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Qui incarnera l'extrême gauche plurielle ?

Posté par DDA le 12.09.06 à 16:16 | tags : besancenot, bové, buffet, candidats, gauche antilibérale, pcf

Plombée par son score en 2002, la gauche plurielle (alliance PS, Verts, PCF) n'a jamais réussi à se remettre d'aplomb. Le referendum sur le Traité Constitutionnel européen (TCE)  a creusé un fossé entre les partisans d'une ligne sociale-démocrate et cette gauche anti-libérale qui s'est réuni lundi à Saint-Denis. Regroupant des militants communistes, de la LCR et des altermondialistes non affiliés, cette mouvance peine encore à se trouver un leader. Les communistes (pas tous),  se verraient bien leaders d'une nouvelle extrême gauche plurielle avec Marie-George Buffet comme candidate. Ce qu'Olivier Besancenot voit d'un mauvais oeil, craignant un ralliement de dernière minute au PS. José Bové, de loin le plus populaire de nos B boys (Buffet/Besancenot/Bové) estime de son côté que seul quelqu'un de non encarté (au hasard : lui) peut porter haut le drapeau anti-libéral. En revanche, personne n'a songé à convier Laurent Fabius, qui tente lui aussi, mais seul, de capitaliser sur ce réservoir de voix "nonistes".




Commentaires

De Job, posté le 07.10.06 à 12:02 Prévenir les modérateurs en cas d'abus
Merci de ne pas employer le terme "social-démocrate" pour le PS français.

Ce parti n'a plus vraiment de doctrine et est un parti rallié, implictement par ses prises de positions successives depuis 1983, à la
doctrine économique monétariste. Se faisant, il a rejeté la doctrine Keynesienne. C'est donc un parti néo-libéral de fait et non de droit.

Encore une fois, merci de ne plus entretenir de confusion(s) dans les esprits car çà conduit nombre de français à voter par dégout pour l'extrême droite.

Les clivages politiques doivent être suffisamment établis pour que les électeurs, votants se repèrent clairement. Un social-démocrate n'est pas un social-libéral.

Un social-libéral est quelqu'un qui pense que seul l'individu compte mais que ce n'est pas possible étant donné l'existence du collectif. La garantie de l'agir individuel sans bornes consiste à condescendre à laisser des miettes de la richesse collective aux autres membres du collectif en vue de les calmer. C'est donc une vision "sécuritaire" qui préside cette démarche.
On s'offre une "assurance" à bon compte. Tout le problème étant alors d'arriver à rester crédible dans le temps à travers une action politique toujours ambigüe.

Malheureusement, les électeurs ne sont pas des imbéciles et ils finissent par comprendre.
Le résultat est qu'étant donné que la seule différence avec un parti  "libéral" réside dans l'exercice du mensonge public, dans la duperie, mieux vaut voter soit pour ce parti soit pour un parti ultra-conservateur (en oubliant qu'il fût, ce dit parti, lui-même "libéral").

Un social-démocrate est quelqu'un qui croit au primat du collectif sur l'individu. Mais c'est aussi quelqu'un qui refuse l'écrasement de l'individu, qui refuse son aliénation à l'Etat-total, et qui pense que chaque individu quelque soit sa condition sociale doit être associé (à égalité sans tenir compte des différences intellectuelles. C'est la fonction du débat de faire évoluer les points de vue individuel jusqu'à la convergence) aux procédures décisionnelles (dans le domaine politique) - et par forcément à travers des corps intermédiaires qui détournent le pouvoir à leurs seuls profits (chose qui dégoute aussi les électeurs). Car c'est bien la qualité du milieu social global qui détermine le bien être de chacun et qui détermine ses possibilités d'épanouissement et de développement. La liberté d'entreprendre en dépend aussi.

Mais celle-ci doit être bornée afin que nul ne s'enrichisse au point d'être aussi puissant qu'un Etat développé. Situation qui lui donne alors le pouvoir d'influer au point de déterminer la vie de dizaines de millions de personnes et ce hors le champ du politique. Par conséquent sans l'avis des intéressés, c'est-à-dire : tous !

Un social-démocrate est pour la modération des appétits individuels  tout en reconnaissant que chacun a droit à la propriété.

Ce droit ne devrait pas être indéfini., dans une société moderne ; il devrait être modéré afin que nul ne dispose par spéculation de la vie d'autrui.
Eu égard à cela, un social-libéral n'est rien d'autre qu'un farceur complaisant qui trouble le jeu des idées à des fins personnelles et donc égoïstes. Mais ce qui le différencie véritablement d'un homme ou d'une femme de droite, c'est que par lui-même, il n'a pas le courage d'entreprendre. Car entreprendre, c'est admettre le risque. Ainsi celui qui trompe son prochain tient plus du lâche que du courageux. Il veut égoïstement en effet l'illimité, comme l'homme de droite, mais sans le risque inhérent aux activités. Quant à nos hommes de droites, ils trouvent aujourd'hui bien pratique de s'appuyer sur l'appareil d'Etat pour cautionner leurs opérations égoïstes et souvent malencontreuses. A leur tour, il deviennent lâches. Les uns prenant modèle sur les autres, et réciproquement, à l'envie.

C'est ainsi que nous aurons, hélas, une dictature Orwelienne. Un jour ou l'autre, au réveil.

Préservons la liberté d'expression. Préservons le libre arbitre.

Merci de ne pas me censurer. Je garde copie de ce commentaire.

De un gars du forum, posté le 13.10.06 à 16:05 Prévenir les modérateurs en cas d'abus
Tu causes bien ! Tu veux pas venur sur les forum !

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