que les nombreux emplois publics (professeurs, policiers, chirurgiens) menacés par la crise pourraient être sauvés en taxant les fumeurs de joints. Des arguments déclamés par Nadene Herndon, une militante de 58 ans.

 

"Le gouverneur et le législateur ignorent les millions de Californiens qui veulent payer des taxes. Nous sommes des consommateurs de marijuana. Au lieu d'être traités comme des criminels parce qu'on prend une substance moins dangereuse que l'alcool, nous voulons payer notre tribut."


Quant à la non-diffusion de la publicité par une poignée de chaînes, elle a surtout offert une belle promo à la campagne du MPP, vu le nombre de médias qui s'en sont fait écho, du Los Angeles Times au Huffington Post, en passant par Associated Press, le San Francisco Chronicle ou le quotidien anglais The Telegraph.

 

A lire aussi : 

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Remaniement : à quoi servent les ministres ?

Posté par Edouard le 24.06.09 à 14:33 | tags : débat, gouvernement

Le dernier jeu des chaises musicales ministériel confirme une tendance lourde de la présidence Sarkozy : qu'importe la composition du gouvernement et la compétence de ses membres, c'est bien à l'Elysée que tout se décide. Le reste n'est qu'histoire de casting.

 

Entre ministres écartés, nouveaux entrants et fidèles ballottés de maroquins en maroquins, comme Brice Hortefeux qui va occuper son troisième poste en deux ans, le troisième remaniement du gouvernement Fillon, annoncé mardi soir par Claude Guéant sur le perron de l'Elysée, a finalement fait beaucoup de bruit pour rien. Difficile, en effet, de dégager une nomination forte dans cette recomposition qui sent bon le bricolage politique. La diversité initiée en 2007 est maintenue. Les égos ont été ménagés, notamment ceux des sarkosistes. Et un vrai-faux ministre d'ouverture, qui plus est neveu de François Mitterrand, est même là pour faire joli.

 

Reste qu'au-delà de l'image et des équilibres politiciens, certains choix peu légitimes symbolisent l'incohérence d'un remaniement qui altère encore un peu plus la valeur de la fonction ministérielle :

 

Brice Hortefeux : s'il avait rempli son rôle à l'Immigration, où il était chargé de conduire la politique de fermeté voulue par le président, le bras de droit de Sarkozy n'aura guère brillé au Travail, où il n'a même pas eu le temps de faire avancer la réforme des retraites. Six mois après, le voilà nommé en charge de l'Intérieur. Un poste qu'il risque de quitter dans neuf mois si sa candidature aux élections régionales de 2010 se confirme.


Rama Yade : propulsée sur le devant de la scène au cours de la présidentielle 2007, elle était un des symboles de la diversité au sein du gouvernement. A part ça ? La secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme a avalé beaucoup de couleuvres. Désavouée par son ministre de tutelle, qui s'était même prononcé pour la suppression de sa fonction, son secrétariat est passé à la trappe. Mais Sarkozy ne pouvant se séparer d'une deuxième femme issue de l'immigration, après la mise au placard de Rachida Dati au Parlement Européen, il fallu la recaser... au secrétariat d'Etat au sport. On ne l'a pourtant jamais vu faire de jogging avec Sarko.

 

Christian Estrosi : fidèle sarkosiste jusqu'ici recalé des différents gouvernements Fillon, le maire de Nice obtient enfin un ministère. Celui de l'Industrie. Etrange choix pour ce spécialiste des questions sécuritaires, connu pour ses propositions d'amendement chocs (rétablissement de la peine de mort pour certains crimes, suppression des allocations familiales pour les parents d'enfants placés en centres éducatifs fermés, portiques de sécurité à l'entrée des écoles). Il devait défendre ce mardi sa proposition de loi contre les bandes. En matière d'économie, ses compétences restent à démontrer.

 

Xavier Darcos : dans la catégorie "ministre qui n'a rien fait mais qu'on promeut quand même", Darcos se pose là. Après plus de deux ans à l'Education, le bilan du Limougeaud n'est en effet pas bien reluisant. Passés des débuts en douceur, il aura réussi à se mettre tous les syndicats à dos, et dû abandonner sa réforme des lycées devant la pression de la rue. Qu'à cela ne tienne, l'Elysée récompense ses efforts en le nommant au Travail. Un ministère où il sera chargé de conduire une réforme autrement plus ardue, celle des retraites, qui plus est face à certains des syndicalistes avec qui il avait eu maille à partir à l'Education. 

 

La composition du gouvernement Fillon IV




Obama, un fumeur anti-tabac

Posté par Edouard le 23.06.09 à 11:34 | tags : débat, international

Le président américain a signé une nouvelle loi ultra restrictive contre les fabricants de cigarettes, désormais sous le contrôle de la Food and Drug Administration (FDA), l'autorité en charge de l'alimentation et des médicaments.

 

Finis les clopes au goût sucré, les labels "light" ou "faible taux de goudron". Bonjour les cibiches allégées en nicotine. Telles sont les principales mesures qui pourront être mise en place prochainement à l'encontre des cigarettiers, accusés par Barack Obama de cibler les jeunes. "Je le sais - j'étais l'un de ces adolescents. Je sais à quel point c'est difficile de se défaire de cette habitude", a déclaré le locataire de la Maison Blanche, assurant que "c'est une loi qui sauvera des vies américaines".

 

Le tabac, c'est en effet le talon d'Achille de Super Barack, qui avait promis à sa femme Michelle d'arrêter de fumer durant la course à la présidentielle américaine. Interrogé par les reporters présents à Washington, Obama a toutefois refusé d'affirmer qu'il avait respecté son engagement. Mais le simple fait qu'il ait parlé au présent dans la citation mentionnée plus haut laisse à penser que son combat contre la cigarette n'est pas terminé.

 

Le statut de fumeur d'Obama a toutefois un aspect positif. Après avoir tant diabolisé les consommateurs, les Etats-Unis promulguent pour la première fois une loi s'attaquant directement aux producteurs de tabac et à leurs méthodes de marketing. Une voie que George Bush avait refusé de prendre au cours de ses deux mandats.

 

Voir les photos d'Obama clope au bec publiés par le Times




L'appel du 18 joint : un rendez-vous symbolique

Posté par Edouard le 18.06.09 à 10:59 | tags : débat

Ce jeudi à 18h, les amateurs de cannabis sont invités à se retrouver pour le 17e appel du 18 joint. Mais qui se soucie encore de cette cause perdue ?

 

 

Tests salivaires sur les automobilistes, traque aux usagers, maintien de la politique de répression en dépit du constat d'échec dressé par l'ONU, les tenants de la légalisation (ou du moins de la dépénalisation) n'ont jamais eu autant de bonnes raisons de faire entendre leur voix. Pas sûr, pourtant, que le fameux appel du 18 joint, lancé pour la première fois en 1976 par Libération, trouve cette année un écho démesuré. Relancée en 1993 par le CIRC, cette initiative n'attire plus trop les médias. Ni les responsables politiques influants. Il est loin le temps où on pouvait apercevoir Dominique Voynet lors du rassemblement du Parc de la Villette, à Paris, à l'époque où les Verts clamaient haut et fort leur volonté d'en finir avec la loi de 1970.

 

Dans une tribune publiée par Rue 89, Jean-Pierre Galland, président du CIRC, dénonce ainsi les dispositions du dernier "plan gouvernemental et triennal de lutte contre les drogues et les toxicomanies" pondu par la M.I.L.D.T. (Mission Interministérielle de Lutte contre la Drogue et la Toxicomanie) :
"Afin de mieux contrôler l'information, la Mildt promet aussi de s'attaquer aux sites internet qui ‘font la promotion de l'usage du cannabis et vendent du matériel destiné à la culture'. Elle n'a pas encore trouvé la parade pour éradiquer la vente de graines, mais ça ne saurait tarder... En attendant, elle va doter la police ‘de moyens de détection innovants' et traquer le nouvel ennemi de l'intérieur : le cannabiculteur. Toujours d'après ce plan, tout usager pris le pétard au bec aura droit à son 'stage de sensibilisation sur les dangers des produits stupéfiants' et le gouvernement va multiplier les consultations jeunes consommateurs, ‘y compris dans les zones rurales'."


Malgré la présence d'une liste Cannabis Sans Frontières lors des dernières élections européennes, la classe politique refuse aujourd'hui de remettre ce sujet sur la table, comme Fluctuat avait pu le constater dans son dossier Légalisation : le débat impossible.

Sur le même sujet : Peut-on dire du bien du cannabis à l'écran ?

                             En Californie, le cannabis détend la crise
                             Le cannabis étudié à l'Université américaine
                             Obama dit non à la légalisation

Sur le forum : quel fumeur êtes-vous ?
                     Le cannabis au cinéma

Sur Doctissimo :
Comprendre le problème du cannabis




Patrick Lozès : Je reconnais à Manuel Valls la franchise

Posté par Edouard le 11.06.09 à 15:30 | tags : débat, ps, immigration

Suite au début de polémique soulevé par les propos tenus par Manuel Valls dans une brocante de sa ville d'Evry ("Belle image de la ville d'Evry... Tu me mets quelques Blancs, quelques Whites, quelques Blancos..."), le président du CRAN, Patrick Lozès a réagi pour Fluctuat, jugeant que le député socialiste soulève là un vrai débat, mais sans proposer pour l'heure la moindre solution au problème.

 

"On connaissait Manuel Valls sans langue de bois, on le découvre politiquement incorrect. Peut on rapprocher ces propos de ceux de monsieur Frêche, par exemple, qui avait laissé entendre qu'il y avait trop de Noirs dans l‘équipe de France de football, ou du moins pas assez de Blancs ? Mon sentiment, c'est que ces paroles sont gênantes et qu'on peut se demander si en se promenant dans une brocante de Versailles, Manuel Valls aurait dit : "belle image de la ville de Versailles. Tu nous mets quelques Noirs, quelques Blacks ...".

 

Pour autant, il faut considérer qu'il aborde d'une manière dérangeante un problème qui n'est pas nouveau. Je lui reconnais au moins la franchise. Il ne faut pas lancer de chasse aux sorcières. Le débat qu'il soulève est beaucoup plus important que la manière dont il l'a amené. Mais poser une question est une chose, y répondre en est une autre. Fondamentalement, je ne pense pas que les Noirs et les Arabes d'Evry ont tout d'un coup décidé de vivre dans cette ville sans les Blancs. J'aimerais donc que Manuel Valls veuille bien dire très clairement les solutions qu'il propose pour résoudre le problème qu'il vient de poser."

 

Voir notre interview vidéo de Patrick Lozès, où le président du CRAN analyse l'échec des politiques anti-discrimination et dénonce le paternalisme des élites française perpétué par des personnalités comme Nicolas Sarkozy, Eric Zemmour ou Alain Finkielkraut.




La chasse aux députés godillots est ouverte

Posté par Edouard le 27.05.09 à 18:19 | tags : assemblée nationale, débat

Lancé en avril, le site députésgodillots.info traque les parlementaires qui n'apportent rien au débat et suivent systématiquement les consignes de vote de leur partis respectifs.

 

Alors que le débat sur l'absentéisme a ressurgi dans la foulée du rejet initial d'Hadopi, dans une Assemblée désertée par les députés UMP, députésgodillots.info pose la question du travail parlementaire sous un autre angle. Pour les administrateurs de ce projet de vigilance citoyenne, qui squattent le Palais Bourbon pour surveiller les glandeurs, obliger les élus à faire acte de présence dans l'hémicycle est une ineptie. Surtout si ces derniers passent le temps à feuilleter le journal, trier leurs photos de vacances... ou jouer à Freecell.

 

Le travail d'observation et de documentation effectué, malgré les pressions, par ce site dément en tout cas l'affirmation de Jean-François Copé, qui annonçait il y a peu la fin du Parlement godillot. "Certains députés ont oublié la charge de leur fonction, et ont sans doute l'impression qu'ils sont tout puissants", explique Teymour, un des deux fondateurs. "Ils ont du pouvoir, mais il leur est délégué par les citoyens. Et c'est important qu'ils respectent ceux qui les ont élus. N'importe quel citoyen a le droit de se pencher, voire le devoir de se pencher sur le travail de son député."

Lire la suite de l'entretien sur le mag société

Sur le forum : Faut-il traquer les députés godillots ? 




Gamins arrêtés : une dérive de la politique sécuritaire ?

Posté par Edouard le 22.05.09 à 11:39 | tags : débat, gouvernement
Depuis l'arrestation de deux enfants âgés de 6 et 10 ans pour un vol supposé de vélos, mardi en Gironde, la polémique enfle autour des méthodes de la police française. Le gouvernement et l'UMP se sont désolidarisés de cet excès de zèle. Mais n'est-il pas le fruit de la politique du chiffre inculquée aux forces de l'ordre ?

Des jeunes même pas adolescents cueillis à la sortie de l'école et emmenés au poste par une escouade de six flics. Voilà une image dont la majorité se serait bien passée. Pas question ici de louer le travail de la police, sur fond de guerre des bandes et de montée de l'insécurité. Le Ministre de l'Education Xavier Darcos et son homologue de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie la jouent profil bas. Cette dernière a demandé l'ouverture d'une enquête interne pour comprendre comment un tel déploiement a pu être mis en place pour une histoire somme toute banale.

 

Attention, l'interpellation s'est déroulée "sans menottes ni rudoiement", nous rassure le directeur départemental de la sécurité publique (DDSP), Albert Doutre, droit dans ses bottes face aux critiques qui ont fusée ses derniers jours. Sans doute la seule personne en France à assumer un épisode qui salit un peu plus l'image déjà désastreuse de la police française. Aymed Korbosli, secrétaire régional de l'Unsa-police-le-syndicat-unique, a d'ailleurs condamné ce type d'interventions commandées par "la religion du chiffre et des statistiques".


On peut en effet s'interroger sur le lien entre cet évènement et la politique du chiffre promue par Nicolas Sarkozy depuis son passage à l'Intérieur, entre 2005 et 2007. Une politique qui pousse la police à privilégier les délits au taux d'élucidation élevé (possession de cannabis, racolage, ivresse sur la voie publique, sans papiers, etc.) au détriment des affaires plus complexes. Une méthode qui permet de communiquer sur des statistiques avantageuses. Mais offre aux représentants de la loi un rôle peu reluisant qui nourrit le ressentiment des français (et pas qu'en banlieue) envers l'uniforme.


Plus cocasse, l'indignation de Frédéric Lefebvre dans son communiqué de jeudi : "L'arrestation d'un enfant de 6 ans soupçonné du vol d'un vélo à la sortie de l'école n'est pas acceptable". Le porte-parole de l'UMP nous jurait pourtant il y a quelques mois les bienfaits de la détection des futurs délinquants dès la garderie. Il faut croire que la majorité a depuis pris conscience des effets secondaires de son discours sécuritaire. Sans doute un peu tard pour combler le fossé qui se creuse inexorablement entre policiers et citoyens.

 




Debbouze réclame toujours les pensions des indigènes

Posté par Edouard le 20.05.09 à 12:36 | tags : gouvernement, débat

Coup de gueule de Jamel Debbouze ce mercredi sur Europe 1 : la promesse de Jacques Chirac de revaloriser les retraites des anciens combattants issus des ex-colonies n'a toujours pas été tenue. "On s'en fout des mots, on s'en fout des discours. Faites votre boulot", a pesté l'acteur qui réclame des actes.


Le 8 mai dernier, la mémoire des combattants africains ayant lutté pour la libération de la France au cours de la seconde guerre mondiale a été honorée par Nicolas Sarkozy. "Tout le temps qu'ils participeront à l'épopée de la 1è Armée, ils se battront pour la France comme s'ils se battaient pour leur mère-patrie. Ils ne seront économes ni de leur peine, ni de leur sang. La France n'oubliera jamais leur sacrifice", déclarait notamment le président de la République.

 

Problème, la reconnaissance financière du statut de ces sacrifiés n'est, elle, toujours pas à l'ordre du jour. En 2006, le film Indigènes de Rachid Bouchareb, qui sera diffusé pour la première fois en clair jeudi sur France 3, avait suscité une vive émotion et poussé la France à voter en 2007 une loi de finances mettant un terme à la "cristallisation" promulguée par le Général de Gaulle en 1959. Un texte qui définissait un barème de pensions en fonction de la nationalité des anciens combattants. Or, cette décristallisation est incomplète puisqu'elle ne s'applique pas à la pension civile et militaire.

 

"La pension civile et militaire d'un Français s'élève à environ 600 euros par mois. Elle est de 150 euros par mois pour un Sénégalais et de 80 euros par mois pour un Marocain", dénonçait récemment au JDD.fr Naïma Charaï, déléguée nationale à l'Egalité des chances au sein du Parti socialiste.

 

"Il reste 80.0000 combattants. Qu'est ce qu'on attend ? Que le dernier meurt pour rétablir la situation ?", s'interroge donc Jamel Debbouze, dans une interview accordée à Marc-Olivier Fogiel et diffusée mercredi sur Europe 1. Récompensé avec ses camarades par le Prix d'interprétation masculine lors du Festival de Cannes 2006, l'acteur déclare par ailleurs ne pas vouloir rencontrer Nicolas Sarkozy : "Non, parce que ça y est on a fait le boulot. On a été un formidable prétexte pour mettre ce sujet sur la table. Maintenant, il faut que la loi soit appliquée. C'est dégradant pour la France de continuer à débattre sur le sujet."

 




L'offre musicale légale et gratuite est elle KO?

Posté par Emmanuel le 21.04.09 à 13:31 | tags : débat, hadopi

La secrétaire d'Etat à l'Economie Numérique Nathalie Kosciusko-Morizet avait promis de se pencher sur l'après-Hadopi. C'est chose faite avec le cycle de tables rondes "Internet pour la création musicale", qui se tiennent du 14 avril à la fin juillet. Mais le premier débat a déjà fait une victime: la gratuité.

 

"Ce modèle est le moins capable de générer des revenus suffisants à court terme"

Ce modèle, dont Michael McGuire, du cabinet Gartner, prédit déjà la disparition, ce sont les plates-formes gratuites de musique en ligne (Deezer, Jiwa, Last.fm etc.). Un coupable ? La crise, pardi, qui fait fuir les annonceurs. Deezer en sait quelque chose. Jonathan Benassaya, son PDG présent lors des débats, est tellement dans le rouge qu'il va devoir insérer des publicités sonores entre les morceaux - au risque de faire fuir son public. Pire, Deezer devrait bientôt faire payer les services liés à sa version mobile. Car le premier site de musique gratuite en streaming - avec 7 millions de visiteurs enregistrés - n'est pas rentable. Aux Etats-Unis, même constat: Spiralfrog a dû fermer. Et Last.fm pourrait revenir à un modèle payant dans certains pays.


Autour de Nathalie Kosciusko-Morizet, "les acteurs de l'après", soit les patrons des principaux canaux d'offre payante sur Internet (Orange, Free, SFR, Fnac, VirginMega etc.) sont en berne.
Après avoir démonté l'offre gratuite, ils cherchent leur salut du côté des modèles payant qui ont réussi... Il n'y en a qu'un: iTunes. Mais l'entreprise américaine leur suffit à prouver que l'écoute de musique payante sur internet peut marcher. Reste à trouver le moyen d'attirer les internautes vers ce modèle. Myspace? "Leurs membres sont davantage prêts à payer pour écouter de la musique que d'autres".

En attendant, en tirant un trait sur l'offre légale gratuite, on laisse peu d'alternative au téléchargement illégal. Seul Paul Verna, du cabinet eMarketer, a entrouvert une faille : "Pour que l'industrie renverse la tendance en sa faveur, il faut aussi que les maisons de disque baissent leurs exigences financières auprès des sites Web". Pour faire mentir la sentence de Nathalie Kosciusko-Morizet ("l'offre légale est faible, décevante et peu attirante"), espérons que les prochains rendez-vous d'"Internet Pour la création musicale", qui réuniront des artistes et des internautes, seront plus créatifs.

Source: Le Monde




Légaliser le cannabis ? La France refuse le débat

Posté par Edouard le 08.04.09 à 18:27 | tags : crise financière, actu du cannabis, débat

Qu'il est loin le temps où la gauche s'affichait avec le CIRC de Jean-Pierre GallandAlors que les artistes, les consommateurs et les militants ont presque baissé les bras en France, le débat autour de la légalisation du cannabis a ressurgi par la voix d'un député californien, Tom Ammiano, qui souhaite taxer l'herbe pour lutter contre la crise. Une idée soutenue par nombre d'économistes et de centres d'études qui ont publié des rapports très sérieux sur le sujet.

 

Le retour de ce vieux serpent de mer des libertaires de gauche part d'un constat factuel. Les politiques de répression ont totalement échouées à enrayer le développement du traffic et la demande croissante des consommateurs, comme l'a confirmé un récent rapport de la Commission Européenne.
Echec qui a un double coût économique. Les Etats investissent à perte milliards de dollars dans cette lutte et se privent d'un manque à gagner non-négligeable en maintenant ce marché lucratif dans la clandestinité. Ce qui fait les beaux jours des mafias internationales.

 

En France, pourtant, on n'a jamais été aussi loin de légaliser, ou ne serait-ce que dépénaliser, le cannabis. Entre un gouvernement qui fait la traque aux fumeurs pour soigner ses statistiques de la délinquance (un fumeur interpellé = une affaire résolue) et une gauche traditionnelle qui a trop peur d'être taxée de laxisme post-soixante-huitard, il n'y pas plus guère que le NPA d'Olivier Besancenot et les Libéraux pour défendre encore cette douce utopie. Lancé pour la première fois en 1976, l'appel du 18 joint risque donc de rester à jamais lettre morte.

 

Lire notre enquête : "Légalisation : Le débat impossible"




Royal, toujours seule face à Sarkozy

Posté par Edouard le 07.04.09 à 11:38 | tags : débat, international, ps, ump

En visite au Sénégal, Ségolène Royal a présenté ses excuses pour le discours prononcé par Nicolas Sarkozy en 2007 sur la place de l'Homme noir dans l'Histoire. Soutenue par la plupart des dirigeants du PS, l'ancienne candidate se pose toujours en principale opposante au chef de l'Etat. N'en déplaise à Martine Aubry.


La mise en scène était un peu facile, comme l'a noté Bernard Kouchner ce mardi sur RTL. Toujours est-il qu'elle a fait son effet. De passage dans son Sénégal natal, Sego ne pouvait pas se priver d'en remettre une couche sur le tristement célèbre "discours de Dakar", que Sarko traine comme un boulet. Chargés de répliquer ce matin dans les médias, le Ministre des Affaires Etrangères et sa secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme, Rama Yade, semblaient d'ailleurs quelque peu embarrassés à l'heure de défendre la prose du boss de l'Elysée.

 

Bien sûr, le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre n'a pas eu de telles réticences : "De Chine à Dakar, en passant par Washington, Mme Royal ridiculise notre pays, par son attitude et ses sorties iconoclastes".

 

Au-delà du fond, la réussite de Royal a surtout été de fédérer une nouvelle fois les personnalités du PS autour de sa position, comme elle l'avait fait ce week-end en légitimant les séquestrations de dirigeants par des salariés "fragilisés, piétinés et méprisés". Benoît Hamon, Pierre Moscovici et Vincent Peillon ont ainsi salué sans restrictions sa sortie sénégalaise.

 

"Dès qu'elle s'exprime elle est entendue, finalement qu'il y ait encore des gens de gauche qui puissent être entendus, je m'en félicite", a même commenté Peillon. Quasi inexistante dans les médias - même son récent passage chez Drucker n'a pas déchaîné les foules - Martine Aubry, qui est rappelons-le LA patronne du PS, peut méditer là-dessus.

 

Le discours prononcé par Nicolas Sarkozy à Dakar en 2007 :




Et les amis de Benoît XVI sont...

Posté par Emmanuel le 25.03.09 à 17:41 | tags : pipolitique, débat

Villipendé par la presse, hué par les catholiques de gauche et moqué par les politiques, Benoît XVI se sent bien seul dans sa lutte contre l'usage du préservatif. Seuls soutiens à l'horizon : des personnalités de droite (voire plus) qui s'insurgent contre la diabolisation du chef de l'Eglise catholique. 

 

Marine Le Pen n'a pas pu assister à ce lynchage sans défendre la nouvelle bête noire des médias:"Le pape c'est le pape. L'église catholique exprime l'idéal de l'abstinence, l'idéal de la fidélité. Elle est là pour fixer la règle". De tautologie en conservatisme social, la fille d'une autre tête de turc des médias sait ce qu'est le déni de popularité. Mais ses arguments sonnent creux.

 

Christine Boutin s'est aussi prononcée pour défendre son chef spirituel. La chantre du catholicisme de droite décomplexé en a profité pour dévoiler ses préférences intimes: "ce n'est pas drôle de mettre le préservatif quand on fait l'amour". "Chacun fait comme il peut et comme il veut". Mais encore?

 

Philippe de Villiers, plus pro, s'est limité à une récupération politique de la visite du pape en Afrique. Invité de Oui Non par Michel Field sur LCI, le leader vendéen en a profité pour dénoncer ses adversaires politiques: "Le pape est dans son rôle. Il évolue sur le terrain de l'exigence éthique. Tous ces obsédés de la capote, Kouchner, Juppé, ou Cohn-Bendit, n'ont jamais rien fait pour l'Afrique". Et de détailler son action en Vendée pour les pauvres malades africains: "Il faut traiter les questions avec le sens des principes, il (le pape) est courageux, et le sens de l'humanité pour soigner toutes les victimes, ce que j'essaie de faire par la coopération que nous avons lancé avec le Bénin".

 

Défendre les errements du pape est donc plus intéressé (à défaut d'être intéressant) qu'on pourrait le croire. Et plus courageux aussi. Selon la fille de Jean-Marie Le Pen, le happening d'Act-up devant Notre Dame le 22 mars, sous le slogan "la capote c'est la vie, le pape l'interdit", était trop facile: "J'aimerais bien que les militants d'Act Up, plutôt que de venir s'allonger et faire de la provocation devant Notre-Dame, aillent devant quelques mosquées pour plaider contre la lapidation. Mais ça, il faut avoir un petit peu plus de courage".




Hadopi : NKM se démarque

Posté par Emmanuel le 23.03.09 à 13:00 | tags : hadopi, gouvernement, débat

Les errements de la loi Hadopi se poursuivent avec le coup de gueule de Nathalie Kosciusko-Morizet. La secrétaire d'Etat à l'Economie numérique révèle dans une interview au figaro.fr ne jamais avoir été consultée sur un projet de loi qu'elle trouve dépassé.

 

Son ministère a eu beau jeu de réduire l'entretien aux déclarations les moins compromettantes, le site electron libre s'est procuré la version dite non-recoupée, qui tourne depuis sur la toile comme une patate chaude. "Cette interview peut lui coûter sa place" reconnaît un habitué des cercles élyséens.
On y apprend l'absence de concertation entre le Ministère de la Culture et celui de l'Economie numérique. NKM a été exclue des débats. Dommage, car son avis aurait pu éviter de proposer une loi qu'elle juge en retard : "On a laissé le mal s'installer, prospérer et le débat survient trop tard par rapport à une pratique déjà installée".

 

 

Hors gouvernement, les critiques fusent contre Hadopi. Jacques Attali juge la loi "scandaleuse et ridicule" car elle n'est qu'une défense tardive des intérêts des gros bonnets de l'industrie du disque. A cela, NKM ajoute l'inutilité: elle sera évitée par tous ceux qui savent modifier leur adresse IP. "Moi-même je sais comment faire ! "
On espère en tout cas que ces déclarations ne lui coûteront pas son poste, elle qui se dit prête à travailler à "l'après-Hadopi" avec les "acteurs de l'après".




Loi Hadopi : Cinq questions à la quadrature du net

Posté par Edouard le 09.03.09 à 19:47 | tags : assemblée nationale, débat, hadopi, cyber
Après moult balbutiements, l'examen du texte de Loi "Création et Internet", dit aussi Loi Hadopi, débute ce mardi 10 mars à l'Assemblée Nationale. Jérémy Zimmerman, du site laquadrature.net à l'initiative du black out de la toile organisé en réaction au projet, fait le point sur cet inédit mouvement de contestation en ligne qui espère bien gagner le monde réel...

 

Fluctuat.net : Comment jugez-vous l'impact de votre appel au black out du net contre le projet de loi Hadopi qui entre en discussion à l'Assemblée Nationale ?
Jérémy Zimmerman :
Ce sont des dizaines de milliers de sites et de blogs qui sont passés aux couleurs du black out. Et, littéralement, des centaines de milliers de messages sur les différents espaces de commentaires, forums et réseaux sociaux qui discutent aujourd'hui d'Hadopi et de ses enjeux. Donc, de ce point de vue, c'est une grande réussite. Par ailleurs, on a des échos qui nous disent que des tonnes d'e-mails, de coups de fil et de demandes de rendez-vous seraient en train de pleuvoir sur l'Assemblée Nationale. L'objectif ultime de notre campagne qui était de motiver les gens à contacter leur député est donc également en train de porter ses fruits.

 

On a le sentiment que les médias traditionnels continuent à traiter ce sujet d'une manière différente de ce qu'on peut voir sur le web. Est-ce que ça a évolué ces derniers jours ?
Non. Et à vrai dire on en n'attend pas tant de la part des médias traditionnels. On a effectivement un clivage entre les médias traditionnels et internet. A croire que les médias traditionnels voient, comme le gouvernement, internet comme un menace. Je pense qu'il sont habitués à travailler avec les cabinets ministériels, les lobbyistes, les attachés de presse des grandes entreprises qui font cette loi.

 

HADOPI - Le Net en France : black-outEst-ce que vous n'avez pas l'impression de prêcher surtout des convertis en menant votre contestation sur la toile ?
Si vous voyiez la nature de dizaines de milliers de site qui sont en black out, entre le jardinier du Larzac, le site des recettes de cuisine de Tante Berthe et autres. Ça va bien au-delà des sites de geek, engagés traditionnellement dans ces actions.

 

On parle peu du fait que la la Loi Hadopi semble être incompatible avec le droit européen. Votre opinion ?
L'amendement 138 qui a été voté puis retiré au parlement européen ne fait de toute manière que répéter des principes fondamentaux du droit européen. A savoir que seul l'autorité judiciaire peut restreindre les droits et libertés fondamentales. Parmi ces droits et libertés fondamentales, il y a le droit au respect de la vie privée et le droit à un procès équitable. Deux points sur lesquels Hadopi s'assoit.

 

Quelles sont vos initiatives pour amener cette contestation de la toile au monde réel ?
La meilleure façon sera de venir assister aux débats, à l'Assemblée, et d'observer aux moindres faits et gestes des députés pour ensuite les rapporter, écrire sur le wiki de la quadrature, etc. Mon petit doigt me dit qu'il y aura des initiatives parallèles à la notre. Ce n'est que le début de la contestation. La loi Hadopi sera obsolète le jour où elle sera votée et peut-être que les débats, à défaut de repousser la loi, permettront de préparer l'après Hadopi.

Pour suivre l'évolution du dossier : http://www.laquadrature.net/HADOPI

 

Lire aussi :

Le manifeste de Pirate Bay et le black out du net français

Hadopi : Qu'en pense l'Europe ?

Le rapport Olivennes à l'origine du projet de loi

L'opposition européenne au projet de loi Hadopi

Les solutions alternatives dans les autres pays d'Europe

 




Hadopi, qu'en pense l'Europe ?

Posté par Emmanuel le 02.03.09 à 17:30 | tags : information, justice, opposition, hadopi, débat, cyber
La loi Création et Internet est-elle eurocompatible ? Pas si l'on s'en tient au rapport de la Commission des Libertés civiles, de la Justice et des Affaires intérieures (la LIBE) publié le 17 février. Une faille qui pourrait être exploitée par l'opposition lors de l'examen de la loi à partir du mercredi 4 mars.

 

C'est pour accorder respect des droits d'auteur et respect de la vie privée des internautes que la LIBE s'est positionné contre toute sanction pénale concernant l'accès à Internet.
Dans son rapport, voté à l'unanimité des 44 membres, la commission qui protège le droit des citoyens européens a délivré son verdict: "Considérant que l'"e-illettrisme" sera l'illettrisme du 21e siècle ; considérant que garantir l'accès de tous les citoyens à Internet équivaut à garantir l'accès de tous les citoyens à l'éducation et considérant qu'un tel accès ne devrait pas être refusé comme une sanction par des gouvernements ou des sociétés privées, considérant que cet accès ne devrait pas faire l'objet d'abus dans la poursuite d'activités illégales...".
Ce rapport devrait déboucher sur une loi ou une directive européenne dans la semaine du 23 mars prochain. Sera-t-il trop tard pour les internautes français ? Dès le 4 mars, la loi Hadopi* et sa stratégie de riposte graduée seront débattues à l'Assemblée.

 

Une faille à exploiter

Pas si l'opposition met l'accent sur cette prise de position européenne. C'est en tout cas ce qu'espère l'avocat-blogueur Maître Eolas, pour qui "l'opposition a une vraie carte à jouer : un projet de loi mal fichu, impopulaire, et qui ne résulte pas d'une directive européenne, donc le parlement est totalement libre de ne pas adopter. Sans compter le passage par le Conseil constitutionnel". Pour rappel, la Commission Nationale Internet et Liberté (CNIL) s'était déjà opposée au projet en mai 2008. Le débat parlementaire promet d'être long et mouvementé...

 

A lire sur Flu:

Le rapport Olivennes à l'origine du projet de loi

L'opposition européenne au projet de loi Hadopi

Les solutions alternatives dans les autres pays d'Europe

En débattre sur le forum société

Sur le blog aeiou, l'annonce de blackout sur le web pour protester contre le projet de loi

*Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet


illustration Sipa: la ministre de la culture et de la communication Christine Albanel






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