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Les chiffres et statistiques qui font l'actu.

Guerre des chiffres autour du découpage électoral

Posté par Emmanuel le 16.04.09 à 10:21 | tags : ump, legislatives, chiffres
Le nouveau projet de découpage électoral est tout ce qu'il y a de plus "neutre": sur 33 circonscriptions supprimées, 23 étaient détenues par le PS. Sur les 33 nouvelles, 24 iront à la droite...

 

"Le futur se construit aujourd'hui". Un adage apprécié par la majorité parlementaire, laquelle s'assure déjà de sa victoire aux législatives de 2012.
Le nouveau découpage électoral est censé "mieux répondre aux réalités démographiques de la France". Dans les faits, 33 circonscriptions vont disparaître, dont 23 détenues par le PS et 9 par l'UMP, et un "mixte". Pour les socialistes, ce "tripatouillage" ne cherche qu'à "rendre plus difficile l'alternance".
Faux s'insurge le maître du chantier, Alain Marlaix. Le secrétaire d'Etat aux Collectivités territoriales avance lui que sur les 33 circonscriptions supprimées, 15 sont à droite et 18 au PS : "Trois sièges de différence sur 577 circonscriptions ! On peut tout de même reconnaître que c'est assez neutre".

 

Cette guerre des chiffres n'aurait pas dû avoir lieu, assure Alain Marleix, mais la fuite s'est produite. Et le Monde l'a répandue. Martine Aubry, d'ordinaire si discrète, se dit même prête à déposer un recours devant le Conseil d'Etat et le Conseil Consitutionnel. La première dame du PS a en tête quelques notions de base en calcul: si on supprime 33 circonscriptions, 33 autres sont crées pour garder le même total de 577. Or, sur les 33 nouvelles circonscriptions, elle affirme que 9 sont promises à la gauche contre 24 à droite.
Calcul final : -12 circonscriptions pour le PS, +13 pour l'UMP.

Un déséquilibre orchestré en haut lieu selon le président du Conseil Constitutionnel. Une mauvaise nomination de Nicolas Sarkozy, et ce genre d'erreurs devient plausible estime Jean-Louis Debré, cité par le Canard Enchaîné (15/04): "Regardez ce qu'il a osé faire. Nommer Yves Guéna, un homme de 86 ans et pas très en forme, à la tête de la Commission de découpage électoral. C'est un scandale, on est quand même pas en Union Soviétique !"




Lefebvre dénonce la bêtise de la relance par la consommation

Posté par Edouard le 26.02.09 à 11:41 | tags : chiffres, gouvernement, crise financière, chomage, ump
Alors que 90.200 nouveaux demandeurs d'emplois ont été enregistrés au mois de janvier, le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre assure ce matin que "les chiffres du chômage et de la consommation à la hausse valident l'action du gouvernement". Une méthode coué qui ne semble pas convaincre les Français.

 

Si le secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez a pris son air le plus grave pour annoncer dès mercredi soir que la France rentrait "dans une phase où on va avoir des chiffres comme ça sur plusieurs mois", Lefebvre a donc misé sur une communication plus agressive pour commenter la hausse du chômage. Invité ce matin sur France Info, le troll de l'UMP n'a rien concédé, défendant au contraire la décision du gouvernement de "tout miser sur l'investissement, l'activité et l'emploi, tout en prenant des dispositifs pour les gens les plus fragiles victimes de la crise".

 

La "bêtise" du PS

Toujours aussi diplomate, le porte-parole a au passage fustigé la "bêtise" des mesures avancées par l'opposition comme la baisse d'un point de la TVA : "Les propositions de Martine Aubry et du parti socialiste, c'est à dire ce fameux changement de politique, faire la relance par la consommation, c'est tout simplement stupide et pas adapté à la situation". Concernant son étrange parallèle entre la hausse du chômage et la bonne politique du gouvernement, il a précisé "qu'on savait que la crise aurait des conséquences douloureuses pour les Français et pour l'emploi", prenant l'exemple de l'Espagne ou l'Angleterre, pour qui "ça va encore plus mal".

La prochaine fois, il pourra aussi évoquer la situation en Haïti pour démontrer qu'on n'est finalement pas si mal lotis. Les Français ont eux l'air sceptique quant aux effets de l'action gouvernementale. Selon le dernier baromètre BVA-Orange-L'Express-France Inter, ils seraient 65 % à estimer que celle-ci n'aura pas d'impact (37 %), voire un impact négatif (28 %) sur la situation de l'emploi.

 

L'intervention de Frédéric Lefebvre sur France Info, très en forme dès la première minute :







2000-2008 : la carte d'une Amérique qui change

Posté par Jordan le 31.01.09 à 14:50 | tags : international, chiffres

Deux mandats, huit années et des États-Unis transformés. Quels défis pour Barack Obama ?

Les Américains comptent plus de milliardaires, mais plus de pauvres. Ils sont moins bien assurés, et plus nombreux dans les prisons. Les Américains jouent plus aux jeux-vidéo, regardent plus la télévision, sont plus gros. Ils sont un peu moins homophobes, mais le nombre de mouvements "haineux" en activité a fortement augmenté. Le prix du maïs a quadruplé, le coût des soins de santé a doublé, comme le budget de la défense, et la dette publique a pris dix points dans le nez… La suite sur la carte, et les chiffres en détail ici.




La parité sera atteinte dans 25, 50 ou 120 ans...

Posté par Easywriter le 28.11.08 à 16:46 | tags : chiffres

18,5 % de femmes à l'Assemblée nationale, on est loin de la parité. A ce rythme il faudra 25 ou 50 ans pour arriver à une égalité statistique. Et ce n'est pas le pire score obtenu par les différentes instances politiques du pays...

C'es l'Observatoire des inégalités qui le dit. 18,5 % de femmes c'est mieux (12,5 % en 2002) mais si on raisonne en progression du nombre de sièges, il faudra 25 ans pour que la moitié de l'Assemblée nationale soit occupée par des élues. Pire : si on s'en tient à une progression en pourcentage il faudra 25 ans de plus.
Tous les partis ne sont d'ailleurs pas égaux face à l'égalité des sexes : le parti socialiste avait présenté 45,5 % de candidates aux dernières législatives et l’UMP 26 % (la moyenne de l'ensemble des partis étant de 41,6%).

Les représentants de la nation se consoleront en se moquant de leurs collègues des conseils généraux, de loin l'assemblée la plus masculine : 13,1 % de femmes avec un point de progression tous les 3 ans : à ce rythme il faudra 120 ans pour arriver à une égalité parfaite dans les assemblées départementales. Il n'y a guère que dans les conseils régionaux que les femmes peuvent rivaliser : elles y représentent déjà 47,6 % des élus.




Sondage : estimez-vous que certains sondages sont débiles ?

Posté par Easywriter le 26.09.07 à 12:16 | tags : chiffres, décryptage

73 % des Français estiment le pays en situation de faillite, nous annonce le Figaro.fr après avoir demandé leur avis à près de 15 000 internautes. Qu'est-on censé faire de genre d'information ?
Bien sur l'appréciation subjective d'une situation est parfois plus importante que la réalité objective de celle-ci.
Quand on demande aux Français s'ils ont le sentiment que leur situation économique se dégrade, que leur pouvoir d'achat baisse, on ne cherche pas à savoir s'ils ont une image objective de la réalité mais juste à déterminer la représentation qu'ils en ont puisque celle-ci influe sur leur comportement de consommation. Leur demander s'ils pensent que leurs enfants vivront mieux qu'eux ( et donc s'ils comptent épargner davantage), ou s'ils pensent que leur situation va s'améliorer dans les prochains mois (en clair, comptez- vous investir ?) est tout aussi compréhensible. Car tout le monde le sait, la croissance c'est dans la tête.

 

En revanche, demander aux Français s'ils pensent que la France est en faillite est absolumment idiot : en matière de finance publique, ce qui importe est de savoir si oui ou non l'Etat est au bord de la banqueroute ( ce qu'il n'est pas parce que nombre d'investisseurs continueront à lui prêter de l'argent) et si accessoirement il existe des possibilités de recettes supplémentaires. Sonder l'opinion sur une question de pure expertise n'a aucun sens si ce n'est laisser penser que le gouvernement a le plébiscite de l'opinion... ouais du coup ça prend tout son sens effectivement... Aussi je m'interroge. Sondage Flu: Estimez-vous que cette notule est banale et inutile ?




Immobilier : La bonne affaire de Sarkozy intéresse la justice

Posté par Easywriter le 19.09.07 à 10:57 | tags : chiffres, président de la république

Telex : l'affaire de l'appartement acheté par Nicolas Sarkozy au groupe immobilier Lasserre avec un rabais substantiel fait l'objet d'une enquête préliminaire.
Le Canard enchainé avait expliqué il ya quelques semaines qu'entre le prix corrigé et les travaux sous-facturés, Sarkozy avait bénéficié d'environ 300 000 € de remise, le promoteur immobilier Lasserre profitant pour sa part d'un rabais de 775 000 €  grâce à un étalement sur deux ans de l'achat des terrains sur l'ile de la Jatte à Neuilly). L'enquête instruite par le parquet de Nanterre a été confiée à la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE). Le président bénéficie dans tous les cas de l'immunité pendant toute la durée de son mandat.

Dans les archives du blog : Le logement social façon Sarkozy 

 




Résultats des législatives :La vague bleue est nettement retombée

Posté par Easywriter le 17.06.07 à 20:05 | tags : chiffres, elections, legislatives, second tour

Sacrée correction apportée à la vague bleue du premier tour : l'UMP à elle seule ne totalise que 323 sièges soit (moins que les 365 d'avant le scrutin) alors qu'elle rêvait de réussir le coup de 1993 avec 470 fauteuils. Le Nouveau Centre lui amène 22 sièges supplémentaires. Le Parti socialiste et ses alliés réunissent 206 sièges (contre 149 aujourd'hui) et le parti communiste sauve 18 de ses 24 sièges et les Verts gagnent un député. Le Mdem aurait 4 sièges.
Bien sur tous ces chiffres restent provisoires mais ils témoignent déjà d'un très net souci de rééquilibrage des électeurs.

A suivre les résultats du second tour des législatives (affinés)




Sondages : L'UMP aura t-elle plus de 400 députés ?

Posté par Easywriter le 08.06.07 à 17:01 | tags : campagne electorale, chiffres, elections, legislatives, les verts, modem, pcf, ps, ump

Profitons des dernières heures légales pour faire le point sur les dernières estimations sondagières.
Globalement la déferlante UMP prévisible s'est un rien tassée : 41 à 43 % des électeurs apporteraient leur suffrage à un candidat issu de la majorité. Les socialistes peinent à atteindre le seuil psychologique des 30 % de vote, l'étude la plus favorable ( Sondage TNS-Sofres/Unilog pour RTL, Le Figaro et LCI réalisé les 5 et 6 juin) les crédite de 29,5%, les dernières statistiques publiées par Cisco pour Le Parisien et Ipsos Dell pour SFR/Le Point les placent à 28 % d'intentions de vote.
En projection - à prendre avec des pincettes car les contextes locaux jouent beaucoup dans les résultats réels - le parti de François Hollande aurait entre 110 et 155 sièges, et retrouve au mieux l'équilibre actuel (149 députés); Encore doit-il cette relative bonne tenue à l'effondrement de ses partenaires : les communistes notamment ne conserveront pas leurs 21 députés mais plutôt une fourchette comprise entre 4 et 12 sièges. Les Verts conserveront au mieux leurs trois sortants. Le Mouvement Democrate de François Bayrou dont les intentions de vote se tassent également ne peut prétendre à plus de 6 députés sauf accord de désistement ( et de dernière minute)avec des candidats de gauche.

L'UMP récupèrerait 390 à 420 sièges contre 365 actuellement. François Fillon et Nicolas Sarkozy aimeraient dépasser le seuil de 400 élus pour marquer une très nette majorité.

A noter : - Dès 20 H, dimanche : Consultez les Résultats du premier tour des législatives
- Le 17 juin à 20H, consultez les Résultats du second tour des législatives
- Voir aussi : la liste de tous les candidats aux législatives 2007 et la liste de tous les suppléants aux candidats aux législatives




Résultats du deuxième tour : Nicolas Sarkozy est élu avec 53 % des voix

Posté par Easywriter le 06.05.07 à 20:00 | tags : chiffres, présidentielles 2007, second tour
Nicolas Sarkozy est président.



Résultats second tour :Une cartographie vaut mieux qu'un long discours

Posté par Easywriter le 28.04.07 à 13:46 | tags : chiffres, second tour
Mise à jour : Consultez les résultats du second tour des législatives
Moins drôles mais plus fiables que les projections socialistes du second tour, les cartes électorales réalisées par l'université du Mans permettent de croiser les données statistiques du premier tour, par candidat ou bassin géographique de voix. Euh enfin si vous êtes de l'Ouest uniquement. A utiliser le lendemain du second tour pour briller dans les dîners. Des comparaisons avec 2002 seront bientôt disponibles me glisse-t-on dans l'oreillette.
Les résultats du second tour par Fluctuat c'est par ici dès dimanche 06 mai 20 h.



Second tour : Excel au secours de la méthode Coué

Posté par Easywriter le 28.04.07 à 09:33 | tags : chiffres, présidentielles 2007, ps, second tour
Sujet : Calculez les statistiques de report de voix de l'ensemble du champ électoral qui permettent de faire gagner Ségolène Royal au second tour face à Nicolas Sarkozy.
Cf. le fichier Excel (officiel) du second tour.
Vous avez deux heures.
Merci Jordan !



Royal loupe les banlieues et le vote ouvrier

Posté par Easywriter le 24.04.07 à 12:57 | tags : banlieues, chiffres, décryptage, présidentielles 2007
Certes le score du parti socialiste est honorable, avec plus de 25 % des voix, Ségolène Royal atteint en effet le score de François Mitterrand au premier tour en 1981. Certes le parti socialiste engrange près de 2,5 millions de voix supplémentaires par rapport à 2002. Mais outre que ce succès s'explique en partie par le vote utile - et baisse d'autant le réservoir "naturel" de voix - il ne signifie pas une réconciliation des socialistes avec les classes populaires.
D'abord Jean-Marie Le Pen reste en tête du vote ouvrier (24%) et Royal y dépasse à peine Nicolas Sarkozy ( 20%) et François Bayrou (17%). Là aussi la sanction est moins sévère pour les socialistes que lors de la dernière élection présidentielle mais n'oublions pas que le pays sort de cinq ans de gestion de droite. Or dans un tel contexte, les ouvriers ont tendance à voter à gauche : ce fut le cas de 60 % d'entre eux aux législatives de 1997 et même de 70 % aux régionales de 2004.
Ensuite, contrairement à ce qu'ils espéraient les socialistes n'ont pas fait forcément le plein dans les quartiers populaires : si on excepte la Seine-Saint-Denis où elle arrive en tête, Ségolène Royal est battue dans tous les départements franciliens qui subirent la crise des banlieues fin 2005 Essonne (31,51% pour Sarkozy), Val-de-Marne (31,82%).
Nulle part dans les grandes concentrations urbaines, Lyon, Marseille, Lille, Royal n'a réussi à devancer Sarkozy qui y a souvent balayé Le Pen. C'est dans l'ouest du pays et notamment les départements fiefs du PS que la candidate arrive en tête. Last but not least : le bastion du Nord-Pas- de Calais, composé de nombreux ouvriers a basculé à droite lui aussi.
S'il veut être de manière assumée un parti de centre gauche plutôt tourné vers les classes moyennes et moyennes supérieures, le parti socialiste n'a pas à s'inquiéter de ce qui semble la sociologie bien installée de son électorat.



L'abstention recule

Posté par Easywriter le 22.04.07 à 14:31 | tags : chiffres, elections, présidentielles 2007

Comme prévu, le taux de participation de la présidentielle affiche un visage plus présentable qu'en 2002 . A la mi-journée 31, 21 % des inscrits avaient déjà voté, du jamais vu depuis 1981, surtout si on compare ce taux à 2002 où il était dix points plus bas. Dans la plupart des départements, la participation est dix à vingt points au-dessus du précédent scrutin présidentiel. Palme d'or pour le Cantal, département le plus civique du jour avec 42,35% de votants contre 23,68%, il y a cinq ans.
Toutefois il n'est pas exclu que ce taux baisse dans la journée, le beau temps poussant les électeurs à venir tôt.




Sondages bruts de décoffrage

Posté par Easywriter le 20.04.07 à 18:17 | tags : campagne electorale, chiffres, présidentielles 2007

Puisque les méthodes de redressement des intentions de vote sont sujettes à caution, un institut de sondages vient de décider de publier ses données brutes. "Nous pensons que les Français sont autant capables que les autres, et préférons laisser le débat ouvert plutôt que de se lancer dans des manipulations hasardeuses, sur lesquelles tout le monde s'est 'cassé la gueule" affirme l'institut tunisien 3C Etudes qui réalise un sondage auprès de 1000 personnes âgées de 18 ans et plus et représentatives tagada tzoin tzoin...

Evidemment, livrés tels quels les chiffres ne sont pas "la vérité", essentiellement parce que bien des gens mentent, sur leur vote aux dernières élections, en faisant croire qu'ils votent François Bayrou pour sanctionner Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy sans avouer qu'ils mettront un bulletin Le Pen au final.
3 C Etudes qui, d'après African Manager a pu en effet décrocher l'autorisation de la commission des sondages en France, pour réaliser des sondages d'opinion sur les intentions de vote des français pour les présidentielles de 2007, à partir de son terrain d'études en «CATI» (Computer Aided Telephony Interviewing ou centre d'interviews par téléphone), a décidé de permettre aux internautes de suivre en temps direct jusqu'à 20 heures l'évolution des chiffres. Voici les résultats brut à 16H23 :

Attention le nombre d'indécis étant très importants il convient de prendre en compte les intentions éventuelles (c'est le délire) des hésitants :
Voilà nous voilà bien avancés, non ? En temps réel, la suite par ici



Exclusivité Fluctuat : les résultats de l'Election Présidentielle (1er tour) dès... maintenant

Posté par Myosotis le 20.04.07 à 15:56 | tags : chiffres, décryptage, élucubration, présidentielles 2007

La concurrence entre les chaînes de télévision est rude mais plus dure encore est la course que se livrent les blogs et sites politiques pour savoir qui dégainera le premier (sera-ce Morandini LaPute s'il arrive à faire immatriculer son site au Libéria avant dimanche ?) et annoncera les résultats du premier tour en exclusivité. Puisqu'il faut en passer par là, et avec plus de 48 heures d'avance, voici les résultats et qu'on ne nous embête plus avec ça :

ATTENTION IL NE S'AGIT PAS D'UNE ESTIMATION MAIS DES RESULTATS REELS DE DIMANCHE 20H

1. Nicolas Sarkozy 24,6% des voix - 7 127 653 voix

2. Ségolène Royal 23,8% des voix

3. Jean-Marie Le Pen 17,6 %

4. François Bayrou 17,6%

5. Olivier Besancenot 4,2% 6. Frédéric Nihous 2,2 % 7. Dominique Voynet 2,1% 8. José Bové 2,1% 9. Marie-George Buffet 1,9% 10. Arlette Laguiller 1,9% 9. 11. Philippe de Villiers 1% 12. Gérard Schivardi non calculé - Blancs et Nuls : 1%

Abstention : 15%

Voici les premiers éléments d'analyse (que nous prolongerons par une discussion live toute la nuit de dimanche à lundi). La remontée de Ségolène Royal dans la dernière phase de la campagne lui assure une qualification assez facile pour le second tour, au coude à coude avec Nicolas Sarkozy qui enregistre un tassement assez net par rapport aux dernières estimations (l'effet peut-être d'une rumeur l'accusant d'avoir tabassé sa femme et d'être de nouveau célibataire).
Jean-marie Le Pen arrive en 3ème position avec un score en voix équivalent à sa performance du 21 avril 2002, mais insuffisant compte tenu de la forte mobilisation. Longtemps apparu comme le 3ème homme, François Bayrou est devancé par le leader du Front national mais devient, pour l'un et l'autre des candidats au second tour, un interlocuteur incontournable. Il apparaît déjà que le report des voix du candidat UDF sur l'un ou l'autre des candidats sera décisif. Bayrou va-t-il renouveler les appels du pied au PS des dernières semaines ? Qui peut dire aujourd'hui si les dissidents du PS et les anti-Sarkozy se rejoindront finalement sur le nom de la candidate PS ? La déclaration du candidat UDF, d'ici quelques jours, sera décisive à cet égard. Personne ne connaît les intentions véritables de François Bayrou. Derrière, chez les petits candidats, on note la bonne performance d'Olivier Besancenot qui réédite sa performance de 2002 mais avec plus de 100 000 voix de plus compte tenu de la participation en hausse. Frédéric Nihous réussit son pari et coiffe Dominique Voynet sur le fil, pour qui c'est la déception. Pour les autres, qui n'auront jamais réussi à exister à droite ou à gauche, c'est la débandade. Gérard Schivardi réussit même à battre le plus petit score jamais réalisé par un candidat à la présidentielle avec 10 708 suffrages en sa faveur.
On notera évidemment une mobilisation exceptionnelle de l'électorat avec une abstention très basse (2 fois plus faible qu'au 1er tour de 2002) et un excellent score des 2 premiers candidats. Les électeurs ont compris la bipolarisation de la campagne et validé l'option de Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. Il s'agit bien d'une opposition droite/ gauche traditionnelle, programme contre programme, projet contre projet. Seul le positionnement de François Bayrou vient un peu brouiller les cartes, si l'on considère que, dans une configuration probable, Nicolas Sarkozy pourra s'appuyer sans compromission sur la quasi totalité des électeurs de Jean-Marie Le Pen. D'après nos calculs, il bénéficie de la configuration la plus favorable.

PS : notez bien que la loi ne peut punir un site qui choisirait d'annoncer les résultats de l'élection plus de 2 ou 3 jours avant. Merci de votre compréhension.

Sur le forum : Fais tes pronostics !

Cliquez pour lire les vrais résultats du premier tour de la Présidentielle 

 




Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy au coude à coude

Posté par Easywriter le 17.04.07 à 13:15 | tags : campagne electorale, chiffres, présidentielles 2007, ps, ump
La dramaturgie sondagière de cette campagne semble être réglée au millimètre et à défaut d'être des scientifiques totalement crédibles, les experts de la statistiques sont passés maitre dans l'art de la fiction. Après un état initial assez classique - mais peut-on vraiment se plaindre d'un confortable acte de présentation ? - un élément perturbateur Bayrou magistralement construit; nous atteignons l'ultime affrontement où toutes les forces sont à l'équilibre- passons sur les rôles secondaires passablement négligés dans le scenario. Bon ok, ça a moins à voir avec les sondages en soi qu'avec la construction du réel à laquelle toute la population journalistique et affiliée s'est adonnée ces derniers mois. Toujours est-il que Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy sont à égalité en cas de second tour et totalisent respectivement 25 et 27 % des voix au premier. Ce qui au regard des marges d'erreur ne veut quasiment rien dire.
Merci de votre attention.
(Sondage Le Parisien/I-Télé)



Ségolène Royal éliminée dès le premier tour ?

Posté par Easywriter le 13.04.07 à 17:20 | tags : campagne electorale, chiffres, présidentielles 2007, ps

L'éventualité d'un vote utile de dernière minute à gauche, augmentant au dernier moment le score de Ségolène Royal, a le vent en poupe. Deux études d'opinion ont alimenté cette semaine la culpabilité du post-21 avril. La première est un hoax, la deuxième une vraie info. Les deux donnent Royal absente du second tour.

Mercredi sur son site, le Cevipof, centre d'études de la vie politique française de Science-Po met fin à une supercherie : "La rumeur persistante qui prête au Cevipof la réalisation d'une enquête selon laquelle J.-M. Le Pen aurait 20 % d'intentions de vote, N. Sarkozy 19 %, S. Royal 18 %, F. Bayrou 11 % n' a aucun fondement." Depuis quelques jours l'idée d'une enquête explosive et jamais publiée fait en effet le tour des boites mail de l'hexagone.
A peine retombée, la tension remonte sur la base d'une vaste enquête cette fois réelle et menée par les Renseignements généraux : Menée sur les intentions de vote de quelque 15 000 personnes, cette étude met Nicolas Sarkozy en tête, suivi par François Bayrou et Jean-Marie Le Pen, ce dernier bénéficiant d'une conjoncture plus favorable que le centriste. Mais quel que soit l'outsider, la candidate socialiste est dans les choux. Craignant un retournement en leur défaveur suite à ces informations, sarkozystes et bayrouistes se gardent pour l'heure de réagir.




Va-t-il craquer ?

Posté par Easywriter le 21.03.07 à 16:09 | tags : campagne electorale, chiffres, décryptage, présidentielles 2007
Oui oui, amis lecteurs ferus de medias, ce titre est bien entendu un clin d'oeil à la couverture de L'Express paru il y a quelques semaines, mais celle-ci était consacrée à Ségolène Royal. Quoi qu'on pense de la candidature socialiste, le fait de de se focaliser sur ses possibilités de pétage de plomb est d'une mysoginie invraisemblable : imaginez une candidature Strauss-Kahn et il est évident qu'on aurait titré différemment pour exprimer l'essoufflement du prétendant. Pour ne rien dire de Nicolas Sarkozy qu'on considère quoi qu'il arrive comme une machine de guerre lancée à 100 à l'heure. Bien sur, le charisme de ce dernier, sa capacité à incarner un volontarisme politique nouveau et son timing de campagne sans faute sur le plan médiatique sont sans conteste des arguments qui plaident pour sa réputation. Il n'empêche que si on s'en tient aux intentions de vote - et convenez que bien des medias savent s'y tenir - le candidat UMP vit un premier trimestre 2007 plus difficile que Ségolène Royal.
D'après l'institut CSA, il serait passé de 30 à 27 % d'intentions de vote entre le 08 novembre et le 14 mars, dans le même temps Royal passe de 29 à 26 : en terme de progression, match nul. L'institut IFOP décrit une dégringolade moins nuancée : si la candidate socialiste perd 4 points de 28 à 24 % (cette fois la période retenue s'étend du 15 01 au 14/03), Sarkozy lui plonge de 33 à 26 soit une chute de près de 20 % des suffrages estimés. Bien sur, ce ne sont que des sondages, et en outre le ministre de l'Intérieur est toujours en pole position. Mais si l'effritement de Royal laisse penser qu'elle approche de la nervous breakdown - car voyez-vous une femme ça pleure, ça geint ça appelle sa maman au bord de l'hystérie - comment faut-il qualifier une telle baisse ?

PS : IFOP 2007 et le site de l'institut CSA offrent tous deux analyses et estimations statistiques bien foutues pour la campagne. 64,32 % des membres de la rédaction politique de Flu les considèrent comme fiables.
Illus via




Le bon sens paysan et comptable de Bayrou

Posté par Easywriter le 14.03.07 à 11:17 | tags : candidats, chiffres, impots, présidentielles 2007

Avoir son patrimoine détaillé et faire l'objet d'une enquête dans Le Canard Enchaîné c'est un peu le passeport pour entrer dans la cour des grands. Après le sens des affaires immobilières de Nicolas Sarkozy et la nonchalance comptable de Ségolène Royal, c'est au tour de l'homme qui monte, j'ai nommé François Bayrou, de passer sous le scanner journalistique de l'hebdomadaire.
A l'image du bonhomme, l'enquête est un peu fade et n'étaient les talents stylistiques de Didier Hassoux (transfuge de Libé) on serait fortement déçu. Bien sûr, François Bayrou est autant paysan que ces nombreux chefs de PME de province qui n'investissent dans la ferme que pour profiter d'avantageux dispositifs fiscaux. Quoiqu'après tout le Béarnais, s'il conduit son tracteur moins souvent qu'il n'est invité sur TF1, élève réellement des chevaux de course et jouit d'une réputation relative dans le milieu. Son appartement parisien est bien sûr légèrement sous-évalué, Bayrou l'estime à 280 000 €, les agents immobiliers interrogés par Le Canard plutôt 350 000 à 400 000. Ce n'est pas grand-chose mais il faut rappeler que le patrimoine de Bayrou est juste 54 000 € en dessous du plancher (760 000 €) de l'ISF. Mouaif...pas de quoi s'indigner, Bayrou c'est un peu le centrisme de l'entourloupe fiscale finalement.

Pour finir, je vous fais part de la proposition de Maurice Allais, prix Nobel d'économie : chaque contribuable publie anonymement son patrimoine et les déclarations sont rendues publiques. Si un acquéreur offre le prix de l'estimation de votre baraque majorée de 50 % soit vous lui vendez, soit vous relevez à la hausse votre estimation et casquez une amende de 10 % en plus du supplément d'impôt. Ce qui éviterait les déclarations farfelues. Non ?
Sur les forums en tout cas? c'est le débat du moment : Comment en finir avec la fraude à l'ISF ?




Ordre un peu juste dans l'immobilier de Royal

Posté par Easywriter le 07.03.07 à 11:06 | tags : candidats, chiffres, impots, présidentielles 2007, ps

On comprend mieux pourquoi la problématique du logement et la hausse de l'immobilier a longtemps semblé abstraite aux candidats. Après Sarkozy la semaine dernière, Le Canard Enchainé détricote la déclaration de patrimoine du couple Hollande/Royal. Deux biens immobiliers concentrent l'attention de l'hebdomadaire : un appartement à Boulogne évalué fin 2005 à 750 000 € soit moins que sa valeur d'achat quinze ans plus tôt (876 000 €) et bien moins que le prix du marché (environ 1 200 000 €). Mais le couple de socialistes ne veut pas vendre, son estimation sert de base au calcul de l'ISF on comprend donc leur nonchalance comptable.
Celle-ci atteint un haut degré de poésie concernant la Villa de Mougins que possède le couple. Vends villa , Cote d'Azur 140 m2, 1500 m2 de terrain privatif, dans domaine privé niché dans la pinède, entièrement clos et sécurisé. Piscine et vue sur la mer. 270 000 €. Cette (fausse) annonce que pourrait écrire Ségolène Royal si elle vendait sa résidence trouverait acquéreur en trente secondes. A deux pas de là d'après Le Canard, on trouve une maison hors du domaine, de 120 mètres carrés, datant de la même époque que celle sus-mentionnée. Son vendeur en demande 1 millions d'euros... Les agents immobiliers sur place sont morts de rire, nous moins : le patrimoine total du couple serait à multiplier par deux, plus de 1 800 000 € au lieu des 933 000 revendiqués il y a quelques semaines. Pas de fraude au fisc, c'est la seule chose qu'on retiendra...
(Illus domaine de Saint-Basile, la villa n'est pas celle de Ségolène Royal.)

Contrairement à ce qu'il claironnait la semaine dernière, Nicolas Sarkozy n'a pas "réellement" fait évaluer par les services fiscaux l'appartement qu'il a acheté ( 750 000 francs de moins que le prix du marché) à Neuilly, d'ailleurs l'administration n'estime pas les biens immobiliers des particuliers. Il a juste eu la directrice en ligne, pour ce qui n'était pas, selon les dires de cette dernière, "une évaluation fine". Le Canard publie les factures des travaux réalisés après l'acquisition et celle effectivement payée par les Sarkozy. Je vous laisse les découvrir...




Prédictions, pièges à cons

Posté par Easywriter le 06.03.07 à 11:59 | tags : chiffres, medias et politique, présidentielles 2007
"Ne tournons pas autour du pot et osons ce qui risque de titiller la bile de certains commentateurs de ce blog: aujourd'hui, Nicolas Sarkozy a gagné l'élection présidentielle. Il faudrait, pour qu'il en soit autrement, un spectaculaire renversement de tendance, pratiquement un miracle (...)Il faut bien dire qu'à défaut d'être totalement cristallisée, l'opinion publique est désormais en voie de solidification. Globalement, l'identité, les stratégies, les atouts, les faiblesses de chaque candidat sont repérés."
 
Une des leçons qu'on aurait pu retenir du 21 avril 2002, surtout quand on est journaliste, eut été une forme d'humilité quant à l'art du pronostic. Sur son blog, Jean-Michel Apathie pense que les jeux sont faits (peu ou prou) et que ça y est l'opinion s'est fixée alors que la plupart des études montrent que plus des deux tiers des Français n'ont pas arrêté de choix et qu'une élection se joue dans les trois dernières semaines. Et que non, il y a peu de chances que Jean-Marie Le Pen réunisse seulement 11 % des suffrages.



Chiffrages des programmes, la grande escroquerie ?

Posté par Easywriter le 01.03.07 à 08:56 | tags : campagne electorale, chiffres, présidentielles 2007

Elle est trompeuse (l'idée qu'une arithmétique des programmes politiques est possible, NDLR)parce qu'elle revient à affirmer qu'aucun investissement n'est rentable, qu'aucune entreprise ne vaut d'être créée. Elle contribue de ce fait à déprécier encore davantage l'avenir au prétexte de la comptabilité du présent. Elle est déontologiquement contestable, car le coût « ex ante » (c'est-à-dire sur le papier) d'une mesure ne nous dit rien quant aux bénéfices nets pour la société dans son ensemble que cette mesure produirait après sa mise œuvre. C'est la raison pour laquelle les économistes ne parlent pas de chiffrage, mais d'évaluation des programmes politiques. Il s'agit alors d'un tout autre exercice, qui exige l'utilisation de modèles économiques, dont tous sont fondés sur un ensemble d'hypothèses, qui, si elles n'étaient pas vérifiées, remettraient en cause les évaluations (...)
Parer d'objectivité un chiffrage ex ante qui refuse de prendre en compte les conséquences même des choix de société parce que leur évaluation est trop discutable, c'est jauger chaque candidat à une seule aune : sa capacité à réduire les coûts présents et donc son ambition pour le pays. Car il n'existe aucun objectif que l'on puisse atteindre sans instruments. Et les instruments majeurs de la réforme d'une société et de la construction d'un avenir sont les investissements qui représentent autant de coûts présents et de gains futurs. C'est bien parce que nous avons insuffisamment investis dans l'enseignement supérieur et la recherche que le rythme de croissance de notre productivité et donc de notre pouvoir d'achat sont si faibles aujourd'hui. (...)
Ce serait donc rendre un bien mauvais service à la démocratie et à l'efficacité économique que de suivre la voie de l'enfermement comptable du politique.

Extrait de Pourquoi nous ne chiffrerons pas les programmes présidentiels. Manifeste contre une déontologie en rase campagne par Jean-Paul Fitoussi, Président de l'OFCE et Xavier Timbeau, Directeur du département Analyse et prévision de l'OFCE. (illus via )

Via




Le logement social façon Sarkozy

Posté par Easywriter le 28.02.07 à 11:14 | tags : candidats, chiffres, impots, présidentielles 2007, ump

Nicolas Sarkozy a t-il bénéficié de la reconnaissance du promoteur Lasserre ? Entre 1980 et 2000 ce dernier aurait bati " la moitié des immeubles neufs de Neuilly", selon les propos de sa veuve octogénaire recueillis par Le Canard Enchaîné. Lasserre édifie des immeubles sur une zone d'aménagement concerté située à Neuilly sur l'Ile de la Jatte. C'est là que le couple Sarkozy a acheté un duplex de 233,3 mètres carrés pour un total de 5 747 670, 25 francs, soit 24 636 francs le mètre carré.
L'hebdomadaire relève que cette année là, les prix relevés dans la résidence s'étalaient de 27 871 à 37 624 francs le mètre carré. mais ce n'est pas tout : ouverture d'une baie, installation de couteux placards, escalier intérieur sur mesure, dallage en marbre...plus de 900 000 francs de travaux auraient été accomplis par la suite , facture arrondie à 400 000 francs par Lasserre pour le couple Sarkozy.
Cette somme, le candidat UMP ne la dément pas dans le communiqué qu'il fait paraître suite aux révélations du Canard. En revanche, il trouve les allégations outrancières, ridicules et "opportunes dans le calendrier électoral" (Pour faire bonne mesure, le journal prévoit de publier une enquête sur les mystères de l'ISF du couple Royal/Hollande). Sarkozy UMP conteste notamment le prix du mètre carré à l'achat indiqué par le Canard Enchaîné. Une chose est certaine : Le 06 novembre 2006, le couple revend l'appartement pour 1 942 000 € (12,74 millions de francs). Une plus-value de 122 % en dix ans.

Mise à jour 16 H 10 : Nicolas Sarkozy "a payé le juste prix qui correspondait à ceux pratiqués par ailleurs et qui demeurait bas par rapport aux prix aujourd'hui pratiqués, en raison de la crise immobilière existant à l'époque de la vente", estime Denis Lasserre, veuve du promoteur.

A lire également: un excellent papier critique sur Betapolitique




Les jeux seraient-ils déjà faits?

Posté par Moonlight le 22.02.07 à 09:15 | tags : campagne electorale, chiffres, présidentielles 2007, udf
François Bayrou déclarait au Monde le 12 février, « si à la fin du mois je suis à 17% c'est gagné ». Le sondage CSA du 21 février parut dans Le Parisien lui attribue ce score. Il devient enfin le troisième homme - des sondages -. L'engouement récent autour de sa candidature lui donne des ailes, et il se voit déjà pilote d'un gouvernement d'union nationale.
Pour le candidat de l'UDF entre la troisième et la première marche du podium il n'y a qu'un pas. Sa stratégie de rassemblement semble payer, mais le pourfendeur de la « médiacratie » qu'il est doit savoir mieux que personne, que les sondages, ce ne sont que des sondages.
Mise à jour Easwriter : à moins que les jeux ne soient faits mais dans l'autre sens. Romano Prodi a démissionné ce matin suite à un désaveu du Sénat sur la présence des troupes italiennes en Afghanistan; lors du vote les communistes s'étaient abstenus. " Le problème de l'Italie c'est qu'on a essayé de faire travailler les gens modérés avec des extrémistes" a expliqué Bayrou sur France Inter. N'empêche qu'un des exemples européens de coalition - dirigée en outre par un des amis du candidat UDF - n'a pas tenu un an avant d'être dans l'impasse.

Lire aussi : Daniel Cohn-Bendit propose une union de centre-gauche et François bayrou plus grand que nature




Sarkozy met le paquet

Posté par Easywriter le 21.02.07 à 10:55 | tags : campagne electorale, chiffres, présidentielles 2007, ump

Nicolas Sarkozy gère son timing de manière toujours aussi serrée. Moins de 48 heures après le passage télé de Ségolène Royal, il accorde un long entretien au Parisien. Outre l'exonération de charges des heures supplémentaires et leur taux unique de rémunération quel que soit l'entreprise qui les propose, le candidat UMP souhaite supprimer les droits de succession et des donations pour 90 % des Français. Les contribuables soumis à l'ISF pourraient par ailleurs investir jusqu'à 50 000 € dans des PME et le déduire de l'impôt.
Ce "paquet fiscal" - la formule est de lui - s'accompagne d'un "paquet social" : loi du service minimum dans les services publics, vote à bulletin secret des poursuites de grève au-delà de huit jours, mise en place de négociations salariés/employeurs pour tout ce qui touche au droit du travail; c'est la démocratie sociale selon Nicolas Sarkozy qui prévoit également l'égalité des salaires hommes/femmes. Le candidat ne revient pas sur la réforme des régimes spéciaux de retraite qu'il avait déjà promise.
Il ne revient pas non plus sur les nouveaux dispositifs répressifs et notamment l'abaissement de la majorité à 16 ans pour les mineurs multi-récidivistes, à partir de quand l'est-on cela reste à préciser, mais toujours est-il qu'à la première multirécidive l'adolescent ne pourra pas être condamné à moins de la moitié de la peine prévue à 75 % pour la deuxième, en cas de troisième multirécidive c'est la peine complète. Enfin, il prévoit une réforme de l'Etat central basée sur le non remplacement de la moitié des départs en retraite dans la fonction publique et une franchise de 15 à 25 € annuelle sur les soins pour combler le déficit de l'assurance maladie.

 (Illus : cc Natachaqs)






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