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Parce que le sport, c'est aussi des histoires de business, de société et de faits-divers.
Tour de France : la grande foire au dopage continuePosté par Edouard le 06.07.09 à 15:42 | tags : au delà du sport
Ne comptez pas sur France Télévisions et L'Equipe, les deux grands médias qui assurent la couverture du Tour, pour en parler de ce livre-entretien réalisé avec David Garcia (également auteur de La Face Cachée de L'Equipe). Ils n'ont aucun intérêt à tuer la poule aux d'or (qui plus est pour L'Equipe qui appartient au groupe Amaury, organisateur de l'épreuve) en jetant la suspicion sur une course marquée par le retour controversé de Lance Amstrong.
Si Mondenard refuse de faire du septuple vainqueur du Tour le "Satan du vélo", étant donnée la généralisation de la pratique du dopage, il dénonce en revanche l'impunité dont a bénéficié l'Américain tout au long de sa carrière, "avec toutes les casseroles qu'il a eu et notamment la mise en évidence de son dopage en 1999". "Le message envoyé par ASO (Amaury Sport Organisation) - l'organisateur du Tour de France - est catastrophique. C'est un message d'encouragement à tous les dopés de la Terre : ‘En trichant, vous pouvez gagner 7 Tours de France'..."
Le foot business fonce-t-il droit dans le mur ?Avec le retour de Florentino Perez au poste de président, le Real Madrid ambitionne de retrouver son statut de plus grand club du monde. Perez, magnat du BTP espagnol, c'est l'homme qui avait instauré de 2000 à 2006 l'ère des "Galacticos" (galactiques), en recrutant à prix d'or les plus grandes stars du ballon rond (Figo, Zidane, Ronaldo). Un modèle qui avait permis de faire exploser le chiffre d'affaire du club madrilène, mais s'était soldé par un échec sportif passée la victoire lors de la Ligue des champions 2001. ![]()
Chercheur au Centre de droit et d'économie du sport de Limoges (CDES), Frédéric Bolotny reconnait la viabilité de cette politique calquée sur la "stratégie Disney", où le développement commercial de la marque assure la pérénnité financière, mais s'inquiète des dérives du football business, qui risque de "tuer la poule aux oeufs d'or" en brisant la glorieuse incertitude du sport.
Cristiano Ronaldo touchera 25 euros par minute au Real Madrid
Dans ce contexte inflationniste, les propos de Benoît Hamon, moins choqué par les salaires des footballeurs que part les rémunérations des grands patrons ("Zidane, lui, est rare et, selon la loi du marché, ce qui est rare est cher"), tiennent-ils encore la route ?
En Espagne, les joueurs étrangers bénéficient d'un régime fiscal spécial leur permettant de payer seulement 24% d'impôts sur leurs hauts revenus, contre 43% pour les Espagnols. |
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