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La crise financière sous toutes ses coutures : études et statistiques, impacts sociaux, art de la débrouille... En France et à l'étranger
La Californie vide ses prisons pour boucler son budgetLe budget finalement voté par l'Etat californien pourrait réduire la population carcérale de 27 000 individus pour réaliser une économie de 1,2 milliard de dollars par an.
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Plombée par un déficit de 26 milliards de dollars ((18,5 milliards d'euros), la Californie a dû réaliser des coupes drastiques dans ses dépenses publiques pour présenter un budget révisé ne comprenant pas d'augmentation significative des impôts. Selon le Los Angeles Times, l'accord conclu lundi entre le gouverneur Arnold Schwarzenegger et les parlementaires californiens prévoirait même la libération de milliers de prisonniers. Une annonce qui fait bondir les élus républicains, minoritaires dans l'Assemblée locale, ainsi que les représentants de la police ou de l'éducation.
Matthew Cate, le monsieur prison de Schwarzy, a voulu minimiser l'impact de cette mesure, arguant que le chiffre de 27 000 détenus (sur une population carcérale de 170 000) ne serait pas atteint uniquement par des libérations directes. Certains détenus achèveront leur peine à domicile, d'autres bénéficieront de réductions de peines ou verront leur délit requalifié. "C'est trompeur de présenter les choses comme ça", a expliqué Cate. "On veut faire croire que nous allons ouvrir les portes, et ce n'est tout simplement pas le cas". L'accord doit être voté jeudi par le Congrès californien.
Après avoir connu une période de prospérité, la Californie, Etat le plus riche des Etats-Unis et 8e économie mondiale, se prépare en tout cas à manger son pain noir. Au menu : routes mal entretenus, classes bondées, aides sociales en berne pour les populations à bas revenus et un accès plus difficile aux soins. Décryptage : à la recherche des 9000 milliards perdus par la FED9000 milliards de dollars égarés dans la nature par la Réserve Fédérale américaine. Une inspectrice générale de la FED bafouillant devant les questions d'un député démocrate. Des médias sourds muets, pendant que la blogosphère dénonce un nouveau scandale du capitalisme. Décryptage d'un buzz vidéo riche en contre-vérités, où l'opacité du système financier nourrit tous les fantasmes.
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Alors que son président Ben Bernanke doit être auditionné ce mardi par le Congrès US, la Réserve Fédérale américaine est dans la tourmente. L'amendement Ron Paul, qui souhaite pouvoir auditer les activités de la FED (à défaut de l'enterrer purement et simplement), rencontre un grand succès auprès des parlementaires de tous bords. L'opinion publique est-elle plus que jamais exaspérée par cette administration obscure, responsable, pour certains, de la crise financière qui a plongée l'économie américaine dans un profond marasme.
Symbole de ce ras-le-bol face à prédominance de Wall Street et l'opacité du système, une vidéo virale réalise un carton sur le web depuis plusieurs semaines. Boudé par les médias traditionnels mais massivement repris par la blogosphère, le document montre le député démocrate Alan Grayson interrogeant une Inspectrice Générale de la FED sur la destination des milliers de milliards de dollars qui ont été injecté depuis le début de la crise pour relancer la machine. Entre bafouillages et langue de bois, la représentante de la Réserve Fédérale ne donne pas de réponses. Du pain béni pour les conspirationnistes, les militants anti-système et les hommes politiques qui surfent sur, non sans populisme, sur l'impression qu'a le citoyen américain de régler la note des dérives du capitalisme.
Si la réalité est un peu plus compliquée que le slogan des "9000 milliards de dollars perdus par la FED" repris en choeur par une bonne partie de la blogosphère, le manque de transparence de la Réserve Fédérale est un vrai débat qui fait rage outre-Atlantique. Malgré le soutien de ses petits amis économistes, Ben Bernanke pourrait d'ailleurs en faire les frais en janvier 2010, date à laquelle le renouvellement de son mandat devra être tranché par Barack Obama.
Lire la suite de notre article sur les "9 000 milliards perdus de la FED"
Illustration : "La Réserve Fédérale imprime tellement d'argent qu'on pourra bientôt se torcher avec", un message tout en finesse de la blogosphère anti-FED. Madoff incarcéré avec un espion israélien et un terroriste islamisteA l'origine de la plus grosse fraude de l'histoire de Wall Street, Bernard Madoff s'est vu refuser sa demande d'incarcération à la prison d'Otisville, proche de son domicile.
![]() L'escroc purgera donc sa peine de 150 ans du côté de la Caroline du Nord, dans le Butner Federal Correctional Complex. Un établissement situé à 480 miles (772km) de son appartement newyorkais où résident toujours sa femme et ses deux fils, juste en dessous de la distance maximum prévue par le Bureau des Prisons (500 miles). La prison où Madoff souhaitait être transféré était elle à 77 miles (123 km) de la Grosse Pomme.
Le prisonnier matricule No 61727-054 devrait bénéficier de conditions d'incarcération au dessus de la moyenne, Butner étant réputée pour accueillir essentiellement des délinquants en col blanc, ainsi que d'une cellule individuelle par mesure de sécurité. Il comptera toutefois parmi ses codétenus un certain Jonathan Pollard, ancien officier de l'US Navy convaincu en 1987 d'espionnage pour le compte d'Israël, et Omar Abdel-Rahman, un cheikh égyptien aveugle condamné à perpétuité en 1995 pour avoir mis en place un complot terroriste. Crise du logement aux Etats-Unis : acte IIAprès la première vague d'expulsion de logement pendant la crise des subprimes, la hausse du taux de chômage aux Etats-Unis a relancé les difficultés de remboursement des emprunts immobiliers des ménages, avec à la clé le risque de se retrouver sans toit.
La crise des subprimes avait été déclenchée en 2007 par des spéculateurs qui émettaient des emprunts à risque à des ménages surendettés pour financer leur maison. En 2009, nouvelle configuration, mêmes effets : ce sont les ménages qui ont perdu leur emploi à cause de la crise qui ne peuvent plus rembourser leur prêt immobilier. On est donc loin de la folie financière de 2007. Mais, pour Morris A. Davis, expert en biens immobiliers à l'Université du Wisconsin, si "les saisies étaient mauvaises l'an dernier ? Cette année, ce sera pire". ![]() Souvenez-vous, les spéculateurs ont d'abord abandonné le navire quand les prix de l'immobilier ont plongés, puis la deuxième secousse a eu lieu avec la hausse du taux d'intérêt des emprunts des ménages, dont la plupart n'ont eu d'autre option que d'hypothéquer leur maison. En novembre 2008, 280.000 logements étaient sous le coup d'une procédure de saisie. Mark Zandi d'Economy.com avance qu'"on est aujourd'hui au milieu de la troisième vague, et elle prend de l'ampleur"... Rassurant. Contrairement à 2007, le lien entre chômage et perte de logement est explicite : Economy.com prévoit que 60% des futures saisies immobilières seront directement dues au chômage, lequel a déjà dépassé les 8% dans l'ensemble du pays. ![]() Le "bossnapping" à la française vu de l'étranger
Un faux semblant de révolution Pour le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung, les prises d'otage ne sont "pas le signe d'une propagation révolutionnaire mais plutôt celui de l'échec du dialogue social". Pour une révolution, il faudrait que les français n'aient plus rien à perdre. Or, "jusqu'à maintenant, la plupart des révoltes étaient un combat pour le statu-quo".
Pas encore de grand soir vu d'Allemagne, encore moins d'Outre-Atlantique où le Time magazine voit dans les séquestrations de patrons une allégorie de la "tradition insurrectionnelle gauchiste" : "les dernières actions qui ont marqué l'actualité sociale ne sont au fond qu'une sorte de version moderne du penchant historique des Français pour l'insurrection en réponse à l'adversité". Le magazine ose le parallèle entre les émeutes de 2005 et les prises d'otage de patrons. Ils y voient le symptôme de syndicats fragiles, poussés à agir avec extrêmisme. Le "bossnapping" serait donc le dernier gadget de syndicats en manque d'adhérents. Une trouvaille en or selon le Time, car les actions ont réussit à réduire les plans de licenciement et améliorer les plans de réinsertion : "pourquoi s'arrêter en si bon chemin ?". L'hebdomadaire Américain Newsweek agite aussi le fantôme de la révolution : "ils ont dans un recoin de leur tête une image de la guillotine et du pouvoir de la rue".
Vu d'Angleterre, on s'inquiète surtout que parmi les otages, 3 sont des britanniques. The Guardian a donc demandé à ses lecteurs si les français n'allaient pas un peu loin. 50, 8% de votants ont considérés que oui. Finalement, aucun pays étranger ne croit encore à une Révolution Française version XXIème siècle, mais certains craignent (ou espèrent) que le phénomène puisse se répandre chez eux.
Quand à la spécificité culturelle française, si chère aux médias Américains, elle n'est pas si flagrante à en croire la correspondante du quotidien berlinois de gauche Tageszeitung: "les manifestations et les grèves en France sont plus que du folklore politique : les Français ne font qu'exprimer une colère qui gronde dans toute l'Europe".
Pour mémoire, voici comment l'inénarrable polémiste républicain Bill O'Reilly de Fox News traitait les émeutes de banlieue de 2005 : Cannabis : Schwarzy prêt à étudier la légalisationPosté par Edouard le 06.05.09 à 18:58 | tags : crise financière, actu insolite, international, actu du cannabis
"C'est le moment d'en débattre", a estimé le gouverneur californien Arnold Schwarzenegger, qui souhaite étudier les cas des pays ayant légalisé la Marijuana. ![]()
"Je suis toujours favorable à un débat ouvert sur des idées permettant d'accroître les recettes de l'Etat californien", a expliqué le républicain. "Nous devons étudier de près les pays qui ont légalisé la marijuana et d'autres drogues et voir l'impact que cela a eu". Schwarzy a tout de meme prévenu qu'il ne fallait pas commettre d'erreur sur le sujet "juste pour des revenus".
En 2006, Schwarznegger avait déjà surpris son monde en appliquant le protocole de Kyoto à la Californie. Un virage écolo qui suivait le basculement de l'opinion locale.
La côte de Sarko en berne65% des français sont déçus par l'action de Nicolas Sarkozy et 63% estiment le bilan des deux premières années de son quinquennat négatif. Le même chiffre que Jacques Chirac deux ans après sa prise de fonction, lequel culmine aujourd'hui en tête du classement des personnalités politique préférées des français.
Le sondage TNS Sofres Logica qui paraît aujourd'hui dans le quotidien gratuit Métro surfe sur l'atmosphère de crise. Les Français ne croient pas que le président soit capable de tirer le pays de la récession, n'en déplaise à Jacques Marseille. Est-ce un effet crise ou un effet Sarkozy ? Car en juin 2007, ils étaient 59% à avoir confiance en Sarko pour "affronter efficacement les principaux problèmes qui se posent au pays", selon le CSA. Ce pessimisme n'est peut-être aussi qu'un effet sondage. L'institut TNS Sofres rappelle que Jacques Chirac recueillait les mêmes opinions défavorables que Sarko après deux ans de pouvoir. François Mitterrand aussi était critiqué : 50% des français jugeaient son bilan plutôt négatif. Seul Valérie Giscard d'Estaing recueillait plus d'opinion positives que négatives. ![]() Deux années de pouvoir seraient un laps de temps fallacieux : trop court pour voir aboutir les effets des réformes, trop long pour être encore dans l'euphorie de l'après campagne. C'est ce qu'on objecte dans l'entourage du président, à qui ni la crise ni les sondages ne font baisser les bras, bien au contraire. Il devrait peut-être au contraire faire profil bas jusqu'à une future embellie financière. Jacques Chirac, après être tombé à 29% d'opinions favorables en mai 2006 (selon le CSA), est remonté à 74% d'opinions favorables aujourd'hui!
A méditer à l'Elysée : mieux vaut ne pas rester trop longtemps au pouvoir pour garder la côte. La crise, ça change la viePosté par Emmanuel le 30.04.09 à 10:00 | tags : crise financière
Un sondage publié par le Washington Post révèle que 56% des Américains ont dû effectuer des changements substantiels dans leur vie avec la crise. Un quart d'entre eux est en colère.
"J'ai dû rendre ma vie plus économique" Le résultat du sondage Washington Post/ABC sur l'impact de la crise n'étonne pas : une majorité d'Américains avouent avoir bouleversé leur quotidien. Plus intéressante est l'interprétation des experts. "C'est normal qu'en des temps où tout semble incertain, la peur se transforme en colère" explique Matt Wallaert, psychologue du comportement chez JustThrive.com. A l'écouter, on pourrait comprendre les ouvriers français de Continental qui ont récemment "sacagé" trois bureaux de la sous-préfecture de l'Oise. François Fillon les a peut-être compris, ce qui ne l'a pas empêché de promettre des "poursuites", traduites une semaine plus tard par "une convocation chez les flics", rappelle le Canard Enchaîné. Si on ne peut laisser éclater sa colère impunément, restent les solutions anti-crise proposées un peu partout. Tips (astuces en anglais), premier magazine dit "anti-crise" lancé par le propriétaire de Choc et Entrevue, va proposer aux femmes de 25 à 45 ans des solutions pour consommer pas cher : "La crise change les habitudes de consommation, avec des budgets plus serrés, le retour du troc et la préoccupation du développement durable", explique Gérard Ponson. Lui aussi a compris que l'économie était devenue malgré nous le centre de nos préoccupations... Et donc un filon à exploiter. Le Mexique en quarantaine touristiqueAprès les ravages de la violence des cartels, le virus de la grippe porcine risque d'aggraver la crise qui touche le secteur touristique mexicain.
Les chroniqueurs avides de jeux de mots s'amusent à rebondir de la crise financière à la crise sanitaire mexicaine où la grippe porcine a déjà fait 103 victimes et contaminé 1.600 personnes selon les autorités. Pour le secteur touristique du Mexique, c'est plus la crise sanitaire qui pourrait rebondir en crise financière. "Ce problème peut avoir un impact important sur l'économie, mais l'impact le plus important est humain", a estimé dimanche le ministre des Finances mexicain Agustin Carstens. L'impact sur le tourisme s'est vite fait sentir. En un week-end, le président de l'association des hôtels de Mexico a déjà observé une chute de 20% du tourisme national vers la capitale. ![]()
Ce dimanche, le secrétaire au tourisme de Mexico a donc rencontré le directeur national du tourisme Rodolfo Elizondo, et, avec d'autres têtes pensantes de l'industrie touristique nationale, ils ont tenté de trouver un message fort pour répondre aux craintes des touristes étrangers. Ce qui n'a pas empêché la Bourse de réagir négativement avec la chute des actions des compagnies aériennes et des groupes touristiques, tandis que les valeurs pharmaceutiques grimpaient.
Source: New-York-Times A lire aussi: le guide du crevard du tourisme de crise Sur le forum: dans quelle ville aimeriez-vous vivre ? Sur Doctissimo : tout savoir sur la grippe A (H1N1) L'American Dream en temps de criseLes ex-goldens-boys new-yorkais sans travail se redécouvrent une nouvelle passion : le bénévolat.
C'est beau la crise ! L'article du Figaro a de quoi émouvoir. Les ex-traders avaient un emploi, beaucoup d'argent, tout pour rester condescendants jusqu'à la fin de leurs jours. Et la crise est passée par là. En quelques mois, leur mode de vie part en fumée. Depuis, les ex-financiers au chômage doivent supporter le bruit et les odeurs.
![]() Le pire, c'est qu'ils y ont pris goût. On retrouve donc les addicts des transactions boursières s'atteler à des activités gratuites, jusqu'à saturer les sites de bénévolat comme volunteernyc.org : "Les gens font preuve d'une magnifique humilité ; quels que soient leurs diplômes, ils sont prêts à passer la serpillière, vider les poubelles... Je n'ai jamais vu ça, on est presque complets jusqu'au mois d'août !", explique le responsable du bénévolat à la mission Bowery. A New-York, le nombre de bénévoles a augmenté de 30% par rapport à l'an dernier. Comment expliquer un tel revirement ? Parce que la crise c'est fun, explique Arlene Bannister, interrogée par la journaliste du Figaro : "si j'ai commencé le bénévolat par ennui, j'ai découvert depuis que c'était très fun d'aider les autres". Le mouvement de solidarité américain envers les sans-emplois (+193.000 chômeurs en un an à New-York) est donc beau et fun. Comme quoi, la sécurité sociale ne sert pas à grand chose...
A lire sur Flu: la hausse des "crimes sociaux" aux Etats-Unis Sur la toile: le 405 Club donne jusqu'à 405$ par mois aux chômeurs new-yorkais Le chien d'Obama est-il une arme de diversion médiatique ?Posté par Edouard le 14.04.09 à 15:05 | tags : international, décryptage, medias et politique, crise financière
Quatre mois après l'installation des Obama à la Maison Blanche, l'identité du chien qui partagera avec eux la résidence présidentielle a été dévoilée ce week-end. Une info futile qui passionne pourtant les médias américains. Et parvient même à engendrer des polémiques.
Il s'appelle Bo, est âgé de six mois et appartient à la race des chiens d'eau portugais. Pour les médias américains, c'est LE scoop de ce week-end pascal. "Le plus grand mystère de Washington depuis le Watergate", a même osé une présentatrice de la chaîne CBS (voir vidéo ci-dessous), alors que la majorité des journaux télé y consacraient leur Une, à coup de photos exclusives et de duplexes avec la mère ou la sœur du canidé présidentiel.
Pour le Washington Post, il y a même sujet à controverse, puisque Bo ne serait pas un bâtard sauvé d'un chenil, comme l'avait annoncé Obama à plusieurs reprises, mais un pure race offert par le sénateur Edward Kennedy, lui-même grand amateur de chiens d'eau portugais. "Promesses, promesses : est-ce que le chien d'Obama était abandonné ?", se demandait ainsi le Post dans son édition de lundi. Réponse, "à moitié", puisque l'animal a été rendu par ses premiers propriétaires sans passer par la SPA locale. Il fallait le préciser.
Illustration : Barack Obama et Bo, le nouveau chiende la Maison Blanche (crédits : Sipa) La ruée vers l'or: acte II
De San Francisco, mais surtout de Los Angeles, les chercheurs d'or affluent de nouveau dans le conté d'Orange, au Sud de la Californie. Les passionnés de toujours s'étonnent et s'amusent de voir de nouvelles têtes gonfler leurs rangs.
Voir le reportage de France 24 : A lire aussi : En Californie, le cannabis détend la crise Légalisation : la France refuse le débat Réagis sur le forum : Pour ou contre le cannabis? Japon : les suicides repartent à la hause avec la crise
La crise financière, qui vient s'ajouter à la récession chronique frappant l'archipel depuis la fin des années 90, risque malheureusement d'annuler ces efforts. Comme on peut le voir dans ce reportage de France 24, tourné aux abords d'une colline d'où se jettent des Japonais victimes de licenciement. "Ces derniers mois j'ai sauvé 19 personnes, des gens touchés par la crise qui n'avaient d'autres solutions que de se suicider", raconte un policier à la retraite qui tente, à son petit niveau, d'enrayer le phénomène. En janvier 2009, 2645 suicides ont été enregistrés au Japon, soit une augmentation de 15% par rapport à janvier 2008. La récession tueLa crise est-elle un pousse au crime ? Une question grinçante mais bien réelle aux Etats-Unis, où les études se multiplient autour de crimes liés à des drames sociaux.
Quatre policiers abattus à Oakland, Californie. Sept personnes âgées tuées dans une maison de retraite en Caroline du Nord. Six meurtres dans un quartier chic de Santa Clara, Californie. ![]()
De quoi réveiller une paranoïa obsessionnelle chez les boss et voir en chaque collègue un sociopathe en sommeil. Quand on creuse, on apprend que le meurtrier de la maison de retraite a justement visé l'établissement où travaillait la femme qui l'avait quitté. La crise n'a rien à voir là-dedans. Quand aux patrons qui s'inquiètent pour leur vie dans l'Hexagone, qu'ils se rassurent, les Français, eux, n'ont, légalement, que leurs mains pour régler leurs comptes.
Source: The Cristian Science Monitor Légaliser le cannabis ? La France refuse le débat
Le retour de ce vieux serpent de mer des libertaires de gauche part d'un constat factuel. Les politiques de répression ont totalement échouées à enrayer le développement du traffic et la demande croissante des consommateurs, comme l'a confirmé un récent rapport de la Commission Européenne.
En France, pourtant, on n'a jamais été aussi loin de légaliser, ou ne serait-ce que dépénaliser, le cannabis. Entre un gouvernement qui fait la traque aux fumeurs pour soigner ses statistiques de la délinquance (un fumeur interpellé = une affaire résolue) et une gauche traditionnelle qui a trop peur d'être taxée de laxisme post-soixante-huitard, il n'y pas plus guère que le NPA d'Olivier Besancenot et les Libéraux pour défendre encore cette douce utopie. Lancé pour la première fois en 1976, l'appel du 18 joint risque donc de rester à jamais lettre morte.
Lire notre enquête : "Légalisation : Le débat impossible" Le G20 passe les paradis fiscaux au karchërCette année, le G20 veut nettoyer la finance des paradis fiscaux. Dieu sait si la crasse est incrustée en France, où, des Bermudes à Panama, toutes les entreprises du CAC 40 ont des filiales dans les paradis fiscaux.
A la veille du G20, l'affaire fait un peu tâche d'encre. Total, Michelin et Adidas soupçonnés de fraude fiscale au Liechtenstein. Doit-on être surpris ? Pas si l'on en croit l'enquête du magazine Alternatives économiques qui fait dégonfler les poitrines indignées par cette nouvelle affaire de fraude fiscale. Oui, l'évasion fiscale est une pratique courante chez les grandes entreprises du CAC 40. Oui, les banques aussi ont des filiales dans des paradis fiscaux - de Jersey à la Suisse, allant jusqu'à Panama - où fructifient les richesses de leurs plus gros clients. On appelle ça "l'optimisation fiscale".
Les paradis fiscaux black-listés Heureusement, les crises entraînent souvent de petites révolutions. A la veille du G20, une proposition de loi américaine vise à instaurer une liste noire des paradis fiscaux, ainsi qu'une plus grande surveillance des intermédiaires privés de l'évasion fiscale, comprenez les banquiers et autres cabinets d'audit. On apprend ensuite qu'une liste grise - Autriche, Honk Kong, Luxembourg, Belgique, etc.- viendra compléter la liste noire - Singapour, Suisse, Jersey etc.
Pour en savoir plus, l'enquête d'Alternatives Economiques sur les entreprises du CAC 40 dans les paradis fiscaux. Thierry Morin : l'ultime parachute doré ?
Exploit. Il a réussit à choquer la patronne des patrons. Laurence Parisot dénonce "le comportement d'un dirigeant qui piétine ainsi l'intérêt général de son entreprise, qui méprise ses salariés, qui bafoue ses patrons de PME(...) et qui foule au pied notre code de gouvernance". La leader du MEDEF aura peut-être noté que Thierry Morin quitte Valeo, sous-traitant de Renault, en pleine crise du secteur automobile : 5.000 salariés vont être licenciés, dont 1.600 en France.
Dans le même temps, les dirigeants de la Société Générale ont eux poliment accepté de renoncer à leurs stock-options (le président Daniel Bouton devait toucher 70.000 stock-options, le directeur général Frédéric Oudéa 150.000 et les deux directeurs généraux délégués 50.000 chacun) en échange du soutien financier du gouvernement.
Vers une loi sur les parachutes dorés La subtilité n'a pas échappé au conseil d'administration de Veola. Si le gouvernement a fait plier Daniel Bouton et ses comparses, c'est qu'ils bénéficient d'une avance d' 1,7 milliards d'euros de l'Etat: "le Conseil rappelle que, contrairement à ce qui a pu être indiqué, Valeo n'a pas reçu d'aide de l'Etat".
Légiférer sur les parachutes dorés ? Un moyen de "moraliser le capitalisme" selon les termes de Nicolas Sarkozy. Le progrès social pourrait donc venir de l'UMP. Ce dimanche, son porte-parole Fredéric Lefebvre a prié le syndicat patronal de contrôler la gloutonnerie de ses membres: "Le Medef ne veut pas réagir (...) Comme il n'y a ni le désir ni les moyens, on va nous leur donner les moyens et on va légiférer". Le trompe l'oeil du record de créations d'entreprisesLe nombre de création d'entreprises a atteint un nouveau record de 43.213 au mois de février grâce au régime de l'auto-entrepreneur entré en vigueur au début de l'année.
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Ouf! Enfin un chiffre qui redonne la pêche malgré l'essoufflement économique, alors que plus de 60% des français disent désapprouver la politique économique de Nicolas Sarkozy.
Qui sont donc ces optimistes créateurs de richesse qui snobent la peur de la récession ?
Mais, à la lecture des secteurs d'activités mis en exergue par le site de l'auto-entrepreneur, on découvre, déçu, que la vrai nature de "l'aventure entrepreneuriale" n'a rien de "révolutionnaire". Les offres oscillent entre les chambres d'hôtes, le service à la personne (livraison de courses ou de repas à domicile, garde d'enfants, soutien scolaire, prestations de petits bricolages dites "homme toute mains", entretien de la maison et travaux ménagers etc.), le télé-travail (télé-secrétaire par exemple) et les boutiques en ligne (vente à distance sur e-bay).
Ces micro-entreprises (dont le chiffre d'affaire ne doit pas excéder 80.000 euros par an) ont donc le mérite de faire grossir les chiffres de l'emploi en temps de crise. Pour ce qui est de rajeunir l'image de l'entreprise, il reste encore de la marge. Reprise en 2010 : La méthode coué de Trichet et BernankeLa croissance va repartir en 2010. Voilà en substance ce que répète depuis quelques semaines Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne (BCE), et Ben Bernanke, son homologue de la Réserve fédérale américaine (FED). De belles manifestations d'optimisme qui n'engagent que leurs auteurs. ![]() Je vais bien, tout va bien... "Nous devrions probablement assister à la fin de la récession cette année", a encore répété Bernanke, dans une interview diffusée dimanche dans le magazine 60 minutes. Avis évidemment partagé par Trichet, qui lui emboîtait le pas ce mercredi : "L'année 2009 sera très très difficile. (...) En même temps, il y a un accord assez général pour penser que 2010 peut être l'année de la reprise, modérée, de la croissance".
Ce n'est pas la première fois que le duo nous joue ce petit numéro depuis le début de l'année. Le 9 mars, à l'issue de la réunion bimestrielle du G-10 au siège de la Banque des règlements internationaux (BRI), Trichet l'annonçait déjà : "Nous nous approchons du moment où il y aura une reprise". Au cas où on n'aurait pas bien compris sa déclaration du 28 février, où il se réclamait également d'un avis soit-disant partagé par tous : "J'ai noté que c'est ce que pratiquement tous les économistes et institutions pensent."
Le précédent Hoover Cette certitude autour d'un retour de la croissance en 2010 est pourtant loin d'être aussi unanimement partagée que JCT veut bien le dire, d'autant qu'aucun indicateur économique ne permet d'appuyer une telle affirmation.
La Banque Mondiale et le Fonds Monétaire Internationale sont ainsi nettement plus réservés. Dominique Strauss-Kahn a reconnu le 11 mars avoir "peur que la reprise en 2010 devienne difficile", si l'assainissement du système bancaire ne s'accélérait pas. Warren Buffet, deuxième fortune de la planète, mise lui sur un redressement de l'économie dans "cinq ans" : "Cela prend cinq minutes pour prendre peur, mais reprendre confiance demande bien plus de temps. Or, le système ne fonctionne pas sans confiance."
Si on peut donc comprendre la volonté de Trichet et Bernanke d'enrayer la morosité ambiante, la méthode coué a ses limites. Yann Algan, économiste à L'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), rappelait récemment dans un chat du Monde "l'optimisme largement infondé du président Hoover en mai 1930, qui déclarait : ‘le pire est passé, nous allons rapidement sortir de la crise'. Deux ans plus tard, 770 banques étaient fermées, le PIB avait reculé de 25 % et le chômage touchait un quart de la population américaine."
Dans cette cacophonie de pronostics, le mieux est sans doute de s'en tenir à ce que nous a appris la crise actuelle : optimistes ou alarmistes, n'écoutons pas trop les économistes... Système D vs. ChômagePosté par Le Yog le 18.03.09 à 09:56 | tags : economie, actu insolite, information, crise financière
En France comme aux USA, les entreprises ferment les unes après les autres, et les chiffres du chômage ne cessent de grimper. En attendant des jours meilleurs, certains déploient des trésors d'imagination pour se vendre sur le marché du travail et se démarquer au sein de la masse des demandeurs d'emploi.
USA : homme sandwich, voyage travail Le concept publicitaire de "l'homme sandwich" a retenu l'attention de Paul Nawrocki. Il arpente le macadam new yorkais dans les environs de Grand Central Station - Manhattan. Au chômage depuis février 2008, il tente de trouver un travail en distribuant son CV aux passants. A défaut de décrocher un boulot, les gens ont de la sympathie pour lui.
Radicalement plus créatif, Daniel Seddiqui, 26 ans, diplômé en économie. Ce jeune américain a entamé au mois de septembre un tour des USA de 50 semaines pour travailler dans différents états. Tour à tour, il a été hydrologiste (Colorado), animateur de rodéos (Dakota-du-Sud), bûcheron (Oregon), policier des frontières (Arizona), archéologue (Arkansas), mécanicien automobile (Michigan) ; certains de ses employeurs lui ont proposé un emploi permanent. Lui, traçait sa route tel un hobo* des temps modernes en plus argenté. A ce jour, il a gagné 710 $, certes, ce n'est pas beaucoup, mais Daniel Seddiqui ne paye pas les chambres d'hôtels, la nourriture et les transports.
France : En vente sur E-bay, payer pour travailler Yann Miel, embauché en CDD par le haut commissaire à la Jeunesse Martin Hirsch, travaille au sein d'une commission qui étudie la question de l'intégration des jeunes diplômés. On pouvait retrouver cet homme de 23 ans, en vente sur e-Bay et battre le pavé de la Défense à Paris. Le buzz créé par les médias autour de lui a sans doute attiré l'attention de l'homme politique, voyant en Miel, justement, l'occasion de se faire de la pub à moindre coût. Dans une autre démarche, mais une tranche d'âge également durement touchée sur le marché de l'emploi. L'ex cadre Jean-Pierre Le Floche, un sénior de 51 ans, n'hésite pas à carrément investir 50 000 euros sur son embauche qu'il reversera par tranches mensuelles de 500 euros à son futur employeur.
Décompte Toutes ces méthodes pour amorcer un retour à l'emploi ne sont pas payantes. Yann Miel a été le plus chanceux (provisoirement) par rapport à Paul Nawrocki et Jean-Pierre Le Floche. En s'ouvrant sur d'autres secteurs professionnels, Daniel Seddiqui a été de loin le plus entreprenant. Une démarche qui pourrait être sérieusement étudiée par les jeunes célibataires demandeurs d'emploi et mobiles. Selon les spécialistes et la doxa politique, la reprise est annoncée pour 2010. En attendant, le système "D" et la créativité peuvent être un antidote pour combattre le cancer de la morosité ambiante. A chacun son arme.
* Hobo : Après la crise de 1929, les hobos étaient des travailleurs itinérants qui sillonnaient les USA pour trouver du travail de ville en ville. Le palmarès des villes les plus chères chamboulé par la crise Madrid et Barcelone plus chères que Londres. Paris promue 3e, New York reléguée au 22e rang. Reykjavik qui chute de la 6e à la 67e place. Le classement annuel publié par The Economist perdrait-il de sa pertinence en temps de crise ?
Comme nous l'avancions récemment dans notre guide consacré au tourisme de crise, certaines villes comme Londres ou Reykjavik ont subi de plein fouet la crise qui frappe l'économie de leur pays. Réputée hors de prix, la capitale anglaise aurait dégringolé de la 3e à la 27e place au classement des villes les plus chères du monde. La vie serait donc moins coûteuse sur les bords de la Tamise qu'à Paris (3e), Frankfort (7e), Barcelone (18e) ou Madrid (20e), selon l'étude réalisée chaque année par The Economist Intelligence Unit, pour le compte de l'hebdomadaire britannique The Economist. Deux villes japonaises, Tokyo et Osaka, occupent elles les deux premières places.
Ce classement basé sur l'évaluation du prix de 160 produits et services de consommation courante dans 140 villes est toutefois à prendre avec des pincettes. D'abord parce qu'il ne prend pas en compte les loyers résidentiels ou commerciaux. Mais surtout parce qu'il est conditionné par la fluctuation des monnaies. Phénomène qui a pris des proportions considérables dans le contexte de crise actuel, avec notamment les fortes dévaluations subies par la Livre anglaise ou la Couronne islandaise - d'où la chute de Londres et Reykjavik.
Difficile dans ses conditions d'affirmer que le coût de la vie est plus élevé dans telle ou telle ville pour ses habitants. Les résultats conservent en revanche leur pertinence pour les ressortissants étrangers qui viennent d'un pays dont la monnaie est restée forte. Ne reste plus qu'à renommer l'étude "classement des villes les plus chères du monde pour les touristes". Et à consulter notre guide du "tourisme de crise" pour choisir sa destination. En Californie, le cannabis détend la crisePosté par Emmanuel le 04.03.09 à 10:47 | tags : actu insolite, crise financière, actu du cannabis, information
"Légalisons la marijuana". Ces mots, prononcés par Tom Ammiano, ressemblent à un air de Peter Tosh. Mais si on écoute la suite ("cela permettrait de prélever au moins 1 milliard de dollars par ans de taxes diverses"), on comprend que le député démocrate, qui se présente plus comme un "Martini guy", préfère les vertus économiques de la drogue douce à ses effets hallucinogènes.
La méthode du docteur ? Les producteurs et distributeurs californiens ayant obtenu une licence pour vendre aux adultes de plus de 21 ans paieraient une taxe de 50 dollars par once (35,27grammes). Chaque joint sera ainsi imposé à hauteur d'un dollar. Lire : légalisation, le débat impossible sur le forum : Pour ou contre la légalisation ? Le tourisme dit "oui" à la crise
Londres, Reykjavik, Dublin, Séoul, Moscou, ces destinations phares étaient jusqu'à aujourd'hui dénuées d'offres bon marché. Or, en quelques mois, leurs économies ont si lourdement accusé le coup que la donne a changée. En Irlande, les prix baissent pour la première fois depuis 1960, Londres héberge désormais des restaurants à prix libre, la compagnie aérienne islandaise offre des voyages clé-en-main au prix du billet d'avion... Bref, le touriste qui a encore quelques deniers à dépenser est roi.
Lire la suite sur le mag société : Le tourisme en période de crise Lefebvre dénonce la bêtise de la relance par la consommationPosté par Edouard le 26.02.09 à 11:41 | tags : chiffres, gouvernement, crise financière, chomage, ump
Alors que 90.200 nouveaux demandeurs d'emplois ont été enregistrés au mois de janvier, le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre assure ce matin que "les chiffres du chômage et de la consommation à la hausse valident l'action du gouvernement". Une méthode coué qui ne semble pas convaincre les Français.
Si le secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez a pris son air le plus grave pour annoncer dès mercredi soir que la France rentrait "dans une phase où on va avoir des chiffres comme ça sur plusieurs mois", Lefebvre a donc misé sur une communication plus agressive pour commenter la hausse du chômage. Invité ce matin sur France Info, le troll de l'UMP n'a rien concédé, défendant au contraire la décision du gouvernement de "tout miser sur l'investissement, l'activité et l'emploi, tout en prenant des dispositifs pour les gens les plus fragiles victimes de la crise".
La "bêtise" du PS Toujours aussi diplomate, le porte-parole a au passage fustigé la "bêtise" des mesures avancées par l'opposition comme la baisse d'un point de la TVA : "Les propositions de Martine Aubry et du parti socialiste, c'est à dire ce fameux changement de politique, faire la relance par la consommation, c'est tout simplement stupide et pas adapté à la situation". Concernant son étrange parallèle entre la hausse du chômage et la bonne politique du gouvernement, il a précisé "qu'on savait que la crise aurait des conséquences douloureuses pour les Français et pour l'emploi", prenant l'exemple de l'Espagne ou l'Angleterre, pour qui "ça va encore plus mal". La prochaine fois, il pourra aussi évoquer la situation en Haïti pour démontrer qu'on n'est finalement pas si mal lotis. Les Français ont eux l'air sceptique quant aux effets de l'action gouvernementale. Selon le dernier baromètre BVA-Orange-L'Express-France Inter, ils seraient 65 % à estimer que celle-ci n'aura pas d'impact (37 %), voire un impact négatif (28 %) sur la situation de l'emploi.
L'intervention de Frédéric Lefebvre sur France Info, très en forme dès la première minute : Careeroki : La chanson de motivationPosté par Le Yog le 24.02.09 à 10:55 | tags : humour, information, international, economie, crise financière
Nouveau concept originaire de Floride, le Careeroki est un dérivé du karaoké où l'on s'époumone pour tenter de relancer sa carrière professionnelle.
Afin de participer au concours, il fallait envoyer une vidéo dans laquelle on interprète une chanson pour expliquer sa motivation. La grande gagnante du premier Careeroki, l'aspirante infirmière Nichole Nagy, a remporté une bourse de 8000 dollars, l'aide d'un coach pour accomplir ses démarches professionnelles et une carte d'achat de 100 dollars d'essence. Alors que de nombreuses personnes étaient attendues, les organisateurs de ce show atypique de l'emploi ont dû se contenter d'à peine plus de quarante participants. Apparemment, même en temps de crise, les gens ne sont pas décidés à faire n'importe quoi pour décrocher un job.
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